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	<title>chaîne de valeur - RiskInsight</title>
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	<description>Le blog cybersécurité des consultants Wavestone</description>
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	<title>chaîne de valeur - RiskInsight</title>
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	<item>
		<title>Big data : comprendre la jungle technologique</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2015/11/comprendre-la-jungle-technologique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Morizot]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Nov 2015 12:49:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Métiers - Assurance]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers - Marketing et relation client]]></category>
		<category><![CDATA[assurance]]></category>
		<category><![CDATA[Big Data]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Big data est né d’une rupture technologique : la distribution des traitements et du stockage. Là où, en 2012, ce concept était novateur, il devient une offre à part entière de la plupart des éditeurs du marché, créant ainsi une...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le <a href="http://www.solucominsight.fr/2015/10/demythifier-la-magie-du-big-data-le-processus-dexploitation-de-la-donnee/" target="_blank">Big data</a> est né d’une rupture technologique : la distribution des traitements et du stockage. Là où, en 2012, ce concept était novateur, il devient une offre à part entière de la plupart des éditeurs du marché, créant ainsi une jungle technologique dans laquelle il faut savoir se repérer. On compte aujourd’hui plus d’une centaine de solutions packagées sous différentes formes.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-8472 media-8472" class="align-none"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter" src="http://www.solucominsight.fr/wp-content/uploads/2015/11/JungleTechnologiqueSchema1.png" alt="" width="490" height="408" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-8474 media-8474" class="align-none"><img decoding="async" class="aligncenter" src="http://www.solucominsight.fr/wp-content/uploads/2015/11/JungleTechnologiqueSchema2.png" alt="" width="622" height="130" /></figure>
<h1>NAVIGUER DANS LA DIVERSITÉ DE SOLUTIONS</h1>
<p>Quelles solutions répondront aux besoins présents et futurs ?</p>
<p>Trouver la solution ou la combinaison de solutions techniques est une phase critique d’un projet Big data. Or quel que soit le secteur, il n’y a pas de solution Big data universelle.<br />
Le porte-étendard technologique du Big data est Hadoop &#8211; un écosystème <em>open source</em> de distribution du stockage et des traitements sous l’égide de la fondation Apache. L’ensemble des grands éditeurs et constructeurs ont investi dans cette technologie. Toutefois, d’autres types de solutions sont toutes aussi légitimes suivant les usages. Ainsi, dans le cas où la rapidité d’exécution est recherchée, les technologies <a href="http://www.forbes.com/sites/danwoods/2012/02/28/understanding-in-memory-technology/" target="_blank">InMemory</a> sont à privilégier en raison de leur capacité à stocker les données en mémoire et non sur disque. Le NoSQL (<a href="http://www.journaldunet.com/developpeur/outils/comparatif-des-bases-nosql/" target="_blank">Not Only SQL</a>) a quant à lui un avantage dans le monde « pseudo-transactionnel » où il sera un accélérateur dans le stockage et la manipulation de données hors d’une structure relationnelle. La variété des solutions implique une connaissance de l’écosystème technologique et ce dès la phase « <em>test and try</em> ».</p>
<p>En 2015, Hadoop possède plus d’une vingtaine de modules formant un socle riche. Ces modules sont créés au fur et à mesure par une importante, et dynamique, communauté d’acteurs et développeurs <em>open source</em>. Ils apportent constamment de nouvelles fonctionnalités tout en renforçant l’environnement existant.</p>
<p>Une illustration simple : historiquement Hadoop ne savait traiter que les données massives par des traitements de type <em>batch</em>. Face à ce constat, la communauté a enrichi l’écosystème par la création de modules de type <em>Storm</em> ou <em>Spark</em> permettant de traiter des données unitaires en temps réel et démocratisant encore plus l’usage de plateformes Hadoop.</p>
<p>Cette diversité de fonctions peut conduire à de mauvais choix et par conséquent certaines initiatives à l’échec. Pour tirer le maximum de valeur des données, il faut choisir les modules les plus adaptés aux traitements désirés et aux données manipulées. L’expertise et la connaissance fine sont le prérequis à la création de valeur en vue d’une industrialisation.</p>
<h1>LE BIG DATA SOUS DIFFÉRENTES FORMES</h1>
<p>Une fois la ou les solutions techniques choisies, il convient de définir le mode de distribution (même si certaines solutions  peuvent imposer le leur). Quatre formes sont alors possibles :</p>
<h3>1 &#8211; La distribution construite et gérée par la DSI</h3>
<p>L’entreprise construit une infrastructure Big data en agrégeant ses infrastructures conventionnelles via l’intégration d’une distribution. Ce type de solution est principalement destiné aux entreprises ayant un besoin d’évolutivité et d’appropriation fort.</p>
<h3>2 &#8211; L’« appliance » ou solution clé en main</h3>
<p>Les grands éditeurs comme Oracle, Microsoft, IBM et les constructeurs proposent une infrastructure sur étagère où matériel et logiciels sont intégrés, préconfigurés et optimisés. Ce modèle a l’avantage d’une efficacité opérationnelle immédiate en contrepartie d’un coût d’investissement qui peut s’avérer élevé.</p>
<h3>3 &#8211; La « plateforme as a Service » ou <em>BDaaS</em></h3>
<p>Cette formule connue basée sur le Cloud provisionne un environnement opérationnel et élastique comprenant l’ensemble des composants Big data pré configurés. L’intérêt de ces offres Cloud est le coût (à l’usage) et la rapidité de mise en place, qui en font une cible parfaite pour des usages de type POC afin de tester la valeur du Big data pour l’entreprise. En production, le gain sera plus limité du fait des contraintes liées à l’expatriation des données à l’extérieur de l’entreprise.</p>
<h3>4 &#8211; Le « Software as a Service » ou <em>SaaS</em></h3>
<p>Le <em>SaaS</em>, une formule connue depuis l’arrivée du Cloud, permet la mise à disposition de services métiers sur le web. Le Big data donne un accélérateur à ce modèle en permettant la création de nouveaux services comme l’analyse des réseaux sociaux, l’e-réputation, le marketing ciblé… Ces services reposent sur des moteurs Big data néanmoins invisibles par les utilisateurs finaux.</p>
<p>Dans le secteur de l’Assurance, les 4 formules sont légitimes et dépendent réellement du souhait d’investissement et d’appropriation de la technologie. La complexité de ces solutions laisse à penser que le marché va tendre vers une externalisation des problématiques techniques favorisant les offres de type appliance ou Cloud.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Démythifier la magie du Big data : le processus d&#8217;exploitation de la donnée</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2015/10/demythifier-la-magie-du-big-data-le-processus-dexploitation-de-la-donnee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[stephanechappellier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 29 Oct 2015 16:33:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Métiers - Assurance]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers - Marketing et relation client]]></category>
		<category><![CDATA[assurance]]></category>
		<category><![CDATA[Big Data]]></category>
		<category><![CDATA[chaîne de valeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les réflexions autour des cas d’usage sont en pleine ébullition pour nourrir la nécessaire transformation du secteur de l’Assurance. Les sources de données sont pour certaines aisément accessibles.Par exemple, les objets connectés domotiques permettent de connaître l’activité d’une maisonnée : état...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Les réflexions autour des cas d’usage sont en pleine ébullition pour nourrir la nécessaire transformation du secteur de l’Assurance. Les sources de données sont pour certaines aisément accessibles.Par exemple, les objets connectés domotiques permettent de connaître l’activité d’une maisonnée : état allumé / éteint des lampes, niveau de consommation électrique, de CO2 … Mais ces données brutes, sans transformation, ne sont pas très utiles. Elles sont un peu comme le bois pour celui qui souhaite construire un chalet. Un processus de transformation est indispensable pour que le bois devienne chalet. De même, un processus Big data est indispensable pour que ces données deviennent signifiantes pour un cas d’usage.</em></p>
<h1>DONNER UN SENS AUX DONNÉES</h1>
<p>Attention ! Il ne suffit pas d’appliquer un processus prétendument magique sur un ensemble de données hétéroclites pour qu’un enseignement pertinent émerge. Un processus Big data doit passer par différentes phases pour faire ressortir le pouvoir prédictif inclus dans les données manipulées.</p>
<h3>Nettoyer les données</h3>
<p>Les données brutes doivent d’abord être rendues valides : une ampoule indiquant qu’elle est passée deux fois de suite en mode « allumé » sans être passée par le mode « éteint » constitue une anomalie qui doit être corrigée. Une étape préliminaire de nettoyage des données doit être pratiquée avant toute exploitation pour corriger / valider les données.</p>
<h3>Interpréter et contextualiser</h3>
<p>Il faut ensuite donner un sens à ces données épurées de toutes anomalies. En effet, savoir qu’une lampe est allumée ou éteinte n’apporte pas d’information en elle-même si ce n’est par son interprétation qu’entre ces deux états, le logement est présumé occupé. Par ailleurs, si l’on recoupe cela avec les données provenant du détecteur de CO2 , du détecteur d’ouverture / fermeture de porte, voire de la caméra avec reconnaissance faciale, il est alors possible de pouvoir conclure plus certainement que le logement est occupé (et par qui). Cette tâche de recoupement permet d’éliminer le cas où l’occupant serait simplement parti en laissant la lumière allumée (ce qu’on appelle un faux positif). Il est alors possible, à partir d’un recoupement d’informations et d’une contextualisation à bon escient, de déduire d’une donnée brute plusieurs dizaines de données interprétées ayant acquis un sens. Cela permet d’obtenir des données caractérisant l’intensité, la fréquence, la régularité et plus généralement le mode d’utilisation du bien assuré. Cette étape est cruciale car c’est celle qui permet de dégager les données d’intérêt ayant une signification par rapport à l’objectif « métier » qui aura été assigné au processus Big data. En effet, une mauvaise interprétation à cette étape peut invalider une donnée pertinente et potentiellement aboutir par la suite à des conclusions erronées ou moins précises (laissant passer de faux positifs). Il faut donc allouer un temps suffisant aux indispensables phases de préparation afin de qualifier les données avant de se lancer dans leur analyse.</p>
<h3>Analyser</h3>
<p>L’analyse consiste à identifier les populations qui ont les caractéristiques recherchées et celles qui en sont divergentes. C’est à ce stade qu’intervient la puissance des traitements massivement parallèles autorisant l’exploitation d’algorithmes machine. Ces algorithmes permettent de distinguer, dans la myriade d’informations, les signaux faibles traduisant un comportement ou une situation qui ne peut être découvert autrement. Cette approche sera par exemple particulièrement utile pour révéler, parmi les populations actuellement difficilement cernées par les modèles traditionnels, les jeunes automobilistes masculins qui ont des comportements moins à risques. Le concept du machine <em>learning</em> est totalement nouveau dans le secteur de l’Assurance, dirigé par des processus linéaires et industriels. Associé aux bases de données Big data, le machine <em>learning</em> va permettre d’enrichir tout au long du cycle de vie des produits d’assurance, des analyses de données et des nouvelles corrélations. Cette technologie n’est pas en opposition avec la <em>Business Intelligence</em> mais bien en complément pour des usages nouveaux. Elle permet d’avoir une vision prescriptive, alors que la <em>Business Intelligence</em> fournit une vision descriptive.</p>
<h3>Calibrer</h3>
<p>Une fois ces populations différenciées, il reste à distinguer l’intensité de l’effet de cette différenciation sur la variable d’intérêt objet de l’étude. Cette phase de calibrage est importante car il se peut que des caractéristiques très divergentes n’aient que très peu d’impact et viceversa. C’est ce qui fait que ce processus exploratoire est un processus itératif. En effet, quand la pertinence du modèle n’est pas au rendez-vous, c’est-à-dire que la réponse n’est pas suffisamment prédictive, il faut recommencer. Il est alors nécessaire d’identifier si une meilleure interprétation / contextualisation des données pourrait apporter plus d’enseignements et / ou si d’autres sources d’information pourraient apporter des éclairages nouveaux.</p>
<h1>PROCESSUS ITÉRATIF</h1>
<p>L’itération du processus Big data est l’aspect le plus déconcertant pour un assureur habitué au processus linéaire R&amp;D traditionnel. Néanmoins, il s’agit bel et bien de l’ADN de tout processus Big data où le cycle d’accroissement de la connaissance par amélioration des modèles est un processus non seulement itératif, mais continu. À tel point que dans un rythme de croisière, on ne saura plus distinguer l’élément premier dans la démarche :</p>
<ul>
<li>Est-ce la recherche d’événements permettant de caractériser un objectif métier, puis la recherche de données permettant d’identifier cet événement ?</li>
<li>Est-ce le processus de qualification permettant de valider l’intérêt de ces données par rapport à l’objectif métier ?</li>
</ul>
<h1>L’ILLUSION DE LA MAGIE : PRÉDICTION DES EFFETS</h1>
<p>Le processus d’exploitation des données ne relève pas de la magie. Il s’agit d’un processus qui tend à reproduire les décisions humaines dont une part est liée à la combinaison d’éléments très diffus (signaux faibles) que la prolifération de nouvelles données rend lisibles et interprétables. Le constat par les algorithmes que les mêmes circonstances produisent les mêmes effets permet d’en prédire la survenance (voire prescrire des mesures de prévention). Et ce, sans qu’il ne soit nécessaire d’établir une relation de cause à effet entre ces circonstances et ces effets. C’est probablement ce qui donne l’illusion de la magie à un processus tout à fait rationnel.</p>
<figure id="post-8465 media-8465" class="align-none"><img decoding="async" class="aligncenter" src="http://www.solucominsight.fr/wp-content/uploads/2015/10/bigdata.png" alt="" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
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		<title>L&#8217;Assurance à l&#8217;ère du Big data : quelles perspectives ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2015/10/lassurance-a-lere-du-big-data-quelles-perspectives/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurence Al Neimi]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Oct 2015 16:00:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Métiers - Assurance]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers - Marketing et relation client]]></category>
		<category><![CDATA[assurance]]></category>
		<category><![CDATA[Big Data]]></category>
		<category><![CDATA[chaîne de valeur]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La chaîne de valeur assurantielle peut être améliorée en s’appuyant sur les apports technologiques du Big data. Ces optimisations peuvent être graduelles dans la rupture à opérer. Il est donc possible de construire des stratégies d’évolution à différents horizons allant...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La chaîne de valeur assurantielle peut être améliorée en s’appuyant sur les apports technologiques du Big data. Ces optimisations peuvent être graduelles dans la rupture à opérer. Il est donc possible de construire des stratégies d’évolution à différents horizons allant de l’optimisation du process existant à une toute nouvelle proposition de valeur.</p>
<p>L’attente des assurés a aussi évolué et il est nécessaire de considérer le produit d’assurance sous l’angle du besoin global du client. En Santé par exemple, il conviendrait non seulement de répondre à son attente de remboursement de frais de soins mais aussi de considérer le bien-être, la nutrition, l’activité physique et sportive, l’accompagnement du vieillissement et la protection du cercle familial.</p>
<p>Pour élargir le champ d’action de l’Assureur et construire de nouveaux services apportant plus de proximité avec les assurés, nouer des partenariats apparaît comme une solution pertinente. Solution permettant de partager les informations, les données et amortir les coûts. Ce fonctionnement en partenariat est idéal afin d’ intégrer des objets connectés pour lesquels la modélisation, la construction et le service après-vente restent à la charge de l’industriel. La domotique, les compteurs électriques, les objets de mesure médicaux ou les assistants de vie pour la dépendance en sont autant d’exemples.</p>
<p>En allant plus loin, une nouvelle voie pourrait consister à concevoir des produits tirant parti des nouveaux aspects prescriptifs. Il conviendrait de proposer des protocoles de prévention et démarches à suivre pour atteindre un résultat calculé et garanti par l’Assureur. Ce dernier s’engagerait alors à indemniser en cas de non atteinte du résultat. L’Assureur ne couvrirait plus un bien ou une personne, mais garantirait un résultat, ouvrant ainsi la possibilité d’une assurance à l’usage. Cette voie est d’ores et déjà initiée pour le secteur agricole, notamment entre la start-up The Climate Corporation et le géant de la biotechnologie agricole Monsanto. Ce partenariat consiste à proposer un protocole, ajusté en fonction de nombreux paramètres, qui garantit le rendement agricole. Si le protocole n’aboutit pas au résultat escompté, une indemnité est versée à l’agriculteur. Cette logique prescriptive ne repose donc plus sur les données historiques de sinistralité. Elle permet ainsi à de nouveaux acteurs comme les GAFAM ou mêmes des industriels de se positionner, faisant planer une véritable menace sur les acteurs historiques de l’Assurance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>                             La chaîne de valeur de l&rsquo;Assurance à l&rsquo;ère du Big data</strong></p>
<figure id="post-8431 media-8431" class="align-none"><img decoding="async" src="http://www.solucominsight.fr/wp-content/uploads/2015/10/Capture.png" alt="" /></figure>
<p>3 fonctions de la chaîne de valeur sont particulièrement impactées par le Big data. Le marketing et la lutte anti-fraude ont des niveaux de maturité plutôt élevés et peuvent avoir une application proche des process existants. Le Pricing est davantage en rupture par rapport au business model en place.</p>
<h2>Le marketing devient data driven</h2>
<p>Côté marketing, les enjeux majeurs sont de pouvoir qualifier en temps réel les cibles, de transformer un prospect en client ou de détecter, à la moindre alerte, un risque d’attrition. Pour ce faire, il faut exploiter la quantité de données disponibles en adéquation avec une stratégie pertinente. Le marketing est ainsi devenu data driven, plaçant les données au cœur de sa démarche.</p>
<p>Alors qu’un foyer sur deux résilie son contrat habitation au moment de déménager, l’enjeu pour les assureurs est de pouvoir déceler les signaux précurseurs de ce changement. Comment, dès lors, détecter le bon signal, au bon moment ? A l’ère du tout connecté, les clients sèment des informations, parfois même sans le savoir, créant de la donnée on-line captée puis collectée par des spécialistes du marketing digital. En exploitant par exemple les données de navigation d’un client souhaitant déménager, telles que les cookies et autres traces digitales (visite de sites de déménagement, de travaux&#8230;), il devient possible pour un assureur de détecter à temps l’intention de déménagement et d’agir en fonction. Une offre, adaptée aux besoins, sur la bonne temporalité, peut alors être proposée au client. Le bénéfice sera pour ce dernier une simplification de ses démarches et dans certains cas une adaptation tarifaire. Le client est satisfait et le taux de rétention chez l’assureur amélioré.</p>
<p>Ces évolutions sont rendues possibles au travers d’une Data Management Platform (DMP), plateforme technologique qui réalise la convergence des données internes (off-line) de l’assureur aux données on-line. Ainsi croisée, la connaissance client est largement enrichie. Ces solutions permettent de mieux cibler les efforts avec une meilleure qualification des cibles et de la temporalité associée. Il est également possible pour les assureurs de mieux comprendre leur audience.</p>
<h2>La lutte contre la fraude ou la délinquance</h2>
<p>Avec environ 20% des cas de fraude qui ne sont pas détectés en IARD (Incendies, Accidents et Risques Divers) et un impact évalué à 2,5 milliards d’euros par an (soit 5 à 7 points sur le ratio sinistres / primes), la lutte contre la fraude est devenue un élément fondamental de la maîtrise des risques pour les assureurs. Le renforcement des équipes est donc plus que jamais une nécessité (source ALFA, Association de Lutte contre la Fraude à l’Assurance, rapport annuel 2014).</p>
<h3>La professionnalisation de la sécurité financière</h3>
<p>Aujourd’hui, la lutte contre la fraude s’est professionnalisée avec le déploiement d’équipes centralisées, spécialisées et dotées d’outils informatiques dédiés, travaillant en lien avec les Métiers. Cela permet d’avoir d’une vision globale, transverse, multi-métiers des clients et des tiers. Les contrôles sont plus élaborés : blocage a priori des transactions, filtrage et scoring des clients, corrélation d’événements multiples, analyses comportementales et prédictives, mise en évidence de réseaux&#8230; Toutefois, les solutions actuelles restent dépendantes de la qualité des données, coûteuses, complexes et longues à déployer.</p>
<h3>L’aboutissement : une baisse de la fraude au bénéfice du client</h3>
<p>Le Big data apporte de nouvelles solutions permettant l’agrégation d’une plus grande variété de données, tout en étant moins sensible à leur qualité. Cette avancée va dans le sens d’un outil unique et adapté traitant l’ensemble des modes de surveillance, tout en respectant la ségrégation nécessaire des données et traitements.</p>
<p>Ces solutions innovantes favorisent la réactivité des fonctions de sécurité financière et une meilleure qualité de la relation client :</p>
<ul style="list-style-type: disc;">
<li>En introduisant des corrélations nouvelles, l’approche Big data permet un pilotage plus souple, plus évolutif et en temps réel. La centralisation de la surveillance favorise la cohésion de l’ensemble des acteurs (métier, MOA et informatique) avec une souplesse des analyses, une réactivité des contrôles face à de nouvelles menaces.</li>
<li>Grâce à la baisse du coût de la fraude, un retour sur investissement est directement perceptible par la Direction Générale. Une hausse des garanties et / ou une baisse des cotisations redeviennent possibles, impactant positivement la relation client. L’amélioration du process par l’automatisation des contrôles génère une accélération des délais de traitement des sinistres, et une meilleure qualité des prestations&#8230; Ces actions ont également un effet dissuasif envers les fraudeurs et induisent par voie de conséquence une meilleure qualité du portefeuille clients.</li>
</ul>
<p>Pour mettre en œuvre une démarche de lutte anti-fraude, il n’est plus indispensable de se lancer dans un grand projet nécessitant une mobilisation d’envergure. Profiter des solutions existantes en interne, développées par exemple par le marketing ou l’actuariat, permet de tester des dispositifs novateurs avec des résultats instantanés, la condition sine qua non étant de respecter la confidentialité des données(autorisation unique CNIL AU-039, secret médical, secret bancaire).</p>
<h2>La transformation des fonctions de pricing</h2>
<p>Au lieu de passer par le truchement de variables permettant d’expliciter un comportement, les modèles de tarification ont maintenant une lecture directe de ce dernier. Initialement, la tarification se basait sur les variables âge et sexe ou couleur du véhicule pour contourner la loi du genre, pour catégoriser un assuré dans un segment stéréotypé. Désormais, un jeune conducteur masculin précédemment supposé impulsif peut-être qualifié en fonction de sa conduite réelle grâce aux données issues des boitiers connectés (ou port embarqué type OBD-II). En conséquence, les techniques qui s’étaient adaptées à un environnement à dimensions restreintes (nombre de cases tarifaires limité) vont devoir s’adapter pour pouvoir fournir une tarification individualisée, fondée sur une masse insoupçonnée de nouvelles données.</p>
<p>Traditionnellement, la tarification repose sur des données statiques. Ces données ne subissent que très peu de modifications d’année en année. La dynamique apportée par les nouvelles données, accessibles en temps réel, oblige à revoir ces modèles. Le constat de l’évolution du mode de vie de l’assuré pourra être pris en compte avec, par exemple, un ajustement de la prime suivant les observations, à une périodicité plus fréquente qu’actuellement. C’est cette nouvelle dimension dynamique qui constituera le moteur de la permanence de la relation client.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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