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	<title>ABAC - RiskInsight</title>
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	<description>Le blog cybersécurité des consultants Wavestone</description>
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	<title>ABAC - RiskInsight</title>
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	<item>
		<title>Sécurité orientée cloud : Adaptation à une nouvelle réalité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gautier PLANTE]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 28 Jan 2026 09:08:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Deep-dive]]></category>
		<category><![CDATA[Ethical Hacking & Incident Response]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les audits et missions de redteam menés par Wavestone ont mis en évidence un déséquilibre frappant entre la maturité des protections des infrastructures on-premise et celles déployées dans le cloud. Les infrastructures on-premise sont généralement bien identifiées, maîtrisées et protégées...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2026/01/securite-orientee-cloud-adaptation-a-une-nouvelle-realite/">Sécurité orientée cloud : Adaptation à une nouvelle réalité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les audits et missions de redteam menés par Wavestone ont mis en évidence un <strong>déséquilibre frappant entre la maturité des protections des infrastructures on-premise et celles déployées dans le cloud</strong>. Les infrastructures on-premise sont généralement bien identifiées, maîtrisées et protégées selon des standards éprouvés, tandis que leurs équivalents cloud restent souvent sous-évalués en termes de risques et par conséquent insuffisamment sécurisés.</p>
<p> </p>
<h2>Le principe de tiering préconisé sur les infrastructures on-premise est-il applicable au cloud ?</h2>
<h3>Évolution du modèle de sécurité</h3>
<p>Dans les environnements on-premise, en particulier <strong>Active Directory</strong>, la sécurité des infrastructures s&rsquo;appuie généralement sur une <strong>segmentation stricte en trois niveaux (T0, T1 et T2)</strong> permettant d’isoler les systèmes d’administration critiques (T0), les serveurs (T1) et les postes utilisateurs (T2) afin de limiter les risques de propagation.</p>
<p>Cette organisation hiérarchique et périmétrique est inhérente au monde AD et ne peut être directement appliquée au cloud pour ces deux principales raisons :</p>
<ul>
<li><strong>Les portails sont centralisés</strong>: une grande diversité d’administrateurs aux droits différents interagit avec la même URL.</li>
<li><strong>La frontière entre les niveaux d’administration est complexifiée</strong>: le principe de permission fine, par rôle (RBAC), par attribut de ressources (ABAC), selon certaines conditions (provenance, risque, conformité, méthode d’authentification…) permet de configurer des accès très précisément, mais complexifie et floute la vision globale des permissions.</li>
</ul>
<p>Afin de proposer une réponse à ce nouveau paradigme, Microsoft a publié son Enterprise Access Model (<span style="color: #333399;"><a style="color: #333399;" href="https://learn.microsoft.com/en-us/security/privileged-access-workstations/privileged-access-access-model">décrit ici</a></span>), mettant en évidence 3 principaux plans : le <em>Control Plane</em>, <em>Management Plane</em> et <em>Data Plane</em>.</p>
<p>Ce modèle reprend la <strong>criticité « en cascade »</strong>, mais simplifiant :</p>
<ul>
<li>les 3 tiers en <strong>2 accès : administrateur vs utilisateur</strong><strong> </strong>;</li>
<li>les flux d’administration en accès au portail ;</li>
<li>la criticité des serveurs en les centralisant dans le <em>Data plane.</em></li>
</ul>
<p>Une illustration de l’ancien et du nouveau modèle :</p>
<figure id="attachment_28880" aria-describedby="caption-attachment-28880" style="width: 1669px" class="wp-caption aligncenter"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-28880" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/1-Du-modele-en-trois-tiers-a-la-complexite-du-cloud.png" alt="Du modèle en trois tiers à la complexité du cloud" width="1669" height="818" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/1-Du-modele-en-trois-tiers-a-la-complexite-du-cloud.png 1669w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/1-Du-modele-en-trois-tiers-a-la-complexite-du-cloud-390x191.png 390w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/1-Du-modele-en-trois-tiers-a-la-complexite-du-cloud-71x35.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/1-Du-modele-en-trois-tiers-a-la-complexite-du-cloud-768x376.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/1-Du-modele-en-trois-tiers-a-la-complexite-du-cloud-1536x753.png 1536w" sizes="(max-width: 1669px) 100vw, 1669px" /><figcaption id="caption-attachment-28880" class="wp-caption-text"><em>Du modèle en trois tiers à la complexité du cloud</em></figcaption></figure>
<p> </p>
<p>Ce nouveau modèle met particulièrement en valeur 3 éléments :</p>
<ul>
<li>L’<strong>identité</strong> de l’utilisateur : accès privilégié vs accès utilisateur ;</li>
<li>La <strong>donnée</strong> et les services : au détriment des serveurs ;</li>
<li>La <strong>méthode d’accès</strong> aux portails web d’administration.</li>
</ul>
<p>L’inversion des importances entre « serveurs » et « portails web » abstrayant l’Active Directory est un changement radical.</p>
<p>Cependant, très peu (si ce n’est aucune) grande structure en est à ce niveau d’abandon de son SI « legacy », une grande partie sera dans un état transitoire où <strong>ce SI aura été virtualisé sur un Cloud</strong> afin de se séparer de ses datacenters, mais dont les modalités d’administration sont restées les mêmes.</p>
<p>Ces entreprises doivent donc traiter avec un <em>tiering model</em> désuet et un Enterprise Access Model décoléré des risques et besoins de sécurité actuels.</p>
<p>Pour la suite de cet article, nous prendrons comme exemple la société <strong>Tartampion</strong>, qui vient de terminer un programme <strong>Move-to-Cloud de 3 ans sur AWS</strong>. Le bilan est le suivant :</p>
<ul>
<li>Une Landing Zone a été créée, les applications déjà sur AWS y ont été intégrées</li>
<li>Les Data Center ont été fermés</li>
<li>Pris par le manque de temps et de moyens, une majeure partie du SI a été incorporé en lift and shift, incluant des solutions métiers, réseau, bastion et AD.</li>
</ul>
<p> </p>
<h3>Un SI hybride et virtualisé qui pose problème</h3>
<p>Selon l’EAM, les portails Azure et AWS sont affichés au même niveau (le <em>management plane</em>) au rang T1, sans autre forme de distinction. Or ces 2 environnements cloud sont à eux seuls le support de nombreux SI, utilisés par de multiples collaborateurs avec des niveaux de droits et d’impacts très variés.</p>
<p>Pour illustrer les précédents propos, mettons de côté l’aspect <em>Digital Workplace</em> (suite O365) et prenons 3 comptes AWS issus d’une Landing Zone de Tartampion, supportant différents services d’infrastructure :</p>
<figure id="attachment_28882" aria-describedby="caption-attachment-28882" style="width: 1695px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-full wp-image-28882" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/2-Exemple-de-comptes-AWS-pour-une-entreprise.png" alt="Exemple de comptes AWS pour une entreprise" width="1695" height="345" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/2-Exemple-de-comptes-AWS-pour-une-entreprise.png 1695w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/2-Exemple-de-comptes-AWS-pour-une-entreprise-437x89.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/2-Exemple-de-comptes-AWS-pour-une-entreprise-71x14.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/2-Exemple-de-comptes-AWS-pour-une-entreprise-768x156.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/2-Exemple-de-comptes-AWS-pour-une-entreprise-1536x313.png 1536w" sizes="(max-width: 1695px) 100vw, 1695px" /><figcaption id="caption-attachment-28882" class="wp-caption-text"><em>Exemple de comptes AWS pour une entreprise</em></figcaption></figure>
<p> </p>
<p>En se fiant au référentiel proposé par Microsoft, ces <strong>trois comptes AWS devraient appartenir au Management plane</strong> avec un niveau de sécurité T1. Cependant, en cas de compromission d’un des 3 comptes par un attaquant, les impacts seraient très différents.</p>
<p>Si la Landing Zone est correctement implémentée, la compromission d’un compte de Sandbox n’aurait que très peu d’impact, tandis que celle du Master Account entrainerait celle de tous les comptes et ressources sous-jacentes.</p>
<p>Un exemple de découpage plus adéquat serait le suivant :</p>
<figure id="attachment_28884" aria-describedby="caption-attachment-28884" style="width: 1679px" class="wp-caption aligncenter"><img decoding="async" class="size-full wp-image-28884" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/3-Tiering-Model-etendu-a-lEnterprise-Access-Model.png" alt="Tiering Model étendu à l’Enterprise Access Model" width="1679" height="674" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/3-Tiering-Model-etendu-a-lEnterprise-Access-Model.png 1679w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/3-Tiering-Model-etendu-a-lEnterprise-Access-Model-437x175.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/3-Tiering-Model-etendu-a-lEnterprise-Access-Model-71x29.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/3-Tiering-Model-etendu-a-lEnterprise-Access-Model-768x308.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/3-Tiering-Model-etendu-a-lEnterprise-Access-Model-1536x617.png 1536w" sizes="(max-width: 1679px) 100vw, 1679px" /><figcaption id="caption-attachment-28884" class="wp-caption-text"><em>Tiering Model étendu à l’Enterprise Access Model</em></figcaption></figure>
<p> </p>
<p>L’Enterprise Access Model par Microsoft est un <strong>framework macroscopique</strong> permettant d’initier une base de découpage des services cloud, mais <strong>qui reste à adapter</strong> selon la criticité des SI concernés.</p>
<p>Comment le rendre pertinent ? Pour répondre, il faut comprendre les scénarios d’attaque exploitant les services cloud.</p>
<p> </p>
<h2>Le Cloud vu de l’attaquant</h2>
<h3>5 principes du cloud favorisant les attaques</h3>
<p>Premièrement, les <strong>infrastructures cloud sont par défaut exposées sur Internet</strong>, contrairement aux ressources sensibles d’un SI. Ainsi, un phishing réussi conduit très probablement à un accès sur le Cloud.</p>
<p>Deuxièmement, les entreprises ont aujourd’hui des <strong>organisations hybrides</strong> (on-premise et cloud) :</p>
<ul>
<li>Les <strong>infrastructures cloud sont reliées au reste du SI on-premise</strong> ;</li>
<li>Les <strong>postes de travail</strong> peuvent également être <strong>hybrides</strong> et gérés par un service cloud comme Intune. Les permissions pour utiliser ce service sont gérées dans Entra ID ;</li>
<li>Les identités sont souvent des <strong>comptes synchronisés</strong>, cela concerne également les comptes d’administration.</li>
</ul>
<p>Les organisations hybrides peuvent faciliter les latéralisations entre le cloud et l’on-premise.</p>
<p>Troisièmement, la <strong>gestion des identités est très complexe avec différentes portées</strong>. Par exemple, Entra ID permet de gérer les accès à Azure et M365 aussi bien pour des utilisateurs, que des applications que des comptes de service.</p>
<p>Pour compléter, les notions de cybersécurité liées au Cloud sont encore relativement nouvelles et méconnues pour certaines équipes « legacy », comme le SOC/CERT, le réseau&#8230; Les <strong>ressources cloud les plus sensibles ne sont pas systématiquement identifiées, protégées et surveillées</strong>.</p>
<p>Enfin, même si des mécanismes de détection natifs sont présents, ils ne sont <strong>pas toujours interconnectés avec les SIEM/SOAR</strong>, ce qui ralentit les capacités d’intervention. Une récente opération Purple Team menée sur des infrastructures Azure et AWS a confirmé que les <strong>outils de détection natifs ont une capacité de détection limitée</strong>. Il s’agit d’un <strong>constat retrouvable dans les Red Team puisqu’avec une démarche « OpSec », les outils de détection cloud sont rarement capables d’identifier une attaque en cours</strong>.</p>
<p> </p>
<h3>REX de nos tests d’intrusion &amp; Red Team</h3>
<p>Issus des opérations de Red Team menées récemment, ces chemins d’attaques spécifiques aux environnements cloud sont témoin des impacts et des facilités qu’il est possible d’avoir pour s’élever en privilège jusqu’à obtenir des accès très permissifs :</p>
<figure id="attachment_28886" aria-describedby="caption-attachment-28886" style="width: 1689px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-28886" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/4-Exemples-de-chemins-dattaques-Cloud-exploites-en-Red-Team.png" alt="Exemples de chemins d’attaques Cloud exploités en Red Team" width="1689" height="761" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/4-Exemples-de-chemins-dattaques-Cloud-exploites-en-Red-Team.png 1689w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/4-Exemples-de-chemins-dattaques-Cloud-exploites-en-Red-Team-424x191.png 424w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/4-Exemples-de-chemins-dattaques-Cloud-exploites-en-Red-Team-71x32.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/4-Exemples-de-chemins-dattaques-Cloud-exploites-en-Red-Team-768x346.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/4-Exemples-de-chemins-dattaques-Cloud-exploites-en-Red-Team-1536x692.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1689px) 100vw, 1689px" /><figcaption id="caption-attachment-28886" class="wp-caption-text"><em>Exemples de chemins d’attaques Cloud exploités en Red Team</em></figcaption></figure>
<p> </p>
<p>Le premier scénario, effectué sur AWS, est décrit ci-dessous, les deux autres ont été analysés dans une série d’articles Risk Insight disponible <span style="color: #333399;"><a style="color: #333399;" href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2025/01/enterprise-access-model-1-2-comment-definir-un-control-plane-pour-securiser-ladministration-cloud-et-empecher-une-compromission-a-grande-echelle/">ici</a></span>.</p>
<p> </p>
<p><span style="text-decoration: underline;"><em><strong>Reconnaissance et Accès initial</strong></em></span></p>
<p>Des catégories d’employés sont généralement <strong>ciblées afin de compromettre une personne avec des droits intéressants dans le SI (Développeur, Support, OPS…)</strong>. Un moyen souvent utilisé est d’utiliser du <strong>phishing</strong>. Les mécanismes de <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2025/07/phishing-evilginx-pousse-a-ses-limites/"><span style="color: #333399;">phishing actuel</span></a> sont capables de contourner l’usage de mots de passe complexe et la plupart des méthodes de MFA (Multi-Factor Authentication).</p>
<p> </p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Escalade de privilèges et mouvements latéraux</strong></span></em></p>
<p>Dans le premier scénario, un développeur compromis possédait des accès à une ferme Citrix. Les <strong>environnements Citrix ne sont pas simples à durcir complètement </strong>et quelques vulnérabilités d’échappement ont permis à la Red Team d’avoir un accès au serveur sous-jacent.</p>
<p>Les informations récoltées sur la machine ont indiqué que le serveur pouvait être hébergé sur AWS. Cela s’est vérifié en essayant d’<strong>accéder aux métadonnées AWS du serveur </strong>: l’instance avait des droits sur le compte AWS du client. La machine virtuelle du Citrix possédait le rôle « <strong>AmazonEC2FullAccess </strong>» lui permettant des actions de gestion sur les EC2 du même compte AWS.</p>
<p>À l’aide de la CLI AWS, les autres EC2 ont été listées. Un contrôleur de domaine du client était présent dans ce compte AWS. C’est une pratique courante de vouloir regrouper dans un même compte, généralement appelé « Shared Services », les services qui ont pour vocation d’être utilisés par plusieurs projets. Il est néanmoins recommandé de <strong>vérifier que la criticité des services partagés soit homogène de sorte à pouvoir appliquer un durcissement adéquat</strong> sur le compte, ou les séparer en plusieurs environnements.</p>
<p> </p>
<p><em><span style="text-decoration: underline;"><strong>Actions sur les trophées</strong></span></em></p>
<p>À partir du rôle AWS du serveur Citrix, <strong>une sauvegarde instantanée du contrôleur de domaine a été faite puis téléchargée</strong>. Les sauvegardes d’un contrôleur de domaine contiennent tous les fichiers de la machine, y compris les fichiers les plus sensibles, comme la base <em>ntds.dit</em>, qui contient les informations et secrets de tous les utilisateurs du domaine. L’exfiltration de cette base se traduit en la compromission totale du domaine AD concerné.</p>
<p>Ce scénario illustre l&rsquo;un des chemins d’attaques qui ont été exploités lors des opérations de redteam, facilité par le manque de visibilité sur les impacts que peuvent avoir une ressource compromise hébergée sur le cloud.</p>
<p> </p>
<h3>Des impacts plus rapides et plus forts</h3>
<p>Les attaques déjà possibles sur un SI on-premise peuvent être reproduites et même <strong>accélérées grâce aux fonctionnalités du cloud</strong>. Par exemple, le chiffrement de buckets S3 (service de stockage de fichiers) à partir d’une clé KMS (de chiffrement) d’un autre compte AWS imite le chiffrement massif de données, ou l’utilisation de la fonctionnalité « lifecycle » permet une suppression de tous les objets en moins de 24 heures, peu importe la quantité de données.</p>
<p>De nouvelles attaques sont également apparues comme le « <strong>Hijack de souscription</strong> » qui permet de <strong>rattacher un abonnement d’une organisation Azure à une autre</strong> et ainsi de voler toutes les données qu’il contient et empêcher les actions de remédiation. Cette attaque est réalisable en quelques clics depuis l’interface web Azure.</p>
<p> </p>
<h2>Identification et protection du cœur de confiance cloud</h2>
<h3>Identification du Cœur de confiance</h3>
<p><strong>Le cœur de confiance</strong> adopte une approche centrée sur la priorisation des actifs, qui diffère du modèle de tiering ou de l’Enterprise Access Model de Microsoft. Contrairement à ces modèles qui proposent un découpage prédéfini, il n’existe pas de grille universelle : chaque organisation doit identifier elle-même quelles ressources méritent le plus haut niveau de protection. L’idée est d’établir un <strong>cercle restreint de ressources critiques</strong> (qu’elles soient cloud ou on-premise) puis de <strong>déployer des niveaux de protection dégressifs à mesure que l’on s’éloigne de ce cœur</strong><strong>.</strong></p>
<p>L’identification du cœur de confiance repose sur <strong>deux grands critères</strong> :</p>
<ul>
<li><strong>Criticité métier</strong>: ce sont les ressources qui concentrent la valeur et la continuité des activités de l’entreprise. Si elles venaient à être perdues ou compromises, les conséquences seraient immédiates pour le fonctionnement quotidien et financièrement. Un environnement SharePoint contenant la donnée intellectuelle / brevets en est un exemple courant ;</li>
<li><strong>Criticité SI</strong>: il s’agit des ressources qui assurent l’administration du système d’information et qui disposent d’un niveau d’accès élevé. Leur compromission aurait un impact majeur sur l’ensemble du SI et permettrait d’avoir l’impact métier précédemment énoncé. On retrouve ici les contrôleurs de domaine ou encore les services d’IAM Cloud comme Entra ID et AWS Identity Center.</li>
</ul>
<p><em><strong> </strong></em></p>
<p>Cette cartographie n’est jamais totalement tranchée. Pour certains éléments, la posture à adopter reste plus floue, deux exemples l’illustrent bien :</p>
<ul>
<li><strong>L’EDR</strong>: élément de sécurité évident d’un SI, systématiquement déployé tant sur les postes de travail que sur les serveurs cloud <strong>et</strong> on-premise, sa console d’administration est de plus en plus souvent exposée sur internet, et permet d’exécuter des commandes arbitraires sur les équipements qui en sont équipés.</li>
<li><strong>Les chaînes CICD</strong>: un savant, mais complexe agglomérat d’applications s’appelant entre elles, dont l’accès (le gestionnaire de code : GitLab, GitHub…) est offert à l’ensemble des collaborateurs et les droits sur le SI (manipulé par les runners de déploiement) sont bien souvent administrateur de l’ensemble des infrastructures cloud. Sur l’ensemble des <strong>Red Team effectués en 2024 &amp; 2025, 80% ont exploité des vulnérabilités associées</strong> à ses solutions pour progresser dans leur opération, voire obtenir des trophées de compromission par ce biais.</li>
</ul>
<p> </p>
<p>Afin d’identifier le « noyau dur » du cœur de confiance, qu’on appellera <strong>socle de sécurité</strong>, on peut reprendre les préceptes de l’ancien T0 : la compromission d’un de ses éléments entrainerait probablement celles des autres, et par cascade de la majeure partie du SI.</p>
<p>En supposant que vos applications appliquent un correct cloisonnement interutilisateur (l’intégralité de vos sites SharePoint n’est pas accessible par tous, n’est-ce pas ?), les références aux prochaines applications seront à comprendre comme des <strong>accès administrateurs</strong> / super-utilisateurs à ces dernières, et non simple utilisateur.</p>
<p>Voici l’une des représentations possibles pour un cœur de confiance hybride :</p>
<figure id="attachment_28888" aria-describedby="caption-attachment-28888" style="width: 1680px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-28888" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/5-Proteger-lessentiel-votre-coeur-de-confiance.png" alt="Protéger l’essentiel, votre cœur de confiance" width="1680" height="998" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/5-Proteger-lessentiel-votre-coeur-de-confiance.png 1680w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/5-Proteger-lessentiel-votre-coeur-de-confiance-322x191.png 322w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/5-Proteger-lessentiel-votre-coeur-de-confiance-66x39.png 66w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/5-Proteger-lessentiel-votre-coeur-de-confiance-120x70.png 120w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/5-Proteger-lessentiel-votre-coeur-de-confiance-768x456.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/5-Proteger-lessentiel-votre-coeur-de-confiance-1536x912.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1680px) 100vw, 1680px" /><figcaption id="caption-attachment-28888" class="wp-caption-text"><em>Protéger l’essentiel, votre cœur de confiance</em></figcaption></figure>
<p> </p>
<p>Dans cette représentation, il y a côté on-premise :</p>
<ul>
<li><strong>Le T0</strong> avec ses contrôleurs de domaine, l’ADCS, et potentiellement la PKI, le bastion, la console EDR…</li>
<li><strong>Le T1</strong> en intégrant en plus les applications métiers à fort impact.</li>
</ul>
<p>Et côté Cloud, on retrouve :</p>
<ul>
<li>Au cœur le <strong>Control Plane</strong> (AWS Orga &amp; Identity Center, Entra ID) ainsi que les modules de la Landing Zone supportant le <strong>T0</strong> (si une partie du T0 est hébergée dans le Cloud) ;</li>
<li>En s’éloignant, les diverses <strong>consoles d’administration</strong> des suites de bureautique, et de management des infrastructures ou des applications.</li>
</ul>
<p>En établissant ce diagramme, il est important de garder à l’esprit que :</p>
<ul>
<li><strong>L’IT sert au métier</strong> et quand bien même la zone centrale du cœur de confiance est principalement occupée par des briques techniques, il convient d’inscrire ses solutions critiques ;</li>
<li><strong>Les</strong> <strong>chaînes de dépendance</strong> / compromission ont beaucoup d’impact sur les <strong>choix d’architecture</strong>: positionner un AD sur AWS, ou déployer un EDR sur un AD peut soudainement créer de nombreux chemins de compromission et de rebond entre les 2 mondes.</li>
</ul>
<p>Enfin, la construction d’un cœur de confiance ne peut pas se limiter à une logique de classification statique. Elle doit reposer sur <strong>une approche qui évalue la criticité de chaque actif et le risque qu’il introduit</strong> (une entreprise de développement de logiciel ne positionnera surement son Git au même niveau qu’une entreprise de travaux public).</p>
<p> </p>
<h3>Protection du cœur de confiance cloud</h3>
<p>La sécurité du cœur de confiance va reposer sur les deux traditionnels facteurs de risques :</p>
<ul>
<li><strong>Réduire l’impact</strong>: comment empêcher un utilisateur compromis ou malveillant de se connecter aux portails cloud sur un navigateur et de faire des actions sensibles en quelques clics, comme faire une sauvegarde d’un contrôleur de domaine hébergé sur une VM ou supprimer les sauvegardes de données de production ?</li>
<li><strong>Réduire la probabilité </strong>: comment réduire les risques d’accès illégitimes à partir d’un cookie de session volé par phishing, de la compromission d’un poste de travail ou de la réutilisation de mots de passe des utilisateurs ?</li>
</ul>
<p> </p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Protection du socle de sécurité cloud</span></em></strong></p>
<p>Concernant le « socle de sécurité » cloud il est possible de hiérarchiser les environnements par criticité selon cette échelle macroscopique :</p>
<figure id="attachment_28890" aria-describedby="caption-attachment-28890" style="width: 1641px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-28890" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/6-Les-principaux-niveaux-du-socle-de-securite-cloud.png" alt="Les principaux niveaux du socle de sécurité cloud" width="1641" height="678" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/6-Les-principaux-niveaux-du-socle-de-securite-cloud.png 1641w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/6-Les-principaux-niveaux-du-socle-de-securite-cloud-437x181.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/6-Les-principaux-niveaux-du-socle-de-securite-cloud-71x29.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/6-Les-principaux-niveaux-du-socle-de-securite-cloud-768x317.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/6-Les-principaux-niveaux-du-socle-de-securite-cloud-1536x635.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1641px) 100vw, 1641px" /><figcaption id="caption-attachment-28890" class="wp-caption-text"><em>Les principaux niveaux du socle de sécurité cloud</em></figcaption></figure>
<p> </p>
<p>En fonction des équipes en charge et de la complexité de les inclure dans un niveau de protection particulièrement élevée, certaines organisations font le choix d’exclure des environnements dont la compromission ne permettrait pas une latéralisation dangereuse, telle que ceux de FinOps, de détection, le Digital Workplace…</p>
<p>La sécurisation du socle de sécurité cloud repose sur 2 principaux points :</p>
<ul>
<li>Une <strong>hygiène</strong> impeccable : configuration IAM épurée, respect du moindre privilège, procédure de déploiement, limitation des ressources au strict nécessaire…</li>
<li>Une couche de sécurité passive / active : déploiement de <strong>politiques</strong> (SCP sur AWS, Policy sur Azure) interdisant explicitement certaines actions, ou la manipulation de certaines ressources, et <strong>règles de détection</strong> afin de lever une alerte en cas de modification d’une politique ou l’occurrence d’un de ses évènements protégés ;</li>
</ul>
<p>Ces politiques peuvent efficacement être associées à une <strong>stratégie de tagging</strong> afin d’appliquer, en plus du modèle RBAC (Role Based Access Control) un modèle ABAC (Attribute Based Access Control).</p>
<p>Par exemple il est possible de tagger différentes ressources avec une clé « tiering » et une valeur entre « T0 », « T1 », « T2 » puis de déployer cet ensemble de stratégies :</p>
<ul>
<li>Interdire toute action visant une ressource taguée tiering par une identité dont la valeur de son propre tag tiering n’est pas équivalente ;</li>
<li>Interdire la manipulation de tag tiering, sauf pour un rôle bien précis.</li>
</ul>
<p>Et voilà comment, en quelques tags et 2 SCP, il est possible de répliquer le tiering model de Microsoft (quelques exceptions peuvent subvenir).</p>
<p> </p>
<p><strong><em><span style="text-decoration: underline;">Protections des identités et des accès</span></em></strong></p>
<p>Pour protéger les utilisateurs, 3 thématiques de durcissement peuvent être mises en place :</p>
<ul>
<li><strong>Identité </strong>: avec quel compte l’utilisateur se connecte-t-il aux interfaces d’administration cloud ? Comment les droits sont-ils obtenus ?</li>
<li><strong>MFA</strong> : l’identité est-elle protégée avec une authentification multifactorielle résistante aux attaques de phishing ?</li>
<li><strong>Provenance</strong>: à partir de quelle plateforme l’utilisateur se connecte-t-il aux interfaces d’administration cloud ? La plateforme est-elle managée, et saine ?</li>
</ul>
<p>Plusieurs niveaux de protection sont envisageables afin de protéger les administrateurs cloud :</p>
<figure id="attachment_28892" aria-describedby="caption-attachment-28892" style="width: 1684px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-28892" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/7-Aligner-le-niveau-de-protection-avec-le-niveau-de-risque.png" alt="Aligner le niveau de protection avec le niveau de risque" width="1684" height="835" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/7-Aligner-le-niveau-de-protection-avec-le-niveau-de-risque.png 1684w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/7-Aligner-le-niveau-de-protection-avec-le-niveau-de-risque-385x191.png 385w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/7-Aligner-le-niveau-de-protection-avec-le-niveau-de-risque-71x35.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/7-Aligner-le-niveau-de-protection-avec-le-niveau-de-risque-768x381.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2026/01/7-Aligner-le-niveau-de-protection-avec-le-niveau-de-risque-1536x762.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1684px) 100vw, 1684px" /><figcaption id="caption-attachment-28892" class="wp-caption-text"><em>Aligner le niveau de protection avec le niveau de risque</em></figcaption></figure>
<p> </p>
<p>Afin de protéger le <strong>cœur de confiance restreint</strong>, représenté par les triples cadenas, il est recommandé de mettre en œuvre les <strong>facteurs d’authentification les plus robustes</strong>. Cela inclut l’utilisation d’un compte dédié à l’administration cloud, l’activation d’une authentification multifactorielle physique (exemple : clé de sécurité FIDO2) et le recours à un poste de travail spécifiquement réservé aux opérations sur ce cœur de confiance.</p>
<p>Pour les <strong>ressources plus éloignées</strong> du centre du cœur de confiance, symbolisées par les doubles cadenas, un <strong>niveau de sécurité durci, mais proportionné</strong> peut être appliqué, afin de renforcer la protection pour maitriser les coûts et réduire les contraintes excessives aux utilisateurs concernés.</p>
<p>Finalement, les <strong>méthodes les plus sécurisées sont également celles qui impliquent le plus de contraintes aux personnes concernées</strong>. Il faut maitriser les usages et prendre en compte des situations d’urgence, comme une intervention en astreinte nécessitant des privilèges très élevés.</p>
<p> </p>
<h3>Répéter les opérations</h3>
<p>À l’issue des phases d’identification et de protection, les ressources seront réparties dans les différentes couches du cœur de confiance.</p>
<p>Pour vérifier la bonne implémentation du cœur de confiance, un <strong>audit peut être conduit pour vérifier la bonne protection des ressources</strong> critiques qui le compose.</p>
<p>Un système d’information est toujours en évolution, mais les deux premières phases auront été faites à un instant <em>t</em>. De <strong>nouvelles ressources critiques peuvent être ajoutées, d’autres modifiées, voire supprimées</strong>. Il est primordial de <strong>refaire une évaluation régulière de son SI </strong>et de mettre à jour la répartition des ressources dans le cœur de confiance.</p>
<h2> </h2>
<p>En conclusion, la sécurité des systèmes d’information s’inscrit désormais dans un contexte de complexité croissante et de forte diversification des composants et services d’infrastructures.</p>
<p>Dans ce contexte, il apparaît de plus en plus complexe de définir un modèle de sécurité universel. Certains cadres conservent toute leur pertinence sur des périmètres bien identifiés : le tiering reste une référence pour la sécurisation de l’Active Directory, tout comme l’EAM pour des environnements Cloud fortement centrés sur l’écosystème Microsoft. Néanmoins, ces modèles atteignent rapidement leurs limites dès lors que l’on s’éloigne de ces cas d’usage spécifiques.</p>
<p>Pour la majorité des systèmes d’information, une approche fondée sur l’analyse des risques s’impose donc comme la plus pertinente. Identifier un cœur de confiance, définir clairement les actifs critiques <em>— les crown jewels —</em> et décliner les mesures de sécurité à partir de ces éléments permet de construire une posture de sécurité plus pragmatique, adaptée à la réalité du SI et capable d’évoluer avec lui.</p>
<p>Cette logique, moins normative mais plus contextualisée, constitue sans doute l’un des leviers majeurs pour concilier sécurité, agilité et pérennité des systèmes d’information.</p>






<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2026/01/securite-orientee-cloud-adaptation-a-une-nouvelle-realite/">Sécurité orientée cloud : Adaptation à une nouvelle réalité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Gestion des accès : comment l’autorisation évolue pour répondre aux défis et besoins des organisations ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2024/12/gestion-des-acces-comment-lautorisation-evolue-pour-repondre-aux-defis-et-besoins-des-organisations/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Sélina BOULIC]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Dec 2024 12:32:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Digital Identity]]></category>
		<category><![CDATA[Eclairage]]></category>
		<category><![CDATA[ABAC]]></category>
		<category><![CDATA[admin-time]]></category>
		<category><![CDATA[autorisations]]></category>
		<category><![CDATA[event-time]]></category>
		<category><![CDATA[GBAC]]></category>
		<category><![CDATA[IAM]]></category>
		<category><![CDATA[modèle d'accès]]></category>
		<category><![CDATA[modèles d'autorisation]]></category>
		<category><![CDATA[RBAC]]></category>
		<category><![CDATA[run-time]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La gestion des droits d’accès aux ressources d’une entreprise est une question centrale de l’IAM. Un modèle d’habilitation apporte une couche d’abstraction qui guide l’attribution des permissions techniques aux utilisateurs et en facilite le suivi dans la durée. A cette fin,...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align: justify;">La gestion des droits d’accès aux ressources d’une entreprise est une question centrale de l’IAM. Un modèle d’habilitation apporte une couche d’abstraction qui guide l’attribution des permissions techniques aux utilisateurs et en facilite le suivi dans la durée.</p>
<p style="text-align: justify;">A cette fin, les modèles de droits existants sont nombreux : MAC, DAC, GBAC, ABAC…</p>
<p style="text-align: justify;">Comment comprendre concrètement ces multiples déclinaisons de modèles de droits et les appliquer à son entreprise ?</p>
<p style="text-align: justify;">Les modèles diffèrent dans leur degré de complexité et dans la réponse qu’ils apportent à des besoins et contraintes spécifiques d’une organisation ou d’un système. Les plus récents intègrent des problématiques de sécurité, de scalabilité et de conformité dans un environnement technologique toujours plus complexe.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cet article, nous suivrons une logique chronologique en identifiant comment l’autorisation a évolué au cours des décennies pour répondre aux défis des organisations. Nous verrons, que, comme les systèmes d’information, les approches de modèles de droits se sont complexifiées, et intègrent aujourd’hui de plus en plus de paramètres pour décider d’accorder ou de refuser un accès.</p>
<p style="text-align: justify;">On peut ainsi regrouper les modèles selon 3 approches reflétant leur sophistication progressive :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Approche classique : l’admin-time</li>
<li>Approche moderne : run-time</li>
<li>Approches prospectives : event-time</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Nous illustrerons chacune de ces approches par des modèles emblématiques en mettant en évidence :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>la réponse apportée à un besoin initial</li>
<li>les limitations du modèle.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Et conclurons notre propos par une synthèse chronologique des approches et de leurs modèles.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2 style="text-align: justify;">Approches classiques d’autorisation : Admin-time</h2>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>Dans les années 60-70</strong></span>, le développement des systèmes informatiques, marqué par la mise au point des premiers systèmes multi-utilisateurs (Multics, HP-3000), fait naître la nécessité de repenser les droits des utilisateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Des principes de sécurité innovants, encore utilisés aujourd’hui, sont ainsi définis sur ces systèmes, à l’instar des anneaux de protection (<em>rings</em> en anglais), qui d’une part, visent à protéger l’intégrité du système d’exploitation contre les modifications volontaires et accidentelles, et d’autre part, initient la réflexion sur les politiques d’accès aux ressources par les utilisateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les premiers modèles de droits d’accès qui émergent, la gestion des droits reste sommaire, <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>définie en dur par des « administrateurs »</strong></span> : <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>c’est l’admin-time</strong></span>, dont on retient en particulier les modèles DAC et MAC (années 60-70) et RBAC (années 90).</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h3 style="text-align: justify;">Discretionary Access Control (DAC) et Access Control Lists (ACLs)</h3>
<p style="text-align: justify;">Comme son nom le suggère, le modèle DAC – pour <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>« contrôle d’accès discrétionnaire »</strong></span> – laisse à chaque propriétaire de ressource le soin d’attribuer les permissions aux utilisateurs. Il est le modèle de droits de base que l’on <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>trouve sur les systèmes Unix</strong></span>, qui peut être complété par le mécanisme d’ACL, des <strong>« listes pour le contrôle d’accès »</strong>. Souvent associées à DAC, les ACLs spécifient, pour une ressource donnée, les utilisateurs et leurs droits sur la ressource, comme illustré ci-dessous sur l’exemple d’Unix.</p>
<figure id="attachment_24951" aria-describedby="caption-attachment-24951" style="width: 1373px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-24951 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image1-FR-1.png" alt="Représentation des droits sous un système Unix,  avec ou sans ACL attaché au fichier « projectRI »." width="1373" height="939" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image1-FR-1.png 1373w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image1-FR-1-279x191.png 279w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image1-FR-1-57x39.png 57w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image1-FR-1-768x525.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1373px) 100vw, 1373px" /><figcaption id="caption-attachment-24951" class="wp-caption-text"><em>Représentation des droits sous un système Unix, avec ou sans ACL attaché au fichier « projectRI ». A noter, l’<strong>ACL minimale</strong> décrit les droits positionnés pour le <strong>triplet de base de droits Unix</strong> (propriétaire – groupe propriétaire – autres utilisateurs), mais elle peut être modifiée pour donner des <strong>droits à des utilisateurs ou à des groupes supplémentaires</strong>, comme ici des droits spécifiques pour l’utilisateur « alice ». Cela étend et permet une gestion plus fine des droits.</em></figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Au-delà d’Unix, les systèmes de partage de fichiers tels que <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>OneDrive</strong></span> ou encore les <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>réseaux sociaux</strong></span>, où l’utilisateur peut choisir qui peut voir ou commenter chaque publication, sont d’autres exemples d’utilisation de <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>DAC</strong></span><strong> et des ACLs<span style="font-weight: normal !msorm;">.</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">En effet, la flexibilité et la granularité de ce modèle constituent un avantage pour des implémentations locales et centrées sur les individus. En revanche, elles <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>deviennent problématiques pour assurer un niveau correct de protection des ressources à large échelle sur des systèmes plus complexes.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h3 style="text-align: justify;">Mandatory Access Control (MAC)</h3>
<p style="text-align: justify;">Le modèle MAC, pour <strong>« contrôle d’accès obligatoire »</strong>, prend le contrepied de DAC. Plutôt que de laisser l’assignation des droits à la « discrétion » des utilisateurs, ressource par ressource, limitant la visibilité à l’échelle du système et favorisant de fait erreurs et failles, <strong>des règles sont prédéfinies par des administrateurs selon différentes classifications de sécurité et appliquées de façon stricte par </strong><span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>une autorité centrale</strong></span>, généralement représentée par le système d’exploitation lui-même.</p>
<p style="text-align: justify;">Il prévaut en particulier dans les <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>milieux gouvernementaux, militaires ou industriels</strong></span>, car il permet un <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>contrôle étroit de l’accès aux données sensibles</strong></span>. Il utilise ainsi des <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>labels</strong></span> qui caractérisent la sensibilité des objets et des utilisateurs, selon les règles de l’organisation concernée :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Un niveau de <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>classification des ressources,</strong></span> par exemple : « Non classifié », « Restreint », « Confidentiel », « pointe de diamant »<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Habilitation_de_s%C3%A9curit%C3%A9_en_France" name="_ftnref1">[1]</a>, …</li>
<li>Un <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>niveau d’habilitation</strong></span> des <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>utilisateurs</strong></span>, liés aux niveaux de classification des ressources existants.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Nous détaillons ci-dessous Multics et SELinux, qui sont deux exemples fondamentaux d’implémentation de MAC.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Exemple MAC 1 : Multics et les anneaux de protection</h4>
<figure id="attachment_24901" aria-describedby="caption-attachment-24901" style="width: 317px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-24901" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image2-FR.jpg" alt="Logo des systèmes Multics (Source). Il met en avant de façon stylisée les anneaux de protection qui sont au cœur de Multics" width="317" height="317" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image2-FR.jpg 251w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image2-FR-191x191.jpg 191w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image2-FR-39x39.jpg 39w" sizes="auto, (max-width: 317px) 100vw, 317px" /><figcaption id="caption-attachment-24901" class="wp-caption-text"><em>Logo des systèmes Multics (<a href="https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Multics-logo.svg">Source</a>). Il met en avant de façon stylisée les anneaux de protection qui sont au cœur de Multics.</em></figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Déjà évoqué précédemment comme un précurseur des <strong>systèmes multi-utilisateurs</strong> (également dits « à temps partagé »), <strong>le projet <span style="font-weight: normal !msorm;">Multics</span></strong>, sorti en 1969, a été porteur de<strong> multiples fonctionnalités innovantes</strong>, notamment dans sa gestion de la mémoire ou de la sécurité<strong>. </strong>Il préfigure ainsi MAC avant même la formulation de modèles tels que <strong>Bell-LaPadula (1973)</strong> et sa première définition formelle énoncée dans le <strong>« Orange Book » (1983)</strong> du <em>Department of Defense</em>, qui établit les normes de sécurité informatiques américaines.</p>
<p style="text-align: justify;">Il repose sur le concept <strong>d’anneaux de protection</strong> (<em>rings</em>), que Multics a créé, en témoigne son logo (image ci-dessus), et qui constituent le fondement des systèmes MLS – Multi-Level Security –, très utilisés dans les contextes de haute confidentialité. Il s’agit d’un <strong>ensemble d’anneaux concentriques représentant des niveaux de sensibilité d’autant plus élevés que l’on se rapproche du centre</strong> (<em>ring 0</em>) – et donc de privilèges requis pour y accéder. <strong>Des mécanismes dits <em>guards</em> ou <em>gatekeepers</em>, situés à l’interface entre deux anneaux, contrôlent étroitement la légitimité des accès dans les deux sens</strong>, qu’ils accordent ou réfutent.</p>
<p style="text-align: justify;">En réalité, ces anneaux sont de <strong>deux types</strong> :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Les <strong>anneaux de protection du kernel</strong> sont des anneaux physiques intégrés aux processeurs et exploités par le système d’exploitation pour garantir son intégrité contre les fautes (à l’origine de plantages de la machine) ou des modifications, intentionnelles ou non.</li>
<li>Les <strong>anneaux de l’espace utilisateur</strong> sont des anneaux logiques mis en œuvre par le système d’exploitation. C’est là que l’on retrouve MAC. Par le biais de labels, chaque utilisateur et chaque ressource se retrouve rattaché à un niveau d’anneau. De là, des règles définissent les actions possibles ou non, à l’instar du modèle Bell-LaPadula qui met l’accent sur la confidentialité des données : <em>« No read up » </em>(un utilisateur ne peut accéder en lecture à des couches supérieures à la sienne), <em>« No write down »</em> (il ne peut non écrire dans des couches inférieures, évitant les fuites).</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">L’image ci-dessous résume le principe des anneaux de protection.</p>
<figure id="attachment_24955" aria-describedby="caption-attachment-24955" style="width: 1428px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-24955 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image3-FR-1.png" alt="Les 2 types d’ anneaux de protection. A gauche, l’implémentation matérielle utilisée pour protéger le système. A droite, une transposition pour le contexte utilisateurs, avec des niveaux de classification allant de « non classifié » à « très secret », qui sont gérés par le système d’exploitation." width="1428" height="740" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image3-FR-1.png 1428w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image3-FR-1-369x191.png 369w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image3-FR-1-71x37.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image3-FR-1-768x398.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1428px) 100vw, 1428px" /><figcaption id="caption-attachment-24955" class="wp-caption-text"><em>Les 2 types d’ anneaux de protection. A gauche, l’implémentation matérielle utilisée pour protéger le système. A droite, une transposition pour le contexte utilisateurs, avec des niveaux de classification allant de « non classifié » à « très secret », qui sont gérés par le système d’exploitation.</em></figcaption></figure>
<h4 style="text-align: justify;">Exemple MAC 2 : SELinux, module de sécurité du noyau Linux</h4>
<figure id="attachment_24905" aria-describedby="caption-attachment-24905" style="width: 251px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-24905" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image4.-FR.png" alt="Logo de SELinux. Il représente la mascotte des systèmes Unix (Tux) armée d’un bouclier, soulignant sa fonction de protection du système." width="251" height="229" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image4.-FR.png 203w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image4.-FR-43x39.png 43w" sizes="auto, (max-width: 251px) 100vw, 251px" /><figcaption id="caption-attachment-24905" class="wp-caption-text"><em>Logo de SELinux (<a href="https://en.m.wikipedia.org/wiki/File:SELinux_logo.svg">Source</a>). Il représente la mascotte des systèmes Unix (Tux) armée d’un bouclier, soulignant sa fonction de protection du système.</em></figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Initialement <strong>développé par la NSA</strong>, en 2001, <strong>SELinux</strong> a été proposé et ajouté dès 2003 aux <strong>modules de sécurité pour le noyau Linux</strong> (LSM, Linux Security Modules), et est nativement intégré aux distibutions RedHat, telles que Fedora.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est un autre <strong>exemple notoire d’implémentation de MAC</strong> : il permet aux administrateurs d’<strong>attribuer à chaque ressource un <em>label security context</em> afin de les classifier</strong>, et de <strong>définir les politiques de sécurité qui seront appliquées par le système d’exploitation</strong>. Même avec des droits privilégiés, une application verra ses droits cantonnés au domaine qui lui est nécessaire pour fonctionner (par exemple les dossiers qui ont été lui spécifiés), <strong>SELinux détectant et empêchant toute action non conforme</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">SELinux apporte donc une <strong>couche de protection supplémentaire dans le cas où un utilisateur ou un processus parvient à contourner les contrôles d’accès traditionnels</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la pratique, les politiques <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>MAC </strong></span><strong>se suffisent rarement à elles-mêmes mais viennent se superposer aux règles<span style="font-weight: normal !msorm;"> DAC</span></strong> existantes, dont elles pallient la flexibilité. Deux modèles avant tout fondés sur l’identité de l’utilisateur ou du processus, à partir de laquelle ils autorisent ou refusent des accès : on parle de <strong>contrôle d’accès basé sur l’identité</strong> ou IBAC (Identity-Based Access Control). <strong>Ces modèles restent limités à des contextes locaux qui résistent peu au passage à l’échelle.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h3 style="text-align: justify;">Role-based Access Control (RBAC)</h3>
<p style="text-align: justify;">Formulé en 1992 par David FERRAIOLO et Richard KUHN, deux ingénieurs du NIST américain, le modèle RBAC – <strong>modèle d’accès</strong> <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>basé sur les rôles</strong></span> – a été pensé pour simplifier la gestion des permissions à l’échelle d’une organisation tout en en reflétant au mieux la structure (hiérarchie, responsabilités, départements…).</p>
<p style="text-align: justify;">Au lieu d’octroyer les droits directement à une identité comme avec IBAC, une méthode vite <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>difficile à maintenir</strong></span>, on conçoit des <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>rôles </strong></span><strong>métier <span style="font-weight: normal !msorm;">et les privilèges associés</span></strong>. <strong>L’utilisateur hérite alors des droits rattachés à son rôle au sein de l’entreprise</strong>, ce qui lui permet d’accéder aux différents applicatifs et systèmes de partage d’entreprise considérés comme nécessaires pour ses activités internes.</p>
<figure id="attachment_24959" aria-describedby="caption-attachment-24959" style="width: 1311px" class="wp-caption aligncenter"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-24959 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image5-FR-1.png" alt="Principe de fonctionnement du modèle RBAC" width="1311" height="781" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image5-FR-1.png 1311w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image5-FR-1-321x191.png 321w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image5-FR-1-65x39.png 65w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image5-FR-1-120x70.png 120w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image5-FR-1-768x458.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1311px) 100vw, 1311px" /><figcaption id="caption-attachment-24959" class="wp-caption-text"><em>Principe de fonctionnement du modèle RBAC</em></figcaption></figure>
<p style="text-align: justify;">Ce premier cadre conceptuel a été complété <strong>et standardisé en 2004 avec la norme ANSI INCITS 359-2004</strong>, qui tient compte de cas pratiques et scénarios d’entreprise. Par exemple, il aborde les besoins en séparation des responsabilités (SoD, Segregation of Duty), fondamentale dans les institutions financières et bancaires, mais aussi le principe de moindre privilège, ou encore l’héritage des permissions.</p>
<h4 style="text-align: justify;">Une adoption progressive et toujours plus centralisée de RBAC</h4>
<p style="text-align: justify;">Dès les années 80-90, largement adoptées par des grandes entreprises et susceptibles de contenir des informations sensibles dont on a naturellement voulu contrôler l’accès, <strong>les bases de données ont été pionnières dans la mise en œuvre du modèle RBAC</strong>. Elles illustrent son implémentation au niveau d’applications isolées, non répercutée sur les applications ou systèmes externes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les années 2000 voient le lancement de <strong>l’Active Directory de Microsoft</strong>, à partir du Windows 2000 Server. Cet annuaire centralisé vise la <strong>gestion de l’ensemble des ressources de l’organisation</strong> (personnes, ressources physiques, applicatifs). Bien que ce ne soit pas à proprement parler un outil RBAC, un rapprochement peut être fait. L’attribution de droits d’accès se base en effet sur des <strong>groupes de sécurité</strong> – qui peuvent être perçus comme des rôles – avec des <strong>mécanismes d’héritage de permissions</strong> et des concepts de domaines, arbres et forêts visant à <strong>représenter les structures logiques d’entreprise</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis, <strong>les solutions IAM modernes</strong>, comme Okta, SailPoint IIQ ou Microsoft AzureAD, supportent RBAC pour des<strong> environnements hétérogènes</strong>, notamment les services cloud. Elles illustrent <strong>la centralisation progressive de la gestion des droits d’accès</strong>, d’abord gérée localement dans les applications, et aujourd’hui de plus en plus déléguée à des solutions IAM couvrant un spectre maximal.</p>
<p style="text-align: justify;">RBAC attribue des droits en fonction d’un rôle métier tandis qu’IBAC est lié à une identité. <strong>La couche d’abstraction créée entre l’identité du sujet et son rôle permet de s’extraire de contextes restreints</strong> (systèmes de fichiers pour DAC, systèmes d’exploitation pour MAC) <strong>et de s’adapter (enfin !) aux besoins de contrôle d’accès d’organisations</strong>. Tous partagent néanmoins comme caractéristique <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>une définition rigide des droits, basée sur une identité ou un rôle.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">Dans des entités où les échanges sont plus dynamiques et plus fluctuants, cette abstraction au travers de rôles seuls peut s’avérer insuffisante. De nouveaux modèles ont émergé <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>pour représenter des organisations plus complexes</strong></span>, prenant en compte des <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>attributs supplémentaires, évolutifs, pour évaluer plus finement un droit d’accès à un instant t</strong></span> : de l’admin-time, nous entrons dans le run-time.</p>
<p> </p>
<h2 style="text-align: justify;">Les nouvelles approches d’autorisation : Run-time</h2>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">La complexification des systèmes d’informations, donc des accès, ont conduit à l&rsquo;approche run-time. Une approche qui répond aux besoins de <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>flexibilité et de sécurité</strong></span> dynamiques des organisations. Contrairement à l&rsquo;ère “admin-time”, caractérisée par des permissions statiques, l&rsquo;ère “run-time” offre une gestion en temps réel au moment de la demande d’accès, fondée sur différents éléments contextuels. Cette transition vers des modèles d&rsquo;autorisation plus flexibles et précis permet aux organisations de <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>s&rsquo;adapter aux changements et de mieux protéger leurs ressources contre les menaces actuelles.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h3 style="text-align: justify;">Graph-Based Access Control (GBAC)</h3>
<p style="text-align: justify;">Le modèle GBAC (Graph-Based Access Control) ou GraphBAC, repose sur l’utilisation de graphes pour représenter les relations entre les utilisateurs, les rôles et les ressources au sein d&rsquo;une organisation. Ces 3 types d’entités (utilisateurs, rôles, ressources) et les relations entre elles constituent le cœur de ce modèle : on peut représenter les entités par les nœuds du graphe, et les relations entre elles par les arêtes.</p>
<p style="text-align: justify;">Les autorisations d’accès à une ressource sont <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>déterminées en temps réel par des requêtes sur cette base de données de graphe, </strong></span>permettant de <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>prendre des décisions d&rsquo;accès basées sur les connexions entre les entités </strong></span>au moment de la demande. Un utilisateur peut ainsi obtenir l&rsquo;accès à une ressource en fonction de son rôle et de ses relations avec d&rsquo;autres utilisateurs ou ressources de l’organisation</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-24963 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image6-FR-1.png" alt="Principe de fonctionnement du modèle d'accès GBAC" width="900" height="561" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image6-FR-1.png 900w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image6-FR-1-306x191.png 306w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image6-FR-1-63x39.png 63w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image6-FR-1-768x479.png 768w" sizes="auto, (max-width: 900px) 100vw, 900px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le modèle GBAC est <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>adapté aux environnements dynamiques de grandes organisations</strong></span>, où les relations entre entités évoluent constamment. En revanche, sa mise en œuvre peut s&rsquo;avérer complexe et les projets de <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>mise en place</strong></span> sont relativement <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>long</strong></span><strong>s</strong> donc avec des <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>coûts élevés non négligeable</strong></span><strong>s</strong>. De plus, l&rsquo;ajout progressif de nouvelles relations peut rendre le <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>graphe de plus en plus difficile à gérer</strong></span>, <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>compliquant ainsi les activités d&rsquo;audit interne ou encore de recertification par exemple.</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h3 style="text-align: justify;">Attribute-Based Access Control (ABAC)</h3>
<p style="text-align: justify;">Dans le modèle d’accès ABAC (Attribute-Based Access Control), la gestion des accès à une ressource s&rsquo;appuie sur la combinaison dynamique d&rsquo;attributs. Ces attributs concernent aussi bien l&rsquo;utilisateur demandant l&rsquo;accès (rôle, groupe), la ressource demandée (type de ressource), que le contexte dans lequel s’effectue la demande (heure, type de réseau). Cette approche permet d&rsquo;autoriser ou non l&rsquo;accès de façon flexible et en temps réel.</p>
<p style="text-align: justify;">Le modèle a été formalisé en 2014 dans la publication par le <strong>NIST</strong> (<strong>SP 800-162)</strong> qui fournit des informations détaillées pour sa mise en place.</p>
<p style="text-align: justify;">4 composants sont essentiels au fonctionnement de ce modèle : les Policy Enforcement Points (PEP), les Policy Decision Points (PDP), les Policy Administration Points (PAP), et les Policy Information Points (PIP).</p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-24967 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image7-FR-1.png" alt="Principe de fonctionnement du modèle d'accès ABAC" width="1201" height="567" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image7-FR-1.png 1201w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image7-FR-1-405x191.png 405w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image7-FR-1-71x34.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image7-FR-1-768x363.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1201px) 100vw, 1201px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Après interception par le <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>PEP</strong></span>, la demande d&rsquo;accès est transmise au <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>PDP</strong></span>, qui est responsable de la prise de décision en analysant les politiques d&rsquo;accès qui sont gérer au niveau du PAP et souvent accessible depuis une base de données de politique d’accès. Le <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>PIP </strong></span>fournit lui, au <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>PDP</strong></span> des informations complémentaires sur l&rsquo;utilisateur ou la ressource provenant de différentes sources permettant ainsi de rendre des décisions conformes aux règles d’accès. Pour les informations contextuelles le système d’information peut être connecter à d’autres outils ou sources (IDS, logs, capteurs) qui permettent la collecte de ces informations au moment d’une demande d’accès.</p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;ABAC se présente comme un <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>modèle particulièrement intéressant dans les environnements où les besoins d&rsquo;accès sont variés et évolutifs,</strong></span> car il permet une gestion fine et granulaire des autorisations, notamment dans le cadre du PAM (Privileged Access Management), concernant des accès, et ressources critiques.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, ce niveau de détail et de flexibilité vient avec des <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>défis</strong></span> comme la <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>revue continue des attributs, la maintenance des politiques</strong></span> qui nécessitent une attention constante afin de s’assurer qu’ils répondent aux besoins de l’entreprise. Au fil du temps, le <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>nombre croissant</strong></span> d&rsquo;attributs et de conditions peut compliquer le <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>maintien d&rsquo;une architecture ABAC claire et fonctionnelle</strong></span>, surtout dans des environnements en perpétuelle transformation.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans les architectures ABAC actuelle, les <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>PEPs sont généralement conçus pour fonctionner uniquement avec les PDPs du même fournisseur</strong></span>, avec des protocoles propriétaires, sans support pour une compatibilité entre différents fournisseurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Standardiser la manière dont ces différents PEP et PDP interagissent, afin d&rsquo;améliorer l&rsquo;interopérabilité des systèmes et de réduire la dépendance à un seul fournisseur est l’objectif du groupe de travail OpenID AuthZEN.</p>
<h4 style="text-align: justify;">OpenID AuthZEN : Vers une interopérabilité améliorée</h4>
<p style="text-align: justify;">AuthZen est une initiative<span style="font-weight: normal !msorm;"><strong> lancée en 2023</strong></span>, au travers d’un groupe de travail, par l&rsquo;OpenID Foundation visant à standardiser les interactions entre les PEPs et les PDPs afin d&rsquo;améliorer l&rsquo;interopérabilité entre les systèmes de différents fournisseurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette initiative répond aux problèmes actuels où les services d&rsquo;autorisation (PEP et PDP) sont souvent conçus pour fonctionner uniquement avec des solutions du même fournisseur, limitant leur interopérabilité.</p>
<p style="text-align: justify;">AuthZen a été lancée pour développer un <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>protocole standardisé qui faciliterai</strong></span><strong>t <span style="font-weight: normal !msorm;">l&rsquo;intégration et la communication entre les PEPs et les PDPs</span></strong>, et réduirait la dépendance aux solutions provenant d’un seul fournisseur mais aussi d&rsquo;améliorer la sécurité globale des autorisations.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-24971 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image8-FR-1.png" alt="Principe de fonctionnement d'AuthZen" width="1516" height="625" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image8-FR-1.png 1516w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image8-FR-1-437x180.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image8-FR-1-71x29.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image8-FR-1-768x317.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1516px) 100vw, 1516px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Pour rendre ces interactions plus flexibles et universelles, <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>AuthZen s&rsquo;appuie sur des architectures et des technologies existantes (OPA/Rego, XACML…), afin d’améliorer le déploiement, la scalabilité et l&rsquo;interopérabilité. </strong></span>Les deux premières étapes de cette standardisation avec l’Open ID AuthZen sont la mise en place d&rsquo;un <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>protocole</strong></span> simple de type <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>“Request/Response” </strong></span>et <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>“Permit/Deny”</strong></span> et d’une approche de décisions multiples afin de <strong>regrouper plusieurs demandes d’autorisation en une seule et de recevoir plusieurs décisions en retour.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ce cadre de réflexion autour de l’AuthZen comprend des acteurs du domaine de la sécurité tels que 3Edges, Axiomatic, et d’autres. Il est également ouvert aux acteurs voulant faire évoluer les systèmes d’autorisation et rendre les architectures plus sécurisées et interopérables.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2 style="text-align: justify;">Perspectives d’évolution d’autorisation : Event-time</h2>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">Une nouvelle approche dans l&rsquo;évolution des systèmes d&rsquo;accès est l’event-time. Il se défini comme une <strong>implémentation de l’autorisation dynamique où les droits des accès sont ajustés en temps réel en réponse à des événements ou changements immédiats qui surviennent.</strong> Contrairement aux approches statiques ou basées sur des attributs, l’event-time se caractérise par une <strong>évaluation continue des droits d&rsquo;accès</strong>, afin de s&rsquo;assurer que tous les accès restent conformes aux politiques en place dans l’organisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Par exemple, lorsque l&rsquo;état d&rsquo;un utilisateur change (promotion, départ, mobilité, etc.), le système ajuste ou révoque automatiquement ses droits d&rsquo;accès. Cette approche d’ajustement proactive basée sur des évènements est courante dans la surveillance des systèmes d’informations et la gestion des incidents de sécurité.</p>
<p style="text-align: justify;">L’event-time repose sur des concepts clés qui sont :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Les <strong>écouteurs</strong> (<span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>listeners</strong></span>), des composants du système surveillant les évènements en temps et analysant les changements importants (mobilité, promotions, départ, etc.) provenant de diverses sources notamment systèmes RH.</li>
<li>Les <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>déclencheurs</strong></span> (<span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>triggers</strong></span>), des actions en réponse à un événement identifié par un écouteur comme la révocation des droits d’accès au jour effectif de départ d’un utilisateur.</li>
<li>Shared Signals <strong>(Signaux partagés</strong>), permettant à différents systèmes de partager des informations sur des événements en temps réel.</li>
<li>L’évaluation continue est la vérification constante des droits d&rsquo;accès pour s&rsquo;assurer que chaque action ou accès reste en conformité avec les politiques.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Les frameworks et standards jouent un rôle clé dans l’implémentation de l’event-time en fournissant une structure pour la mise en œuvre les concepts dans les systèmes :</p>
<p style="text-align: justify;">Le Shared Signals Framework (SSF) est directement lié au concept de shared signals, qui <strong>permet aux systèmes via une API de partager des informations sur les événements en temps réel pour assurer une gestion cohérente des accès.</strong> L&rsquo;évaluation continue de ces informations est soutenue par le <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>CAEP</strong></span> (Continuous Access Evaluation Protocol), un <strong>protocole permettant de standardiser l’écriture des changements de statut.</strong> Le <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>RISC</strong></span> (Risk and Incident Sharing and Coordination) est <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>un protocole générique</strong></span> qui lui permet la <strong>standardisation de la transmission </strong>et la réception des incidents de sécurité entre ces différents systèmes, renforçant ainsi la réactivité globale d’un système d’information.</p>
<p style="text-align: justify;">L’event-time ne repose pas sur un modèle spécifique de type RBAC ou ABAC mais peut <strong>fonctionner comme une couche de gestion des accès complémentaires</strong> à ces systèmes d&rsquo;accès traditionnels en les rendant <span style="font-weight: normal !msorm;"><strong>plus dynamiques et alignés</strong></span> sur les situations en temps réel.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">L&rsquo;évolution des modèles d&rsquo;autorisation, des approches traditionnelles aux méthodes modernes et dynamiques, reflète <strong>l&rsquo;adaptation continue de l’IAM</strong> et des systèmes d&rsquo;accès aux besoins croissants et changeants des organisations.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les approches admin-time ont posé les bases de la sécurité</strong> des ressources avec des modèles tels que le DAC et le MAC. Le RBAC a introduit une gestion structurée des droits, <strong>largement adoptée dans les organisations</strong> aujourd&rsquo;hui du fait de son application relativement simple.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec l&rsquo;avènement du runtime, les décisions d&rsquo;accès se sont affinées </strong>en s&rsquo;appuyant sur des attributs spécifiques aux utilisateurs, aux ressources et au contexte, comme avec les modèles ABAC et GBAC. Cependant, ces modèles <strong>toujours plus sophistiqués</strong> ont conduit à l’apparition de nombreux <strong>éditeurs de solutions propriétaires</strong>, limitant <strong>l’interopérabilité</strong> des composants d’autorisation et créant <strong>une dépendance</strong> envers des technologies spécifiques. C’est ainsi qu’ont émergé des initiatives telles que le <strong>groupe de travail AuthZen</strong> œuvrant à l’élaboration de standards.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&rsquo;approche event-time apporte une réactivité en temps réel,</strong> permettant aux systèmes <strong>d&rsquo;ajuster automatiquement les accès</strong> en réponse à des événements spécifiques. Le <strong>CAEP et le Shared Signals Framework </strong>facilitent cette dynamique en standardisant l&rsquo;échange d&rsquo;informations entre systèmes, renforçant ainsi la sécurité et la conformité.</p>
<p style="text-align: justify;">Une vue d’ensemble de ces différentes approches et de leurs modèles associés est présentée dans la frise chronologique ci-dessous, accompagnée d’un tableau récapitulatif des différents modèles abordés. </p>
<p style="text-align: justify;"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-24975 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image9-FR-V2-1.png" alt="Frise chronologique des approches et modèles d'autorisation" width="1559" height="733" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image9-FR-V2-1.png 1559w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image9-FR-V2-1-406x191.png 406w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image9-FR-V2-1-71x33.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image9-FR-V2-1-768x361.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image9-FR-V2-1-1536x722.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1559px) 100vw, 1559px" /><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-24979 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image10-FR-V2-1.png" alt="Tableau récapitulatif des approches et modèles d'accès" width="1525" height="1049" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image10-FR-V2-1.png 1525w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image10-FR-V2-1-278x191.png 278w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image10-FR-V2-1-57x39.png 57w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2024/12/Image10-FR-V2-1-768x528.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1525px) 100vw, 1525px" />En combinant ces différentes approches, vous pouvez mettre en place une gestion des accès plus sécurisée, flexible et proactive, capable de répondre aux défis actuels et futurs liés à l’identité. Ces évolutions soulignent également l&rsquo;importance d&rsquo;adopter des solutions d&rsquo;autorisation adaptatives et interopérables pour assurer une protection efficace des ressources tout en répondant aux exigences opérationnelles des équipes.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces évolutions posent une question essentielle sur <strong>la capacité des organisations à anticiper ces changements et intégrer ces nouvelles dynamique de la gestion de leur accès.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong>Que vous utilisiez encore des modèles admin-time, exploriez des options runtime, ou envisagiez de passer à une gestion event-time, il est crucial de choisir un modèle qui répond à vos enjeux spécifiques. Il est aussi très important d’<strong>anticiper les conséquences sur la gestion dans le temps de ce modèle</strong> (revue de droits, mesure de la qualité des données, revue des politiques, définition des réactions attendues, etc.). </p>
<p style="text-align: justify;">Et vous quel type de modèle utilisez-vous ?  </p>
<p style="text-align: justify;">N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus et comprendre concrètement comment les appliquer en fonction du contexte de votre organisation !</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">[1] <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Habilitation_de_s%C3%A9curit%C3%A9_en_France">Habilitation de sécurité en France</a>, Wikipédia (wikipedia.org)</em><a href="#_ftnref1" name="_ftn1"></a></p>
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		<title>Refondre son modèle d’habilitation : les questions essentielles (1/2)</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/12/refondre-son-modele-dhabilitation-les-questions-essentielles-1-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[David GIORGETTI]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Dec 2020 08:49:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Identity]]></category>
		<category><![CDATA[ABAC]]></category>
		<category><![CDATA[droits]]></category>
		<category><![CDATA[Habilitation]]></category>
		<category><![CDATA[IAM]]></category>
		<category><![CDATA[modèle]]></category>
		<category><![CDATA[OrBAC]]></category>
		<category><![CDATA[RBAC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Introduction DAC, RBAC, OrBAC, ABAC ou encore GraphBAC ? Les modèles d’habilitation phares évoluent régulièrement et apportent chacun leur lot d’enjeux, de promesses et de complexité. Depuis une vingtaine d’années au cours desquelles les modèles RBAC/OrBAC semblent s’être imposés, les difficultés...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align: justify;">Introduction</h1>
<p style="text-align: justify;">DAC, RBAC, OrBAC, ABAC ou encore GraphBAC ? Les modèles d’habilitation phares évoluent régulièrement et apportent chacun leur lot d’enjeux, de promesses et de complexité.</p>
<p style="text-align: justify;">Depuis une vingtaine d’années au cours desquelles les modèles RBAC/OrBAC semblent s’être imposés, les difficultés de conception, d’implémentation et de maintenance d’un modèle d’habilitation sont restées les mêmes, et rares sont les exemples de réalisation parfaitement satisfaisants.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vouloir refondre son modèle d’habilitation amène à se poser beaucoup de questions. Nous essayons au travers de deux articles de répondre aux plus fréquentes.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Mais avant cela, revenons sur quelques notions de base concernant les modèles d’habilitation.</p>
<h1 style="text-align: justify;">Qu’est-ce qu’un modèle d’habilitation ?</h1>
<h2 style="text-align: justify;">Une couche d’abstraction…</h2>
<p style="text-align: justify;">Un modèle d’habilitation est une couche d’abstraction qui vient se placer au-dessus des permissions techniques (droits applicatifs, transactions, groupes…). Elle est constituée d’objets soigneusement définis (rôles, permissions…), disposant d’un nom en langage naturel, et souvent organisés hiérarchiquement.</p>
<h2 style="text-align: justify;">…qui simplifie la gestion des habilitations…</h2>
<p style="text-align: justify;">Cette couche d’abstraction permet notamment de rationaliser le nombre d’objets à manier.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour le Métier, il devient plus facile de comprendre les habilitations disponibles et de demander ou valider les droits adéquats.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour les équipes IT et le support, la charge d’attribution des habilitations s’en retrouve globalement réduite. La mise en place d’outils d’automatisation peut prendre en charge une grande partie des demandes quotidiennes, ce qui permet de traiter les demandes spécifiques avec plus d’attention.</p>
<h2 style="text-align: justify;">… et améliore la sécurité</h2>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la dimension réglementaire et normative de la maîtrise des habilitations, souvent rappelée par les Commissaires aux Comptes lors de leurs audits, le manque de contrôle des habilitations est une porte ouverte aux intrusions et aux mauvaises utilisations du SI.</p>
<p style="text-align: justify;">La connaissance de ses habilitations est un prérequis à leur sécurisation, et la mise en place d’un modèle permet de simplifier les contrôles, notamment lors des campagnes de revue. Il est en effet bien plus aisé pour un manager de valider l’attribution d’un rôle métier parlant, que celle d’une transaction à la dénomination très technique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-14855 media-14855" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-14855 aligncenter" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/1-1-437x185.png" alt="" width="437" height="185" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/1-1-437x185.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/1-1-71x30.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/1-1-768x325.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/1-1.png 1152w" sizes="auto, (max-width: 437px) 100vw, 437px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: justify;">Panorama des modèles possibles</h2>
<h3 style="text-align: justify;">DAC : Discretionary Access Control, ou pas de modèle !</h3>
<p style="text-align: justify;">Et si le meilleur modèle était l’absence de modèle ? Dans certains cas limités, en particulier si le nombre de permissions ou d’utilisateurs est très restreint, on peut très bien se passer de concevoir un modèle qui viendrait ajouter une couche de complexité non nécessaire. Cela suppose néanmoins que les permissions applicatives soient suffisamment explicites.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-14857 media-14857" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-14857 aligncenter" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/2-1-437x183.png" alt="" width="437" height="183" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/2-1-437x183.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/2-1-71x30.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/2-1.png 646w" sizes="auto, (max-width: 437px) 100vw, 437px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;">RBAC : Role-Based Access Control</h3>
<p style="text-align: justify;">Le modèle RBAC permet de regrouper en « rôles » les habilitations nécessaires à l’exercice d’une fonction au sein une entreprise (métier, mission, projet…). Ces rôles sont alors attribués en lieu et place des habilitations discrétionnaires. Ils peuvent être organisés hiérarchiquement, par exemple en subdivisant des « rôles métier » en « rôles applicatifs ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-14859 media-14859" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-14859 aligncenter" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/3-1-437x155.png" alt="" width="437" height="155" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/3-1-437x155.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/3-1-71x25.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/3-1.png 713w" sizes="auto, (max-width: 437px) 100vw, 437px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;">OrBAC : Organization-Based Access Control</h3>
<p style="text-align: justify;">Le modèle OrBAC est une variante du modèle RBAC dans laquelle les entités qui composent une entreprise sont un des axes de modélisation. Chaque utilisateur a alors un ou plusieurs rôles en fonction de son appartenance à une direction, un service ou une équipe.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-14861 media-14861" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-14861 aligncenter" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/4-437x150.png" alt="" width="437" height="150" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/4-437x150.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/4-71x24.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/4.png 729w" sizes="auto, (max-width: 437px) 100vw, 437px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;">ABAC : Attribute-Based Access Control</h3>
<p style="text-align: justify;">L’attribution des habilitations via le modèle ABAC se fait grâce à un ensemble de règles qui se basent sur des attributs liés aux utilisateurs, aux ressources elles-mêmes, ou bien à l’environnement. Cette attribution est souvent « dynamique », c’est-à-dire que l’autorisation ou non d’accéder à une application ou une partie d’une application est évaluée au moment où l’utilisateur tente d’y accéder. Dans les faits, il est possible de mettre en place un modèle ABAC tirant parti des rôles d’un utilisateur, comme dans le modèle RBAC.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-14863 media-14863" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-14863 aligncenter" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/5-437x156.png" alt="" width="437" height="156" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/5-437x156.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/5-71x25.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/5-768x275.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/5.png 777w" sizes="auto, (max-width: 437px) 100vw, 437px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;">GraphBAC : Graph-Based Access Control</h3>
<p style="text-align: justify;">Le modèle GraphBAC ou GBAC repose sur la représentation des habilitations à l’aide d’un graphe liant entre eux des objets (fichier, compte utilisateur, …) grâce à des relations diverses (lien entre manager et managé, appartenance à une structure, possession d’un fichier…). Les habilitations sont alors le résultat de requêtes sur ce graphe, ce qui permet de donner accès à une ressource suivant sa relation avec d’autres objets.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-14865 media-14865" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-14865 aligncenter" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/6-355x191.png" alt="" width="355" height="191" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/6-355x191.png 355w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/6-71x39.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/12/6.png 747w" sizes="auto, (max-width: 355px) 100vw, 355px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: justify;">Vision du marché</h2>
<p style="text-align: justify;">Le tableau ci-dessous compare de manière très synthétique les différents modèles d’habilitation que nous venons de voir.</p>
<table class=" aligncenter" style="width: 601px;" width="601">
<tbody>
<tr>
<td width="120"><strong>Modèle d’habilitation</strong></td>
<td width="120"><strong>Facilité de mise en œuvre et de gestion du modèle</strong></td>
<td width="120"><strong>Possibilités</strong></td>
<td width="120"><strong>Présence sur le marché</strong></td>
<td width="120"><strong>Tendance</strong></td>
</tr>
<tr>
<td width="120">Aucun modèle</td>
<td width="120">n/a</td>
<td width="120">&#8212;</td>
<td width="120">Marginale</td>
<td width="120">⇓</td>
</tr>
<tr>
<td width="120">RBAC</td>
<td width="120">+</td>
<td width="120">+</td>
<td width="120">Très fréquente</td>
<td width="120">⇒</td>
</tr>
<tr>
<td width="120">OrBAC</td>
<td width="120">+</td>
<td width="120">+</td>
<td width="120">Fréquente</td>
<td width="120">⇒</td>
</tr>
<tr>
<td width="120">ABAC</td>
<td width="120">&#8211;</td>
<td width="120">++</td>
<td width="120">Rare</td>
<td width="120">⇑</td>
</tr>
<tr>
<td width="120">GraphBAC</td>
<td width="120">&#8211;</td>
<td width="120">++</td>
<td width="120">Très rare</td>
<td width="120">⇑</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<h1></h1>
<p>&nbsp;</p>
<h1 style="text-align: justify;">Les questions les plus fréquentes sur les modèles d’habilitation</h1>
<h2 style="text-align: justify;">À quoi doit servir mon modèle d’habilitation ?</h2>
<p style="text-align: justify;">La mise en place d’un modèle d’habilitation peut s’avérer complexe, coûteuse et chronophage. Il est donc crucial d’étudier en profondeur les besoins et de définir clairement ses attentes. Comme évoqué en introduction, la mise en place d’un modèle d’habilitation peut permettre de répondre aux enjeux de sécurité des accès, aux enjeux réglementaires, mais également de simplifier l’expérience utilisateur et d’améliorer l’efficacité des processus IAM (Identity &amp; Access Management). Un des facteurs clés de succès d’un projet de modélisation des habilitations réside dans la capacité à exprimer ses attentes précisément, à l’aide d’indicateurs chiffrés le cas échéant : réduire le temps nécessaire à la création des accès par un manager lors de l’arrivée d’un collaborateur à 15 min, atténuer 90% des risques considérés critiques, etc.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Qui impliquer pour construire, instancier et faire vivre mon modèle ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Vu le caractère transversal et l’ampleur de la transformation induite par un changement ou une création de modèle d’habilitation, il est nécessaire de prévoir une gouvernance forte.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est préférable d’impliquer un sponsor à forte visibilité auprès du COMEX, qui saura apporter son appui, et qui permettra d’obtenir une adhésion forte de la part du Métier, premier concerné par les changements, et des responsables applicatifs, qui seront fortement sollicités lors de la conception et de la mise en œuvre. On peut également identifier des relais clés, qui viendront apporter leur aide au sein des différentes équipes de l’organisation (RH, DSI, Contrôle Interne…).</p>
<p style="text-align: justify;">Au-delà de la phase projet, il faut également identifier les acteurs qui seront en charge de faire vivre le modèle. Un facteur clé de succès de la mise en place d’un modèle d’habilitation est l’identification des propriétaires des rôles. Si chaque rôle ne comprend que des permissions d’une seule application, on peut facilement se tourner vers le responsable d’application, mais dans la plupart des cas, chaque rôle est composé de permissions provenant d’applications diverses.</p>
<p style="text-align: justify;">L’idéal est de trouver une personne qui a à la fois la connaissance des processus métiers, de l’organisation de l’entreprise, des applications, et une compréhension des règles de sécurité : c’est un exercice difficile ! À défaut, une petite équipe combinant les différentes expertises doit permettre d’assurer cette fonction.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Dois-je couvrir les « droits fins » ? Les « périmètres » ? Quelle granularité pour mon modèle ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Le monde des habilitations est aussi vaste que la multitude des applications existantes, et les cas d’usage qu’un modèle d’habilitation doit couvrir sont nombreux.</p>
<p style="text-align: justify;">La question des droits fins et de la gestion des périmètres revient régulièrement sur la table lors de la phase de conception. Faut-il, ou non, les inclure dans son modèle ? Il n’existe pas de réponse prédéfinie.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est parfaitement envisageable dans certains cas de n’inclure dans le modèle que l’accès à l’application, et de laisser la gestion des droits fins et des périmètres à la main du responsable applicatif et de son équipe, en précisant uniquement les accès demandés dans un champ libre lors de la demande. On perd alors en auditabilité, mais on gagne en simplification de la gestion des demandes.</p>
<p style="text-align: justify;">Si l’on décide d’inclure la notion de périmètre, il faut alors choisir entre une implémentation croisée, dans laquelle on crée autant de droits que de croisements permission-périmètre, ce qui risque de créer un nombre important de rôles, et une implémentation séparée, où on crée d’une part les permissions, et d’autre part les périmètres.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est probablement préférable d’aborder le problème séparément, quitte à créer les rôles combinés avec leur périmètre dans un second temps, en fonction des usages identifiés : le modèle qui en découle a ainsi une volumétrie plus limitée.</p>
<h2 style="text-align: justify;">Que dois-je inclure dans mon modèle ? Quid des accès physiques et des <em>assets</em> physiques ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Inclure l’ensemble des habilitations au sein de son modèle est extrêmement difficile, voire impossible, d’une part au vu de la grande diversité des cas existants, d’autre part pour des raisons d’efficacité du projet.</p>
<p style="text-align: justify;">Il faut sans cesse garder en ligne de mire l’objectif de la mise en place d’un modèle. Ainsi par exemple, si le but est l’amélioration de l’expérience utilisateur lors des demandes de droits, il vaut mieux prioriser le traitement des permissions orientées vers le métier, qui seront susceptibles d’être attribuées fréquemment, par rapport à des permissions techniques peu utilisées.</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, il peut être tentant d’inclure dans son modèle d’habilitation les accès physiques (locaux, salles spécifiques…) ou les <em>assets</em> physiques (badge, PC, téléphone…) car ils font partie – au même titre que les accès logiques – des moyens dont doivent disposer les collaborateurs pour travailler.</p>
<p style="text-align: justify;">Ici encore, il n’y a pas d’interdit majeur, et des sociétés gèrent par exemple les accès à leurs locaux au sein de leur modèle d’habilitation. Néanmoins, en règle générale, les accès et <em>assets</em> physiques n’en font pas partie en tant que telles.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour autant, la solution IAM peut contribuer à leur bonne gestion avec par exemple :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Un rôle de centralisateur de demandes, envoyées à différents acteurs ou systèmes lors de l’arrivée d’un collaborateur. Ce « package d’arrivée » comporte alors aussi bien des accès logiques (comptes et droits par défaut) que des ressources physiques.</li>
<li>Un rôle de référent des données et évènements relatifs à une personne. Ces informations, en particulier les dates d’arrivée/départ sont partagées avec les systèmes de gestion des badges pour en gérer le cycle de vie.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Nous venons d’aborder quatre premières questions pour mener à bien un projet de refonte de modèle d’habilitation. D’autres questions seront détaillées dans un second article, à venir très prochainement.</em></p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/12/refondre-son-modele-dhabilitation-les-questions-essentielles-1-2/">Refondre son modèle d’habilitation : les questions essentielles (1/2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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