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	<title>William Revah, Auteur</title>
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	<description>Le blog cybersécurité des consultants Wavestone</description>
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	<title>William Revah, Auteur</title>
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		<title>Documentation PCA : comment passer d&#8217;un corpus bien pensé à un corpus bien géré</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2012/11/documentation-pca-comment-passer-du-corpus-bien-pense-au-corpus-bien-gere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[William Revah]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Nov 2012 10:32:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyberrisk Management & Strategy]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers - Stratégie & projets IT]]></category>
		<category><![CDATA[continutié d'activité]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[PCA]]></category>
		<category><![CDATA[Risk management]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>[Article rédigé en collaboration avec Raphaël Brun, consultant senior] Une précédente tribune a rappelé l’importance de formaliser sa documentation PCA en fonction de ses finalités, afin de la rendre réellement opérationnelle. Reste alors à assurer l’accessibilité de ces documents –...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2012/11/documentation-pca-comment-passer-du-corpus-bien-pense-au-corpus-bien-gere/">Documentation PCA : comment passer d&rsquo;un corpus bien pensé à un corpus bien géré</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>[Article rédigé en collaboration avec Raphaël Brun, consultant senior]</p>
<p><em>Une précédente tribune a rappelé l’importance de <a title="Viser l’efficience de sa documentation PCA !" href="http://www.solucominsight.fr/2012/10/viser-lefficience-de-sa-documentation-pca/">formaliser sa documentation PCA </a>en fonction de ses finalités, afin de la rendre réellement opérationnelle.</em></p>
<p><em>Reste alors à assurer l’accessibilité de ces documents – au quotidien mais aussi et surtout en cas de crise : processus de mise à jour, multiplicité des acteurs, périodicités et responsabilités variables,…</em></p>
<p><em>En un mot, se pose la question de la gestion documentaire du corpus PCA, avec en creux</em><em> celle du recours à un outillage spécifique.</em></p>
<h2>La gestion documentaire : socle historique mais perfectible de l’outillage PCA</h2>
<p>Le PCA a toujours été un grand producteur de documents : en faciliter la gestion a donc naturellement été un des premiers objectifs des progiciels PCA, parmi lesquels on trouve LDRPS, PARAD et frontGRC en France, Shadow Planner, INONI BCP Pro, MyCoop, ResilienceOne, Business Protector, RevoverPlanner sur les marchés anglo-saxons. Ces outils ont, dans les grandes lignes, des fonctionnalités similaires : décrire l’organisation (acteurs, processus, ressources, etc.), y associer un certain nombre de propriétés (notamment les DIMA et PDMA) et les plans à déclencher lorsqu’une ressource ou un processus est touché. Des mécanismes de workflow plus ou moins élaborés sont également disponibles : possibilité de définir des responsables pour chaque document, des dates de revues régulières, voire de lancer automatiquement des campagnes BIA (Bilan d’Impact sur l’Activité).</p>
<p>Si une telle approche et de telles fonctionnalités peuvent paraître séduisantes, elles doivent être considérées avec prudence. En effet, chaque progiciel est construit selon un schéma de pensée (modèle de données, typologie et approche des traitements, hiérarchie des habilitations) qui ne sont pas toujours transposables dans le contexte des organisations. En conséquence, l’usage d’un outil demande soit d’en contourner le fonctionnement optimal, soit de revoir son organisation voire son processus de continuité d’activité. In fine, le recours à un outil doit être envisagé en connaissance de cause, conscient de son potentiel facilitateur sur certains aspects (revue des risques, mesure des impacts, recensement des processus, annuaires), mais aussi des lourdeurs et contraintes qu’il va imposer, notamment dans son usage de référentiel documentaire.</p>
<h2>Viser un mode de gestion documentaire simple, déjà ancré dans le fonctionnement de l’organisation</h2>
<p>A défaut d’outil PCA, on pourra dans un premier temps s’appuyer  sur une gestion documentaire traditionnelle : dépôt des documents sur un répertoire partagé et sécurisé, triés selon leurs finalités et accessibles quelques soient les conditions rencontrées. Charge alors à l’équipe PCA de piloter la maintenance et la révision des documents en mobilisant les différents contributeurs.</p>
<p>Les organisations plus complexes pourront envisager le recours à un outil de Gestion Électronique de Documents (GED).  Ce type d’outil facilite la gestion documentaire en délivrant une meilleure gestion du contenu (méta-informations), de ses révisions et de son indexation. Il fournit également des fonctionnalités plus fines de partage et de modification des documents. Il propose enfin des possibilités de workflow contribuant aux cycles de validation et de révision des documents.</p>
<p>Attention toutefois à éviter l’écueil de bâtir une GED (Livelink, Sharepoint,…) spécifiquement pour le PCA : on s’appuiera plutôt sur un outil existant, déjà adopté par les utilisateurs. Un tel outil étant consulté régulièrement pour d’autres besoins, il facilitera la mise à jour des documents PCA.</p>
<h2>Comment s’assurer de disposer des procédures en cas de crise ?</h2>
<p>Au-delà de la mise à jour des documents, l’outillage doit être pensé pour la mise à disposition des documents le jour J. Il faut dès lors s’assurer, quel que soit le mode de gestion choisi, de sa disponibilité en cas de sinistre.</p>
<p>De prime abord, on pourrait penser faire de la solution de gestion documentaire la première application à remonter, à l’aider d’une procédure qu’elle ne doit pas héberger… Tentation à repousser tant cette solution crée un important point de blocage potentiel dans le déroulement du plan de continuité !</p>
<p>Mieux vaut faire bénéficier la solution de gestion documentaire (outil PCA ou GED) des mêmes garanties de disponibilités que les applications les plus critiques, soit en recourant à une solution hébergée (ce qui nécessite de traiter les problématiques de la confidentialité des données et de la dépendance à l’éditeur), soit en tirant partie d’un hébergement sécurisé (bi-site ou datacenters éloignés).</p>
<p>Il y a toutefois fort à parier que l’émergence des offres SaaS par les éditeurs de GED (ex : Sharepoint Online pour Office 365) va certainement modifier en profondeur le mode d’hébergement des bases documentaire PCA (hors outils spécifiques).</p>
<p>Quel que soit l’hébergement, une garantie complémentaire pourra enfin être offerte par la copie régulière sur support amovible, voire l’impression, de l’ensemble des plans (du moins pour les documents qui ne sont pas souvent modifiés).</p>
<h2>Un outil pour accompagner un processus rodé</h2>
<p>En synthèse, qui dit gestion de documentation PCA et mise à disposition le jour J ne dit pas nécessairement outil PCA : comme d’habitude, il convient de prendre garde à ne pas se laisser guider par l’outil !</p>
<p>Avant d’envisager un outillage plus évolué que le répertoire partagé, il est nécessaire de roder le cycle de vie du PCA et notamment la mise à jour de sa documentation, qu’il sera toujours temps d’industrialiser à l’aide d’un outil. A contrario, le choix précoce d’un outil pourra contraindre toute la mise en œuvre du PCA et obérer les chances de déployer un processus véritablement en ligne avec son organisation.</p>
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		<title>Alerter en cas de crise : faut-il passer par un EMNS (Emergency Mass Notification System)?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2012/07/alerter-en-cas-de-crise-faut-il-passer-par-un-emns-emergency-mass-notification-system/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[William Revah]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jul 2012 12:21:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Ethical Hacking & Incident Response]]></category>
		<category><![CDATA[crise]]></category>
		<category><![CDATA[crisis management]]></category>
		<category><![CDATA[outillage]]></category>
		<category><![CDATA[PCA]]></category>
		<category><![CDATA[plan de continuité d'activité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>De l’art de mobiliser en situation de crise… « Allo Bernard ? C’est Jacques ! Ton pro est sur répondeur, heureusement Philippe avait ton perso. Désolé de te réveiller, mais  notre SI est tombé. Apparemment, une mise en production s’est mal passée. Quelle...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>De l’art de mobiliser en situation de crise…</p>
<p align="left"><em>« Allo Bernard ? C’est Jacques ! Ton pro est sur répondeur, heureusement Philippe avait ton perso. </em></p>
<p align="left"><em>Désolé de te réveiller, mais  notre SI est tombé. Apparemment, une mise en production s’est mal passée. Quelle application ? Aucune idée.</em></p>
<p align="left"><em>Philippe m’a chargé de mobiliser la cellule de crise. Du coup, tu peux regarder la procédure et appeler Simone avant de venir s’il te plait ? Rappelle-moi si tu ne retrouves pas le numéro. J’espère qu’elle sera là, c’est vraiment la galère on est en pleine clôture. </em></p>
<p align="left"><em>Envoie-moi un SMS pour me dire quand  tu arrives. Au fait, tu sais où on se retrouve ? Non ? À l’Atlantis, salle du conseil. On verra en arrivant comment on prévient les collaborateurs.»</em></p>
<p>Bien que fictives, ces quelques lignes – qui évoqueront peut-être à certains des souvenirs – mettent en évidence les points clés d’un début efficace de gestion crise et les difficultés afférentes.</p>
<p><span id="more-2040"></span></p>
<p>En effet, les différents acteurs doivent réussir à se contacter, relayer une information exacte, obtenir de la visibilité sur les disponibilités et, éventuellement, alerter massivement les collaborateurs ; alors même qu’ils sont en situation de stress, pas ou peu préparés, que les procédures et annuaires sont oubliés voire non mis à jour et que les moyens de communication habituels ne sont pas forcément disponibles.</p>
<p>Impossible dès lors de s’assurer que l’alerte a été correctement transmise jusqu’aux derniers maillons et que la mobilisation suffit à adresser la crise rencontrée. Sans parler de la probable difficulté à informer l’ensemble des collaborateurs de l’organisation.</p>
<p>Au vu de ces difficultés, le recours à un outillage spécifique à ces premières phases de crise peut se révéler pertinent.</p>
<h2>Industrialiser l’alerte : des outils offrant de nombreuses fonctionnalités couvrant différents aspects de la gestion de crise</h2>
<p>On distingue classiquement deux besoins d’alerte distincts lorsqu’une organisation doit faire face à une crise. Le premier est de monter le plus rapidement possible la cellule de crise appropriée à la nature du sinistre. Le second est d’alerter largement ses collaborateurs –  éventuellement organisés en différentes populations – de façon pro active, tout en s’enquérant de leur condition (ce que ne permet pas l’usage d’un numéro vert).</p>
<p>Pour ce faire, il est possible de recourir à ce que les américains appellent un EMNS : Emergency Mass Notification System, ou outil d’alerte et de communication d’urgence, qui vise à éviter les écueils décrits plus haut grâce à différentes fonctionnalités.</p>
<p>En amont, un tel outil permet de définir des <strong>schémas d’alerte</strong>, listant les <strong>personnes à prévenir </strong>(sans limitation de nombre), l’éventuelle escalade, les <strong>moyens de communication</strong> à utiliser (mail, téléphone, serveur vocal interactif, sms voire fax, en distinguant les canaux principaux de ceux à activer en cas d’échec), et enfin <strong>la teneur du message</strong>, qui peut bien sûr être adaptée le jour J.</p>
<p>En cas d’alerte à déclencher, la personne d’astreinte dispose de <strong>différents moyens d’activation</strong>. Le principal est un portail internet, mais il est aussi possible de lancer une activation par d’autres médias (téléphone, sms, etc.).</p>
<p>Une fois l’alerte lancée, l’outil permet de suivre <strong>la progression du processus</strong> : échec ou succès des appels, retours des personnes contactées, etc.</p>
<p>Cette richesse fonctionnelle a pour contrepartie l’exploitabilité de la solution. Les interfaces sont riches et leur maitrise n’est pas immédiate, du moins en ce qui concerne le paramétrage.</p>
<p>La mise en place d’un tel outil peut aussi demander un investissement non négligeable, voire un développement spécifique pour assurer l’interface avec des éléments du SI de l’organisation comme l’annuaire des contacts. Les coûts d’entrée peuvent donc être élevés.</p>
<p>Au quotidien le coût est principalement constitué de l’abonnement, ces outils étant le plus souvent proposés en mode SaaS, notamment pour ne pas les exposer aux mêmes risques que ceux des clients. Les communications sont facturées à l’usage.</p>
<h2>Un marché des EMNS loin d’être uniforme à travers le monde</h2>
<p>Ces outils se sont principalement développés aux Etats-Unis, sous l’impulsion de réglementations fédérales (NFPA 72 2012 et DoD UFC 04-021-01). En mars dernier, le Gartner a mené une revue des EMNS présents sur le marché américain, qui a recensé plus de 50 fournisseurs ; 13 ont fait l’objet d’une étude détaillée, et 4 ont été positionnés dans le quadrant des leaders : Everbridge, MIR3, SendWordNow et AtHoc .</p>
<p>Pour autant, aucun de ces acteurs majeurs n’est présent en Europe, où l’on trouve généralement un acteur prépondérant par pays : Fact24 en Allemagne, AlarmTilt au Luxembourg, DolphinSystemsSikado en Suisse, etc.</p>
<p>Certains, comme Fact24 et AlarmTilt sont néanmoins présents sur le marché français, mais celui-ci reste atypique. Peu développé, il est en effet essentiellement adressé par des acteurs du telemarketing ou de la relation client qui ont su adapter leurs plates-formes à la transmission d’alertes (par exemple la solution GALA, qui équipe la majorité des préfectures, basée sur l’offre ContactEveryOne d’Orange ou la solution push SMS de Jet Multimedia).</p>
<p>Se positionnent également des acteurs issus de la surveillance et de l’alerte industrielle, avec des outils en mesure de s’interfacer avec différents canaux de communication pour proposer un service équivalent à un EMNS.</p>
<h2>Consulter le marché pour trouver l’outil qui saura accompagner une organisation de crise définie au préalable</h2>
<p>Avant d’envisager le recours à un EMNS, il est nécessaire d’être au clair sur sa gestion de crise et sur les modalités d’alerte et d’information de ses collaborateurs : acteurs mobilisés, messages délivrés, information avec acquittement de collaborateurs, etc. Comme à chaque fois, l’outil doit venir accompagner un processus en place, et non pas permettre de le définir.</p>
<p>Une fois ce pré-requis atteint,  le recours à EMNS est de nature à accélérer les phases d’alerte et accompagner le dispositif de crise. Ceci est d’autant plus vrai pour les organisations de grande taille, géographiquement réparties ou ayant des modalités d’astreinte complexes.</p>
<p>Reste dès lors à trouver le bon outil, qui saura répondre au besoin, être disponible le jour J, et dont on est sûr que les communications seront transmises, le tout à un coût raisonnable. Pour y parvenir, il faudra se demander quelles sont les fonctionnalités qui serviront à accompagner la gestion de crise, et être en mesure de les distinguer de celles qui constitueront un plus. Puis consulter le marché sur cette base pour trouver l’outil adéquat.</p>
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		<title>Les entreprises face à une crue exceptionnelle</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2011/11/les-entreprises-face-a-une-crue-exceptionnelle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[William Revah]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Nov 2011 13:27:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Ethical Hacking & Incident Response]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers - Stratégie d’entreprise]]></category>
		<category><![CDATA[catastrophe naturelle]]></category>
		<category><![CDATA[continuité d'activité]]></category>
		<category><![CDATA[crisis management]]></category>
		<category><![CDATA[PCA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les Parisiens sont prévenus : la Seine connaîtra à nouveau une crue comparable à celle de 1910. Ils ne seront pas les seuls touchés. La Marne débordant aussi, toute la région est concernée, de sorte qu’il convient de parler de crue...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les Parisiens sont prévenus : la Seine connaîtra à nouveau une crue comparable à celle de 1910. Ils ne seront pas les seuls touchés. La Marne débordant aussi, toute la région est concernée, de sorte qu’il convient de parler de crue exceptionnelle en Ile-de-France.</p>
<p>Aujourd’hui, les conséquences d’une crue similaire seraient diverses : arrêt des transports et difficultés de circulations, absentéisme dans les entreprises et les services publics, coupures électriques, eau non potable, etc.</p>
<p>Face à ces impacts variés, l’arrêt d’une grande partie des activités des entreprises est inéluctable. Mais les responsables de la continuité de l’activité des entreprises ne sont pas totalement démunis. Une inondation se déroule en trois temps : montée des eaux, pic de crue, décrue. Cette progressivité permet d’anticiper les impacts et donc les solutions à mettre en place.</p>
<h4>Avant la crue et jusqu’à la montée des eaux, scénariser la crise et adopter les mesures de sauvegardes</h4>
<p>« Quand on commence avec des certitudes, on termine avec des doutes ». La crue exceptionnelle illustre parfaitement cette maxime de Francis Bacon. Il est certain qu’elle arrivera, sans qu’on sache exactement à quoi nous attendre à ce moment-là.</p>
<p>Pour éclairer les zones d’ombres, de nombreuses études sont toutefois disponibles (études DIREN, PPRI des communes…). Malgré tout, des questions resteront posées. Paris ne présente plus le même visage qu’au début du siècle dernier. L’évolution des sols et sous-sols rend partiellement caduques les cartes de 1910. Les modélisations existantes ne tiennent pas compte de tous les paramètres (remontées d’eau dans les sous-sols notamment), de sorte qu’il n’est pas possible d’anticiper précisément les impacts.</p>
<p>Enfin, et surtout, la crue pourrait être bien plus virulente, comme ce fut le cas à Prague en 2002, invalidant toutes les prévisions basées sur les hauteurs d’eau de 1910.</p>
<p>En tenant compte de tous ces paramètres, et en acceptant de ne pas tout maîtriser, le responsable de la continuité d’activité pourra réaliser son analyse d’impact. Suite à celle-ci, il sera en mesure de lancer immédiatement des actions conservatoires (remontée ou déménagement de ressources clés) et de bâtir un scenario de crise en plusieurs étapes (vigilance, alerte, mobilisation, …) en fonction de la montée des eaux et de la chronologie des évènements associés</p>
<p>Cette scénarisation permettra de définir une procédure « crue » à dérouler lorsque les eaux monteront.</p>
<p>Pour chacune des étapes anticipées lors de la montée des eaux, un ensemble d’actions sera mis en œuvre pour se prémunir au mieux des conséquences sans perturbation de l’entreprise au quotidien : pré-mobilisation de la cellule de crise, remontée d’équipements dans les étages, vérification des dispositifs de secours et de sauvegarde, installations de batardeaux…</p>
<h4>Adapter au mieux son PCA pendant le pic et la décrue</h4>
<p>En situation de « pic de crue », certainement deux à trois semaines, les impacts sur l’entreprise mais plus globalement sur l’ensemble de la région Ile de France seront extrêmement conséquents. Impossible dès lors de couvrir le risque comme avec un PCA classique.</p>
<p>Le Plan de Continuité d’Activité « crue » devra savoir s’adapter à cette situation exceptionnelle, et ne plus chercher à couvrir toutes les fonctions critiques de l’entreprise mais bien uniquement les fonctions absolument vitales et les organes de crise auxquels devront être dédiés tous les moyens disponibles. Le RPCA doit faire son deuil d’une continuité de l’ensemble des activités, même celles habituellement reprises.</p>
<p>Les solutions classiques des PCA devront également être évaluées au regard des contraintes spécifiques du « pic de crue » : le nomadisme repose sur des infrastructures dont rien ne garantit le bon fonctionnement en situation de crue, le repli doit prendre en compte le lieu d’hébergement des collaborateurs (la Seine et la Marne ne pouvant être franchies)…</p>
<p>La décrue des fleuves peut durer plusieurs semaines (35 jours en 1910), et durera a minima plusieurs mois pour les entreprises touchées : nettoyage des bâtiments, consolidation des fondations, remise en état d’équipements, réapprovisionnements…</p>
<p>Pour autant, les actions à mettre en œuvre au cours de ces étapes ne peuvent être formalisées de façon précise tant que la crue ne s’est pas déroulée. Le RPCA devra plutôt s’attacher à dégager les grands principes qui guideront la reprise progressive des activités durant cette étape : abandon/remise en fonction des bâtiments, activités à reprendre en priorité, pré-contractualisation de stock de reprise, etc.</p>
<h4>Se focaliser sur l’essentiel pour faire face à la crue</h4>
<p>Il est impossible de prévoir et traiter intégralement une crue exceptionnelle. Toutefois, aborder la problématique en amont permettra de scénariser la crise et de prévoir les actions de limitation de ses conséquences.</p>
<p>Les impacts résiduels seront traités par des solutions PCA « plus classiques », couvrant ce qui ne peut être protégé, mais doit être préservé.</p>
<p align="left">In fine, se préparer à faire face à la crue, c’est initier la prise en compte des chocs extrêmes, sinistres pour lesquels tous les impacts ne peuvent être couverts, rendant la hiérarchisation des activités vitales encore plus essentielle à la continuité.</p>
<div>
<hr align="left" size="1" width="33%" />
</div>
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