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	<title>blockchain - RiskInsight</title>
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	<description>Le blog cybersécurité des consultants Wavestone</description>
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	<title>blockchain - RiskInsight</title>
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		<title>Les « Fintech », quelle appréhension des risques à l’heure de la révolution digitale ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2017/06/fintech-apprehension-risques-heure-revolution-digitale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[B3noitL4diEu]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jun 2017 12:08:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyber for Financial Services]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Banque]]></category>
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		<category><![CDATA[financial services cyber]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le phénomène Fintech est en pleine croissance, dans le monde et également en France où de nombreuses start-ups se font remarquer. En Juin 2015 l’association France Fintech  a été créée dans le but de fédérer et promouvoir l’activité des différents...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2017/06/fintech-apprehension-risques-heure-revolution-digitale/">Les « Fintech », quelle appréhension des risques à l’heure de la révolution digitale ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h1></h1>
<p>Le phénomène <em>Fintech</em> est en pleine croissance, dans le monde et également en France où de nombreuses start-ups se font remarquer. En Juin 2015 l’association <a href="http://www.francefintech.org/">France Fintech </a> a été créée dans le but de fédérer et promouvoir l’activité des différents acteurs du secteur en les mettant en relation avec les clients, investisseurs, pouvoirs publics ainsi qu’avec l’écosystème bancaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Un marché en pleine croissance</h2>
<p>A l’échelle mondiale, <strong>les investissements dans le secteur des <em>Fintech</em> ont été multipliés par 10 entre 2010 et 2015 pour atteindre 22 Milliards de dollars</strong>. Le montant des investissements réalisés sur l’année 2016 sont <a href="https://letstalkpayments.com/global-fintech-funding-36-bn-2016/%20">quant à eux estimés à 36 Milliards de dollars</a>, constituant une large augmentation suite à l’arrivée de <a href="https://www.bbva.com/en/news/economy/computerstudies-sciences-and-development/bbva-increases-fintech-fund-250m/">plusieurs acteurs financiers majeurs souhaitant prendre leur part dans ce marché plus que prometteur</a>.</p>
<figure id="post-9784 media-9784" class="align-none"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-9784 " src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/06/Fintech.png" alt="" width="521" height="300" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/06/Fintech.png 782w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/06/Fintech-120x70.png 120w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/06/Fintech-332x191.png 332w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/06/Fintech-768x442.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/06/Fintech-68x39.png 68w" sizes="(max-width: 521px) 100vw, 521px" /></figure>
<p style="text-align: center;"><em>Source : Visual Capitalist</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>La commission Européenne a par ailleurs adopté en Octobre 2015 la directive <em>PSD2</em></strong><em>, </em>offrant un cadre légal promouvant l’utilisation de solutions innovantes et disruptives pour les services bancaires et de paiement. En effet cette nouvelle directive a fait évoluer la définition d’une « institution de paiement » en la rendant plus souple et permettant à de nouveaux tiers d’accéder au marché des services bancaires, représentant une réelle opportunité pour les acteurs de la <em>Fintech</em>.</p>
<p>Cette directive s’applique depuis le 1<sup>er</sup> Janvier 2016 à tous les pays de l’Union Européenne et a considérablement modifié le rôle de ces nouveaux entrants dans le paysage bancaire. En effet, <strong>cette nouvelle réglementation impose aux banques de s’ouvrir à ces nouveaux entrants</strong> en développant des API permettant aux <em>Fintech</em> d’interagir avec leurs applications bancaires et d’avoir accès à certaines de leurs données client. Ce nouveau contexte perçu initialement comme une menace pour les institutions financières historiques s’est transformé en opportunité pour les banques qui ont accéléré leur processus de digitalisation.</p>
<p>Effectivement, la stratégie de transformation digitale des institutions bancaires a embrassé ce changement et <strong>de grandes banques n’ont pas hésité à créer des partenariats ou acquérir des start-ups de la <em>Fintech</em></strong>, à l’exemple de la Société Générale qui a racheté Fiduceo ou de la BNP qui s’est associée avec le projet de Xavier Niel, Station F, le plus grand campus de start-up du monde situé à Paris. La disruption constatée de l’industrie bancaire par les <em>Fintech</em> vient à la fois de l’évolution et de la simplification des services aux clients grâce à une expérience utilisateur et une flexibilité améliorées mais également des nouvelles technologies qui vont être le support de ces services novateurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Les Smartphones : Pilier des <em>Fintech</em></h2>
<p>L’évolution des <em>Fintech</em> a été propulsée ces dernières années grâce à deux facteurs majeurs qui ont été les catalyseurs du développement de ce secteur.</p>
<p>D’une part, la crise financière de 2008 : les marchés s’effondrent, les grandes banques d’investissement font faillite. Les investisseurs ne font plus confiance aux grandes institutions financières qui accusent les pertes ; un certain nombre d’entre eux préfèrent alors se tourner vers les entreprises digitales et prometteuses de la <em>Silicon Valley.</em></p>
<p>Second facteur : l’année 2008 a également été l’année de création de la <em>Blockchain</em>, c’est aussi l’année de l’avènement des Smartphones, suite la révolution initiée par Apple en 2007 avec la sortie de l’iPhone. Les solutions proposées par les <em>Fintech</em> se voulant disruptives et basées sur la flexibilité et la simplicité d’utilisation, leur croissance s’est vu boostée par la généralisation des smartphones, devenus indispensables au quotidien. L’expansion des <em>Fintech</em> a donc été favorisée par le gain de maturité des smartphones et des applications qu’ils hébergent ce qui leur a permis de développer et diffuser leurs services au plus proche des utilisateurs.</p>
<p>Le smartphone est également un vecteur majeur de la transformation des moyens de paiement, consenti comme un des secteurs à être le plus remodelé par les <em>Fintech</em>. Le Smartphone est à la fois le terminal permettant d’accéder aux services mais devient également un moyen de paiement matériel avec les puces NFC, au même titre qu’une carte bancaire. Des applications telle que Lydia permettent également aux utilisateurs de transférer de l’argent gratuitement à leurs contacts sans avoir à passer par le traditionnel virement bancaire.</p>
<p>La sécurité des Smartphone est donc primordiale pour protéger les fonds des utilisateurs, ce qui n’est pas une mince affaire. Dès le lancement de <em>Apple Pay</em> sur I’iPhone, des vulnérabilités dans la conception de la fonction <a href="http://info.rippleshot.com/blog/apple-pay-and-fraud-what-you-need-to-know">avaient engendré un taux de 6% d’opérations frauduleuse en 2016</a> car il était possible d’utiliser n’importe quel numéro de carte sans le CVV et sans vérification d’identité de l’utilisateur pour effectuer des paiements.</p>
<p>Cependant, <strong>la sécurisation des <em>Fintech</em> ne peut reposer uniquement sur celle des smartphones et doit prendre en compte l&rsquo;ensemble des maillons de la chaîne</strong> : depuis la conception du service jusqu’au data center où l’entreprise héberge ses infrastructures.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>La maîtrise des technologies et la sécurité des terminaux : facteurs de risques majeurs</h2>
<p>La programmation, les infrastructures utilisées et le terminal de l’utilisateur sont autant d’éléments critiques pour la fiabilité, la robustesse, la sécurité et l’intégrité d’un service financier. Chacun de ces éléments possède des faiblesses particulières qu’il est important de sécuriser avec des moyens appropriés qui répondent à la fois aux réglementations référentes ainsi qu’aux risques externes et internes. Les principales failles identifiées pour les éléments sur lesquels se reposent les services des <em>Fintech </em>sont les suivantes :</p>
<h3>1) Les Terminaux</h3>
<p>Comme évoqué précédemment, la majorité des services financiers proposés par les <em>Fintech</em> sont accessibles par les utilisateurs depuis leurs propres terminaux (PC, tablettes, smartphones…). <strong>La sécurité des opérations réalisées est donc fortement dépendante du niveau de sécurité du terminal utilisé</strong>. En 2016, il s’est avéré que les smartphones au même titre que les ordinateurs étaient la cible de malwares de type cheval de Troie permettant de récupérer les identifiants de connexion des utilisateurs sur les pages d’accueil de leur banque en ligne. Cette faiblesse intrinsèque au système d’exploitation du Smartphone n’est généralement détectée que trop tard et est alors déjà exploitée par les attaquants. En ce qui concernent les <em>Fintech</em>, la solution la plus utilisée afin de se prémunir contre les opérations frauduleuses suite au vol d’identifiants de connexions est l’authentification à facteurs multiples. Cette méthode déjà largement utilisée par les entreprises est maintenant de plus en plus répandue aux particuliers pour se connecter à une application sensible en ligne. Les seconds facteurs sont généralement un code envoyé par SMS ou générés par une application dédiée ou encore une authentification biométrique grâce aux capteurs d’empreintes intégrés dans les smartphones. Cependant même une identification à deux facteurs avec envoi d’un code par SMS peut être inefficace face à des attaquants déterminés qui pourraient intercepter les SMS s’ils compromettent le smartphone au préalable.</p>
<p>Les fabricants œuvrent donc à la sécurisation de leur terminaux mobiles et en font même une priorité avec des mise à jour de sécurité régulières ayant pour but de couvrir les vulnérabilités qui sont détectés. <strong>Chaque faille découverte dans le système d’exploitation d’un terminal est largement médiatisée et pourrait avoir un impact significatif sur les ventes dans ce marché très compétitif où une sensibilisation naissante pour la sécurité chez les clients peut influer sur l’achat final</strong>. Les smartphones récents sont donc généralement considérés comme étant moins vulnérables qu’un ordinateur portable vieillissant.</p>
<h3>2) La programmation</h3>
<p>Le cas du fond d’investissement participatif et mutualisé <a href="https://www.nextinpact.com/news/100336-the-dao-pirate-derobe-50-millions-dollars-contre-attaque-se-prepare.htm"><em>The DAO</em></a> <em>,</em> basé sur la <em>Blockchain</em> « Ethereum », réseau utilisant une monnaie cryptographique décentralisée, est un exemple intéressant pour illustrer comment une erreur de programmation peut mener à une importante perte financière. En effet une erreur présente dans le code permettant de réaliser de fausses transactions a résulté au détournement de 50 Millions de dollars appartenant aux différents « actionnaires » de <em>The DAO</em>.</p>
<p>Ce risque de piratage via une faille de programmations est omniprésent pour les entreprises développant des applications et autres services web. <strong>Il est cependant possible de limiter les risques dus à ces failles de programmation en réalisant des audits sur les codes sources et en utilisant des scanners de vulnérabilités sur les applications</strong>.</p>
<p>En 2016 le chercheur <a href="https://www.nextinpact.com/news/102672-n26-corrige-plusieurs-failles-securite-neo-banques-en-question.htm">Vincent Haupert a réussi à pirater l’application mobile de la néo-banque allemande 100% en ligne N26 </a> sans compromettre le smartphone mais en se basant sur des faiblesses dans l’architecture de l’application. Il a pu en prendre le contrôle total et effectuer des transactions illicites. A la suite de cette découverte la banque a lancé une campagne de « Bug Bounty », opération visant à rémunérer les personnes qui signaleraient des failles de sécurité. De nombreuses entreprises telles que les GAFA, mais également de taille plus modeste, ont déjà eu recours à ce type de campagne pour détecter de potentielles failles au sein de leurs produits.</p>
<p><strong>Les <em>Fintech</em> doivent donc mettre la sécurité au cœur de leurs préoccupations pour le développement de leurs services est donc en l’intégrant dès la conception</strong>. D’autant plus, le secteur financier est la cible privilégiée pour les attaquants qui cherchent à exploiter toutes les failles qu’ils peuvent identifier afin de détourner des montants importants. Les <em>Fintech</em> se développant en accéléré, la course à la croissance prime parfois sur la sécurisation des produits.</p>
<h3>3) Les infrastructures</h3>
<p>Telles Treezor et Mangopay, <strong>certaines start-ups choisissent de déléguer l’hébergement de leurs applicatifs et de leurs données à des fournisseurs Cloud pour se concentrer sur leurs cœurs de métiers</strong>. Mais le Cloud n’est pas infaillible, par exemple, le 28 Février 2016, des milliers de sites internet et d’applications web appartenant à différentes grandes entreprises dont Apple ont été inaccessibles et ce dans le monde entier, suite à une panne du Cloud <a href="https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0211840294834-une-panne-du-cloud-damazon-a-impacte-une-centaine-de-milliers-de-sites-web-2068800.php"><em>Amazon</em></a>.</p>
<p>Le choix des fournisseurs pour les services Cloud en <em>IaaS</em> et <em>PaaS</em> n’est donc pas à négliger pour les entreprises fournissant des services sensibles telles que les <em>Fintech. </em>Ces dernières sont soumises à de nombreuses réglementations bancaires comme la norme <em>PCI DSS</em> pour la protection des données de comptes ou bien européennes avec la <em>GDPR </em>(Règlement général pour la protection des données) qui entrera en vigueur en Mai 2018 et exposera les entreprises à des sanctions financières très dissuasives (jusqu’à 4% du CA mondial).</p>
<p>Les entreprises doivent donc pouvoir s’assurer que le niveau de sécurité ainsi que les processus associés mis en place par leurs fournisseurs sont conformes à ces réglementations auxquelles elles sont assujetties. Dans le but d’aider les entreprises à aborder la décentralisation de leurs infrastructures, l’ANSSI a sorti fin 2016 son référentiel visant à certifier les prestataires Cloud de confiance avec le label Franco-Allemand : <em>European Secure Cloud</em>.</p>
<p>Dans le contexte plus spécifique de la <em>Fintech, </em>l’ANSSI s’est également invitée autour de la table pour apporter ses recommandations. En effet l’ANSSI est devenue partenaire du <em>Forum FinTech </em>créé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Ce forum a pour but de favoriser l’émergence de ces nouveaux acteurs du secteur financier en évaluant les enjeux associés à leur développant aussi bien qu’il s’agisse de risques ou d’opportunités.</p>
<p><strong>Les agences nationales, conscientes des challenges liés à la transformation du secteur financier, œuvrent dans le but d’apporter plus de transparence aux entreprises vis-à-vis de leur écosystème global mais également pour la cybersécurité</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Des risques bien difficiles à couvrir pour les Fintech</h2>
<p>Ainsi, les risques cybers omniprésents pour toute entreprise, sont d’autant plus critiques pour les <em>Fintech. </em>Les infections virales et autres cryptolockers, les attaques d’applications web et le <em>DDoS (Distributed Denial of Service) </em>pour ne citer que les plus fréquents, peuvent impacter aussi bien les terminaux, les applications ainsi que les infrastructures comme détaillé ci-dessus.</p>
<p>La lutte contre ces risques, inévitables pour une entreprise dont les applications sont exposées sur Internet, nécessite des compétences en sécurité spécifiques ainsi que la mise en place de plans de réponse à incident afin de garantir l’intégrité et la qualité des services. Pour répondre à ces challenges, les banques disposent de moyens considérables tels que des équipes assurant une supervision continue des infrastructures digitales et investissent plusieurs dizaines de millions d’euros par an uniquement afin d’assurer leur cybersécurité. A l’heure actuelle, les <em>Fintech</em> ne sont pas toujours en mesure de mettre en place des moyens financiers et humains comparables, cependant leur avantage réside dans l’agilité et le peu d’historique et d’obsolescence de leurs infrastructures permettant de mettre en place des moyens de sécurité efficaces plus rapidement et à moindre coût. De plus <strong>la collaboration de plus en plus intime entre les grands acteurs historiques et les <em>Fintech </em>leur permet de bénéficier de leur maturité en termes de sécurité</strong>, tout l’enjeu étant de trouver l’équilibre entre sécurité et flexibilité, un des facteurs du succès des <em>Fintech.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Peut-on avoir une confiance sans limite dans la Blockchain ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2016/09/blockchain-peut-on-avoir-confiance-sans-limite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Garin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Sep 2016 15:30:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cloud & Next-Gen IT Security]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[blockchain]]></category>
		<category><![CDATA[blockchain security]]></category>
		<category><![CDATA[Cyberattaque]]></category>
		<category><![CDATA[smart-contract]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La garantie de confiance est bien souvent un argument lié à la Blockchain. En effet, la Blockchain dispose de qualités sécurité intrinsèques : son caractère décentralisé et distribué permet une disponibilité forte du système, la traçabilité est assurée par la conservation...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La garantie de confiance est bien souvent un argument lié à la <em>Blockchain</em>. En effet, la <em>Blockchain</em> dispose de qualités sécurité intrinsèques : son caractère décentralisé et distribué permet une disponibilité forte du système, la traçabilité est assurée par la conservation de toutes les transactions dans le registre, et l’intégrité est garantie par les mécanismes cryptographiques.</p>
<p>Malgré tout, de plus en plus d’attaques sur des environnements <em>Blockchain</em> sont constatées, avec des fraudes s’élevant souvent à plusieurs dizaines de millions d’euros.</p>
<p>Mais alors, quel niveau de confiance peut-on vraiment accorder à cette technologie ? Décryptage des attaques visant la <em>Blockchain</em> et retour sur les mesures à prendre pour améliorer ce niveau de confiance.</p>
<h2>Protéger les services et applications accédant à la Blockchain</h2>
<p>Un membre d’un réseau Blockchain est identifié grâce à une paire de clés cryptographiques : une clé privée, qui lui permet de signer ses transactions et de bénéficier des transactions reçues ; et une clé publique, qui permet aux autres membres du réseau d’identifier les transactions émises de sa part et de lui en transmettre. S’assurer de bien conserver et protéger sa clé privée est donc vital. Or, celle-ci est souvent stockée par son propriétaire sur son ordinateur ou téléphone, périphériques connus pour être aisément attaquable.</p>
<p>Aussi, de plus en plus d’utilisateurs choisissent de confier leur clé privée à des intermédiaires. Force est de constater que la plupart des attaques impactant Bitcoin ont en réalité directement ciblé ces plateformes intermédiaires. Il est donc primordial de protéger la manipulation des clés privées et plus globalement l’ensemble des services accédant au réseau <em>Blockchain</em>.</p>
<p>Dans le cas d’une <em>Blockchain</em> s’appuyant sur des <em>smart-contracts</em>, le niveau d’interaction avec l’extérieur du réseau peut être important, puisque ces derniers s’appuient sur la vérification de <em>paramètres d’entrée</em>, potentiellement externes au réseau. Il n’est alors plus question de sécuriser seulement les plateformes accédant à la <em>Blockchain,</em> mais également celles accédées par la <em>Blockchain </em>pour valider les conditions d’une transaction.</p>
<figure id="post-9218 media-9218" class="align-none">
<figure id="post-9226 media-9226" class="align-none"><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-9226 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2016/09/services-accedant-a-la-blockchain.jpg" alt="services accédant à la blockchain" width="580" height="569" /></figure>
</figure>
<figure id="post-9219 media-9219" class="align-none"></figure>
<p style="text-align: center;"><em><u>Exemples de services accédant à la Blockchain Bitcoin</u></em></p>
<h2>Surveiller la puissance de calcul des mineurs pour éviter une attaque 51%</h2>
<p>L’<em>attaque 51%</em> consiste à avoir plus de 51% de la puissance de calcul du réseau dans le but d’annuler, ajouter ou modifier des transactions présentes dans un bloc. L’idée est de créer une chaine alternative et plus longue que la <em>Blockchain</em> existante afin de la remplacer. Cela est rendu possible en exploitant un paramètre essentiel de la <em>Blockchain</em> : lorsque deux chaînes sont concurrentes, la chaine la plus longue est considérée comme la chaine légitime.</p>
<figure id="post-9229 media-9229" class="align-none"><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-9229 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2016/09/explicaition-attaque-51-e1475159703896.jpg" alt="explicaition attaque 51" width="800" height="351" /></figure>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><em>Explication de l&rsquo;attaque 51%</em></span></p>
<p>Ce risque est plus important dans le cadre de <em>Blockchains</em> privées ou hybrides, composées d’un nombre restreint d’utilisateurs, et pouvant donc plus facilement représenter plus de la moitié de la puissance de calcul. Aussi, des mesures de sécurité doivent être mises en place pour prévenir et détecter ce type d’attaque : engagements contractuels, mécanismes de surveillance et de contrôle, etc.<strong><br />
</strong></p>
<h2>Sécuriser le code des smart-contracts</h2>
<p>Un <em>smart-contract</em> est un programme informatique inscrit dans une <em>Blockchain</em> et qui s’exécute de manière automatique une fois les conditions du contrat réunies.</p>
<p>Les conséquences d’une erreur de codage peuvent être catastrophiques et difficilement réversibles, comme en témoigne l’affaire <em>TheDAO</em> (application basée sur la Blockchain Ethereum et se présentant comme un fond d’investissement participatif et mutualisé). À partir d’une vulnérabilité découverte dans le code source du <em>smart-contract</em> <em>TheDAO</em>, un membre du réseau a pu drainer le compte principal de l’application à hauteur de 50 millions de dollars. Ces fonds furent en partie récupérés suite à une opération appelée « hard fork », s’apparentant à une attaque 51% concertée.</p>
<p>En soi, ceci n’était pas une attaque car le contrat a été respecté, seule sa conception était défaillante. La création de cas d’usage basés sur des <em>smart-contract</em>s doit impérativement être associée à des mesures de sécurité applicative et un développement sécurisé.</p>
<p>Un système <em>Blockchain</em> est souvent considéré comme sécurisé par nature, mais les attaques présentées témoignent du contraire. La nature des plateformes accédant ou accédées par la <em>Blockchain</em>, la complexité des éventuels <em>smart-contracts</em> ou le nombre de mineurs du réseau sont autant d’éléments pouvant influer sur la sécurité du service fourni.</p>
<figure id="post-9231 media-9231" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-9231 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2016/09/dao-e1475161606110.png" alt="dao" width="800" height="421" /></figure>
<p style="text-align: center;"><span style="text-decoration: underline;"><em>Affaire TheDAO</em></span></p>
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			</item>
		<item>
		<title>La blockchain : un nouveau modèle pour la confiance ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2016/09/blockchain-nouveau-modele-confiance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Garin]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Sep 2016 06:39:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cloud & Next-Gen IT Security]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Bitcoin]]></category>
		<category><![CDATA[blockchain]]></category>
		<category><![CDATA[blockchain security]]></category>
		<category><![CDATA[Règlementation]]></category>
		<category><![CDATA[smart-contract]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Qualifiée par certains visionnaires de technologie révolutionnaire, la Blockchain fait aujourd’hui de plus en plus parler d’elle. Le monde entier s’y intéresse et les investissements dans le domaine se multiplient. De nombreuses entreprises et administrations explorent actuellement les usages possibles...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2016/09/blockchain-nouveau-modele-confiance/">La blockchain : un nouveau modèle pour la confiance ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Qualifiée par certains visionnaires de technologie révolutionnaire, la <em>Blockchain</em> fait aujourd’hui de plus en plus parler d’elle. Le monde entier s’y intéresse et les investissements dans le domaine se multiplient. De nombreuses entreprises et administrations explorent actuellement les usages possibles de cette technologie prometteuse mais complexe à appréhender pour les métiers.</p>
<p>Pourtant, ce concept n’est pas nouveau : la <em>Blockchain</em> est la technologie sur laquelle s’appuie la crypto-monnaie Bitcoin, apparue en 2009. Mais alors, pourquoi ce regain d’intérêt ? Quelles sont les caractéristiques de cette technologie et quels usages peut-elle favoriser ? Quels sont les obstacles à surmonter pour qu’elle puisse se démocratiser ?</p>
<h2>Des algorithmes remplacent le tiers de confiance</h2>
<p>La <em>Blockchain</em> est une technologie qui permet aux membres d’un même réseau d’effectuer en toute confiance des opérations de stockage et de transmission d’informations, appelées « transactions », et ce en toute confiance, sans aucune autorité centrale de contrôle.</p>
<p>Cette technologie se présente sous la forme d’un registre contenant l’ensemble des transactions enregistrées depuis sa création (dans le cas de la <em>Blockchain</em> <em>Bitcoin</em>, il s’agit par exemple de l’intégralité des transactions financières effectuées depuis la création de cette crypto-monnaie). Ce registre dispose de 2 caractéristiques essentielles :</p>
<ul>
<li><strong>Il est distribué</strong>: tous les membres du réseau disposent d’une copie du registre, rendant quasiment impossible la modification de ce registre par un individu sans l’aval du reste du réseau ;</li>
<li><strong>Il est fiabilisé par les acteurs du réseau</strong> – : la confiance établie au sein du système est assurée par les membres du réseau eux-mêmes ; aucune autorité centrale ne joue le rôle de tiers de confiance.</li>
</ul>
<p>Au sein du registre, les transactions sont regroupées dans des « blocs » enchainés par ordre chronologique (dans le cas de la <em>Blockchain Bitcoin</em>, un bloc correspond à environ 10 minutes de transactions). Le schéma ci-dessous permet de comprendre la cinématique de création d’un nouveau bloc, et donc l’enregistrement d’une nouvelle transaction dans la <em>Blockchain</em>.</p>
<h3>Cinématique de rajout d’un Bloc à la Blockchain &#8211; Vision globale</h3>
<figure id="post-9208 media-9208" class="align-center"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-9208" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2016/09/Blockchain-illustration.png" alt="Blockchain illustration" width="1041" height="493" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2016/09/Blockchain-illustration.png 1041w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2016/09/Blockchain-illustration-403x191.png 403w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2016/09/Blockchain-illustration-768x364.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2016/09/Blockchain-illustration-71x34.png 71w" sizes="auto, (max-width: 1041px) 100vw, 1041px" /></figure>
<p>Ainsi, le tiers de confiance est remplacé par des algorithmes permettant à tous les membres du réseau de vérifier facilement que les mineurs n’ont pas ajouté, supprimé ou modifié une transaction lors de la création des nouveaux blocs.</p>
<h2>Du simple stockage sécurisé à l’exécution de « contrats » intelligents</h2>
<p>Toute situation faisant intervenir un tiers de confiance coûteux ou faillible est une opportunité pour créer un cas d’usage <em>Blockchain</em>. Banque, immobilier, santé, transport… tous les secteurs se sentent concernés et réfléchissent actuellement aux opportunités offertes par la <em>Blockchain</em> pour améliorer ou remplacer les modèles actuels.</p>
<p>Trois catégories de cas d’usage se distinguent aujourd’hui :</p>
<ul>
<li><strong><em>Record keeping </em></strong>– <em>Blockchain</em> utilisée comme registre de stockage pour déposer des données dont on souhaite garantir la preuve de par leur existence, leur date de création et le droit de propriété, comme par exemple : des brevets, des données médicales, etc.</li>
<li><strong><em>Digital transactions </em></strong>– <em>Blockchain</em> utilisée pour du transfert de valeur : transaction immobilière, crowdfunding, crypto-monnaies, etc.</li>
<li><strong><em>Smart-contracts </em></strong>– <em>Blockchain</em> utilisée pour développer et stocker des <em>smart-contracts</em>, à savoir des contrats entre plusieurs parties, rédigés sous forme de code informatique, et qui s’exécutent sans intervention humaine selon les conditions et termes qu’ils contiennent.</li>
</ul>
<p>Les acteurs du monde de la finance s’intéressent tout particulièrement à la <em>Blockchain</em>. Que ce soit en France ou à l’international, de nombreuses initiatives sont menées, parfois sous forme de consortium, dans le but d’évaluer le potentiel des usages de cette technologie dans le secteur et de définir des protocoles standardisés.</p>
<p>Bien que la <em>Blockchain</em> ait été initialement pensée comme un système public, la plupart des réflexions actuelles concernent des <em>Blockchains</em> privées (propre à une organisation) ou hybrides (propre à un ensemble de partenaires).</p>
<h2>Performance, écologie et réglementation : les obstacles à surmonter</h2>
<p>À titre d’exemple, le réseau Bitcoin permet d’enregistrer environ 7 transactions par seconde, à comparer aux 2 000 transactions par seconde de VISA. Pour s’imposer à large échelle et développer de nouveaux cas d’usage, la <em>Blockchain</em> doit donc pouvoir améliorer ses performances.</p>
<p>Le défi de la performance repose sur une définition et un calibrage des paramètres intrinsèques à la <em>Blockchain</em> en fonction de l’usage que l’on souhaite faire de celle-ci (taille des blocs, processus de création des blocs…).</p>
<p>De plus, elle s’avère très consommatrice en énergie. La consommation électrique actuelle du réseau Bitcoin est notamment équivalente à celle de 280 000 foyers américains.</p>
<p>La réglementation s’avère aussi être un obstacle, l’évolution rapide de la technologie et des cas d’usage amenant de nouvelles interrogations : application du processus KYC (<em>Know Your Customer</em>) ? Poids juridique d’un <em>smart-contract</em> ? Etc. Certains ministères et parlementaires français commencent à s’y intéresser sérieusement (cf. encadré).</p>
<h3>Timeline &#8211; Réglementation Blockchain en France</h3>
<figure id="post-9209 media-9209" class="align-center"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-9209" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2016/09/Reglementation-blockchain-timeline.png" alt="Réglementation-blockchain---timeline" width="2500" height="6246" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2016/09/Reglementation-blockchain-timeline.png 2500w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2016/09/Reglementation-blockchain-timeline-76x191.png 76w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2016/09/Reglementation-blockchain-timeline-768x1919.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2016/09/Reglementation-blockchain-timeline-16x39.png 16w" sizes="auto, (max-width: 2500px) 100vw, 2500px" /></figure>
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		<title>La Blockchain ou l’illustration d’un monde qui change</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2016/08/blockchain-lillustration-dun-monde-change/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anne.GAUTRENEAU@wavestone.fr]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Aug 2016 16:56:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cloud & Next-Gen IT Security]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[blockchain]]></category>
		<category><![CDATA[blockchain security]]></category>
		<category><![CDATA[Innovation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les technologies de rupture sont celles qui permettent l’expression d’une grande innovation. Et les grandes innovations &#8211; celles qui modifient profondément la société &#8211; procèdent de la rencontre entre la technologie et un état de la société particulièrement réceptif. Le...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2016/08/blockchain-lillustration-dun-monde-change/">La Blockchain ou l’illustration d’un monde qui change</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les technologies de rupture sont celles qui permettent l’expression d’une grande innovation. Et les grandes innovations &#8211; celles qui modifient profondément la société &#8211; procèdent de la rencontre entre la technologie et un état de la société particulièrement réceptif.</p>
<p>Le parallèle assez systématique qui est établi entre les prémisses de l’Internet grand public et la période actuelle d’effervescence autour de <strong>la <em>Blockchain</em> est révélateur de ce que nombreux pressentent comme la prochaine révolution numérique</strong>, disruption des transactions en écho à la disruption de l’information incarnée par Internet. Ce changement étant rendu possible par la distribution de la confiance et,<em> in fine</em>, une désintermédiation plus ou moins importante des échanges de tout type.</p>
<p>Cette confiance distribuée qui singularise <strong>la <em>Blockchain</em> porte en creux une promesse d’horizontalisation de la société</strong>. En fonction des choix de gouvernance, publics et privés, nationaux et internationaux, qui seront faits, on pourrait assister à une redéfinition assez profonde de modèles commerciaux et institutionnels qu’on pensait immuables.</p>
<h2>La <em><b>Blockchain</b></em> ou la réponse technologique au déport de confiance</h2>
<p>En tant que technologie, <strong>la <em>Blockchain</em> apporte une réponse nouvelle à la décentralisation de registres et à l’automatisation de contrats</strong>, et en corollaire suscite naturellement des questionnements ayant trait à sa sécurisation et aux conditions de sa mise en œuvre à grande échelle. Ce qui n’est ni plus ni moins l’histoire naturelle des technologies émergentes : des espoirs plus ou moins exagérés et des obstacles à surmonter.</p>
<p>Originellement<strong> la <em>Blockchain</em> est la technologie sous-jacente à l’échange de bitcoins.</strong> Elle fut donc à ce titre le premier moyen de réaliser des transactions financières indépendamment de l’intervention des banques. Le contexte, post crise financière de 2008 a son importance car l’initiative a rencontré son public et ses usages à la faveur d’un climat de perte de confiance envers les institutions financières traditionnelles. Ce qu’on observe aujourd’hui c’est <strong>un report de la confiance</strong>, traditionnellement acquise aux institutions, vers des communautés d’utilisateurs/fournisseurs, dans un<strong> mouvement d’horizontalisation de la société</strong>. Le succès des plateformes en tout genre est un signal fort de ce mouvement. En effet, la confiance nécessaire avant de réaliser une transaction sur l’une de ces plateformes est désormais davantage conditionnée par les retours d’expérience de la communauté, via les systèmes de notation généralisés entre pairs, que par les autres formes de garanties.</p>
<p>Cependant, se pose toujours la question de la fiabilité de ce modèle de confiance communautaire. C’est dans cette question que se niche la nouveauté de la proposition de valeur de<strong> la <em>Blockchain</em> et peut-être l’étape post plateformes</strong> : fiabilité et auditabilité distribuée via le consensus pour un modèle purement pair à pair. Dès lors que sont résolues ces questions, la disparition des tiers devient théoriquement envisageable.</p>
<p>L<strong>’immensité du champ d’application</strong> de la <em>Blockchain</em> ne suppose pas pour autant qu’on puisse y recourir pour tout et n’importe quoi et surtout sans se poser la question du modèle à adopter et de la forme de gouvernance à mettre en œuvre. Ainsi, tous les usages ne nécessitent pas de recourir à la « preuve de travail », qui implique une communauté importante et impose un coût énergétique plus que substantiel.</p>
<h2>Des promesses et des possibles</h2>
<p>Dans le secteur marchand, les promesses d’automatisation laissent entrevoir des <strong>perspectives de réduction des coûts et de fluidité</strong> de certaines transactions dont pourraient bénéficier in fine les consommateurs, mais qui supposent également des acteurs commerciaux une capacité de <strong>transformation importante</strong>. On pense inévitablement au secteur des services financiers, déjà fortement chahuté par la concurrence des <strong><em>fintechs</em></strong>. Au-delà du seul sujet des crypto-monnaies, pour les banques, l’objectif consiste aujourd’hui à s’approprier la technologie, sans implémenter le modèle largement distribué sous-tendu par le <em>bitcoin</em>, afin d’en tirer des bénéfices concurrentiels : offrir aux clients des services à valeur ajoutée, par exemple des transferts d’argent ou de titres quasi-immédiats, moins chers puisque sans intervention humaine dans le processus, et défendre ainsi sa position de tiers et son avantage compétitif. Il en va de même pour les assureurs qui étudient opportunément les gains potentiels qu’offriraient la <em>Blockchain</em> grâce à l’exécution automatique de contrats d’assurance, ou encore la réponse qui pourrait être apportée aux problématiques de déshérence. On pourrait ainsi établir une liste infinie de secteurs et d’usages concernés, sans compter les usages qui émergeront demain et dont nous n’avons pas encore idée.</p>
<p>La plupart des expérimentations en cours portent sur des<strong> <em>Blockchains</em> « privées »</strong> donc relativement en rupture avec le modèle originel de la <em>Blockchain bitcoin</em>. Ces expérimentations vont apporter du recul sur le sujet et les investissements colossaux qui sont consentis actuellement vont sans doute permettre de se forger des convictions, si ce n’est voir un acteur ou un modèle s’imposer. Les différentes piste étudiées et expérimentées actuellement sont prometteuses, elles témoignent d’une considérable énergie collective sur le sujet et laissent entrevoir des promesses de gains tant pour les entreprises que pour les consommateurs. Pour autant, la promesse de désintermédiation « absolue » ou l’uberisation des plateformes n’en sera pas forcément la résultante.</p>
<p>Dans le secteur non-marchand,  l’<strong>État</strong> se trouve tout à la fois dans une position de potentiel <strong>utilisateur</strong>,<strong> promoteur, maître d’œuvre</strong> et <strong>régulateur</strong> de la <em>Blockchain</em>.</p>
<ul>
<li><strong>Utilisateur</strong> dans le cadre d’<strong>automatisations de mécanismes transactionnels</strong> complexes et coûteux, on peut notamment penser à des usages pour l’administration fiscale, mais également pour tout ce qui relève de l’accès aux droits.</li>
<li><strong>Promoteur</strong> dans l<strong>’accompagnement des initiatives</strong> publiques et privées, soutien à un écosystème français dynamique.</li>
<li><strong>Maître d’œuvre et régulateur</strong> d’une future <em>Blockchain</em> publique, porteur d’un modèle fonctionnel de <strong>gouvernance à l’échelle nationale et internationale.</strong></li>
</ul>
<p>La société civile n’est pas en reste qui trouve dans la <em>Blockchain</em> <strong>un moyen idéal</strong> de mettre en œuvre de nombreux <strong>projets collaboratifs</strong> nés du modèle des communautés et donc nativement adhérents au concept de confiance distribuée. Le vaste domaine de l’échange de biens et services entre particuliers pourrait parfaitement opérer un glissement d’un modèle commercial de type plateforme vers un modèle purement associatif tendant vers un coût minimal pour l’usager/membre. Reste à savoir si le consomm’acteur, séduit par ce modèle, serait prêt à consentir u<strong>ne expérience transactionnelle plus dépouillée</strong>. On a du mal à projeter un parcours client très riche dans ce type de modèle, sauf à tabler sur une communauté de développeurs dévouée, ce qui n’est au demeurant pas exclu. Par ailleurs<strong>, il semble complexe de projeter un usage massif</strong> ou d’élargir le concept à une activité nécessitant une prise en charge des risques. L’autre principale promesse de la <em>Blockchain</em> à la société civile concerne toutes les possibilités relatives à une expression <strong>démocratique</strong> plus directe, notamment via les systèmes de <strong>votes</strong> qui sont explorés par différent pays actuellement. Plus proche encore, on songe aux polémiques qui ont pu naître sur la fiabilité et la légitimité des systèmes de pétitions en lignes et on peut tout à fait imaginer le rôle positif que pourrait jouer une implémentation <em>Blockchain</em> d’un système de pétition pour garantir à la fois la pétition et les pétitionnaires.</p>
<p>La <em>Blockchain</em> présente donc un<strong> intérêt à la fois pour la sphère privée et la sphère publique,</strong> reste à déterminer s’il s’agira en cible d’une <em>Blockchain</em> et de ses instanciations ou de la coexistence de différents modèles.</p>
<h2>Une innovation de rupture qui se cherche un modèle de gouvernance</h2>
<p>Ce rapide et non-exhaustif tour d’horizon permet de mesurer l’étendue et la profondeur des implications de l’avènement des <em>Blockchains</em>. Guy Kawasaki, éminent spécialiste de l’innovation, rappelait fort justement dans son intervention à la TED Conférence de Berkeley en 2014 les caractéristiques d’une grande innovation, entendons par là de celles qui changent le monde :</p>
<ul>
<li><strong>Profondeur ;</strong></li>
<li><strong>Intelligence ;</strong></li>
<li><strong>Globalité ;</strong></li>
<li><strong><em>Empowerment </em>;</strong></li>
<li><strong>Élégance.</strong></li>
</ul>
<p>À coup sûr les <em>Blockchains</em> sont porteuses de ces attributs. Il est certain également, que la multiplicité des opportunités ne trouvera à s’exprimer concrètement, que dans une configuration où acteurs privés et publics s’emparent du sujet dans une approche<strong> ouverte et pluridisciplinaire</strong>. De là pourront émerger un ou plusieurs modèles de gouvernance qui permettront aux nouveaux usages <strong>de s’épanouir pour le bénéfice du plus grand nombre.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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