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	<title>Consultant</title>
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	<description>Le blog cybersécurité des consultants Wavestone</description>
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		<title>Comment maîtriser l’administration dans Microsoft 365 ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/10/comment-maitriser-ladministration-dans-microsoft-365/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Mazars]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 13:00:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cloud & Next-Gen IT Security]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[administration]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au sein de toute infrastructure ou application, les comptes à privilèges sont des comptes particulièrement sensibles. Leur sécurisation est un sujet clé. Cela est d’autant plus vrai pour les services SaaS, pour lesquels le modèle de responsabilité partagé impose à...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/10/comment-maitriser-ladministration-dans-microsoft-365/">Comment maîtriser l’administration dans Microsoft 365 ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au sein de toute infrastructure ou application, les comptes à privilèges sont des comptes particulièrement sensibles. Leur sécurisation est un sujet clé. Cela est d’autant plus vrai pour les services SaaS, pour lesquels le modèle de responsabilité partagé impose à une organisation de protéger ses données et ses identités, et la suite Microsoft 365 ne déroge pas à la règle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>D’ailleurs, s’il y a bien une chose que vous devez protéger, ce sont bien vos administrateurs&nbsp;!</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Qu’elles concernent les méthodes d’authentification, les permissions des applications tierces via les API (en autorisant une application tierce à synchroniser des données avec un service de stockage externe par exemple) ou encore la <a href="https://www.theregister.com/2020/08/24/kpmg_microsoft_teams/">modification des politiques de rétention</a>, Une action d’administration peut considérablement affecter les données et la sécurité du tenant à plus large échelle. S’il est nécessaire d’expliciter encore ce point, un Administrateur général (ou <em>Global Administrator</em> en anglais) a la capacité d’accéder à l’ensemble des données ou de gérer tous les paramétrages d’Office 365, Windows 10, d’Azure AD… mais également d’Azure !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1>Quelles fonctionnalités natives dans la plateforme de Microsoft&nbsp;?</h1>
<h2>Quels modèles de droits au sein de Microsoft 365&nbsp;?</h2>
<p style="text-align: justify;">A ce jour, Microsoft 365 comporte deux niveaux de droits principaux. Ces deux niveaux permettent schématiquement de déléguer des droits d’administration en s’adaptant aux différents modèles d’organisations (petites / moyennes / grandes, centralisées / décentralisées)&nbsp;:</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Rôles Azure AD&nbsp;: Administration des services&nbsp;Azure AD et Microsoft 365 ;</li>
<li style="text-align: justify;">Rôles RBAC&nbsp;: Administration des objets au sein des services.</li>
</ul>
<h4>Premier niveau : Utilisation des rôles Azure AD pour gérer les services</h4>
<p style="text-align: justify;">La personne à l’origine de l’ouverture du tenant récupère automatiquement le rôle d’Administrateur Général. Il peut alors nommer d’autres administrateurs pour l’accompagner dans ses tâches. Dans la mesure du possible, les droits de Global Admin ne doivent pas être utilisés afin de limiter une surexposition des comptes d’administration. Une bonne pratique, consiste à limiter ce rôle général à un maximum de 3-4 comptes. De plus, pour la quasi-totalité des actions, il existe un rôle d’administration de service équivalent (ex&nbsp;: SharePoint Administrator, User Administrator, etc.).</p>
<p style="text-align: justify;">Ces rôles d’administration de services sont également appelés <a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/microsoft-365/admin/add-users/azure-ad-roles-in-the-mac?view=o365-worldwide">rôles Azure AD</a>. En effet, chaque service peut être vu comme une application Azure AD. Un administrateur serait ainsi équivalent au propriétaire du service en question. A l’heure de l’écriture de cet article, Microsoft propose 59 rôles différents, ce qui permet d’avoir <strong>un bon niveau de ségrégation des droits</strong> dans la plupart des cas.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, les rôles proposés par défaut donnent accès à l’intégralité du service administré pour l’ensemble du tenant et peut donner certains cas donner accès aux données sous-jacentes (notamment pour SharePoint Administrator, Exchange Administrator et User Administrator).</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-14378 media-14378" class="align-none"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-14378 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image6.png" alt="" width="1668" height="1031" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image6.png 1668w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image6-309x191.png 309w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image6-63x39.png 63w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image6-768x475.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image6-1536x949.png 1536w" sizes="(max-width: 1668px) 100vw, 1668px" /></figure>
<p style="text-align: center;">Figure 1 &#8211; Exemples de rôles sensibles</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le <strong>cas d’une maturité avancée, </strong>il est possible d’aller plus loin dans la ségrégation des droits en créant des <strong>rôles Azure AD personnalisés</strong>. Concrètement, cela revient à décider de quelles permissions bénéficie ce rôle (ex&nbsp;: «&nbsp;microsoft.directory/applications/create&nbsp;» permet de créer des applications dans Azure Active Directory).</p>
<p style="text-align: justify;">Le revers de la médaille sera qu’il sera plus compliqué d’auditer l’administration et qu’il sera nécessaire de veiller à l’évolution des services afin de s’assurer que les permissions restent cohérentes avec les besoins des administrateurs.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Second niveau : Utilisation du modèle RBAC pour gérer les objets</h4>
<p style="text-align: justify;">Certains services tels que Exchange Online, Intune, les Centres de Securité et de Conformité ou encore Cloud App Security proposent des <a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/microsoft-365/security/office-365-security/permissions-microsoft-365-compliance-security?view=o365-worldwide">modèles de droits RBAC spécifiques</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme son nom l’indique, le <em>Role Based Access Control </em>(RBAC)<em>, </em>permet d’implémenter une gestion des permissions plus fine&nbsp;; avec la capacité de définir des rôles pour des périmètres définis (exemple sur certains groupes d’utilisateurs). Par exemple, il sera possible de créer «&nbsp;Helpdesk A&nbsp;» et «&nbsp;Helpdesk B&nbsp;» dans Exchange Online pour donner des droits de support à deux équipes distinctes sur un périmètre A et un périmètre B.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Comment provisionner les comptes d’administrations&nbsp;?</h2>
<p style="text-align: justify;">La première question est de savoir comment créer l’identité d’un administrateur. Deux stratégies sont possibles&nbsp;:</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La <strong>création d’un compte dans le référentiel d’identité de l’organisation</strong>, qui sera ensuite synchronisé avec Azure AD (ex&nbsp;: wavestone.com)&nbsp;;</li>
<li>La <strong>création du compte directement dans Azure AD</strong>. Ce compte sera alors dit «&nbsp;cloud-only&nbsp;» (exemple&nbsp;: wavestone.onmicrosoft.com).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Quel que soit le rôle d’administration, il est recommandé pour un service SaaS comme Microsoft 365 que le <strong>compte se situe au plus près de la ressource administrée</strong>. Ici, cela revient à <strong>utiliser des comptes cloud-only</strong>. L’objectif est double : se prémunir d’une éventuelle indisponibilité ou d&rsquo;une compromission du référentiel d’identité de l’organisation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Comment attribuer des permissions&nbsp;?</h2>
<p style="text-align: justify;">La deuxième question est de savoir comment attribuer les bons privilèges aux rôles d’administration créés.</p>
<h4>Dans le cas de l’administration des services</h4>
<p style="text-align: justify;">Afin d’attribuer un rôle AAD, il est possible d’utiliser 3 méthodes (via le portail ou la commande PowerShell correspondante) :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><strong>Le portail Azure </strong>(portal.azure.com) : c’est <strong>la méthode</strong> qui doit être privilégiée, car elle permet l’association de droits au plus près des ressources et l’utilisation de PIM, dont nous parlerons dans la suite de l’article&nbsp;;</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Le portail Microsoft 365 </strong>(admin.microsoft.com)&nbsp;: il est possible de réaliser l’attribution des rôles directement à travers le portail principal d’administration. Cependant cette méthode n’est pas compatible avec PIM ;</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>L’utilisation d’outils IAM tiers</strong>: ces solutions présentent aujourd’hui des connecteurs avec Office 365 pour réaliser le provisioning des identités et des privilèges. Ces solutions offrent une granularité moindre, ne sont pas compatibles avec PIM et sont source d’erreurs courantes. Par exemple, la synchronisation est généralement en sens unique, ce qui entraîne la réapparition du compte d’administration si celui-ci n’est supprimé que dans Azure AD.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">A noter, il est également désormais possible d’assigner un rôle Azure AD à un groupe de sécurité (Cloud uniquement) via <a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/azure/active-directory/users-groups-roles/roles-groups-concept">une fonctionnalité en preview</a>. Cela pourrait simplifier certains modèles d’administration, dans lesquels l’équipe Communications Unifiées doit par exemple bénéficier du rôle SharePoint Administrator et de Teams Administrator. Attention cependant à la gestion de ce groupe.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Dans le cas de l’administration des objets</h4>
<p style="text-align: justify;">Pour les rôles RBAC, la définition des rôles se fait directement dans la plateforme d’administration du service concerné. Il est alors possible d’assigner le rôle en question manuellement ou à un groupe de sécurité, dans le portail ou via une solution IAM.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-14380 media-14380" class="align-none"><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-14380 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image1.png" alt="" width="1447" height="824" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image1.png 1447w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image1-335x191.png 335w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image1-68x39.png 68w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image1-768x437.png 768w" sizes="(max-width: 1447px) 100vw, 1447px" /></figure>
<p style="text-align: center;">Figure 2 &#8211; Fonctionnalités natives de la solution</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1>Comment bâtir et implémenter son modèle d’administration ?</h1>
<h2>Quelle stratégie pour définir son modèle de droits&nbsp;?</h2>
<p style="text-align: justify;">La construction d’un modèle de délégation doit se faire sur le <strong>principe du moindre privilège</strong>. Le cœur du travail est faire l’inventaire des cas d’usages d’administration d’Office 365 et de faire la <strong>correspondance entre vos équipes et les droits disponibles</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela peut être l’occasion de remettre à plat l’organisation des équipes traitant de l’environnement de travail. Deux constats sont assez significatifs&nbsp;:</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Les terminaux mobiles et les postes de travail sont destinés à être gérés par des solutions unifiées (UEM) comme Intune, Workspace One ou MobileIron, et donc par la même équipe.</li>
<li style="text-align: justify;">Les outils de sécurité et de conformité sont de plus en plus intégrés nativement dans Office 365. Il est donc nécessaire de faire tomber le mur qui existait entre le monde <em>workplace</em> et le monde sécurité, afin de créer une équipe ayant la même ambition&nbsp;: créer et maintenir une plateforme maîtrisée et sécurisée.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Office 365 a pour particularité de rassembler une multitude de services différents, tels que le stockage de fichier ou d’informations (SharePoint, OneDrive), des outils de communication (Exchange, Teams) mais aussi de sécurité (Defender, Information Protection, etc.). Il est alors indispensable de regrouper les services en catégorie et de définir une <strong>matrice de correspondance</strong> entre équipe et rôles d’administration.</p>
<p style="text-align: justify;">Concrètement, nous vous conseillons dans un premier temps d’<strong>utiliser les rôles Azure AD par défaut pour l’administration des services, et ensuite de définir des rôles plus granulaires </strong>avec RBAC et les rôles personnalisés.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est également intéressant <strong>d’identifier</strong> <strong>les rôles les plus sensibles</strong>, comme ceux permettant l’accès aux données ou paramètres de sécurité (par exemple : Global Admin, Exchange Admin, Security Administrator et Application Administration) afin de pouvoir adapter la sécurisation de ces rôles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Comment déléguer des droits d’administration sur les objets dans un contexte multi-entité&nbsp;?</h2>
<p style="text-align: justify;">Avant de parler sécurisation à proprement parler, se pose encore une autre question. Bien que <strong>la configuration des services et des paramètres de sécurité ne puisse se faire que centralement, les équipes locales ont besoin de faire actions de support</strong>&nbsp;: création ou modification d’un compte interne ou invité, réinitialisation des authentifiants, création de groupe Microsoft 365 ou d’une liste de distribution, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Les rôles d’administration de services, les rôles Azure AD, n’offrent <strong>pas de ségrégation de privilège par périmètre</strong>&nbsp;; un administrateur Exchange Online sera ainsi en mesure de manipuler l’ensemble des boîtes mails. Il ne sera pas envisageable de donner des dans des organisations complexes ou encore dans des contextes réglementés. Plusieurs stratégies sont disponibles, en fonction de la maturité et de la complexité de l’organisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cas de petites structures, le plus simple reste d’utiliser les fonctionnalités natives&nbsp;:</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Rôles RBAC</strong>: les rôles RBAC Exchange et Intune permettent généralement d’avoir le bon niveau de granularité pour gérer les objets&nbsp;dans les portails natifs ;</li>
<li><strong><em>Administrative Units</em></strong>: les Unités administratives, <a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/azure/active-directory/users-groups-roles/directory-administrative-units">enfin en GA</a> depuis fin Septembre, sont l’équivalent du RBAC pour Azure Active Directory. Elles prennent la forme de conteneurs dans lesquels un administrateur a la possibilité de créer ou de modifier des objets, ce qui trouve tout son sens pour les activités de support.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Dans le cas de structures plus importantes, la bonne pratique est de ne pas gérer les objets (utilisateurs, boites mail, groupes, sites SharePoint, etc.) directement dans les portails natifs. Il faut une <strong>interface permettant de gérer l’ensemble de ces objets, tout en tenant compte des logiques métiers et du modèle d’administration cible</strong>. Ci-dessous, trois exemples d’interface&nbsp;:</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><strong>Développement maison d’un «&nbsp;Custom Automation Engine</strong>»&nbsp;: cette interface sera décorrélée de de l’IAM et bien souvent une grosse machine à powershell&nbsp;/ Graph API ;</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Intégration d’un connecteur à la solution IAM</strong> en vigueur afin de présenter une gestion complète des objets en faisant abstraction de leur hébergement direct&nbsp;;</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Investissement dans une SaaS Management Plateform</strong><strong>(SMP)</strong> : des éditeurs se sont spécialisés dans la création d’outil de gestion d’Office 365, mêlant fonctionnalités d’administration des objets, de gestion de licences ou encore de supervision sécurité et opérationnelle. Parmi ces solutions, encore peu connues, on retrouve notamment ManageEngine, CoreView et Quadrotech.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">A noter&nbsp;: cette interface, dédiée aux équipes de supports, sera distincte d’une interface ouverte à tous les utilisateurs leurs permettant de créer centralement des utilisateurs invités, et des sites SharePoint, des Teams, etc. Concrètement, cette deuxième interface pourra être intégré aux outils de ITSM, à la SMP ou encore être développée à base de Power Apps et de Graph API.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1>Comment protéger l’accès à ces comptes</h1>
<h2>10 mesures pour sécuriser les comptes d’administrations</h2>
<p style="text-align: justify;">En fonction des licences de sécurité, principalement du bundle EMS, Microsoft fournit un certain nombre de contrôles pour sécuriser les comptes d’administration.</p>
<p style="text-align: justify;">La plupart de ces mesures pourraient également être obtenues via des outils tierces.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les mesures basiques de la sécurisation du compte d’administration</h3>
<ol>
<li style="text-align: justify;"><strong>Un compte d’administrateur dédié</strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Un administrateur doit posséder un compte dédié à l’administration, différent du compte bureautique. Ce compte devrait être cloud-only dans la mesure du possible (ex : wavestone.onmicrosoft.com).</p>
<ol style="text-align: justify;" start="2">
<li><strong>Authentification Multi-Facteur </strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">L’authentification à plusieurs facteurs n’est plus une option aujourd’hui, et ce encore moins pour les administrateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette mesure est disponible pour tous, pour toutes les licences&nbsp;:</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Via MFA pour Office 365 (également appelé MFA avec héritage par personne) qui force un challenge à chaque connexion ;</li>
<li>Via les Security Defaults qui impose l’enregistrement d’un facteur additionnel pour tous les utilisateurs et impose le MFA pour les administrateurs à chaque connexion ;</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Il est également important également de veiller à la <a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/azure/active-directory/conditional-access/block-legacy-authentication">désactivation des protocoles d’authentification héritée</a> qui ne prennent pas en charge le MFA. Ces derniers permettraient en effet de passer outre l’authentification simple.</p>
<p style="text-align: justify;">Il sera également pertinent de limiter les types de facteurs supplémentaires&nbsp;disponibles ; à quoi bon sécuriser les comptes d’administration si le second facteur est l’adresse Gmail de l’administrateur.</p>
<h3>Des mesures de sécurisations fortement recommandées</h3>
<ol style="text-align: justify;" start="3">
<li><strong>Compte sans licence Office 365&nbsp;</strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Sans licence, il se sera pas possible pour un administrateur d’accéder aux différents services et données de la plateforme, ou encore d’avoir une boite mail.</p>
<p style="text-align: justify;">A noter, certains services, comme Power Apps ou Power BI, requièrent une licence pour accéder au portail d’administration. En pratique, il peut être intéressant de créer un groupe de sécurité attribuant les licences nécessaires pour les administrateurs.</p>
<ol style="text-align: justify;" start="4">
<li><strong>Conditional Access&nbsp;(avec Azure AD P1)</strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/azure/active-directory/conditional-access/overview">L’accès conditionnel</a> permet d’évaluer le contexte lors de l’accès à un service Office 365, et d’autoriser en fonction l’accès. Il permet par exemple de bloquer l’accès en fonction du type de poste utilisé (géré par l’entreprise ou non), du réseau sur lequel l’utilisateur est connecté, de l’application en question ou encore de son rôle d’administration.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une logique Zero Trust, il ne faudrait pas différencier le réseau interne et le réseau externe, en particulier pour les administrateurs, mais plutôt se concentrer sur l’état du poste de travail et le risque de la connexion.</p>
<ol style="text-align: justify;" start="5">
<li><strong>Protection de mot de passe&nbsp;(avec Azure AD P1)</strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/azure/active-directory/authentication/concept-password-ban-bad-on-premises">Aure AD Password Protection</a> apporte des contrôles sur les mots de passe. Il sera ainsi possible d’interdire l’utilisation d’un mot de passe courant ou d’un dérivé (avec une liste prédéfinie par Microsoft ou maintenue par l’organisation).</p>
<p style="text-align: justify;">Une bonne pratique consiste à appliquer à minima cette protection sur l’ensemble des comptes d’administration Cloud-only.</p>
<ol style="text-align: justify;" start="6">
<li><strong>Azure AD Identity Protection (avec Azure AD P2)</strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/azure/active-directory/identity-protection/overview-identity-protection">Azure AD Identity Protection</a> permet d’ajouter une notion de risque dans l’évaluation des accès et des comportements des utilisateurs. Concrètement, il sera opportun des définir les politiques suivantes&nbsp;;</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Risky users&nbsp;: Forcer le changement de mot de passe pour un administrateur susceptible d’être compromis (avec un risque Medium ou High)&nbsp;;</li>
<li>Risky sign-in&nbsp;: Forcer un challenge MFA lors d’un accès à risque (ex&nbsp;: IP anonyme ou inhabituelle).</li>
</ul>
<ol style="text-align: justify;" start="7">
<li><strong>Azure AD Privileged Identity Management (avec Azure AD P2): </strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/azure/active-directory/privileged-identity-management/">Azure AD Privileged Identity Management</a> est un service permettant de contrôler l’attribution et l’utilisation des rôles d’administration&nbsp;:</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Attribuer de droits «&nbsp;just-in-time&nbsp;» en donnant un rôle éligible au lieu de permanent&nbsp;;</li>
<li>Soumettre l’activation d’un rôle à une validation d’une tierce partie&nbsp;;</li>
<li>Mettre en place une date de fin de droit pour un rôle d’administration&nbsp;;</li>
<li>Forcer les recertifications des administrateurs.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Il sera pertinent de distinguer les rôles dits sensibles des autres, lors de l’implémentation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le suivi des administrateurs éligibles permet en bonus, de prendre conscience de l’utilisation réelle des droits d’administration et donc de nettoyer plus facilement la liste des administrateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">A noter, les fonctionnalités de PIM ont récemment été <a href="https://docs.microsoft.com/en-us/azure/active-directory/privileged-identity-management/groups-features">étendus aux différents groupes</a>, ce qui permet de mettre en place du «&nbsp;Just-in-time&nbsp;» pour <a href="https://techcommunity.microsoft.com/t5/microsoft-security-and/using-azure-pim-for-the-aip-super-user-feature-management/ba-p/1587690">des cas plus exotiques comme les Super-Users RMS / AIP</a>.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Pour aller encore plus loin</h3>
<ol style="text-align: justify;" start="8">
<li><strong>Supervision des action administrateurs pour détecter les comportements anormaux</strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Une fois toutes ces mesures de sécurisation en place, il ne vous reste plus qu’à implémenter de la supervision afin de détecter les non-conformités aux règles précédentes et les comportements anormaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pour cela, rien de mieux que de se référer à <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/03/journalisation-doffice-365-un-cas-concret-avec-les-administrateurs/">notre article</a> sur le sujet pour comprendre les journaux disponibles.</p>
<ol style="text-align: justify;" start="9">
<li><strong>Mettre en place une Privileged Access Workstation</strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">L’administration étant une action par définition critique. Il est nécessaire qu’elle soit réalisée dans un périmètre de confiance. La mise à disposition de <a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/windows-server/identity/securing-privileged-access/privileged-access-workstations">PAW, ou poste d’administration</a>, permettra d’aller dans cet objectif.</p>
<p style="text-align: justify;">La configuration du poste d’administration devrait être simple (pas de droits d’administration local, navigation Internet restreinte, ports USB bloqués, modules PowerShell préinstallés, etc.). Mais le fait de restreindre la connexion d’un administrateur Office 365 depuis ce poste peut poser plus de soucis. Pour cela, plusieurs possibilités existent&nbsp;:</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Dans un contexte moderne, une réponse simple est de s’appuyer sur les outils Microsoft : définir un profil de poste d’administration dans Intune et l’assigner aux administrateurs. Avec une règle d’accès conditionnel, il est possible d’exiger un poste conforme lors de la connexion.</li>
<li>Dans un modèle plus classique, il est possible de mettre en place un <a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/windows-server/security/credentials-protection-and-management/authentication-policies-and-authentication-policy-silos">silo d’authentification</a> avec les administrateurs et les postes associés. On aurait ainsi un modèle se rapprochant du modèle en tiers bien connu des équipes AD.</li>
<li>D’autre pistes sont également possibles, même si plus complexes : association d’un certificat et d’un reverse proxy ou encore d’un bastion.</li>
</ul>
<ol style="text-align: justify;" start="10">
<li><strong>Rester informé des bonnes pratiques et des nouveautés</strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">On ne rappellera jamais assez qu’Office 365 étant une plateforme Cloud, elle est en évolution constante. Se tenir au courant permettra de continuer à augmenter son niveau de sécurisation au fil du temps.</p>
<figure id="post-14382 media-14382" class="align-none"><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-14382 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image2.png" alt="" width="1875" height="785" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image2.png 1875w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image2-437x183.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image2-71x30.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image2-768x322.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image2-1536x643.png 1536w" sizes="(max-width: 1875px) 100vw, 1875px" /></figure>
<p style="text-align: center;">Figure 3 &#8211; La sécurisation des comptes, des mesures qui se comptent sur les doigts de la main</p>
<h2 style="text-align: justify;">Focus sur les comptes bris de glace</h2>
<p style="text-align: justify;">Une bonne pratique d’administration de la plateforme de Microsoft est la mise en place de comptes d’administrateur permettent en cas d’incident de récupérer le contrôle sur la plateforme.&nbsp; Ce sont ce que l’on appelle des comptes bris de glace. Ces comptes doivent permettent un total contrôle sur le tenant Office 365 et le rôle de Global Administrator leur est donc attribué.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces comptes doivent faire preuve d’une sécurisation, cependant il ne faut pas oublier leur spécificité qui consiste à les utiliser en cas d’incident. Ainsi <strong>la sécurisation imposée à ces comptes doit rester compatible avec le caractère urgent de leur utilisation</strong>.&nbsp; Ces comptes doivent donc répondre aux recommandations suivantes&nbsp;:</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Être des comptes cloud-only</li>
<li>Pas de MFA configuré (ou du moins un MFA tiers)</li>
<li>Stockage du mot de passe dans un coffre auquel seulement des personnes identifiées de l’équipe sécurité ou Office 365 peuvent accéder</li>
<li>Mise en place d’alerte afin de vérifier que ces comptes ne sont pas utilisés hors d’une procédure d’incident nécessitant l’utilisation du bris de glace.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Il est également recommandé de ne pas utiliser de convention de nommage spécifique pour ces comptes, ils ne doivent pas attirer l’œil d’un possible attaquant&nbsp;!</p>
<h1 style="text-align: justify;">Conclusion</h1>
<p style="text-align: justify;">La sécurité sur Office 365 repose sur des mesures techniques de protection des comptes administrateurs, ainsi que l’implémentation d’un modèle d’administration cible, ce qui comprend une gouvernance et des processus clairs, des outils pour mettre en place cette délégation de droits, et des dispositifs pour le maintenir dans le temps.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais quelles que soient les mesures de protection implémentées, la <strong>sécurité repose avant tout sur les administrateurs de la solution</strong>. S<strong>ensibilisation des administrateurs et contrôles seront indispensables</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Les administrateurs doivent garder à l’esprit que leurs comptes donnent accès à des informations et des actions extrêmement sensibles&nbsp;: ils sont donc la cible privilégiée des pirates informatiques&nbsp;!</p>
<p style="text-align: justify;">O365 étant en constante évolution, chaque nouveauté introduite par Microsoft pourra amener également son lot de problèmes de sécurité qu’il faudra étudier et prendre en compte. Profitez-en pour mettre à jour vos documentations&nbsp;: analyses de risques O365, configuration des services, modèle de délégation…toujours <strong>sans oublier de permettre à vos administrateurs de se former</strong>&nbsp;<strong>!</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/10/comment-maitriser-ladministration-dans-microsoft-365/">Comment maîtriser l’administration dans Microsoft 365 ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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		<title>Journalisation d’Office 365 : un cas concret avec les administrateurs</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/03/journalisation-doffice-365-un-cas-concret-avec-les-administrateurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Mazars]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2020 14:38:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cloud & Next-Gen IT Security]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[administration]]></category>
		<category><![CDATA[Cloud]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Workplace]]></category>
		<category><![CDATA[logs]]></category>
		<category><![CDATA[Microsoft]]></category>
		<category><![CDATA[O365]]></category>
		<category><![CDATA[Office 365]]></category>
		<category><![CDATA[security architecture]]></category>
		<category><![CDATA[SOC]]></category>
		<category><![CDATA[supervision]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les migrations vers la plateforme de Digital Workplace de Microsoft, Office 365, (solution majoritairement adoptée par les grands comptes français) sont bien avancées, voire terminées. L’heure est maintenant à l’amélioration des processus, mais également, et surtout enfin, à la sécurisation....</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les migrations vers la plateforme de Digital Workplace de Microsoft, Office 365, (solution majoritairement adoptée par les grands comptes français) sont bien avancées, voire terminées. L’heure est maintenant à l’amélioration des processus, mais également, et surtout enfin, à la sécurisation.</p>
<p>La sécurisation d’Office 365 passe par de <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2019/10/office-365/">nombreuses thématiques à adresser</a>, dont la nécessité d’être en capacité de tracer les actions, afin de détecter des comportements illicites ou de remonter à la cause d’un incident.</p>
<p>En France, de nombreuses entreprises ont cependant des difficultés pour consolider les logs et définir des cas d’usages de supervision. La maîtrise de la journalisation doit être au cœur de cette démarche.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>La supervision des actions d’administration, une nécessité</h2>
<p style="text-align: justify;">Pour ce décryptage sur la journalisation, prenons le cas des administrateurs de la plateforme.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme pour les autres solutions SaaS (Google Cloud Platform, Salesforce, etc.), <strong>l’atteinte à l’intégrité ou à la confidentialité des données à la suite d’une erreur ou d’une action malveillante d’un administrateur de l’entreprise se retrouve parmi les risques majeurs identifiés par nos clients</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Par définition, <strong>les administrateurs Office 365 possèdent des privilèges élevés</strong> :</p>
<ul>
<li>Configuration des différents services – ou <em>workloads – </em>et des API ;</li>
<li>Gestion des permissions sur les OneDrive et les boîtes mails des utilisateurs ;</li>
<li>Gestion du cycle de vie des espaces de collaboration.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Il est facile d’imaginer les <strong>conséquences désastreuses qui pourraient résulter d’une utilisation malveillante ou non maîtrisée</strong> de ces privilèges. En effet, des paramètres tels que le partage à l’externe de SharePoint Online, les autorisations des API ou la configuration de la messagerie pourraient introduire des vecteurs de fuite de données significatifs.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les bonnes pratiques du SI on-premise</strong> (cycle de vie, principe de moindre privilège, segmentation des droits, authentification forte, <em>just-in-time access</em> etc.) <strong>doivent aussi être appliquées sur le Cloud</strong>. Le Cloud aussi doit être maîtrisé et contrôlé.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, l’implémentation des bonnes pratiques  bien que nécessaire, ne suffisent pas. En effet, elles ne permettent pas de s’assurer qu’un administrateur ne réalise pas des actions diminuant le niveau de sécurité ou des actions illicites. On peut donc naturellement se demander <strong>comment il serait possible d’auditer les actions effectuées et de lever des alertes le cas échéant. </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Quels sont les moyens fournis par Microsoft ? Comment prévenir qu’une personne malveillante n’efface ses traces (ce qui rendrait une attaque plus difficile à détecter et à reconstituer) ?</p>
<p style="text-align: justify;">Afin d’illustrer les différentes possibilités, nous allons suivre les quatres exemples ci-dessous :</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-12797 media-12797" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-12797 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image3.png" alt="" width="1750" height="433" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image3.png 1750w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image3-437x108.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image3-71x18.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image3-768x190.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image3-1536x380.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1750px) 100vw, 1750px" /></figure>
<p style="text-align: center;"><em>Figure 1 &#8211; Exemple d&rsquo;actes d&rsquo;administration suspects</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Quels journaux sont disponibles ?</h2>
<h3>Unified Audit Logs : journalisation unifiée des différents services</h3>
<p style="text-align: justify;">Pour des raisons historiques et techniques, Office 365 possède nativement plusieurs sources de journaux : <strong>Unified Audit Logs</strong>, <strong>Exchange Logs</strong> et <strong>Azure Logs</strong>. Ces sources sont complémentaires et doivent être analysées conjointement afin d’avoir une vision exhaustive des actions d’administration réalisées.</p>
<p style="text-align: justify;">La source de logs la plus couramment citée et utilisée sont les « <a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/microsoft-365/compliance/search-the-audit-log-in-security-and-compliance">Unified Audit Logs</a> ». Ces logs <strong>centralisent les traces des utilisateurs et celles des administrateurs, pour l’ensemble des services de la plateforme </strong>: SharePoint Online, Azure AD, Exchange Online, Teams, Power Platforms. <strong>Microsoft intègre progressivement les différentes sources et continue à rajouter des nouveaux logs</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Pour revenir à nos exemples concrets, les logs intéressants</em><em> sont :</em></p>
<ul>
<li><em>Modification de la Politique de partage à l’externe de SharePoint Online : SharingPolicyChanged</em></li>
<li><em>Attribution de droits à un OneDrive : SiteCollectionAdminAdded</em></li>
<li><em>Attribution de droits à une boîte mail : AddMailboxPermission</em></li>
<li><em>Modification d’un rôle d’administration : AddMembertoRole</em></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Ces logs sont accessibles et exportables via les Centres de Conformité et de Sécurité, les API Office 365 Management et PowerShell (via la cmdlet <a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/powershell/module/exchange/policy-and-compliance-audit/search-unifiedauditlog?view=exchange-ps">Search-UnifiedAuditLog</a>). Notons que la <strong>journalisation doit être activée</strong> via le Centre de Conformité ou via PowerShell afin de pouvoir enregistrer des logs et permettre la recherche.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est possible de <strong>configurer directement des alertes liées à l’occurrence de certains logs</strong> dans les Centres de Sécurité et de Conformité.</p>
<h3>Exchange Logs : journalisation de l’infrastructure de messagerie</h3>
<p style="text-align: justify;">La deuxième source de logs intéressante sont les « <a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/microsoft-365/compliance/enable-mailbox-auditing">Exchange Logs</a> ». Ces logs fournissent des <strong>informations quant aux actions d’utilisation et d’administration réalisées sur le service Exchange Online ainsi que sur les boîtes aux lettres personnelles ou partagées</strong>. Deux typologies de journaux peuvent être distinguées :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><strong>Administrator Audit Logs</strong>: Logs d’administration du service ou d’une boîte aux lettres (ex : modification des permissions d’un utilisateur, modification de la durée de rétention de conservation des journaux d’une boîte aux lettres etc.)</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Mailbox Audit Logs </strong>: Logs d’utilisation d’une boîte aux lettres par l’utilisateur principal, un utilisateur délégué ou un administrateur de service (ex : accès à la boîte aux lettres, envoi d’un mail à la place de l’utilisateur principal, déplacement d’un élément dans un dossier, suppression définitive, etc.)</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><em>Pour revenir à nos exemples concrets, les logs qui vont nous intéresser ici sont : </em></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><em>Attribution de droits à une boîte aux lettres : AddMailboxPermission</em></li>
<li><em>Accès à un dossier ou à une boîte aux lettres : FolderBind (non activé par défaut): </em></li>
<li><em>Accès à un mail : MailItemAccessed (uniquement pour les utilisateurs ayant une licence E5)</em></li>
</ul>
<p><strong>Pour aller plus loin avec les Administrator Audit Logs</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les Administrator Audit Logs sont générés pour toute action d’administration Exchange pouvant être reliée à une cmdlet PowerShell autre que Get, Search ou Test. Ces logs sont liés aux Unified Logs et peuvent être exploités dans le Centre d’Administration Exchange, les Centres de Sécurité et de Conformité, les API Office 365 Management et PowerShell.</p>
<p><strong>Pour aller plus loin avec les Mailbox Audit Logs </strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les Mailbox Audit Logs sont la seule catégorie de logs à être configurable (périmètre et granularité). Ces logs permettent de tracer les actions réalisées par un <em>owner </em>(propriétaire), un <em>delegate</em> (utilisateur ayant des permissions) et d’un <em>admin</em> (accès via les outils eDiscovery).</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis Janvier 2019, la journalisation des Mailbox Audit Logs est activée par défaut pour l’ensemble des locataires Office 365. A date, si la journalisation est activée par défaut, l’ensemble des boîtes aux lettres sont auditées (même si le paramètre « -AuditDisabled » est à « True »). La seule façon de ne pas journaliser les actions d’une boîte mail est d’implémenter une règle de by-pass avec « Set-MailboxAuditBypassAssociation ».</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut toutefois noter que certaines actions ne sont pas auditées par défaut, comme par exemple l’accès d’un <em>delegate </em>ou d’un <em>admin</em> à une boite mail d’un utilisateur. Il est par conséquence primordial d’analyser les journaux à activer, lors de la configuration initiale du service.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon le niveau de licences et la configuration, ces logs peuvent être liés aux Unified Logs et être exploités dans le Centre d’Administration Exchange, les API Office 365 Management et PowerShell ou les Centres de Sécurité et de Conformité.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Azure Logs et Rapports : journalisation d’Azure Active Directory</h3>
<p style="text-align: justify;">La dernière source de logs, mais pas la moins importante, sont les « <a href="https://docs.microsoft.com/en-us/azure/active-directory/reports-monitoring/plan-monitoring-and-reporting">Azure AD logs</a> ». Ces logs permettent de fournir des <strong>traces complètes pour la brique d’identité d’Office 365 ainsi que sur les actions d’administration associées</strong>. Plusieurs catégories de journaux et de rapports sont disponibles :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><strong>Azure Audit Logs</strong>: Logs d’administration de la brique d’identification ou de modification des éléments (ex : attribution du rôle « SharePoint Administrator », création d’un utilisateur ou d’un groupe de sécurité, autorisation d’une API, configuration des utilisateurs invités, etc.)</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Azure Sign-in Logs</strong>: Logs de connexion à un service Office 365 (ou à des applications / ) avec des informations sur la chaîne de connexion (ex : protocole, adresse IP, terminal, etc.)</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Risky Sign-in</strong>: Rapports de connexion avec des indicateurs liés à des connexions suspectes.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Ces logs et rapports sont accessibles et exportables via le portal Azure, les API Graph ou Azure Management et PowerShell. Certains des logs directement liés à Office 365 se retrouvent aussi dans les Unified Audit Logs.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Pour revenir à nos exemples concrets, les logs intéressants</em><em> sont :</em></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><em>Modification d’un rôle d’administration : AddMembertoRole</em></li>
<li><em>Ajout d’une application :</em> <em>CoreDirectory &#8211;</em> <em>ApplicationManagement &#8211; Add service principal / Add application </em></li>
<li><em>Consentement à une application : Core Directory &#8211; ApplicationManagement / Add delegated permission grant / Consent to application (ConsentContext.IsAdminConsent)</em></li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<figure id="post-12795 media-12795" class="align-none" style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-12795 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image4.png" alt="" width="1924" height="906" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image4.png 1924w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image4-406x191.png 406w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image4-71x33.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image4-768x362.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image4-1536x723.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1924px) 100vw, 1924px" /></figure>
<p style="text-align: center;"><em>Figure 2 &#8211; Récapitulatif des caractéristiques des logs d&rsquo;Office 365</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">En résumé, les Unified Audit Logs apportent une vision consolidée des différents services d’Office 365, mais certaines informations peuvent être manquantes. Il sera nécessaire de s’assurer que les journaux requis soient bien présents, et ensuite d’approfondir une investigation dans les logs et les rapports d’Exchange ou Azure.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: justify;">Quelle rétention pour les différents journaux d’Office 365 ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Une fois les logs adéquats identifiés, se pose le défi de la rétention. Comment être sûr que les journaux sont bien conservés sans être altérés, pendant toute la durée requise par la politique de sécurité de l’entreprise et les différentes réglementations, comme la loi anti-terroriste ou le RGPD ?</p>
<p style="text-align: justify;">Par construction, et contrairement aux solutions Exchange and SharePoint on-premise, <strong>tous les logs cités précédemment sont inaltérables</strong> – c’est-à-dire non modifiables ni supprimables par les administrateurs de l’entreprise. Par ailleurs, les <strong>durées de conservation définies par défaut ne peuvent être modifiées </strong>(à savoir 90 jours pour les logs Office 365 et 7 ou 30 jours pour les logs Azure avec des licences standards). <strong>Ceci à une exception près, un administrateur Exchange a la possibilité d’effacer les journaux </strong>des boîtes aux lettres, en modifiant la durée de rétention associée.</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Si on reprend nos exemples, on pourrait tout à fait imaginer un administrateur malveillant se donnant des droits pour accéder à une boîte mail, puis regarder les mails et effacer les logs d’accès en fixant une durée de rétention nulle. Dans ce cas, ne serait conservée que l’élévation de privilège réalisée dans les Administrator Audit Logs. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Afin de se mettre en conformité avec les exigences de sécurité ou la réglementation</strong>, il pourra de plus être nécessaire de s’assurer que les journaux des différents services soient <strong>conservés plus de 7, 30 ou 90 jours</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em></p>
<h2 style="text-align: justify;">Quelques étapes pour implémenter une journalisation pertinente au sein d’Office 365</h2>
<ol style="text-align: justify;">
<li><strong>Définition et activation des logs nécessaires</strong>: les Unified Audit Logs peuvent ne pas être suffisants (suivi des API Office 365 et Azure AD, journalisation des accès des administrateurs aux boîtes aux lettres, etc.)</li>
<li><strong>Configuration d’un export automatique des journaux </strong>identifiés vers un stockage externe  (via PowerShell ou les API Management) ;</li>
<li><strong>Suivi de l’état du tenant </strong>: implémentation d’un tableau de bord des paramètres du tenant configuration d’alertes liées à un changement de la configuration des journaux (via le Centre de Sécurité ou Conformité, les API Office 365 Management ou PowerShell), comme la désactivation des Unified logs ou à une modification de la rétention des logs d’une boîte aux lettres ;</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-12793 media-12793" class="align-none" style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-12793 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image2.png" alt="" width="1648" height="254" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image2.png 1648w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image2-437x67.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image2-71x11.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image2-768x118.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image2-1536x237.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1648px) 100vw, 1648px" /></figure>
<p style="text-align: center;"><em>Figure 3 – Bonnes pratiques pour la journalisation du tenant</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir réalisés ces trois actions, l’entreprise aura les <strong>informations nécessaires pour auditer les actions d’utilisation et d’administration du tenant</strong>. Cependant, elles ne répondent pas encore au besoin plus large de supervision des administrateurs. Il pourra être utile de mettre en place des alertes (via le Centre de Sécurité ou de Conformité ou des outils tierces spécialisés).</p>
<ol>
<li><strong>(Pour aller plus loin) Mise en place d’une supervision basique </strong>: définition de scénarii de détection sécurité généralistes, identification des logs concernés, activation de l’alerte associée dans les Centres de Sécurité ou de Conformité ;</li>
<li><strong>(Pour aller encore plus loin) Mise en place d’une supervision avancée </strong>: identification de scénarii liés à un contexte métier, implémentation, définition de la gouvernance associée, amélioration continue.</li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Quels outils utiliser pour analyser les journaux ? Quels scénarios de détection prioriser ? Quelle gouvernance mettre en place pour définir, implémenter et suivre des alertes ? Autant de questions qui doivent être traitées dans l’implémentation de la supervision de la plateforme de collaboration.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faudra également prendre en compte les changements réguliers apportés par Microsoft sur ces services, ainsi que sur la structure des logs et des API. D’autant plus que cohabitent les fonctionnalités en P<em>review </em>et celles en <em>General Availability</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Un Office 365 sécurisé, une perle rare ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2019/10/office-365/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Mazars]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Oct 2019 12:40:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cloud & Next-Gen IT Security]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[data protection]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[O365]]></category>
		<category><![CDATA[Office 365]]></category>
		<category><![CDATA[protection des données]]></category>
		<category><![CDATA[security architecture]]></category>
		<category><![CDATA[transformation numérique]]></category>
		<category><![CDATA[usages]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.riskinsight-wavestone.com/?p=12140</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis 2015, sous l’impulsion de la transformation numérique des entreprises, on voit le sujet du Digital et du Modern Workplace prendre une place grandissante et la solution Office 365 de Microsoft s’imposer sur le marché français (près de 90% du...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis 2015, sous l’impulsion de la transformation numérique des entreprises, on voit le sujet du <em>Digital </em>et du<em> Modern Workplace</em> prendre une place grandissante et la solution Office 365 de Microsoft s’imposer sur le marché français (près de 90% du CAC 40). Quatre ans après, suite aux récentes cyberattaques fortement médiatisées, le sujet de la sécurité arrive enfin sur le devant de la scène après avoir été – trop – longtemps délaissé au profit des migrations et de l’adoption des services.</p>
<p>Cette réflexion doit permettre de couvrir les risques principaux que sont la fuite de données et l’accès aux données par des administrateurs, Microsoft et des personnes ou des applications tierces.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Un nouveau modèle de gouvernance imposé par Microsoft</h2>
<p>Office 365 est une solution de communication et de collaboration SaaS. En tant que telle, la plateforme est en constante évolution, contrairement aux solutions historiques dites « on-premise » : de nouvelles fonctionnalités ou paramétrages apparaissent, sont modifiés tandis que d’autres disparaissent ; on peut citer la disparition annoncée de Skype en 2021 ou la fin du support de l’authentification legacy pour Exchange Online en 2020. <strong>Le rythme de cette livraison continue, </strong>« continuous delivery » en anglais<strong>, est imposée par Microsoft sans contrôle possible, ce qui nécessite un tout nouveau modèle de gouvernance</strong>.</p>
<p>L’intégration des changements ne peut plus se faire en mode projet, mais doit suivre un processus établi. Dans ce modèle, les <strong>équipes workplace et sécurité doivent travailler main dans la main </strong>et être représentées dans l’ensemble des comités projets et d’architecture, et ce dès la conception des cas d’usages de la plateforme. Ces équipes également auront pour <strong>responsabilité commune</strong> de veiller à la bonne santé et à la conformité réglementaire de la plateforme.</p>
<p><strong>L’équipe sécurité ainsi voit son périmètre évoluer</strong> : elle n’a <strong>plus la main sur les outils de sécurité</strong> et peut, voire doit, avoir un rôle de <strong><em>business enabler</em></strong> afin d’accompagner la migration vers le Cloud en proposant de nouveaux usages (ex : ouverture d’un service maîtrisé d’échange de fichiers à l’externe). Une organisation adéquate doit être mise en place ; on pourrait même envisager d’avoir un <em>Security officer</em> dédiée à la plateforme au plus près des métiers, ayant pour rôle de conseiller les projets, de suivre la configuration de la plateforme, d’assurer le suivi des alertes de sécurité, etc.</p>
<p>Un autre sujet à traiter concerne la <strong>délégation de l’administration</strong>. Il n’est pas envisageable d’avoir près de 20 Administrateurs Généraux pour un tenant O365, même si cela n’est pas une situation si rare. La mise en place d’une solution de délégation d’administration des comptes utilisateurs et des objets doit être envisagée, via la mise en place d’une interface ou d’un connecteur basé sur PowerShell ou Graph API. Ce traitement devra permettre de gérer l’ensemble de objets tout en tenant compte des logiques métiers. Autour de cette nouvelle gouvernance, doivent s’articuler les piliers de la sécurité ci-dessous :</p>
<ul>
<li>La gestion des identités ;</li>
<li>La maîtrise des services et des usages ;</li>
<li>Le contrôle du bon respect des politiques de l’entreprise.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h2>La gestion des identités au cœur du sujet</h2>
<p>Dans une solution <strong>conçue pour permettre une collaboration interne ou externe</strong>, avec une utilisation ATAWAD (<em>Any Time, Any Where, Any Device</em>), <strong>la gestion de l’identité et donc des authentifications est le cœur de la gestion plateforme</strong>.  Comme pour tout projet, la phase de <strong>définition</strong> de qui peut accéder à quoi, quand et où est fondamentale.</p>
<p>Sur Office 365, on retrouve trois types d’utilisateurs ayant chacun des niveaux de privilèges différents : les <strong>administrateurs</strong>, les <strong>utilisateurs internes</strong> et les <strong>invités</strong> (externes invités à collaborer sur un fichier ou au sein d’un Groupe O365 ou d’un site SharePoint).</p>
<p>Pour chacun de ces types de comptes, l’implémentation des mesures de sécurité définies va être <strong>pleine de défis</strong>. Outre l’incontournable authentification multi-facteur, mise en valeur par la <a href="https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-deloitte-pirate-des-documents-confidentiels-clients-derobes-69479.html">fuite de données ayant touché Deloitte</a> en 2017 se posent notamment les problématiques essentielles de la maîtrise des accès des administrateurs (rôles personnalisés ou prédéfinis, accès permanent ou ponctuel etc.) et du cycle de vie des utilisateurs invités (rien n’étant clairement défini par défaut). <strong>La question du coût des licences Azure AD Premium ou d’un outil tiers va être élément majeur de la discussion</strong>.</p>
<p>À noter également, <strong>Office 365 permet à des applications externes, de communiquer avec ses APIs</strong>. L’application externe peut alors agir au nom d’un utilisateur avec ses droits propres ou d’un administrateur avec des privilèges plus élevés. Ces applications peuvent provenir de différents magasins d’applications (comme <a href="https://appsource.microsoft.com/fr-FR/">AppSource</a> ou AAD) ou être développées localement. La gestion des <strong>permissions accordées à ces applications</strong> doit faire preuve d’un point d’attention pour les entreprises. En effet, à travers les APIs, il est très facile d’imaginer une fuite de données massives en cas de dupe d’un utilisateur (ex : cas d’une application requérant des permissions non nécessaires, comme celui de l’accès aux mails).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Une maîtrise des services et des usages indispensable mais délaissée</h2>
<p>Une fois les accès à Office 365 sous contrôle, le sujet suivant est de <strong>maîtriser l’usage qui en est fait</strong>. Il n’est pas rare d’observer que des <strong>services, non priorisés lors de la migration vers le Cloud</strong> (Power BI, Teams, Flow, accès aux API etc.) <strong>sont laissés accessibles avec leur configuration par défaut</strong>. Les deux raisons avancées sont généralement de favoriser l’adoption et le manque de temps à consacrer à ces services non prioritaires. En plus du paramétrage du service, il est également indispensable de définir des règles précises autour des usages afin de <strong>clarifier qui peut faire quoi et quand</strong> (ex : gestion des habilitations SharePoint, création des Groupes). L’idéal étant bien sûr de mettre en place des mesures techniques (paramétrages généraux ou configuration via PowerShell) cohérentes avec la politique définie.</p>
<p>L’absence de sécurisation de ces services laisse toutefois là porte ouverte à de potentielle <strong>fuites de données</strong> : transfert automatique vers l’extérieur, exposition sur Internet ou encore perte de contrôle la donnée. Comme écrit plus haut, la gouvernance doit prendre en compte la sécurité dès la conception des futurs usages. Les services doivent être analysés et testés sur des populations réduites. En effet, <strong>il sera toujours plus facile d’ouvrir une fonctionnalité, que de restreindre un usage déjà bien répandu</strong>. Dans le deuxième cas, il sera nécessaire de faire une analyse d’impact, de bricoler une solution de contournement et de sensibiliser largement les utilisateurs. Des actions qui peuvent nécessiter un investissement important et qui pourraient être évitées.</p>
<p>Le suivi des services ne doit pas s’arrêter à la fin de l’adoption des utilisateurs. Les équipes sécurité et workplace auront ainsi la charge de faire un <strong>suivi des évolutions d’Office 365</strong> (programme Evergreen, mise en place d’une veille, suivi des blogs Microsoft, …) afin d’évaluer les nouvelles opportunités et menaces.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Le contrôle du bon respect des politiques de l’entreprise</h2>
<p>Le dernier pilier, et pas le moindre, consiste en <strong>l’implémentation des politiques de sécurité de l’entreprise</strong>. Cela passe notamment par la mise en place d’outils de sécurité : protection de l’information, anti-malware, supervision et alerting.</p>
<p>Concernant la sécurité d’Office 365, on peut différencier 3 niveaux de maturité aujourd’hui. Les moyens mis en place vont être conditionnés par les <strong>expertises disponibles</strong> (les ressources étant limitées sur le marché) et le <strong>budget</strong> (dépendant notamment de la stratégie de l’entreprise de gestion des licences Microsoft) :</p>
<ul>
<li><strong>Niveau 1 – Maîtrise des identités, des services et</strong> <strong>utilisation du Centre de Sécurité et de Conformité </strong>: l’entreprise met en place les solutions de sécurité natives du Security Center et du Compliance Center (incluant notamment Office DLP, Exchange Online Protection, eDiscovery) accessibles avec des licences basiques ;</li>
<li><strong>Niveau 2 – Développement d’ « outils maisons »</strong>: l’entreprise crée un ensemble de scripts simples ou tableaux de bords, en s’appuyant sur Graph API, Security Graph API et PowerShell, pour mettre en place des contrôles et des mesures de sécurité adaptés à son contexte (ex : gestion du cycle de vie des utilisateurs invités) ;</li>
<li><strong>Niveau 3 –Utilisation d’outils de sécurité avancée </strong>: l’entreprise met en place des solutions additionnelles pour renforcer le niveau de sécurité : outils permettant de lutter contre les fuites de données, d’analyser les malwares sur les mails, de revoir les droits, de détecter comportements anormaux ou encore de durcir l’utilisation de la plateforme en fonction du contexte.</li>
</ul>
<p>La maîtrise des services Office 365, de leurs usages et des fonctionnalités natives de sécurité est indispensable, et doit précéder toute réflexion concernant l’ajout d’un outil de sécurité supplémentaire, qui ne couvrirait pas les failles existantes et ne ferait qu’ajouter de la complexité.</p>
<figure id="post-12141 media-12141" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-12141 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2019/10/image1.png" alt="Exemples de contrôles de sécurité O365" width="1250" height="664" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2019/10/image1.png 1250w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2019/10/image1-360x191.png 360w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2019/10/image1-768x408.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2019/10/image1-71x39.png 71w" sizes="auto, (max-width: 1250px) 100vw, 1250px" /></figure>
<p style="text-align: center;"><em>Exemple de contrôles de notre méthodologie d’Audit Office 365</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Office 365 est un cas intéressant de l’ouverture des applications métiers sur Internet via le Cloud. Cette évolution requière d’adapter le modèle de sécurité historique de l’entreprise, en tendant vers </em><a href="https://www.wavestone.com/app/uploads/2017/07/generation-cybersecurity-model.pdf"><em>le modèle de la compagnie aérienne</em></a><em> avec l’adoption du Cloud.</em></p>
<p><em>La sécurisation d’Office 365 ne doit toutefois pas omettre celle des briques on-premise nécessaires au fonctionnement de la plateforme le cas échéant, comme c’est le cas généralement pour l’authentification qui est portée par l’ADFS. </em></p>
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		<title>Comment construire une stratégie digitale efficace ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2012/10/comment-construire-une-strategie-digitale-efficace-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Mazars]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 02 Oct 2012 09:18:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Métiers - Marketing et relation client]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers - Stratégie & projets IT]]></category>
		<category><![CDATA[fidélisation]]></category>
		<category><![CDATA[Marketing]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie digitale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les grandes entreprises ayant compris l’intérêt de mener une stratégie digitale (réseaux sociaux, blogs, sites,…), ce dispositif y est donc de plus en plus intégré. Cependant, il est nécessaire d’en connaître les fondamentaux afin d’avoir une stratégie cohérente et efficace....</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les grandes entreprises ayant compris l’intérêt de mener une stratégie digitale (réseaux sociaux, blogs, sites,…), ce dispositif y est donc de plus en plus intégré. Cependant, il est nécessaire d’en connaître les fondamentaux afin d’avoir une stratégie cohérente et efficace.</p>
<div>
<h2>Un client digitalisé est avant tout un client… fidélisé !</h2>
</div>
<p>Ce sont les chiffres qui le disent : selon une récente étude InsightNow portant sur le système bancaire, les entreprises les plus investies sur la sphère digitale sont également celles qui fidélisent le plus leur base client.</p>
<p align="left">Mais ces résultats ne sont pas à proprement parler surprenants. L’intérêt des canaux digitaux pour l’entreprise dans la communication, la relation client, et même la co-construction d’offre s’est imposé comme une évidence ces dernières années.</p>
<p>Cela est plutôt révélateur de la nécessité de construire une stratégie digitale cohérente. L’objectif est de répondre à la question « Quelle est la valeur ajoutée du digital dans ma stratégie marketing ? »</p>
<p>Ainsi, plus cette stratégie sera en phase avec la stratégie marketing globale, plus elle sera efficace. En ce sens, il est toujours utile de rappeler qu’il est difficile de penser le digital complétement à part de la stratégie globale.</p>
<p>D’ailleurs les exemples de réussite de stratégie digitale complétement intégrée ne manquent pas : <a href="http://twitter.com/b_and_you" target="_blank">B&amp;You</a>, <a href="http://twitter.com/Sosh_fr" target="_blank">Sosh</a>, <a href="http://twitter.com/iDTGV" target="_blank">iDTGV</a>, …<strong>                       </strong><strong><br />
</strong></p>
<div>
<h2>Stop aux expérimentations</h2>
</div>
<p>En réalité, très rares sont les grandes structures qui ne prennent pas la parole sur les canaux digitaux. Un fil Twitter, une page Facebook, une FAQ interactive, un blog… Souvent de nombreuses briques sont déjà présentes coté client.</p>
<p>Malheureusement, il arrive parfois que tout cela soit mis en ligne avant même que les bases d’une stratégie digitale ne soient posées. En effet, en interne ces prises de parole peuvent être le fruit d’expérimentations, parfois par des entités internes de l’entreprise très différentes (communication, marketing, relation client, DSI, …). En vision client ces différences sont bien sûr invisibles et il est alors incompréhensible que le message ne soit pas unifié.</p>
<p>Les risques d’image et de fidélisation sont réels. Un message traité de manière différente sur un fil Twitter ou sur le canal téléphone peut provoquer une très mauvaise publicité, voire un départ du client. En outre, sans objectif, ces initiatives peuvent se révéler couteuses et non porteuses de valeur.</p>
<h2>Courage ! Passons du test au dispositif efficace !</h2>
<p>Pour faire simple, de nombreuses entreprises passent aujourd’hui de l’étape « il faut qu’on soit sur Facebook ! » à « que faire de ma visibilité acquise sur Facebook ? ».</p>
<p>Mais comment prendre le problème ?</p>
<p>Il est d’abord nécessaire de  faire un état des lieux précis de la vision client des tous ces dispositifs afin de rationaliser les prises de paroles et repositionner l’existant pour qu’il soit au service de la stratégie globale</p>
<p>Quelques règles génériques de bonnes pratiques permettent de transformer l’essai :</p>
<ul>
<li>Centraliser le pilotage des canaux digitaux ;</li>
<li>Repositionner les dispositifs pour qu’ils servent un ou plusieurs des enjeux de la stratégie marketing globale ;</li>
<li>Mettre en place de vrais indicateurs avec objectifs comme pour les canaux physiques ;</li>
<li>Mesurer l’apport réel de chaque canal à l’entreprise (vente, contacts commerciaux, image, …).</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>Enfin, gardez en tête qu’un dispositif digital est propre à chaque industrie et chaque entreprise.  Inutile donc de tenter de calquer une stratégie sur un concurrent !</p>
<p>Le temps montrera très certainement que les entreprises les plus innovantes, ayant traité ces enjeux digitaux avant leurs concurrents, auront gagné une vraie avance concurrentielle.</p>
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