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	<title>Julien.Masson, Auteur</title>
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	<description>The cybersecurity &#38; digital trust blog by Wavestone&#039;s consultants</description>
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	<title>Julien.Masson, Auteur</title>
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		<title>Nouveau règlement Européen sur la protection des données personnelles : quels impacts suite à la version du trilogue ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2016/03/8822/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien.Masson]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Mar 2016 13:06:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>MIS A JOUR du 14/04/2016 :  Le Parlement européen vient d&#8217;adopter définitivement le règlement Européen sur la protection des données personnelles qui était en débat depuis 4 longues années. Il sera applicable d&#8217;ici 2 ans. Le trilogue informel débuté en...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>MIS A JOUR du 14/04/2016 : <em> Le Parlement européen vient d&#8217;adopter définitivement le règlement Européen sur la protection des données personnelles qui était en débat depuis 4 longues années. Il sera applicable d&#8217;ici 2 ans.<br />
</em></strong></p>
<p><em>Le trilogue informel débuté en juin dernier semble finalement avoir porté ses fruits. En effet, dans son communiqué du <a href="http://europa.eu/rapid/press-release_IP-15-6321_fr.htm">15 décembre 2015</a>, la Commission Européenne a annoncé qu’un accord a été conclu entre elle-même, le Conseil de l’Union Européenne et le Parlement Européen. Le texte est donc prêt à être promulgué, ne reste plus qu’au Parlement et au Conseil d’adopter formellement le texte (voir la <a href="http://www.solucominsight.fr/2015/06/donnees-a-caractere-personnel-un-pas-de-geant-en-faveur-de-ladoption-du-reglement-europeen/">procédure d’adoption d’un règlement européen</a>). Nous avions précédemment parcouru le <a href="https://www.solucominsight.fr/2015/09/nouveau-reglement-europeen-sur-la-protection-des-donnees-personnelles-anticiper-les-3-impacts-majeurs/">contenu des dernières propositions en date afin d’en décrypter les 3 impacts majeurs</a><a href="http://www.solucom.fr/wp-content/uploads/2015/10/SOLUCOM_Lettre-s%C3%A9curit%C3%A9-38-web.pdf">,</a> nous vous proposons aujourd’hui d’en faire de même sur la version finale du règlement.</em></p>
<h1>QUEL CHANGEMENT POUR LES ENTREPRISES ?</h1>
<p>Premier point important à noter, le règlement n’impose pas les mêmes obligations aux <strong>multinationales</strong> et aux <strong>PME</strong> de moins de 250 employés (cf. <a href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2003:124:0036:0041:en:PDF">Commission Recommendation 2003/361/EC of 6 May 2003</a>) : ces dernières, sous certaines conditions (absence de traitements sensibles et réalisation de traitements de données occasionnels) se voient <strong>dispensées de l’obligation de tenir un registre des traitements</strong>.</p>
<h2>Responsabilisation ou « Accountability »</h2>
<p>Le règlement fait <strong>disparaitre l’obligation de déclaration des traitements</strong> mais impose la <strong>tenue d’une documentation</strong> permettant au responsable de traitement de prouver sa <strong>conformité</strong> détaillant : les coordonnées du responsable de traitement, la liste des traitements de données avec leur finalité, les catégories de personnes concernées, les personnes pouvant accéder aux données, les transferts internationaux, la date de suppression des données et les mesures de sécurité associées. Le <strong>Data Privacy Officer</strong> (DPO), s’il est nommé, sera le <strong>garant de ce registre.</strong> Cependant, pour les traitements identifiés comme sensibles à la suite d’une l’analyse d’impact, le responsable de traitement devra consulter son autorité de référence avant de le mettre en œuvre. Cette autorité pourra lui imposer <strong>des mesures à mettre en place.</strong></p>
<p>Le DPO ne sera pas généralisé à toutes les entreprises et contrairement à ce qui avait été proposé, <strong>il n’y aura pas de seuil relatif au nombre d’employés</strong> ou de personnes concernées par le traitement. L’<strong>obligation de nommer un DPO sera limitée</strong> :</p>
<ul>
<li>Aux autorités publiques (à l’exception des tribunaux) ;</li>
<li>Aux entreprises qui, de par leurs activités, collectent des données personnelles de manière systématique ou sur un grand nombre de personne ;</li>
<li>Aux entreprises dont le cœur de métier de l’entreprise repose sur des traitements définis comme sensibles par le <a href="http://www.numerama.com/content/uploads/2015/12/reglement-donnes-personnelles-compromis.pdf">règlement au sein de l’article 9</a>.</li>
</ul>
<p>Les tâches et activités du DPO sont définies par le règlement :</p>
<ul>
<li>Servir de point de contact aux contrôleurs,</li>
<li>Participer aux analyses d’impact,</li>
<li>Surveiller la conformité de l’entreprise au règlement</li>
<li>Conseiller le responsable de traitement et ses employés sur les sujets relatifs aux données à caractère personnel.</li>
</ul>
<p>Dernier point à noter, ce DPO n<strong>e devra pas nécessairement être employé directement par le responsable de traitement</strong> et pourra être <strong>mutualisé</strong>, à condition qu’il reste facilement accessible.</p>
<h2>Mise en place du Privacy by Design</h2>
<p>Les responsables de traitement devront garantir que les<strong> traitements de données ne portent pas atteinte à la vie privée</strong> des personnes en recourant à divers mécanismes (pseudo anonymisation, collecte des données au strict minimum nécessaire, durée de conservation, restriction des accès…). Cette réflexion devra non seulement être réalisée au moment de la conception du traitement, mais également <strong>tout au long de la durée de vie du traitement</strong> à l’aide d’<strong>un processus d’audit</strong> préalablement défini. Afin d’accompagner les entreprises dans ces travaux, <strong>des codes de conduites</strong> ou des <strong>certifications</strong> pourront être mis en place par les contrôleurs.</p>
<p>Le règlement prévoit explicitement que des <strong>analyses d’impacts</strong> sur la vie privée des personnes soient réalisées sur les traitements présentant des risques pour les droits et libertés des individus. Ces analyses permettront de définir les <strong>mécanismes de sécurité</strong> à y associer ou encore la nécessité de<strong> modifier le traitement.</strong> Ce sera le DPO qui devra arbitrer sur la nécessité de réaliser ces analyses.</p>
<p>Là encore, afin d’accompagner les entreprises, deux mesures sont mises en place : les contrôleurs sont invités à établir une<strong> liste de traitements pour lesquels une analyse d’impact est obligatoire</strong> et en cas de fort risque identifié par l’entreprise, elle <strong>devra collecter l’avis du contrôleur compétent sur le traitement.</strong></p>
<p>Point intéressant à noter, une <strong>unique analyse</strong> pourra être réalisée pour un<strong> ensemble de traitement similaire.</strong></p>
<h2>Notification des fuites</h2>
<p>Le règlement entérine également l’obligation de <strong>notification des fuites de données.</strong> En effet, le responsable de traitement aura<strong> 72h</strong> pour notifier les autorités en décrivant : la nature de la fuite de données, le nombre et la catégorie de personnes concernées, la nature ainsi que le volume des données et le plan de remédiation.</p>
<p>Par ailleurs le responsable de traitement devra également <strong>notifier, sans délai, les personnes concernées</strong> s’il estime que la fuite présente un risque avéré pour ces personnes.</p>
<h2>Les autres mesures à garder en tête</h2>
<p>Il a été décidé de renforcer les pouvoirs du « <em>European Data Protection Board </em>», groupement de l’ensemble des autorités de contrôle, qui devra <strong>s’assurer de la cohérence de l’application du règlement</strong> au sein des différents Etats de l’Union Européenne.</p>
<p>Le<strong> droit à la portabilité</strong>, qui n’était pas systématiquement présent entre les différentes versions du règlement a été réintégré. Pour les entreprises, cela signifie qu’elles devront être capables de restituer l’ensemble des données personnelles à la personne concernée sous un format structuré et pouvant être traité simplement. Par ailleurs, ces données pourront également être transmises directement à une autre entreprise sur demande.</p>
<p>Comme évoqué précédemment, une<strong> liste des données sensibles</strong> a été définie dans le règlement : origine ethnique, opinions politiques, religieuses ou philosophiques, données génétiques, biométriques, relatives à la santé et aux préférences sexuelles des personnes. Le traitement de ces données sera soumis à de <strong>strictes restrictions.</strong></p>
<p>En plus de ces données, les autorités de contrôle, via le « <em>European Data Protection Board </em>», pourront définir une<strong> liste de traitements sensibles.</strong></p>
<p>Le principe du<strong> guichet unique</strong> a été précisé. Chaque entreprise devra choisir un<strong>e autorité de référence</strong> (celle de son établissement principal) qui lui servira du<strong> point de contact unique</strong> avec l’ensemble des autorités de contrôle. Cependant n’importe quelle autorité pourra décider d’une action envers le responsable de traitement. Elle devra pour cela en informer néanmoins l’autorité de référence qui restera l’interlocuteur unique de l’entreprise. En cas de désaccord entre les 2 autorités, un arbitrage aura lieu au sein du «<em> European Data Protection Board </em>».</p>
<p>Concernant les <strong>sanctions</strong>, <strong>deux seuils sont fixés </strong>en cas de non-conformité au règlement européen suivant la nature de l’infraction (l’article 79 du règlement détaille la liste des infractions pour chacun des seuils :</p>
<ul>
<li><strong>Un premier seuil à 2%</strong> du chiffre d’affaire mondial ou 10 millions d’euros (maximum des 2 valeurs) pour les infractions mineures : absence de registre des traitements, non nomination d’un DPO si elle est obligatoire ou encore non réalisation des analyses d’impact</li>
<li><strong>Un deuxième seuil à 4%</strong> du chiffre d’affaire mondial ou 20 millions d’euros (maximum des 2 valeurs) pour les infractions les plus graves : non recueil du consentement, non-respect des droits des personnes, transfert international illégal ou encore non-respect d’une interdiction de mise en œuvre d’un traitement.</li>
</ul>
<p>Le montant des amendes dépendra de la <strong>nature de l’infraction</strong> ainsi que de l<strong>’éventuelle récidive du responsable de traitement.</strong></p>
<h1>Que retenir ?</h1>
<p>Nous nous dirigeons donc de manière certaine vers une<strong> accentuation de la responsabilité et de l’autonomie des entreprises</strong> concernant la gestion des données personnelles : le modèle de contrôle « a priori » va se transformer en un <strong>modèle de contrôle et sanction « a postériori »</strong>. Le message est clair : les entreprises pourront bénéficier d’une plus grande <strong>souplesse</strong> concernant la gestion des données à caractère personnel, mais seront susceptibles d’être<strong> sanctionnée beaucoup plus fortement.</strong></p>
<p>Cela devrait également permettre aux autorités de contrôle<strong> de se concentrer sur les sujets les plus sensibles</strong> et d’être capables de répondre aux requêtes dans <strong>des délais raisonnables.</strong></p>
<p>Prochaine étape, le texte doit maintenant être <strong>officiellement approuvé par le Parlement et le Consei</strong>l. Compte tenu du calendrier des réunions, nous pouvons supposer un<strong> règlement promulgué en Avril prochain</strong>, suivi d’une période de deux ans pour la mise en conformité.</p>
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		<title>Nouveau règlement européen sur la protection des données personnelles : anticiper les 3 impacts majeurs</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2015/09/nouveau-reglement-europeen-sur-la-protection-des-donnees-personnelles-anticiper-les-3-impacts-majeurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien.Masson]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Sep 2015 13:45:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fin juillet, le Contrôleur Européen de la Protection des Données a publié ses recommandations sur le futur règlement européen portant à quatre le nombre de versions du document. L’occasion de faire le bilan sur les trois évolutions du règlement qui auront...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Fin juillet, le Contrôleur Européen de la Protection des Données a publié ses recommandations sur le futur règlement européen portant à quatre le nombre de versions du document. L’occasion de faire le bilan sur les <strong>trois évolutions du règlement qui auront le plus d’impact</strong> pour les entreprises.</em></p>
<h2>Quel changement pour les entreprises ?</h2>
<h3>Mise en place du <em>Privacy by Design</em></h3>
<p><em>(Articles 23, 30, 32a, 33a et 33)</em></p>
<p>Première nouveauté, les entreprises devront définir et mettre en œuvre des procédures permettant d’intégrer les problématiques liées à la manipulation des données personnelles dès la conception de nouveaux services.</p>
<p>Cette démarche s’accompagne de l’obligation de réaliser des analyses de risques relatives à la vie privée des personnes <em>(discrimination, diffusion de données confidentielles, etc.)</em> préalablement à la mise en place des traitements les plus sensibles et à chaque modification du traitement.</p>
<p>Face aux risques sur la vie privée des personnes induits par ces traitements, il sera imposé aux entreprises d’adopter des mesures de sécurité adéquates en vue de les maitriser.</p>
<p><strong>Concrètement que retenir du Privacy by Design ? </strong>Une mise à jour de la méthodologie projet afin d’identifier au plus tôt les traitements sensibles et une méthode d’analyse de risques à définir et outiller. Il sera pour cela possible de s’inspirer des guides pratiques de la CNIL intitulés <a href="http://www.cnil.fr/documentation/guides/">« Etude d’impact sur la vie privée »</a>, qui seront à simplifier et contextualiser aux besoins spécifiques de l’entreprise.</p>
<h3>Responsabilisation ou « Accountability »</h3>
<p><em>(Articles 22 et 28)</em></p>
<p>Toute entreprise devra désormais être capable de prouver sa conformité vis-à-vis du règlement.</p>
<p>Cette exigence se traduit par :</p>
<ul>
<li>l’adoption d’une politique cadre de gestion des données à caractère personnel ;</li>
<li>une organisation associée ;</li>
<li>des procédures opérationnelles déclinant les thèmes du règlement (information, respect des droits des personnes, transfert à des sous-contractants, etc.).</li>
</ul>
<p>L’entreprise devra également être en capacité de prouver l’application de ces politiques et donc, de mettre en place des processus de contrôle.</p>
<p>L’occasion de parler de la personne qui illustrera ce principe d’ « <em>Accountability </em>» : le DPO (pour <em>Data Protection Officer</em>). Il devient quasiment obligatoire et remplace le CIL actuel.</p>
<p>Concernant ce DPO, le texte entérine l’obligation de lui fournir le personnel, les locaux, les équipements et toutes les autres ressources nécessaires pour mener à bien ses missions. Encore une fois le parlement souhaite aller au-delà de cette exigence : il propose de nommer au sein de la direction une personne responsable du respect du règlement.</p>
<p><strong>Comment appliquer ce principe ?</strong> Il sera nécessaire de définir a minima une politique avec des règles de protection des données ainsi qu’’un plan de contrôle et de formation. Cette politique pourra par exemple s’inspirer du modèle des BCR « <em>Binding Corporate Rules</em> », dont le principe a été entériné dans le futur texte, pour lesquelles des modèles types et des premiers retours d’expérience existent déjà.</p>
<p><strong>Obligation de notification des fuites</strong> <em>(articles 31 et 32)</em></p>
<p>L’ensemble des parties s’accordent sur l’obligation de notification des fuites aux autorités. Le Parlement propose même que les entreprises mettent en ligne un registre listant les types de brèches de sécurité rencontrées. Il sera intéressant de constater comment cette exigence cohabitera avec les législations nationales en matière de sécurité et la protection des intérêts de la nation qui tendent à limiter la diffusion de ce type d’information.</p>
<p>La notification de fuites aux personnes concernées, quant à elle, n’est obligatoire que si l’entreprise n’est pas en mesure de démontrer qu’elle a mis en œuvre des mesures afin de rendre cette fuite sans conséquence. D’où l’intérêt d’effectuer correctement l’analyse de risques, de définir et d’implémenter des mesures appropriées.</p>
<p><strong>Au final</strong>, deux recommandations afin d’anticiper le futur règlement sur ce point :</p>
<ul>
<li>un processus de gestion des fuites de données à définir en l’orchestrant avec les dispositifs de gestion de crise existants et les processus de relation client,</li>
<li>la réalisation d’exercices réguliers afin de tester son efficacité avec tous les acteurs concernés.</li>
</ul>
<h2>Une mise en conformité à anticiper</h2>
<p>Au-delà de ces trois nouveautés majeures, d’autres modifications plus limitées en termes d’impacts organisationnels sont également à prendre en compte, comme <strong>la création du droit à la portabilité</strong> ou <strong>l’extension de la liste des données sensibles</strong>. On peut par ailleurs noter le renforcement d’obligations existantes comme le droit à l’information et le recueil du consentement. Le diable se nichera dans les détails.</p>
<p>Pour conclure, les deux années de mise en application du règlement ne seront pas de trop <em>(soit une mise en conformité d’ici début 2018)</em> et nous ne pouvons que conseiller d’initier la mise en conformité dès 2016, avec le cadrage et le lancement des premiers chantiers majeurs. D’autant plus que le sujet devient de plus en plus visible médiatiquement <em>(condamnation récente de Boulanger, Google et l’application du droit à l’oubli, etc.)</em> et que les sanctions financières deviennent réellement significatives <em>(entre 2 et 5% du chiffre d’affaire mondial)</em>. L’occasion pour toutes les entreprises de communiquer largement sur les principes de respect de la vie privée effectivement appliqués.</p>
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		<title>Données à caractère personnel : un pas de géant en faveur de l’adoption du règlement européen ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2015/06/donnees-a-caractere-personnel-un-pas-de-geant-en-faveur-de-ladoption-du-reglement-europeen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien.Masson]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2015 12:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’actualité autour du règlement européen sur la protection des données personnelles vient de connaître un rebondissement. Ce texte vise à harmoniser la législation au sein de l’Union Européenne, mieux protéger les citoyens et simplifier les démarches pour les entreprises. Revenons...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2015/06/donnees-a-caractere-personnel-un-pas-de-geant-en-faveur-de-ladoption-du-reglement-europeen/">Données à caractère personnel : un pas de géant en faveur de l’adoption du règlement européen ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/">RiskInsight</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>L’actualité autour du règlement européen sur la protection des données personnelles vient de connaître un rebondissement. Ce texte vise à harmoniser la législation au sein de l’Union Européenne, mieux protéger les citoyens et simplifier les démarches pour les entreprises. Revenons ensemble sur l’actualité de ces derniers jours.</em></p>
<h2>Quel est le contenu de la proposition ?</h2>
<p>Troisième temps fort dans l’avancée du règlement européen, le Conseil de l’Union Européenne a adopté ce lundi 15 juin <a href="http://www.consilium.europa.eu/en/press/press-releases/2015/06/15-jha-data-protection/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">une position commune</a>. Attention, <strong>cela ne signifie pas que le texte soit prêt à être publié</strong>. En effet, après le Parlement Européen qui avait amendé et voté le texte proposé par la Commission Européenne, c’est maintenant le Conseil de l’Union Européenne qui vient de faire de même. Reste maintenant aux trois parties de trouver un accord sur un texte définitif. Cet accord représente avant tout <strong>une grande avancée </strong>: désormais le Parlement et le Conseil disposent d’un <strong>délai établi</strong> pour parvenir à un accord.</p>
<p>Rentrons dès à présent dans le vif du sujet, que contient cette proposition ?</p>
<p>Tout d’abord des évolutions sont attendues sur la liste des <strong>données sensibles</strong>. Celle-ci a été réduite, en particulier les données biométriques et celles relatives aux infractions pénales n’en font plus parties. L’utilisation des données judiciaires est cependant soumise à l’aval d’une autorité compétente. Par ailleurs, le texte précise que l’utilisation d’un identifiant national unique (ex : le NIR en France) sera sujette à une réglementation nationale.</p>
<p>Par rapport à l’assouplissement du <strong>droit à l’information</strong>, le délai de réponse passe de quarante jours à un mois mais la transmission des catégories de données collectées n’est plus obligatoire. Il est également à noter que le <strong>droit à l’oubli</strong> fait son retour. Il avait été renommé droit à l’effacement par le Parlement. Son contenu n’est cependant pas modifié. Même traitement pour le <strong>droit à la portabilité</strong>, cette fois-ci sans obligation concernant le format de restitution des données. Il est intéressant de noter que le nouveau texte crée un droit de « <em>Restriction of Processing</em> ». Il s’agit de l’application cumulée du droit à l’oubli et du droit à la portabilité. Les données sont restituées puis supprimées.</p>
<p>Chaque organisation aura l’obligation <strong>de nommer un DPO</strong> quelle que soit sa taille, cependant il pourra être mutualisé. Le principe d’<em>accountability</em> reste présent mais le conseil ne souhaite pas imposer la réalisation d’une analyse de risques, seulement une analyse d’impacts (sans obligation de la renouveler tous les 2 ans). Le texte supprime également l’obligation systématique de <strong>notification des fuites</strong> de données aux autorités de protection. Elle sera désormais limitée aux fuites possédant un « risque important sur les droits et les libertés du sujet » (dans un délai de 72h).</p>
<p>Le conseil s’est aligné sur la position de la Commission en diminuant <strong>le montant des amendes</strong> et a introduit une gradation de leur montant suivant les infractions : trois seuils sont définis : 250.000€ ou 0,5% du CA, 500.000 € ou 1% du CA et 1.000.000 € ou 2% du CA.</p>
<p>Dernier point intéressant à noter, le nouveau texte entend rendre obligatoire l’<em>open data</em> pour les administrations. Les entreprises seront libres d’utiliser ces données.</p>
<h2>Un règlement d’ici la fin de l’année 2015 ?</h2>
<p>Le processus d’adoption du règlement est long et complexe, il s’agit de la « Procédure Législative Ordinaire ». Elle permet une écriture coordonnée du texte entre le Parlement Européen et le Conseil de l’Union Européenne. Il s’agit de la principale procédure législative par laquelle les textes sont adoptés.</p>
<p>Le texte a initialement été proposé par la Commission Européenne le <a href="http://europa.eu/rapid/press-release_IP-12-46_fr.htm?locale=FR" target="_blank" rel="noopener noreferrer">25 janvier 2012</a>. Le 12 mars 2015, <a href="http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+TA+20140312+ITEMS+DOC+XML+V0//FR&amp;language=FR#sdocta5" target="_blank" rel="noopener noreferrer">le Parlement a adopté une nouvelle version</a> du texte en <strong>première lecture</strong> (après de nombreux groupes de travail en interne et avec la Commission). La proposition a ensuite été soumise au Conseil (qui regroupe les représentants des États, dans notre cas, les ministres de la justice). Si ce dernier avait approuvé le texte en l’état, la procédure aurait été close. Dans notre cas, le Conseil a proposé une nouvelle version du texte. Ceci clôt la première étape de la procédure dite « la première lecture ».</p>
<p>Débute alors la phase de <strong>seconde lecture</strong>, semblable à la première à l’exception du fait que les parties disposent désormais chacune d’un délai pour voter le texte (3 mois + 1 mois si nécessaire). Si le consensus n’est pas atteint, c’est à dire si le Conseil amende à nouveau la proposition du Parlement, le texte rentrera dans la troisième et dernière phase, la phase de <strong>conciliation</strong>.</p>
<p>Au cours de cette dernière étape, les trois parties disposent d’un délai de six semaines (+2 si nécessaire) pour mettre en place un groupe de négociation, appelé « trilogue ». Il disposera à son tour de six semaines (+2 si nécessaire) pour parvenir à un accord.</p>
<p>Le Parlement a cependant annoncé que, pour raccourcir les délais, la phase de trilogue démarrera de manière informelle dès le 24 juin. Quel intérêt ? La version votée par le Parlement aura été rédigée en accord avec la vision du Conseil, qui n’aura plus qu’à la valider. Résultat : un accord dès la fin de la seconde lecture et <strong>une adoption du texte avant la fin de l’année.</strong></p>
<h2>Que retenir ?</h2>
<p>Premièrement, la fin de l’enlisement du règlement avec une volonté de l’ensemble des acteurs, tant publics que privés, d’aboutir rapidement à une version finale. Deuxièmement, une mise en conformité complète des entreprises d’ici fin 2017 (deux ans de délai d’application). Et pour terminer, de nombreux concepts dont les contours se dessinent de plus en plus finement, et qui nécessitent d’être anticipés au plus tôt. Pour plus de détails sur ces concepts, vous pouvez consulter <a href="http://www.solucominsight.fr/2014/05/quelles-seront-les-prochaines-evolutions-en-matiere-dinformatique-libertes/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">cet article</a>.</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2015/06/donnees-a-caractere-personnel-un-pas-de-geant-en-faveur-de-ladoption-du-reglement-europeen/">Données à caractère personnel : un pas de géant en faveur de l’adoption du règlement européen ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/">RiskInsight</a>.</p>
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