<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Security Operations Center - RiskInsight</title>
	<atom:link href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/tag/security-operations-center-en/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/en/tag/security-operations-center-en/</link>
	<description>The cybersecurity &#38; digital trust blog by Wavestone&#039;s consultants</description>
	<lastBuildDate>Tue, 31 Dec 2019 10:28:42 +0000</lastBuildDate>
	<language>en-US</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	

<image>
	<url>https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/02/Blogs-2024_RI-39x39.png</url>
	<title>Security Operations Center - RiskInsight</title>
	<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/en/tag/security-operations-center-en/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Deceptive Security : comment arroser l’arroseur ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2017/11/deceptive-security-comment-arroser-larroseur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Amaury Coulomban]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Nov 2017 16:23:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Ethical Hacking & Incident Response]]></category>
		<category><![CDATA[Cyberattaque]]></category>
		<category><![CDATA[Cybercriminalité]]></category>
		<category><![CDATA[Deceptive security]]></category>
		<category><![CDATA[détection]]></category>
		<category><![CDATA[honeypot]]></category>
		<category><![CDATA[Security Operations Center]]></category>
		<category><![CDATA[SOC]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.riskinsight-wavestone.com/?p=10190/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les menaces cyber sont de plus en plus sophistiquées et les attaquants de plus en plus créatifs pour contourner les dispositifs de sécurité des défenseurs. Les mesures classiques de prévention quant à elles s’efforcent en permanence de s’adapter aux nouveaux...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2017/11/deceptive-security-comment-arroser-larroseur/">Deceptive Security : comment arroser l’arroseur ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/">RiskInsight</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Les menaces cyber sont de plus en plus sophistiquées et les attaquants de plus en plus créatifs pour contourner les dispositifs de sécurité des défenseurs. Les mesures classiques de prévention quant à elles s’efforcent en permanence de s’adapter aux nouveaux modes d’attaque. Les outils de Deceptive Security sont apparus du fait de cette compétition entre moyens d’attaque et moyens de défense, comme une méthode alternative et complémentaire de lutte contre les menaces.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Aux origines : les Honeypots</h2>
<p>Le principe de Deceptive Security est basé sur l&#8217;utilisation de <strong><em>Security Decoys</em></strong> (ou « leurres » en français), inspirés des <strong><em>Honeypots</em></strong> (pots de miel). Le principe est simple : des leurres sont répartis aux points stratégiques du SI et toute activité y est tracée. Ces leurres n&#8217;ayant d&#8217;autres utilités que d&#8217;appâter de potentiels attaquants, toute communication avec l&#8217;un d&#8217;entre eux est nécessairement suspecte. Leur analyse permet donc de détecter et d&#8217;étudier de potentielles menaces.</p>
<p>Aujourd’hui, les Honeypots demeurent <strong>peu répandus</strong>, les principaux cas d’usage restant cantonnés à des cas de <strong>recherche</strong> ou de <strong>récupération d’informations</strong> (notamment de <em>Threat Intel</em>). Ainsi, des « pots de miel » sont exposés publiquement afin d’observer le trafic reçu sur Internet, et d’en extraire des informations : observation de nouvelles menaces (ransomware, chevaux de Troie…), identification d’IP suspectes ou compromises (SPAM, botnet…) … On peut cependant noter le <strong>regain d’intérêt</strong> pour les honeypots suite à l’attaque <strong>WannaCry</strong>, pendant laquelle nombre d’entre eux ont été utilisés pour récupérer et analyser le ransomware.</p>
<p>Dans les SI des entreprises, leur utilisation est encore plus marginale, et &#8211; en plus des cas cités précédemment &#8211; majoritairement limitée à des besoins bien spécifiques de <strong>gestion de crise</strong> ou de <strong>réponse à incident</strong>. Dans ces cas, les Honeypots sont utilisés pour contenir la menace dans un périmètre défini (afin de protéger les ressources critiques), étudier son comportement et en déduire son objectif.</p>
<p>Ainsi, aujourd’hui, les Honeypots sont principalement utilisés dans des buts <strong>d’observation et de compréhension de la menace</strong>.</p>
<p>Les difficultés que les Honeypots rencontrent pour se démocratiser reposent principalement sur deux limites : ceux-ci sont généralement <strong>trop facilement détectés par les attaquants</strong>, et le <strong>passage à l&#8217;échelle</strong> d&#8217;un SI relève de l&#8217;impossible, notamment par manque d’industrialisation des solutions.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Suivre le rythme : wider, faster, stealthier</h2>
<p>Le principe de Deceptive Security vise justement à adresser ces deux problématiques, et repose sur la capacité à déployer des leurres de manière <strong>industrielle</strong> et sur des <strong>périmètres étendus</strong>. Le déploiement de ces honeypots peut être réalisé de deux façons : par le déploiement d&#8217;<strong>environnements leurres dédiés</strong>, ou par l&#8217;ajout de leurres (<strong>agents</strong>…) installés sur des <strong>environnements existants</strong> (serveurs de production, de transfert de fichier…). La stratégie de certaines solutions de Deceptive Security repose sur le déploiement de leurres à une échelle telle que ceux-ci créent un «<strong> second SI </strong>» dans le SI (ou une partie de celui-ci), similaire à une toile d’araignée dans laquelle l’attaquant vient s’emmêler.</p>
<figure id="post-10191 media-10191" class="align-none"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-10191 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/11/image-1.png" alt="" width="1507" height="1054" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/11/image-1.png 1507w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/11/image-1-273x191.png 273w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/11/image-1-768x537.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/11/image-1-56x39.png 56w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/11/image-1-245x170.png 245w" sizes="(max-width: 1507px) 100vw, 1507px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p>Même si cette industrialisation représente un progrès majeur en soi, ce qui justifie la création d&#8217;une nouvelle catégorie d&#8217;outils (plutôt que de parler de simple évolution), c&#8217;est surtout la capacité à <strong>mieux dissimuler</strong> les leurres. Terminés les serveurs vulnérables avec des mots de passe par défaut : le piège est évident, l&#8217;attaquant n&#8217;y croit plus. Aujourd&#8217;hui, les solutions de Deceptive Security les plus avancées <strong>racontent une histoire à l&#8217;attaquant</strong> afin de le guider peu à peu vers leurs pièges.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>La recette : remonter les miettes jusqu’au pot de miel</h2>
<p>Pour cela, des informations (généralement appelées &#8220;miettes&#8221;) sont disséminées sur les environnements existants : serveurs de productions, AD… Bien entendu, l’industrialisation du déploiement de ces miettes est lui aussi un des enjeux principaux mis en avant par les solutions les plus avancées. <strong>Une miette représente un brin d&#8217;information</strong> : la mention d&#8217;un serveur hébergeant un middleware obsolète, des identifiants de connexion à un serveur, l&#8217;existence d&#8217;un compte possédant des droits d&#8217;administration…</p>
<p>Selon les solutions, ces miettes peuvent poursuivre deux buts distincts. Elles peuvent être utilisées comme un mécanisme de<strong> protection</strong>, en guidant les attaquants vers de fausses pistes, ralentissant leur progression et les encourageant à jeter l’éponge et à changer de cible.</p>
<p>Mais surtout, elles peuvent aussi permettre la <strong>détection</strong> des attaquants. Dans ce cas, <strong>chacune des miettes représente un indice</strong>, que les attaquants peuvent récolter en explorant les différentes ressources du réseau. Une fois récoltés, interprétés et corrélés, ces indices <strong>guident petit à petit les attaquants vers des leurres</strong>. Et c’est ici qu’est le réel enjeu, et la rupture par rapport au positionnement classique, de la Deceptive Security : <strong>comment créer des scénarios plausibles -et variés- pour piéger les attaquants ? </strong></p>
<p>Ainsi, là où les Honeypots se contentent de <strong>circonscrire l’attaquant</strong> dans un périmètre défini afin de <strong>comprendre le fonctionnement</strong> et l’<strong>objectif de l’attaque</strong>, les Security Decoys visent à être déployés sur un <strong>maximum de ressources</strong>, afin d’augmenter les chances de détection, et doivent donc savoir rester discrets.</p>
<p><strong>Une fois le contact avec le leurre établi, l&#8217;attaquant est repéré</strong>. Son comportement peut être alors étudié ou son accès bloqué. Dans les cas les plus poussés, de fausses informations peuvent aussi être mises à disposition pour exfiltration, permettant de faire croire à l’attaquant que sa tentative est réussie, ou de le déstabiliser lui ou son employeur : faux secrets de fabrication ou projets de brevets, fausses stratégies de rachat…</p>
<figure id="post-10193 media-10193" class="align-none"><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-10193 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/11/image-2.png" alt="" width="1827" height="1161" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/11/image-2.png 1827w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/11/image-2-301x191.png 301w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/11/image-2-768x488.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/11/image-2-61x39.png 61w" sizes="(max-width: 1827px) 100vw, 1827px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Une nouvelle approche aux nombreux avantages</h2>
<p>Au vu de son fonctionnement, la Deceptive Security présente certains avantages par rapport aux solutions existantes.</p>
<ul>
<li><strong>La transparence pour les utilisateurs et les applications </strong>: la mise en place de leurres n’ajoute aucune contrainte aux équipes IT et utilisateurs finaux : pas d&#8217;ouverture de flux, de blocage de communication ou de fichiers légitimes… ;</li>
<li><strong>Un faible taux de fausses alertes</strong>: un leurre n&#8217;étant pas supposé être utilisé de manière légitime, tout contact a de forte chance d’être lié à une menace ;</li>
<li><strong>L’absence de connaissance des attaques pour être efficace </strong>: la protection apportée par la Deceptive Security n’est pas basée sur une connaissance préalable de la menace à détecter ou bloquer (pas de signatures…). Elle est donc à même de détecter certaines menaces inconnues (0-days sur des dispositifs de sécurité ou des middlewares…) et ne nécessite pas de mise à jour continue pour être efficace. Cependant, pour <strong>détecter de cas spécifiques </strong>&#8211; sur un type d’attaque ou une ressource ciblée par exemple -, une <strong>bonne connaissance des vecteurs d’attaques</strong> reste une nécessité pour la <strong>création de miettes </strong><strong>convaincantes et pertinentes</strong> pour le scénario souhaité ;</li>
<li><strong>L&#8217;absence de phase d&#8217;apprentissage </strong>: la détection ou le blocage d’une menace ne repose pas non plus sur l’apprentissage du réseau (seuils, patterns…), même si une connaissance de celui-ci reste nécessaire. L’outil est donc opérationnel dès son déploiement, et n’est pas vulnérable pendant cette phase de définition de la « normalité » du réseau. Ainsi, la Deceptive Security évite les principaux inconvénients des approches par signature et par apprentissage ;</li>
<li><strong>L&#8217;absence de besoin de corrélation avec d&#8217;autres ressources</strong>: même si la corrélation avec d’autres ressources reste un plus, une simple connexion sur un leurre suffit à lever une alerte nécessitant d’étudier le cas plus en détail ;</li>
<li><strong>La possibilité de couvrir des périmètres généralement difficiles à protéger</strong>: des leurres peuvent être déployés sur de nombreux périmètres (IoT, legacy…) avec une complexité limitée, et donc apporter une nouvelle protection à ces ressources souvent non-couvertes par les dispositifs classiques.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Des cas d’usage bien spécifiques</strong></h2>
<p>Si la Deceptive Security permet de détecter certaines attaques classiques (malwares, scans…), le réel intérêt de ce type de solution n’est pas là, ces menaces pouvant être adressées plus efficacement par les dispositifs existants (antivirus…).</p>
<p>Le meilleur cas d’usage de la Deceptive Security est la détection des tentatives d&#8217;explorations fines et d&#8217;installation au sein du réseau, permettant ainsi -quand le niveau de sophistication des miettes est suffisamment important- de détecter certaines APT. Plus généralement, ce type de solution permet de détecter les mouvements latéraux au sein du réseau, et ce même avec un niveau limité de personnalisation des miettes.</p>
<p>Ce type de dispositif n’est donc pas destiné à remplacer les mesures existantes, mais peut agir comme complément, dans le but de détecter ces types de menaces échappant communément aux dispositifs classiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Et pour la suite ?</h2>
<p>Concernant l&#8217;évolution de ces solutions, certains travaux cherchent à appliquer ce principe (déguiser les leurres en environnements de production) … mais dans l’autre sens ! En faisant passer les environnements de production pour des leurres, cette démarche à contrepied permettrait d’éviter à ces ressources d’être ciblées par les attaquants !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Les éditeurs</h2>
<p><em>Une liste -non exhaustive- d’éditeurs de solution de Deceptive Security est renseignée à titre indicatif ci-dessous.</em></p>
<figure id="post-10195 media-10195" class="align-none"><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-10195 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/11/Image-3.png" alt="" width="889" height="377" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/11/Image-3.png 889w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/11/Image-3-437x185.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/11/Image-3-768x326.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/11/Image-3-71x30.png 71w" sizes="(max-width: 889px) 100vw, 889px" /></figure>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2017/11/deceptive-security-comment-arroser-larroseur/">Deceptive Security : comment arroser l’arroseur ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/">RiskInsight</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Cybersécurité : l’heure du bilan pour les SOC</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2016/08/cybersecurite-lheure-bilan-soc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hugo.MORET@wavestone.fr]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Aug 2016 09:53:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Ethical Hacking & Incident Response]]></category>
		<category><![CDATA[CASB]]></category>
		<category><![CDATA[LPM]]></category>
		<category><![CDATA[OIV]]></category>
		<category><![CDATA[PDIS]]></category>
		<category><![CDATA[Security Operations Center]]></category>
		<category><![CDATA[SIEM]]></category>
		<category><![CDATA[SOC]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.solucominsight.fr/?p=9163</guid>

					<description><![CDATA[<p>De la création des premières équipes au début des années 2000 à la multiplication des initiatives pour répondre aux premières attaques ciblées dix ans plus tard, les équipes de sécurité opérationnelle ou SOC (Security Operational Center) doivent relever des challenges...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2016/08/cybersecurite-lheure-bilan-soc/">Cybersécurité : l’heure du bilan pour les SOC</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/">RiskInsight</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>De la création des premières équipes au début des années 2000 à la multiplication des initiatives pour <strong>répondre aux premières attaques ciblées</strong> dix ans plus tard, les équipes de sécurité opérationnelle ou SOC (<em>Security Operational Center</em>) doivent <strong>relever des challenges</strong> de plus en plus importants : <strong>détecter</strong> toujours plus efficacement et rapidement pour pouvoir <strong>réagir</strong> de manière appropriée.</p>
<p>À quelles <strong>difficultés</strong> font face ces équipes au quotidien ? Comment <strong>rester efficace</strong> alors que les attaques des cybercriminels deviennent <strong>extrêmement élaborées</strong> ?</p>
<h2>Le SIEM : un pilier du SOC… à condition d’être bien implémenté !</h2>
<p>L’apparition d’outils comme le <strong>SIEM</strong> (<em>Security Information and Event Management</em>), il y a environ 10 ans, a permis aux équipes de sécurité opérationnelle d’<strong>industrialiser</strong> la surveillance en <strong>simplifiant</strong> l’analyse de multiples sources d’événements de sécurité (console antivirus, proxy, <em>Web Application Firewall</em>…). Cet outil a également rendu possible la corrélation de nombreux événements provenant d’équipements ou d’applications hétérogènes pour <strong>détecter des scenarii de menace avancés</strong>.</p>
<p>Cependant, la mise en place d’un SIEM doit être le résultat d’un projet ayant un <strong>investissement proportionnel à la complexité</strong> du système d’information surveillé. En effet, la pertinence d’un SIEM repose à la fois sur :</p>
<ul>
<li>La présence de <strong>contrôles contextualisés</strong> au système d’information (notamment au travers de l’exploitation de la sensibilité des <em>assets</em> surveillés).</li>
<li>L’étude et l’implémentation de<strong> scénarii de menaces</strong> avancés et adaptés aux enjeux du métier de l’entreprise.</li>
</ul>
<p>Concernant le périmètre de surveillance, les premiers équipements habituellement intégrés sont les<strong> équipements de sécurité</strong> car ils sont nativement configurés pour laisser des traces exploitables pour les équipes opérationnelles. Il est néanmoins souvent constaté que leur intégration se limite à une<strong> simple retranscription</strong> des contrôles déjà existants ; ce qui ne permet pas de tirer parti de la corrélation d’évènements proposé par un SIEM.</p>
<p>En revanche, l’intégration d’applications métiers est plus délicate en raison notamment des besoins différents entre les équipes métiers et sécurité : la principale préoccupation pour le métier se résume généralement à l’indisponibilité de son application (ou de certaines de ses fonctionnalités), alors que la sécurité adresse un <strong>éventail de risques plus complet</strong>, que ce soit de l’<strong>indisponibilité</strong>, de la <strong>compromission</strong> de l’<strong>intégrité</strong> de données ou encore de la <strong>fuite</strong> d’informations confidentielles.</p>
<p>Il s’avère donc primordial de <strong>sensibiliser les métiers</strong> aux enjeux sécurité dans leur ensemble pour pouvoir déterminer des scenarii de menace réalistes et propres à chaque périmètre. De plus, ces applications n’ont traditionnellement pas de fonctionnalités avancées en termes de sécurité. Par conséquent, il est difficile de disposer d’un système de surveillance efficace (configuration d’envoi de logs complexe, fichiers de logs très peu verbeux…).</p>
<p>De manière générale, l’implémentation trop simpliste de contrôles dans un SIEM rend l’activité du SOC inefficace. Les équipes de surveillance se voient alors<strong> noyées de « faux positifs »</strong> et les évènements de sécurité sont traités unitairement au lieu d’être <strong>analysés dans leur ensemble</strong> afin de détecter de réels scenarii de menace (par exemple : une authentification non autorisée sur un serveur puis la désactivation de son antivirus devra être traité comme un seul incident à investiguer).</p>
<h2>Des équipes pas assez intégrées dans l’organisation de la sécurité</h2>
<p>Outre les problématiques liées à une mauvaise implémentation du SIEM évoquées ci-dessus, on constate également des problématiques d’ordre <strong>organisationnel</strong>.</p>
<p>En effet, le SIEM est souvent perçu comme une « <strong>boîte noire </strong>» par les analystes de niveau 1 et 2 au sein des équipes du SOC. Cela est généralement dû à la <strong>méconnaissance</strong> des problématiques réelles de production (identification des <em>assets</em> critiques, des interactions entre les différents systèmes…). Les incidents détectés par le SIEM se retrouvent alors tous traités au même niveau <strong>sans aucune priorisation </strong>et identification en amont des éléments les plus sensibles.</p>
<p>Pour maintenir un niveau de compétence suffisant au sein des équipes de sécurité opérationnelle, de la <strong>veille technologique</strong> doit être réalisée par les investigateurs niveau 3 pour ensuite être communiquée aux analystes niveau 1 et 2. Des sujets tels que la<strong> présentation de nouveaux IOC</strong> (<em>Indicator Of Compromise</em>) venant compléter des règles de détection permettront aux équipes de gagner en efficacité dans leur manière d’appréhender les incidents. Ces types d’initiatives contribueront à l’<strong>amélioration continue</strong> du service en évitant sa dégradation dans le temps.</p>
<p>De plus, les équipes doivent <strong>participer en continu aux nombreuses initiatives</strong> sécurités initiées par la DSI tels que des projets de sécurisation des infrastructures ou applications. Par ailleurs, des <strong>exercices de gestion de crises</strong> doivent être organisés afin d’éprouver les différents processus et outils mis en place et de permettre aux interlocuteurs métiers et sécurité de pouvoir échanger sur leurs rôles respectifs en cas de crise.</p>
<p>Dans un contexte où la cybercriminalité ne cesse de se réinventer (comme le démontre l’<a href="http://www.securityinsider-solucom.fr/2016/06/retour-sur-laffaire-swift-synthese-des.html">attaque sur les systèmes <em>Swift</em></a> récente), les équipes opérationnelles sont de plus en plus sollicitées pour intégrer de nouveaux périmètres. Cette <strong>pression constante</strong> exercée notamment par les décideurs accentue les phénomènes de <strong>mauvaise implémentation des contrôles</strong> et de méconnaissance des scénarii de menace réels. Une bonne surveillance nécessite plus qu’un simple envoi de logs dans un SIEM ; les équipes projet doivent s’efforcer de respecter et faire respecter le processus complet d’intégration de nouveaux périmètres : identification des scénarii d’attaques, mise en place des mécanismes de collecte, création des règles de détection, tests et mise en production. L’oubli d’une de ces étapes risque de rendre la collecte des logs du périmètre inutile.</p>
<h2>Quel avenir pour les SOC ?</h2>
<p>De nombreux facteurs vont venir bouleverser l’écosystème des prestataires de la sécurité opérationnelle.</p>
<p>En effet, <strong>la LPM</strong> (Loi de Programmation Militaire) va exiger de tous les OIV (Opérateur d&#8217;Importance Vitale) de choisir des <strong>prestataires certifiés PDIS</strong> (Prestataires de Détection des Incidents de Sécurité), pour ceux qui font appel à de telles prestations externes. De nombreux prérequis seront nécessaires afin de pouvoir être certifié, tels que le <strong>cloisonnement des données des clients</strong> ou la <strong>mise en place de zones d’administrations</strong> (enclaves), uniquement accessible par le prestataire, par lesquelles les logs seront récupérés pour ensuite être transmis au SIEM. Ces facteurs vont entraîner de nombreux changements au sein des organisations et infrastructures mises en place actuellement.</p>
<p>Par ailleurs, la part grandissante du <em>cloud</em> dans les systèmes d’information des entreprises amène une nouvelle complexité : celle de la c<strong>ollecte des logs auprès des fournisseurs</strong><em>.</em> De nouveaux acteurs sont donc apparus dans le marché de la sécurité : <strong>les CASB</strong> (<em>Cloud Access Security Brokers</em>). Leur promesse : répondre aux problématiques de sécurité pour le <em>cloud</em>. Ces entités se situent entre les utilisateurs et les divers services <em>cloud</em> et proposent de nouvelles briques de sécurité telles que l’utilisation d’API pour détecter directement des scenarii de menaces (création de fichiers de journalisation des accès aux applications, implémentation de ces données dans un SIEM…).</p>
<h2>L’objectif de demain : gagner en maturité</h2>
<p>La sécurité opérationnelle a encore <strong>de nombreux défis à relever</strong>. La plupart des entités assurent actuellement l’<strong>hygiène minimum du système d’information</strong> et la maturité des équipes leur permet de se prémunir des menaces diffuses (virus, spam…). Cependant, le dispositif actuel<strong> doit se renouveler</strong> afin de répondre aux nouveaux enjeux liés à la cybersécurité pour pouvoir lutter contre les <strong>menaces opportunistes</strong> (hacker isolé) et <strong>ciblées</strong> (cyber-mafia, gouvernement), plus complexes à détecter.</p>
<p>Dans ce contexte et face aux obligations légales, les SOC ont (et auront) un <strong>rôle très important à jouer</strong> nécessitant une <strong>expertise technique approfondie</strong> ainsi qu’une <strong>intégration avec la sécurité dans les projets.</strong></p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2016/08/cybersecurite-lheure-bilan-soc/">Cybersécurité : l’heure du bilan pour les SOC</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/">RiskInsight</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Surveillance sécurité : passer du puits de logs au SIEM (security information and event management)</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2013/11/surveillance-securite-passer-du-puits-de-logs-au-siem-security-information-and-event-management/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chadi Hantouche]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Nov 2013 15:58:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Ethical Hacking & Incident Response]]></category>
		<category><![CDATA[logs]]></category>
		<category><![CDATA[Security Operations Center]]></category>
		<category><![CDATA[SIEM]]></category>
		<category><![CDATA[SOC]]></category>
		<category><![CDATA[supervision]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://www.solucominsight.fr/?p=4690</guid>

					<description><![CDATA[<p>A l’heure où l’on prend plus que jamais au sérieux les scénarios d’attaques ciblées ou de fuite d’information, les entreprises se heurtent souvent à un manque de visibilité sur ce qu’il se passe au sein même de leur système d’information....</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2013/11/surveillance-securite-passer-du-puits-de-logs-au-siem-security-information-and-event-management/">Surveillance sécurité : passer du puits de logs au SIEM (security information and event management)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/">RiskInsight</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>A l’heure où l’on prend plus que jamais au sérieux les scénarios d’attaques ciblées ou de fuite d’information, les entreprises se heurtent souvent à un manque de visibilité sur ce qu’il se passe au sein même de leur système d’information.</em></p>
<p><em>Beaucoup ont donc entamé au cours des 18 derniers mois un projet visant à exploiter les logs (ou journaux d’évènements) afin d’anticiper, détecter et diagnostiquer des actes malveillants.</em></p>
<p><em>L’objectif est ambitieux : on parle d’abord de log management, puis de corrélation des logs à l’aide d’un SIEM (security information and event management) . Quelle réalité derrière ces principes ? Comment les mettre en place ?</em></p>
<h2>Étape 1 : centraliser les journaux</h2>
<p>Une grande majorité de machines (équipements réseau, serveurs, postes de travail), bases de données ou applications d’un SI peuvent aujourd’hui générer des logs. Ces fichiers contiennent, pour chaque machine, la liste de tous évènements qui se sont déroulés : réussite ou échec d’une connexion utilisateur, redémarrage, saturation de la mémoire&#8230;</p>
<p>Pour les exploiter, il est possible de se connecter unitairement à chacun des équipements afin d’y observer l’historique. Cette tâche fastidieuse, encore souvent observée sur le terrain, est irréaliste sur des systèmes d’information complexes. Elle est par ailleurs inefficace pour prévenir un incident ou détecter les impacts en temps réel.</p>
<p>La construction d’un « puits de log » est une première brique de réponse : il s’agit de collecter, à l’aide d’un outil automatisé du marché, l’ensemble des journaux d’équipements dans un espace de stockage unique. L’un des critères de sélection de cet outil est justement sa capacité à reconnaître différents formats de logs (syslog, traps SNMP, formats propriétaires…).</p>
<p>Le volume d’information centralisée peut vite exploser : il est important d’éviter la collecte de données inutiles. Par ailleurs, le système peut également être gourmand en puissance de calcul en fonction des périmètres de recherches effectuées.</p>
<p>On parle de <em>log management</em> à partir du moment où les données contenues dans ce puits sont traitées et exploitées, par exemple pour retrouver un élément dangereux (virus, problème de sécurité…), ou un comportement malveillant (fuite d’information, suppression de données…). Il est nécessaire de cadrer en amont les finalités du projet,  qui peuvent être multiples :</p>
<ul>
<li>Vérifier que les règles du SI sont appliquées</li>
<li>Détecter les attaques ou les utilisations frauduleuses du SI</li>
<li>Permettre les analyses post-incidents (<em>forensics</em>)</li>
<li>Répondre aux contraintes légales ou de conformité avec la capacité de fournir des éléments de preuve</li>
</ul>
<p>Pour démarrer, une bonne pratique consiste à s’orienter principalement vers des logs de sécurité et réseau. Certaines applications métiers sensibles pourront ensuite être ajoutées.</p>
<p>Une fois l’espace de stockage cadré, l’archivage amène son lot de contraintes :</p>
<ul>
<li>D’un point de vue légal et réglementaire, il faut s’assurer de la licéité des traitements en fonction des informations archivées et de leurs durées de rétention. Une déclaration à la CNIL est à prévoir dans de nombreux cas.  En fonction de leur origine (e-mail, proxy, applications), les périodes de rétention ne sont pas soumises aux mêmes règles. À titre d’exemple, on considère aujourd’hui qu’une durée raisonnable pour l’historique des accès des utilisateurs à internet est de 12 mois.</li>
<li>En fonction des traitements et du cadre juridique existant dans l’entreprise (par exemple charte incluant la surveillance…), les collaborateurs doivent potentiellement être informés des mesures mises en place. Dans ce cadre la mobilisation des ressources humaines et des instances représentatives du personnel sont à prévoir.</li>
<li>La gestion des identités et des accès au puits de logs  est, enfin, un sujet crucial. Le volume et la sensibilité des informations qui y sont stockées nécessite d’identifier précisément les personnes habilitées à en faire usage, et de limiter strictement leurs droits au périmètre qui leur incombe. Toute modification des traces doit être interdite (même aux administrateurs),  afin que celles-ci puissent avoir une valeur probante le cas échéant.</li>
</ul>
<h2><span style="font-size: large;">Étape 2 : faciliter l’analyse, du SIEM au Big Data</span></h2>
<p>Si des recherches manuelles sont toujours possibles dans un puits de logs, elles ne répondent qu’à un besoin précis et ponctuel.</p>
<p>Pour obtenir une analyse en temps réel avec des remontées d’alertes automatiques, il est nécessaire de passer à l’étape supérieure : le SIEM. Il s’agit à la fois d’une extension et d’une industrialisation de la première étape, souvent offerte par le même outil du marché.</p>
<p>Il s’agit ici de rechercher, à travers les traces, des liens entre des évènements unitaires ayant lieu sur différents éléments du SI, afin d’anticiper, bloquer (en temps réel) ou comprendre une action malveillante.  On parle alors de <em>corrélation de logs</em>.</p>
<p>Pour cela, il est important de définir les types de comportement anormaux à identifier. C’est la principale difficulté : un niveau de sensibilité trop élevé génèrera beaucoup d’alertes sans intérêt, tandis qu’un niveau trop faible ne permettra pas de lever les alertes pertinentes. Cette étape comporte donc une phase d’ajustement et apprentissage qui peut durer plusieurs mois.</p>
<p>Aujourd’hui le marché des SIEM se renouvelle : les solutions sont de plus en plus performantes, utilisent de nouvelles techniques de détection d’attaque, et exploitent de plus en plus la puissance de calcul du Cloud pour la corrélation d’évènements.</p>
<p>Le marché voit également arriver<a title="Outillage sécurité : la ruée vers le Big Data est en cours" href="http://www.solucominsight.fr/2013/02/outillage-securite-la-ruee-vers-le-big-data-est-en-cours/"> des outils utilisant les principes du Big Data</a>. Plutôt que de rechercher des scénarios connus, l’idée est alors de détecter des anomalies statistiques dans la masse d’information. Cette approche séduisante doit encore être mise à l’épreuve du terrain.</p>
<h2> <span style="font-size: large;">Ne pas négliger les aspects organisationnels</span></h2>
<p>Enfin, il est nécessaire de s’assurer que les alertes seront traitées par les équipes compétentes. Les procédures et l’organisation associées doivent donc embarquer les équipes sécurité (SOC/CERT), réseau et système et le RSSI. Des réflexions autour de l’externalisation ou de l’internalisation de ces fonctions de surveillance et des liens avec les entités en charge de la gestion des incidents de sécurité sont également essentielles.</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2013/11/surveillance-securite-passer-du-puits-de-logs-au-siem-security-information-and-event-management/">Surveillance sécurité : passer du puits de logs au SIEM (security information and event management)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/">RiskInsight</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
