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	<title>Raymond Chan, Auteur</title>
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	<description>Le blog cybersécurité des consultants Wavestone</description>
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	<title>Raymond Chan, Auteur</title>
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	<item>
		<title>Les attaques par consentement illicite ciblant Azure et Office 365 : une menace toujours d’actualité ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Raymond Chan]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Mar 2023 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Deep-dive]]></category>
		<category><![CDATA[Ethical Hacking & Incident Response]]></category>
		<category><![CDATA[Azure]]></category>
		<category><![CDATA[O365]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un petit tour d’horizon des techniques d’hameçonnage sur Azure et Office 365 Les attaques par hameçonnage (phishing) sont connues de tous. L’objectif de ce type d’attaque est de réaliser des actions depuis le compte d’une victime ou de récupérer des...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2023/03/les-attaques-par-consentement-illicite-ciblant-azure-et-office-365-une-menace-toujours-dactualite/">Les attaques par consentement illicite ciblant Azure et Office 365 : une menace toujours d’actualité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 style="text-align: justify;">Un petit tour d’horizon des techniques d’hameçonnage sur Azure et Office 365</h1>
<p style="text-align: justify;">Les <strong>attaques par hameçonnage</strong> (phishing) sont connues de tous. L’objectif de ce type d’attaque est de <em>réaliser des actions</em> depuis le compte d’une victime ou de <strong>récupérer des informations</strong> sur la personne ou l’entreprise ciblée.</p>
<p style="text-align: justify;">Malgré leur notoriété, elles restent très efficaces pour les attaquants. En effet, parmi les <a href="https://www.wavestone.com/en/insight/cert-w-2022-cybersecurite-trends-analysis/">attaques investiguées par le CERT Wavestone</a>, environ 51% d’entre elles commencent par l’utilisation de comptes valides, ce qui inclut les <strong>attaques par hameçonnage</strong> (phishing).</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Face aux attaques par l’hameçonnage, nous sommes tous vulnérables !</strong> Un attaquant disposant de suffisamment de ressources et d’informations sur sa cible peut générer <em>un piège assez élaboré</em> pour faire baisser la garde du destinataire. De même, les suites de produits Office365 et Azure disposent de fonctionnalités pouvant être exploitées dans le cadre <em>d’attaques moins conventionnelles et dont les impacts peuvent être méconnus des utilisateurs</em>.</p>
<p style="text-align: justify;">La <strong>sensibilisation des employées</strong>, bien que nécessaire pour faire face aux menaces les plus répandues, ne suffit pas face à certains types d’attaques plus ciblées ou moins traditionnelles. Un <strong>durcissement des conditions d’accès</strong> aux ressources hébergées sur le cloud, <strong>une bonne hygiène dans la gestion des droits d’accès</strong> ainsi que la <strong>détection d’accès inhabituels et suspicieux</strong> sont primordiales dans la stratégie de défense des entreprises.</p>
<p style="text-align: justify;">Les attaquants disposent d’une <strong>large gamme d’outils et de possibilités</strong> pour accéder aux <strong>documents stockés sur le SharePoint</strong> d’une entreprise, tenter de <strong>récupérer des emails sensibles</strong> ou récupérer des informations sur les employés. L’attaque par hameçonnage traditionnelle ainsi que par l’authentification « device code » seront brièvement expliquées ci-dessous avant d’examiner plus en détails les attaques par consentement illicite.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2 style="text-align: justify;">L’attaque de phishing traditionnelle : une menace connue et évitable via l’usage d’authentification multi facteur</h2>
<p style="text-align: justify;">Les attaques de phishing traditionnelles reposent généralement sur l’envoi d’un <strong>lien dirigeant les victimes ciblées vers un site qu’il contrôle</strong>. Grace à une mire d’authentification similaire à celles auxquelles sont habituées les employées de l’entreprise ciblée, l’attaquant <strong>récupère les identifiants et mots de passe des utilisateurs piégés.</strong></p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-20128 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image1-2.png" alt="" width="3408" height="2216" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image1-2.png 3408w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image1-2-294x191.png 294w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image1-2-60x39.png 60w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image1-2-768x499.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image1-2-1536x999.png 1536w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image1-2-2048x1332.png 2048w" sizes="(max-width: 3408px) 100vw, 3408px" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>L’attaque par hameçonnage traditionnelle est simple à mettre en œuvre en l’absence d’authentification multi-facteur</em></p>
<p style="text-align: justify;">La <strong>simplicité de mise en œuvre à grande échelle</strong> d’une telle attaque en fait un outil de choix pour les attaques non ciblées. Une méthode pour se prémunir contre ce type d’attaque est <strong>d’imposer l’utilisation d’un second facteur d’authentification.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il est à noter cependant que bien que plus complexe à mettre en œuvre, <strong>l’interception du second facteur d’authentification est techniquement réalisable</strong> et fera l’objet d’un article dédié.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2 style="text-align: justify;">L’attaque via l’authentification « device code » : une méthode méconnue d’authentification détournée par des attaquants</h2>
<p style="text-align: justify;">Cette attaque <em>repose sur la </em><strong>fonctionnalité d’octroi d’autorisation d’appareil</strong> (device authorization grant)<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Cette méthode d’authentification permet <strong>d’authentifier un utilisateur sur un appareil ne disposant pas de navigateur web.</strong> Un code s’affichant sur cet appareil doit alors être renseigné sur un ordinateur ou un smartphone via le site de Microsoft dédié. Cet <strong>appareil disposera ensuite d’une partie des droits d’accès aux ressources Office 365 que l’utilisateur ayant renseigné le code</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette <strong>procédure peu connue des utilisateurs</strong>, peut être exploitée par un attaquant à des fins malveillantes :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>L’attaquant génère tout d’abord un code d’appareil, en utilisant le même processus utilisé par les appareils ne disposant pas de navigateur web.</li>
<li>Ensuite, l’objectif de l’attaquant sera d’amener la victime à renseigner son code d’appareil sur la page <span style="color: #048b9a;">https://microsoft.com/devicelogin</span>. Par exemple, l’attaquant pourrait prétexter que pour accéder à un document sensible, il est nécessaire de se connecter à ce lien en utilisant le code qu’il a généré.</li>
<li><strong>Si la cible accède au lien, renseigne le code et s’authentifie,</strong> cela <strong>permettra à l’attaquant d’usurper l&rsquo;identité </strong>de la victime.</li>
</ul>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-20132 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image2-2.png" alt="" width="3575" height="2521" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image2-2.png 3575w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image2-2-271x191.png 271w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image2-2-55x39.png 55w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image2-2-768x542.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image2-2-1536x1083.png 1536w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image2-2-2048x1444.png 2048w" sizes="(max-width: 3575px) 100vw, 3575px" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Exemple d’attaque par hameçonnage par device code</em></p>
<p style="text-align: justify;">Cette attaque est <strong>plus difficile à réaliser pour un attaquant</strong> en raison de la <strong>faible durée de vie des « device codes »</strong> : ces derniers sont uniquement valables pendant une <strong>durée de 15min</strong> et doivent donc être générés peu de temps avant que l’utilisateur ne le renseigne. Cette attaque est donc plus facilement réalisable dans le cadre d’<strong>attaques par « phoning » ou de phishing via Teams</strong>. Par exemple, l’attaquant pourrait appeler la victime, prétexter faire partie de l’équipe du support IT de l’entreprise pour demander à l’utilisateur de s’authentifier sur le lien indiqué et de renseigner le code de son choix.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour se prémunir contre ce type d’attaque, les <strong>politiques d’accès conditionnel</strong> sur Azure permettent notamment <strong>d’interdire les connexions suspicieuses provenant d’appareil non maitrisés par l’entreprise.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2 style="text-align: justify;">L’attaque par consentement illicite</h2>
<p style="text-align: justify;">En plus de ces deux méthodes, l’attaque par consentement illicite permet aussi à un attaquant de récupérer un accès à un environnement Azure de manière illégitime. Cette dernière était même initialement plus simple à mettre en œuvre pour un attaquant que les attaques via l’authentification « device code ». Face à la recrudescence de cette menace, <strong>des actions ont été menées en 2020 par Microsoft pour limiter les conditions de réalisation de l’attaque.</strong> Si des configurations durcies d’Azure permettent de totalement bloquer cette menace, les configurations implémentées par certaines entreprises les exposent à ce type d’attaque. Quels sont les <strong>prérequis </strong>pour la réalisation d’une telle attaque, quelles sont les <em>c</em><strong>onséquences possibles et comment s’en prémunir </strong>?</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h1 style="text-align: justify;">Qu’est-ce qu’une attaque par consentement illicite ?</h1>
<p style="text-align: justify;">Pour <strong>comprendre le principe</strong> de cette attaque, mettons-nous <strong>dans la peau d’un employé</strong> victime d’une telle attaque :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La victime reçoit un<strong> mail d’hameçonnage</strong> indiquant une action urgente à réaliser pour maintenir son compte Microsoft activé. Les employés sont sensibilisés à ne pas cliquer sur des liens de phishing et à ne pas entrer leur mot de passe sur des plateformes inconnues. Le <strong>lien </strong>sous le format <span style="color: #048b9a;">https://login.microsoftonline.com/common/oauth2/v2.0/authorize?client_id=&lt;CLIENT_ID&gt;&amp;redirect_uri=&lt;Attacker_controled_URL&gt;&amp;response_type=code&amp;response_mode=query&amp;scope=Mail.ReadWrite%20Files.Read.All%20Mail.Send%20User.Read</span> contient un <strong>domaine associé à Microsoft</strong>, ce qui rassure la victime.</li>
<li>En cliquant sur le lien, la victime doit s’authentifier. Cette authentification est souvent automatique puisqu’elle bénéficie de l’authentification unique (SSO) de Microsoft. La victime reçoit alors <strong>une demande de délégation de permissions:</strong></li>
</ul>
<p> </p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-20144 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imagebis.png" alt="" width="493" height="696" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imagebis.png 493w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imagebis-135x191.png 135w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imagebis-28x39.png 28w" sizes="(max-width: 493px) 100vw, 493px" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>L’application malveillante demande à l’utilisateur de lui déléguer ses permissions</em></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Si la victime clique sur « Annuler » par prudence, elle est redirigée vers le serveur de l’attaquant avec une URL du type <span style="color: #048b9a;">&lt;Attacker_controled_URL&gt;/?error=consent_required &amp;error_description=AADSTS65004%3a+User+declined+to+consent+to+access+the+app.&amp;error_uri=https%3a%2f%2flogin.microsoftonline.com%2ferror%3fcode%3d65004#</span>. L’attaquant, comprenant que la victime n’a pas accepté la délégation de permissions, peut ensuite <strong>rediriger la victime sur la page de phishing</strong>, lui <strong>donnant l’impression que les permissions demandées doivent être acceptées</strong> pour passer à l’étape suivante.</li>
<li>En raison du nom de domaine légitime et la vue de l’urgence indiquée dans le mail d’hameçonnage, la <strong>victime de l’attaque choisit d’accepter</strong><em>.</em> Elle observe alors un message indiquant que son compte sera bien maintenu activé, comme suggéré dans le mail initial. Elle reprend donc une activité normale.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Or, ce consentement permet à l’attaquant de réaliser <em>des actions au nom de la victime</em>, en fonction des permissions accordées. A noter que l’attaque par consentement illicite a de <em>nombreux avantages</em> pour un attaquant, notamment :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>L’<strong>utilisation d’une URL associée à Microsoft</strong> lors de la demande de consentement, considérée comme de confiance et impliquant donc moins de méfiance de la part des utilisateurs ciblés.</li>
<li>L’obtention d’un <strong>accès persistant</strong> pendant 90 jours, sans connaissance du mot de passe de l’utilisateur ni du second facteur d’authentification, si aucune stratégie d’accès conditionnels n’est implémentée.</li>
<li>La possibilité de <strong>requêter directement les APIs de Microsoft</strong> pour récupérer de manière automatisée les fichiers, emails et autres ressources de l’entreprise accessibles par l’utilisateur piégé.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h4 style="text-align: justify;">Aparté technique</h4>
<p style="text-align: justify;">D’un point de vue technique, <strong>l’attaque par consentement illicite repose sur la capacité d’un attaquant à créer une application demandant des délégations de permissions</strong>. La délégation de permission est une fonctionnalité qui est régulièrement utilisée par les utilisateurs sans qu’ils s’en rendent compte, par exemple le client Outlook est autorisé par défaut à récupérer et les notifier de l’arrivée de nouveaux emails.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici les étapes clés lors de la réalisation de ce type d’attaque (qui repose sur la cinématique Authorization Code Grant d’OAuth 2.0) :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>L’attaquant <strong>crée une application d’entreprise sur Azure AD</strong> (<span style="color: #048b9a;">application registration</span>) et <strong>configure les permissions</strong> qu’il souhaite obtenir <strong>de la part des utilisateurs</strong>. Il peut instancier également un « <strong>client_secret</strong>» sur l’application. Certaines contraintes liées à cette application sont détaillées plus bas.</li>
<li>Il met en place un <strong>serveur vers lequel les utilisateurs seront redirigés</strong> suite aux consentements et indique son URL en tant qu’<strong>URL de redirection valide pour l’application</strong>.</li>
<li>À la suite du <strong>consentement d’un utilisateur</strong>, celui-ci sera <strong>redirigé vers le site</strong> malveillant et un <strong>code sera fourni à l’attaquant.</strong> Ce code est la preuve à montrer à Microsoft que l’utilisateur autorise l’application à faire des actions en son nom.</li>
<li>A l’aide de <em>ce code</em> et du « <strong>client_secret </strong>» de l’application, l’attaquant pourra <strong>récupérer un jeton OAuth</strong>. Ce jeton est un <em>r</em><strong>écépissé signé par Microsoft</strong> qui précise les <strong>actions que la victime autorise à faire en son nom</strong>. L’attaquant peut également récupérer un « refresh_token » permettant de <strong>renouveler la validité du jeton OAuth</strong>.</li>
<li>Ce jeton OAuth est alors utilisable pour envoyer des <strong>requêtes à la Graph API</strong> au nom de la victime et par conséquent permet d’<strong>usurper son identité</strong>.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-20136 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image3-2.png" alt="" width="3169" height="1701" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image3-2.png 3169w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image3-2-356x191.png 356w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image3-2-71x39.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image3-2-768x412.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image3-2-1536x824.png 1536w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image3-2-2048x1099.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 3169px) 100vw, 3169px" /></p>
<p> </p>
<h1 style="text-align: justify;">Quelles sont les conséquences d’une telle attaque ?</h1>
<p style="text-align: justify;">Si certaines <strong>permissions nécessitent par défaut l’approbation d’un administrateur pour être déléguées</strong>, d’autres permissions peuvent être déléguées directement par les utilisateurs dans les environnements Azure non durcis. Les <strong>permissions pouvant être récupérées</strong> par l’attaquant lors de ce type d’attaque <strong>dépendent donc de la configuration du tenant Azure AD ciblé</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Voici quelques exemples d’abus possibles par un attaquant qui aurait réussi à récupérer les permissions d’un utilisateur sur un environnement non durci.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-20140 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image4-3.png" alt="" width="3083" height="1323" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image4-3.png 3083w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image4-3-437x188.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image4-3-71x30.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image4-3-768x330.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image4-3-1536x659.png 1536w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Image4-3-2048x879.png 2048w" sizes="auto, (max-width: 3083px) 100vw, 3083px" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Actions réalisables à la suite d’une attaque par consentement illicite réussie sur en environnement Azure non durci</em></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Azure Active Directory :</strong>
<ul>
<li>La permission <span style="color: #048b9a;">Microsoft Graph User.ReadBasic.All</span> permet de <strong>récupérer les adresses email des tous les utilisateurs d’un tenant</strong>, ce qui permet de déployer des attaques de phishing à plus grande échelle à partir d’une première compromission.</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Outlook :</strong>
<ul>
<li>L’envoi d’un email au nom d’un utilisateur peut permettre la réalisation d’attaques dites de « <strong>fraude au président </strong>» à l’aide des permissions <span style="color: #048b9a;">Microsoft Graph Mail.Send</span> et <span style="color: #048b9a;">Mail.ReadWrite</span>. Un employé compromis disposant d’un niveau hiérarchique élevé pourrait par exemple demander par email l’envoi en urgence d’une somme important d’argent à un compte non répertorié par l’entreprise.</li>
<li>Les emails envoyés peuvent également être dissimulés à l’aide de <strong>règles de filtrage Outlook</strong> pouvant être modifiées à l’aide de la permission <span style="color: #048b9a;">MailboxSettings.ReadWrite</span>. L’attaquant pourra alors <strong>rediriger tous les emails</strong> liés à son attaque et les réponses associées vers un dossier différent des boites d’envoi et de réception.</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Teams :</strong>
<ul>
<li>La <strong>lecture et l’envoi de messages</strong> via Teams (<span style="color: #048b9a;">Microsoft Graph Chat.ReadWrite</span>) est une méthode efficace pour un attaquant d’usurper l’identité d’un utilisateur. Cette méthode peut également être utilisée pour réaliser des attaques de « <strong>fraude au président </strong>».</li>
</ul>
</li>
<li><strong>OneDrive et SharePoint :</strong>
<ul>
<li>L’accès en lecture aux <strong>fichiers accessibles sur OneDrive et SharePoint</strong> (<span style="color: #048b9a;">Microsoft Graph Files.Read.All</span>) peut donner accès à l’ensemble des fichiers accessibles par l’utilisateur. De plus, les droits d’accès aux fichiers SharePoint sont souvent<strong> stockés avec des droits d’accès permissifs</strong> ce qui permet aux attaquants de récupérer un très grand nombre de <strong>fichiers</strong>. Il n’est pas rare par exemple d’avoir à accès à des scripts ou fichiers de configurations contenant des mots de passe en clair.</li>
<li>Par ailleurs, les fonctionnalités de recherche de SharePoint, permettant notamment la lecture et l’indexation du contenu des fichiers Office, peuvent être utilisées afin de cibler certains mots clés tels que « mot de passe ».</li>
<li>Les droits d’écriture sur un fichier SharePoint (<span style="color: #048b9a;">Microsoft Graph Files.ReadWrite.All</span>) peuvent également avoir un impact important : les fonctionnalités de versioning de SharePoint limitent par défaut l’enregistrement des anciennes versions des fichiers à 100 versions. Cela signifie qu’en cas de réécritures automatisées et successives plus de 100 fois, <strong>la version initiale du fichier ne serait plus récupérable</strong>. Cela permettrait donc à un attaquant d’<strong>effacer un grand nombre de données</strong> en cas de compromission d’un compte disposant de droits d’écriture sur des fichiers sensibles. En cas d’effacement, il faudrait alors contacter le support Microsoft pour tenter de récupérer les données sur les sauvegardes quotidiennes à froid.</li>
</ul>
</li>
<li><strong>OneNote :</strong>
<ul>
<li>Les fichiers OneNote synchronisés (<span style="color: #048b9a;">Microsoft Graph Notes.ReadWrite</span> ou <span style="color: #048b9a;">Read.All</span>) peuvent contenir des informations sensibles tels que des <strong>comptes-rendus de réunion, confidentielles, mais aussi des informations techniques</strong> telles que des mots de passes stockés de manière non sécurisée.</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Ressources Azure </strong>:
<ul>
<li>L’accès aux <em>key vaults</em> et <em>storage accounts</em> (<span style="color: #048b9a;">Azure Key Vault</span> et <span style="color: #048b9a;">Azure Storage user_impersonation</span>) peuvent donner accès à des éléments sensibles <strong>en cas de compromission de comptes de développeurs</strong> ou d’utilisateurs techniques. Ces éléments peuvent <strong>faciliter la compromission de ressources Azure</strong> telles que des machines virtuelles et servir de <strong>point de rebond pour un attaquant externe</strong>.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ces actions peuvent avoir de <strong>graves impacts</strong> pour une entreprise. Par ailleurs, elles peuvent <strong>faciliter la réalisation d’attaques plus élaborées</strong> en divulguant des informations sensibles à un attaquant externe.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En cas d’approbation par un administrateur,</strong> des permissions plus sensibles peuvent être récupérées comme l’accès en écriture à <strong>l’ensemble des informations de l’annuaire Azure Active Directory</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, les administrateurs disposent du <strong>droit de déléguer à une application les permissions de tous les utilisateurs</strong> du tenant. Dans cette éventualité, l’identité de l’ensemble des utilisateurs pourraient être usurpée pour la permission déléguée.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h1 style="text-align: justify;">La mise en place par Microsoft du « risk-based consent step up » pour limiter les attaques par consentement illicite</h1>
<p style="text-align: justify;">Face à cette menace <strong>Microsoft a implémenté en novembre 2020</strong> des protections supplémentaires pour limiter l’impact de ce type d’attaques. La fonctionnalité de « <strong>risk-based consent step up</strong> » a pour objectif de <strong>lever un avertissement</strong> et de demander <strong>la validation d’un administrateur</strong> en cas de <strong>demande</strong> de permission <strong>semblant frauduleuse</strong>.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-20146 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imageter.png" alt="" width="397" height="412" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imageter.png 397w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imageter-184x191.png 184w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imageter-38x39.png 38w" sizes="auto, (max-width: 397px) 100vw, 397px" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>La demande d’accès depuis une application non vérifiée de droits considérés comme sensible est bloquée par défaut</em></p>
<p style="text-align: justify;">Celle-ci s’applique dans le cas d’une <strong>demande de permissions par une application non vérifiée crée hors du tenant ciblée</strong>. Par défaut, toutes les permissions sont concernées, à l’exception de la lecture du profil de l’utilisateur cible, pour faciliter l’authentification unique (SSO) avec des applications tierces.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette restriction est <strong>implémentée par défaut</strong> sur tous les tenants Azure.</p>
<p style="text-align: justify;">Si <strong>ces restrictions permettent de limiter les attaques</strong>, 3 types d’applications sont <strong>cependant toujours utilisables à des fins malveillantes</strong><em> :</em> les applications « legacy », les applications internes au tenant ciblé et les applications vérifiées.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Applications « legacy » :</strong>
<ul>
<li>Afin de permettre une <strong>rétrocompatibilité, aucun message d’avertissement n’est affiché </strong>pour une demande de permissions provenant d’une <strong>application créée avant novembre 2020</strong>.</li>
<li><em>Prérequis pour l’attaquant</em><strong> :</strong> disposer d’une <strong>application créée sur un tenant Azure avant novembre 2020</strong> ou compromettre un tenant contenant de telles applications.</li>
</ul>
</li>
<li><strong>Applications internes au tenant ciblé :</strong>
<ul>
<li>Ces applications <strong>ne sont pas couvertes par le « risk based consent step up »</strong><em>.</em> Par défaut, tous les utilisateurs d’un tenant Azure disposent du droit de <strong>création d’une application d’entreprise sur leur tenant</strong> ce qui facilite la réalisation de l’attaque sur un environnement non durci.</li>
<li><em>Prérequis pour l’attaquant </em>: disposer d’un premier compte compromis sur le SI de l’entreprise ciblée, s’apercevoir que la création des applications est autorisée pour les utilisateurs standards et <strong>déployer une application interne au tenant.</strong></li>
</ul>
</li>
<li><strong>Applications vérifiées :</strong>
<ul>
<li>Les applications vérifiées ne sont pas couvertes par le « risk based consent step up ». La procédure de vérification de Microsoft nécessite d’intégrer le Microsoft Partner Network.</li>
<li><em>Prérequis pour l’attaquant</em><strong> :</strong> disposer d’une <strong>application vérifiée</strong> ou <strong>compromettre un tenant Azure disposant d’applications vérifiées</strong> et détourner l’utilisation de ces applications légitimes.</li>
</ul>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h1 style="text-align: justify;">Remédiations possibles</h1>
<p style="text-align: justify;">Afin de limiter la probabilité et l’impact de telles attaques, les recommandations suivantes peuvent être <strong>appliquées et adaptées au contexte de l’entreprise :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Autoriser <strong>uniquement les applications explicitement approuvées par les administrateurs</strong>. Cette configuration est la plus sécurisée, mais l’étape de validation peut constituer un goulot d’étranglement puisque ce sont généralement les Global Administrators et Privileged Role Administrators qui doivent faire la validation. En pratique, certains droits peuvent être aussi délégués via les Cloud Application Administrators ou les Application Administrators.</li>
</ul>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-20149 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imagequa.png" alt="" width="1392" height="522" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imagequa.png 1392w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imagequa-437x164.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imagequa-71x27.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imagequa-768x288.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1392px) 100vw, 1392px" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le consentement de délégation de privilèges par les utilisateurs standards peut être bloqué via les configurations Azure AD</em></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Limiter les permissions pour lesquelles les délégations peuvent être réalisées</strong>. Un administrateur peut spécifier les permissions à faible risque (Low) pour lesquelles les délégations peuvent être directement faites par les utilisateurs.</li>
</ul>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-20151 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imagecin.png" alt="" width="949" height="361" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imagecin.png 949w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imagecin-437x166.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imagecin-71x27.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imagecin-768x292.png 768w" sizes="auto, (max-width: 949px) 100vw, 949px" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>Le consentement de délégation de privilèges par les utilisateurs standards peut être limité aux droits considérés non sensibles via les configurations Azure AD</em></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Créer un <strong>processus de validation des applications légitimes et de admin consent workflow pour tracer et justifier ces validations</strong>. En durcissant les modalités d’octroi de consentements, il est nécessaire de conjointement mettre en place un manière simple et intuitive pour les utilisateurs de demander des dérogations pour déléguer des permissions liées à des cas d’usage légitimes. Ces exceptions doivent être tracées et justifiées afin de s’assurer de la légitimité des demandes.</li>
<li>Faire une <strong>revue régulière des droits délégués aux applications</strong> (<span style="color: #048b9a;">Entreprise applications</span>) : les permissions déléguées par les utilisateurs doivent être revues afin de s’assurer que seules des applications légitimes disposent de droits sur les ressources Office 365 du tenant.</li>
</ul>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-20153 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imagesext.png" alt="" width="1392" height="389" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imagesext.png 1392w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imagesext-437x122.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imagesext-71x20.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/03/Imagesext-768x215.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1392px) 100vw, 1392px" /></p>
<p style="text-align: center;"><em>La revue régulière des applications disposant de droits sur un tenant Azure permet de valider que les privilèges octroyés sont toujours d’actualité</em></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Superviser les accès suspects aux ressources Office 365. Il est possible par exemple de mettre en place des <strong>règles d&rsquo;alerte</strong> sur le nombre de fichiers téléchargés sur un temps court afin d’identifier les <strong>tentatives d’exfiltration de données</strong>.</li>
<li><strong>Limiter les droits d’accès aux fichiers SharePoint au strict nécessaire</strong>: les fichiers accessibles à tous les utilisateurs d’un tenant doivent être vérifiés à intervalle régulier et les droits d’accès aux fichiers les plus sensibles doivent être revus pour s’assurer que seules les personnes nécessaires y ont accès.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h1 style="text-align: justify;">Conclusion</h1>
<p style="text-align: justify;">Les <strong>différentes attaques par phishing</strong> présentées dans cet article reposent sur un <strong>manque de durcissement des configurations Azure AD</strong>. La <strong>mise en place d’un second facteur d’authentification</strong>, bien que nécessaire face aux attaques par phishing traditionnelles, n’est pas suffisante pour se prémunir des autres attaques présentées. Pour les attaques via l’authentification « device code », les administrateurs peuvent <strong>mettre en place des politiques d’accès conditionnel</strong> pour limiter les connexions suspicieuses provenant d’appareil non maitrisés par l’entreprise. Pour les attaques par consentement illicite, la mesure la plus efficace consiste à <strong>autoriser uniquement les applications approuvées par les administrateurs.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ces trois éléments de durcissement,</strong> bien que simples en apparence, peuvent faire l’objet de <strong>véritables chantiers de sécurisation</strong> afin de <strong>prendre en compte l’historique,</strong> notamment en s’assurant que les applications existantes ne soient pas bloquées par ces mesures, et en <strong>implémentant des processus </strong>de revues régulières et de validation des nouvelles applications.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h3 style="text-align: justify;">Bibliographie</h3>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://aadinternals.com/post/phishing/">https://aadinternals.com/post/phishing/</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://jeffreyappel.nl/protect-against-oauth-consent-phishing-attempts-illicit-consent-attack/">https://jeffreyappel.nl/protect-against-oauth-consent-phishing-attempts-illicit-consent-attack/</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://positivethinking.tech/insights/what-is-an-illicit-consent-grant-attack-in-office-365/">https://positivethinking.tech/insights/what-is-an-illicit-consent-grant-attack-in-office-365/</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://docs.microsoft.com/en-us/azure/active-directory/develop/publisher-verification-overview">https://docs.microsoft.com/en-us/azure/active-directory/develop/publisher-verification-overview</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://learn.microsoft.com/en-us/azure/active-directory/manage-apps/user-admin-consent-overview">https://learn.microsoft.com/en-us/azure/active-directory/manage-apps/user-admin-consent-overview</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://learn.microsoft.com/en-us/security/operations/incident-response-playbook-app-consent">https://learn.microsoft.com/en-us/security/operations/incident-response-playbook-app-consent</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://www.microsoft.com/en-us/security/blog/2021/07/14/microsoft-delivers-comprehensive-solution-to-battle-rise-in-consent-phishing-emails/">https://www.microsoft.com/en-us/security/blog/2021/07/14/microsoft-delivers-comprehensive-solution-to-battle-rise-in-consent-phishing-emails</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <a href="https://learn.microsoft.com/en-us/azure/active-directory/develop/v2-oauth2-device-code">https://learn.microsoft.com/en-us/azure/active-directory/develop/v2-oauth2-device-code</a></p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2023/03/les-attaques-par-consentement-illicite-ciblant-azure-et-office-365-une-menace-toujours-dactualite/">Les attaques par consentement illicite ciblant Azure et Office 365 : une menace toujours d’actualité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment maîtriser l’administration dans Microsoft 365 ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/10/comment-maitriser-ladministration-dans-microsoft-365/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Raymond Chan]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 19 Oct 2020 13:00:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cloud & Next-Gen IT Security]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[administration]]></category>
		<category><![CDATA[authentification]]></category>
		<category><![CDATA[Azure AD]]></category>
		<category><![CDATA[MFA]]></category>
		<category><![CDATA[office]]></category>
		<category><![CDATA[Office 365]]></category>
		<category><![CDATA[PIM]]></category>
		<category><![CDATA[Workplace]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au sein de toute infrastructure ou application, les comptes à privilèges sont des comptes particulièrement sensibles. Leur sécurisation est un sujet clé. Cela est d’autant plus vrai pour les services SaaS, pour lesquels le modèle de responsabilité partagé impose à...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/10/comment-maitriser-ladministration-dans-microsoft-365/">Comment maîtriser l’administration dans Microsoft 365 ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Au sein de toute infrastructure ou application, les comptes à privilèges sont des comptes particulièrement sensibles. Leur sécurisation est un sujet clé. Cela est d’autant plus vrai pour les services SaaS, pour lesquels le modèle de responsabilité partagé impose à une organisation de protéger ses données et ses identités, et la suite Microsoft 365 ne déroge pas à la règle.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>D’ailleurs, s’il y a bien une chose que vous devez protéger, ce sont bien vos administrateurs&nbsp;!</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Qu’elles concernent les méthodes d’authentification, les permissions des applications tierces via les API (en autorisant une application tierce à synchroniser des données avec un service de stockage externe par exemple) ou encore la <a href="https://www.theregister.com/2020/08/24/kpmg_microsoft_teams/">modification des politiques de rétention</a>, Une action d’administration peut considérablement affecter les données et la sécurité du tenant à plus large échelle. S’il est nécessaire d’expliciter encore ce point, un Administrateur général (ou <em>Global Administrator</em> en anglais) a la capacité d’accéder à l’ensemble des données ou de gérer tous les paramétrages d’Office 365, Windows 10, d’Azure AD… mais également d’Azure !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1>Quelles fonctionnalités natives dans la plateforme de Microsoft&nbsp;?</h1>
<h2>Quels modèles de droits au sein de Microsoft 365&nbsp;?</h2>
<p style="text-align: justify;">A ce jour, Microsoft 365 comporte deux niveaux de droits principaux. Ces deux niveaux permettent schématiquement de déléguer des droits d’administration en s’adaptant aux différents modèles d’organisations (petites / moyennes / grandes, centralisées / décentralisées)&nbsp;:</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Rôles Azure AD&nbsp;: Administration des services&nbsp;Azure AD et Microsoft 365 ;</li>
<li style="text-align: justify;">Rôles RBAC&nbsp;: Administration des objets au sein des services.</li>
</ul>
<h4>Premier niveau : Utilisation des rôles Azure AD pour gérer les services</h4>
<p style="text-align: justify;">La personne à l’origine de l’ouverture du tenant récupère automatiquement le rôle d’Administrateur Général. Il peut alors nommer d’autres administrateurs pour l’accompagner dans ses tâches. Dans la mesure du possible, les droits de Global Admin ne doivent pas être utilisés afin de limiter une surexposition des comptes d’administration. Une bonne pratique, consiste à limiter ce rôle général à un maximum de 3-4 comptes. De plus, pour la quasi-totalité des actions, il existe un rôle d’administration de service équivalent (ex&nbsp;: SharePoint Administrator, User Administrator, etc.).</p>
<p style="text-align: justify;">Ces rôles d’administration de services sont également appelés <a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/microsoft-365/admin/add-users/azure-ad-roles-in-the-mac?view=o365-worldwide">rôles Azure AD</a>. En effet, chaque service peut être vu comme une application Azure AD. Un administrateur serait ainsi équivalent au propriétaire du service en question. A l’heure de l’écriture de cet article, Microsoft propose 59 rôles différents, ce qui permet d’avoir <strong>un bon niveau de ségrégation des droits</strong> dans la plupart des cas.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, les rôles proposés par défaut donnent accès à l’intégralité du service administré pour l’ensemble du tenant et peut donner certains cas donner accès aux données sous-jacentes (notamment pour SharePoint Administrator, Exchange Administrator et User Administrator).</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-14378 media-14378" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-14378 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image6.png" alt="" width="1668" height="1031" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image6.png 1668w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image6-309x191.png 309w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image6-63x39.png 63w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image6-768x475.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image6-1536x949.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1668px) 100vw, 1668px" /></figure>
<p style="text-align: center;">Figure 1 &#8211; Exemples de rôles sensibles</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le <strong>cas d’une maturité avancée, </strong>il est possible d’aller plus loin dans la ségrégation des droits en créant des <strong>rôles Azure AD personnalisés</strong>. Concrètement, cela revient à décider de quelles permissions bénéficie ce rôle (ex&nbsp;: «&nbsp;microsoft.directory/applications/create&nbsp;» permet de créer des applications dans Azure Active Directory).</p>
<p style="text-align: justify;">Le revers de la médaille sera qu’il sera plus compliqué d’auditer l’administration et qu’il sera nécessaire de veiller à l’évolution des services afin de s’assurer que les permissions restent cohérentes avec les besoins des administrateurs.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Second niveau : Utilisation du modèle RBAC pour gérer les objets</h4>
<p style="text-align: justify;">Certains services tels que Exchange Online, Intune, les Centres de Securité et de Conformité ou encore Cloud App Security proposent des <a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/microsoft-365/security/office-365-security/permissions-microsoft-365-compliance-security?view=o365-worldwide">modèles de droits RBAC spécifiques</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme son nom l’indique, le <em>Role Based Access Control </em>(RBAC)<em>, </em>permet d’implémenter une gestion des permissions plus fine&nbsp;; avec la capacité de définir des rôles pour des périmètres définis (exemple sur certains groupes d’utilisateurs). Par exemple, il sera possible de créer «&nbsp;Helpdesk A&nbsp;» et «&nbsp;Helpdesk B&nbsp;» dans Exchange Online pour donner des droits de support à deux équipes distinctes sur un périmètre A et un périmètre B.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Comment provisionner les comptes d’administrations&nbsp;?</h2>
<p style="text-align: justify;">La première question est de savoir comment créer l’identité d’un administrateur. Deux stratégies sont possibles&nbsp;:</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>La <strong>création d’un compte dans le référentiel d’identité de l’organisation</strong>, qui sera ensuite synchronisé avec Azure AD (ex&nbsp;: wavestone.com)&nbsp;;</li>
<li>La <strong>création du compte directement dans Azure AD</strong>. Ce compte sera alors dit «&nbsp;cloud-only&nbsp;» (exemple&nbsp;: wavestone.onmicrosoft.com).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Quel que soit le rôle d’administration, il est recommandé pour un service SaaS comme Microsoft 365 que le <strong>compte se situe au plus près de la ressource administrée</strong>. Ici, cela revient à <strong>utiliser des comptes cloud-only</strong>. L’objectif est double : se prémunir d’une éventuelle indisponibilité ou d&rsquo;une compromission du référentiel d’identité de l’organisation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Comment attribuer des permissions&nbsp;?</h2>
<p style="text-align: justify;">La deuxième question est de savoir comment attribuer les bons privilèges aux rôles d’administration créés.</p>
<h4>Dans le cas de l’administration des services</h4>
<p style="text-align: justify;">Afin d’attribuer un rôle AAD, il est possible d’utiliser 3 méthodes (via le portail ou la commande PowerShell correspondante) :</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><strong>Le portail Azure </strong>(portal.azure.com) : c’est <strong>la méthode</strong> qui doit être privilégiée, car elle permet l’association de droits au plus près des ressources et l’utilisation de PIM, dont nous parlerons dans la suite de l’article&nbsp;;</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Le portail Microsoft 365 </strong>(admin.microsoft.com)&nbsp;: il est possible de réaliser l’attribution des rôles directement à travers le portail principal d’administration. Cependant cette méthode n’est pas compatible avec PIM ;</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>L’utilisation d’outils IAM tiers</strong>: ces solutions présentent aujourd’hui des connecteurs avec Office 365 pour réaliser le provisioning des identités et des privilèges. Ces solutions offrent une granularité moindre, ne sont pas compatibles avec PIM et sont source d’erreurs courantes. Par exemple, la synchronisation est généralement en sens unique, ce qui entraîne la réapparition du compte d’administration si celui-ci n’est supprimé que dans Azure AD.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">A noter, il est également désormais possible d’assigner un rôle Azure AD à un groupe de sécurité (Cloud uniquement) via <a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/azure/active-directory/users-groups-roles/roles-groups-concept">une fonctionnalité en preview</a>. Cela pourrait simplifier certains modèles d’administration, dans lesquels l’équipe Communications Unifiées doit par exemple bénéficier du rôle SharePoint Administrator et de Teams Administrator. Attention cependant à la gestion de ce groupe.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Dans le cas de l’administration des objets</h4>
<p style="text-align: justify;">Pour les rôles RBAC, la définition des rôles se fait directement dans la plateforme d’administration du service concerné. Il est alors possible d’assigner le rôle en question manuellement ou à un groupe de sécurité, dans le portail ou via une solution IAM.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-14380 media-14380" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-14380 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image1.png" alt="" width="1447" height="824" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image1.png 1447w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image1-335x191.png 335w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image1-68x39.png 68w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image1-768x437.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1447px) 100vw, 1447px" /></figure>
<p style="text-align: center;">Figure 2 &#8211; Fonctionnalités natives de la solution</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1>Comment bâtir et implémenter son modèle d’administration ?</h1>
<h2>Quelle stratégie pour définir son modèle de droits&nbsp;?</h2>
<p style="text-align: justify;">La construction d’un modèle de délégation doit se faire sur le <strong>principe du moindre privilège</strong>. Le cœur du travail est faire l’inventaire des cas d’usages d’administration d’Office 365 et de faire la <strong>correspondance entre vos équipes et les droits disponibles</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela peut être l’occasion de remettre à plat l’organisation des équipes traitant de l’environnement de travail. Deux constats sont assez significatifs&nbsp;:</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;">Les terminaux mobiles et les postes de travail sont destinés à être gérés par des solutions unifiées (UEM) comme Intune, Workspace One ou MobileIron, et donc par la même équipe.</li>
<li style="text-align: justify;">Les outils de sécurité et de conformité sont de plus en plus intégrés nativement dans Office 365. Il est donc nécessaire de faire tomber le mur qui existait entre le monde <em>workplace</em> et le monde sécurité, afin de créer une équipe ayant la même ambition&nbsp;: créer et maintenir une plateforme maîtrisée et sécurisée.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Office 365 a pour particularité de rassembler une multitude de services différents, tels que le stockage de fichier ou d’informations (SharePoint, OneDrive), des outils de communication (Exchange, Teams) mais aussi de sécurité (Defender, Information Protection, etc.). Il est alors indispensable de regrouper les services en catégorie et de définir une <strong>matrice de correspondance</strong> entre équipe et rôles d’administration.</p>
<p style="text-align: justify;">Concrètement, nous vous conseillons dans un premier temps d’<strong>utiliser les rôles Azure AD par défaut pour l’administration des services, et ensuite de définir des rôles plus granulaires </strong>avec RBAC et les rôles personnalisés.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est également intéressant <strong>d’identifier</strong> <strong>les rôles les plus sensibles</strong>, comme ceux permettant l’accès aux données ou paramètres de sécurité (par exemple : Global Admin, Exchange Admin, Security Administrator et Application Administration) afin de pouvoir adapter la sécurisation de ces rôles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Comment déléguer des droits d’administration sur les objets dans un contexte multi-entité&nbsp;?</h2>
<p style="text-align: justify;">Avant de parler sécurisation à proprement parler, se pose encore une autre question. Bien que <strong>la configuration des services et des paramètres de sécurité ne puisse se faire que centralement, les équipes locales ont besoin de faire actions de support</strong>&nbsp;: création ou modification d’un compte interne ou invité, réinitialisation des authentifiants, création de groupe Microsoft 365 ou d’une liste de distribution, etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Les rôles d’administration de services, les rôles Azure AD, n’offrent <strong>pas de ségrégation de privilège par périmètre</strong>&nbsp;; un administrateur Exchange Online sera ainsi en mesure de manipuler l’ensemble des boîtes mails. Il ne sera pas envisageable de donner des dans des organisations complexes ou encore dans des contextes réglementés. Plusieurs stratégies sont disponibles, en fonction de la maturité et de la complexité de l’organisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cas de petites structures, le plus simple reste d’utiliser les fonctionnalités natives&nbsp;:</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Rôles RBAC</strong>: les rôles RBAC Exchange et Intune permettent généralement d’avoir le bon niveau de granularité pour gérer les objets&nbsp;dans les portails natifs ;</li>
<li><strong><em>Administrative Units</em></strong>: les Unités administratives, <a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/azure/active-directory/users-groups-roles/directory-administrative-units">enfin en GA</a> depuis fin Septembre, sont l’équivalent du RBAC pour Azure Active Directory. Elles prennent la forme de conteneurs dans lesquels un administrateur a la possibilité de créer ou de modifier des objets, ce qui trouve tout son sens pour les activités de support.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Dans le cas de structures plus importantes, la bonne pratique est de ne pas gérer les objets (utilisateurs, boites mail, groupes, sites SharePoint, etc.) directement dans les portails natifs. Il faut une <strong>interface permettant de gérer l’ensemble de ces objets, tout en tenant compte des logiques métiers et du modèle d’administration cible</strong>. Ci-dessous, trois exemples d’interface&nbsp;:</p>
<ul>
<li style="text-align: justify;"><strong>Développement maison d’un «&nbsp;Custom Automation Engine</strong>»&nbsp;: cette interface sera décorrélée de de l’IAM et bien souvent une grosse machine à powershell&nbsp;/ Graph API ;</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Intégration d’un connecteur à la solution IAM</strong> en vigueur afin de présenter une gestion complète des objets en faisant abstraction de leur hébergement direct&nbsp;;</li>
<li style="text-align: justify;"><strong>Investissement dans une SaaS Management Plateform</strong><strong>(SMP)</strong> : des éditeurs se sont spécialisés dans la création d’outil de gestion d’Office 365, mêlant fonctionnalités d’administration des objets, de gestion de licences ou encore de supervision sécurité et opérationnelle. Parmi ces solutions, encore peu connues, on retrouve notamment ManageEngine, CoreView et Quadrotech.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">A noter&nbsp;: cette interface, dédiée aux équipes de supports, sera distincte d’une interface ouverte à tous les utilisateurs leurs permettant de créer centralement des utilisateurs invités, et des sites SharePoint, des Teams, etc. Concrètement, cette deuxième interface pourra être intégré aux outils de ITSM, à la SMP ou encore être développée à base de Power Apps et de Graph API.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1>Comment protéger l’accès à ces comptes</h1>
<h2>10 mesures pour sécuriser les comptes d’administrations</h2>
<p style="text-align: justify;">En fonction des licences de sécurité, principalement du bundle EMS, Microsoft fournit un certain nombre de contrôles pour sécuriser les comptes d’administration.</p>
<p style="text-align: justify;">La plupart de ces mesures pourraient également être obtenues via des outils tierces.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Les mesures basiques de la sécurisation du compte d’administration</h3>
<ol>
<li style="text-align: justify;"><strong>Un compte d’administrateur dédié</strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Un administrateur doit posséder un compte dédié à l’administration, différent du compte bureautique. Ce compte devrait être cloud-only dans la mesure du possible (ex : wavestone.onmicrosoft.com).</p>
<ol style="text-align: justify;" start="2">
<li><strong>Authentification Multi-Facteur </strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">L’authentification à plusieurs facteurs n’est plus une option aujourd’hui, et ce encore moins pour les administrateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette mesure est disponible pour tous, pour toutes les licences&nbsp;:</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Via MFA pour Office 365 (également appelé MFA avec héritage par personne) qui force un challenge à chaque connexion ;</li>
<li>Via les Security Defaults qui impose l’enregistrement d’un facteur additionnel pour tous les utilisateurs et impose le MFA pour les administrateurs à chaque connexion ;</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Il est également important également de veiller à la <a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/azure/active-directory/conditional-access/block-legacy-authentication">désactivation des protocoles d’authentification héritée</a> qui ne prennent pas en charge le MFA. Ces derniers permettraient en effet de passer outre l’authentification simple.</p>
<p style="text-align: justify;">Il sera également pertinent de limiter les types de facteurs supplémentaires&nbsp;disponibles ; à quoi bon sécuriser les comptes d’administration si le second facteur est l’adresse Gmail de l’administrateur.</p>
<h3>Des mesures de sécurisations fortement recommandées</h3>
<ol style="text-align: justify;" start="3">
<li><strong>Compte sans licence Office 365&nbsp;</strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Sans licence, il se sera pas possible pour un administrateur d’accéder aux différents services et données de la plateforme, ou encore d’avoir une boite mail.</p>
<p style="text-align: justify;">A noter, certains services, comme Power Apps ou Power BI, requièrent une licence pour accéder au portail d’administration. En pratique, il peut être intéressant de créer un groupe de sécurité attribuant les licences nécessaires pour les administrateurs.</p>
<ol style="text-align: justify;" start="4">
<li><strong>Conditional Access&nbsp;(avec Azure AD P1)</strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/azure/active-directory/conditional-access/overview">L’accès conditionnel</a> permet d’évaluer le contexte lors de l’accès à un service Office 365, et d’autoriser en fonction l’accès. Il permet par exemple de bloquer l’accès en fonction du type de poste utilisé (géré par l’entreprise ou non), du réseau sur lequel l’utilisateur est connecté, de l’application en question ou encore de son rôle d’administration.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans une logique Zero Trust, il ne faudrait pas différencier le réseau interne et le réseau externe, en particulier pour les administrateurs, mais plutôt se concentrer sur l’état du poste de travail et le risque de la connexion.</p>
<ol style="text-align: justify;" start="5">
<li><strong>Protection de mot de passe&nbsp;(avec Azure AD P1)</strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/azure/active-directory/authentication/concept-password-ban-bad-on-premises">Aure AD Password Protection</a> apporte des contrôles sur les mots de passe. Il sera ainsi possible d’interdire l’utilisation d’un mot de passe courant ou d’un dérivé (avec une liste prédéfinie par Microsoft ou maintenue par l’organisation).</p>
<p style="text-align: justify;">Une bonne pratique consiste à appliquer à minima cette protection sur l’ensemble des comptes d’administration Cloud-only.</p>
<ol style="text-align: justify;" start="6">
<li><strong>Azure AD Identity Protection (avec Azure AD P2)</strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/azure/active-directory/identity-protection/overview-identity-protection">Azure AD Identity Protection</a> permet d’ajouter une notion de risque dans l’évaluation des accès et des comportements des utilisateurs. Concrètement, il sera opportun des définir les politiques suivantes&nbsp;;</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Risky users&nbsp;: Forcer le changement de mot de passe pour un administrateur susceptible d’être compromis (avec un risque Medium ou High)&nbsp;;</li>
<li>Risky sign-in&nbsp;: Forcer un challenge MFA lors d’un accès à risque (ex&nbsp;: IP anonyme ou inhabituelle).</li>
</ul>
<ol style="text-align: justify;" start="7">
<li><strong>Azure AD Privileged Identity Management (avec Azure AD P2): </strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;"><a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/azure/active-directory/privileged-identity-management/">Azure AD Privileged Identity Management</a> est un service permettant de contrôler l’attribution et l’utilisation des rôles d’administration&nbsp;:</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Attribuer de droits «&nbsp;just-in-time&nbsp;» en donnant un rôle éligible au lieu de permanent&nbsp;;</li>
<li>Soumettre l’activation d’un rôle à une validation d’une tierce partie&nbsp;;</li>
<li>Mettre en place une date de fin de droit pour un rôle d’administration&nbsp;;</li>
<li>Forcer les recertifications des administrateurs.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Il sera pertinent de distinguer les rôles dits sensibles des autres, lors de l’implémentation.</p>
<p style="text-align: justify;">Le suivi des administrateurs éligibles permet en bonus, de prendre conscience de l’utilisation réelle des droits d’administration et donc de nettoyer plus facilement la liste des administrateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">A noter, les fonctionnalités de PIM ont récemment été <a href="https://docs.microsoft.com/en-us/azure/active-directory/privileged-identity-management/groups-features">étendus aux différents groupes</a>, ce qui permet de mettre en place du «&nbsp;Just-in-time&nbsp;» pour <a href="https://techcommunity.microsoft.com/t5/microsoft-security-and/using-azure-pim-for-the-aip-super-user-feature-management/ba-p/1587690">des cas plus exotiques comme les Super-Users RMS / AIP</a>.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Pour aller encore plus loin</h3>
<ol style="text-align: justify;" start="8">
<li><strong>Supervision des action administrateurs pour détecter les comportements anormaux</strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">Une fois toutes ces mesures de sécurisation en place, il ne vous reste plus qu’à implémenter de la supervision afin de détecter les non-conformités aux règles précédentes et les comportements anormaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pour cela, rien de mieux que de se référer à <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/03/journalisation-doffice-365-un-cas-concret-avec-les-administrateurs/">notre article</a> sur le sujet pour comprendre les journaux disponibles.</p>
<ol style="text-align: justify;" start="9">
<li><strong>Mettre en place une Privileged Access Workstation</strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">L’administration étant une action par définition critique. Il est nécessaire qu’elle soit réalisée dans un périmètre de confiance. La mise à disposition de <a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/windows-server/identity/securing-privileged-access/privileged-access-workstations">PAW, ou poste d’administration</a>, permettra d’aller dans cet objectif.</p>
<p style="text-align: justify;">La configuration du poste d’administration devrait être simple (pas de droits d’administration local, navigation Internet restreinte, ports USB bloqués, modules PowerShell préinstallés, etc.). Mais le fait de restreindre la connexion d’un administrateur Office 365 depuis ce poste peut poser plus de soucis. Pour cela, plusieurs possibilités existent&nbsp;:</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Dans un contexte moderne, une réponse simple est de s’appuyer sur les outils Microsoft : définir un profil de poste d’administration dans Intune et l’assigner aux administrateurs. Avec une règle d’accès conditionnel, il est possible d’exiger un poste conforme lors de la connexion.</li>
<li>Dans un modèle plus classique, il est possible de mettre en place un <a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/windows-server/security/credentials-protection-and-management/authentication-policies-and-authentication-policy-silos">silo d’authentification</a> avec les administrateurs et les postes associés. On aurait ainsi un modèle se rapprochant du modèle en tiers bien connu des équipes AD.</li>
<li>D’autre pistes sont également possibles, même si plus complexes : association d’un certificat et d’un reverse proxy ou encore d’un bastion.</li>
</ul>
<ol style="text-align: justify;" start="10">
<li><strong>Rester informé des bonnes pratiques et des nouveautés</strong></li>
</ol>
<p style="text-align: justify;">On ne rappellera jamais assez qu’Office 365 étant une plateforme Cloud, elle est en évolution constante. Se tenir au courant permettra de continuer à augmenter son niveau de sécurisation au fil du temps.</p>
<figure id="post-14382 media-14382" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-14382 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image2.png" alt="" width="1875" height="785" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image2.png 1875w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image2-437x183.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image2-71x30.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image2-768x322.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/10/Image2-1536x643.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1875px) 100vw, 1875px" /></figure>
<p style="text-align: center;">Figure 3 &#8211; La sécurisation des comptes, des mesures qui se comptent sur les doigts de la main</p>
<h2 style="text-align: justify;">Focus sur les comptes bris de glace</h2>
<p style="text-align: justify;">Une bonne pratique d’administration de la plateforme de Microsoft est la mise en place de comptes d’administrateur permettent en cas d’incident de récupérer le contrôle sur la plateforme.&nbsp; Ce sont ce que l’on appelle des comptes bris de glace. Ces comptes doivent permettent un total contrôle sur le tenant Office 365 et le rôle de Global Administrator leur est donc attribué.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces comptes doivent faire preuve d’une sécurisation, cependant il ne faut pas oublier leur spécificité qui consiste à les utiliser en cas d’incident. Ainsi <strong>la sécurisation imposée à ces comptes doit rester compatible avec le caractère urgent de leur utilisation</strong>.&nbsp; Ces comptes doivent donc répondre aux recommandations suivantes&nbsp;:</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Être des comptes cloud-only</li>
<li>Pas de MFA configuré (ou du moins un MFA tiers)</li>
<li>Stockage du mot de passe dans un coffre auquel seulement des personnes identifiées de l’équipe sécurité ou Office 365 peuvent accéder</li>
<li>Mise en place d’alerte afin de vérifier que ces comptes ne sont pas utilisés hors d’une procédure d’incident nécessitant l’utilisation du bris de glace.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Il est également recommandé de ne pas utiliser de convention de nommage spécifique pour ces comptes, ils ne doivent pas attirer l’œil d’un possible attaquant&nbsp;!</p>
<h1 style="text-align: justify;">Conclusion</h1>
<p style="text-align: justify;">La sécurité sur Office 365 repose sur des mesures techniques de protection des comptes administrateurs, ainsi que l’implémentation d’un modèle d’administration cible, ce qui comprend une gouvernance et des processus clairs, des outils pour mettre en place cette délégation de droits, et des dispositifs pour le maintenir dans le temps.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais quelles que soient les mesures de protection implémentées, la <strong>sécurité repose avant tout sur les administrateurs de la solution</strong>. S<strong>ensibilisation des administrateurs et contrôles seront indispensables</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Les administrateurs doivent garder à l’esprit que leurs comptes donnent accès à des informations et des actions extrêmement sensibles&nbsp;: ils sont donc la cible privilégiée des pirates informatiques&nbsp;!</p>
<p style="text-align: justify;">O365 étant en constante évolution, chaque nouveauté introduite par Microsoft pourra amener également son lot de problèmes de sécurité qu’il faudra étudier et prendre en compte. Profitez-en pour mettre à jour vos documentations&nbsp;: analyses de risques O365, configuration des services, modèle de délégation…toujours <strong>sans oublier de permettre à vos administrateurs de se former</strong>&nbsp;<strong>!</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/10/comment-maitriser-ladministration-dans-microsoft-365/">Comment maîtriser l’administration dans Microsoft 365 ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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