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	<title>comportement - RiskInsight</title>
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	<description>Le blog cybersécurité des consultants Wavestone</description>
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		<title>Dans un monde numérique : quelle vie privée ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Raphaël Brun]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 17:04:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Compliance]]></category>
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		<category><![CDATA[confiance numérique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les résultats présentés dans cet article sont une synthèse de l’enquête dans sa globalité. Vous retrouverez les résultats et analyses détaillées sur notre site web. De cette étude, plusieurs billets de blogs seront tirés afin de présenter certaines tendances tendances...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2017/02/monde-numerique-quelle-vie-privee/">Dans un monde numérique : quelle vie privée ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les résultats présentés dans cet article sont une synthèse de l’enquête dans sa globalité. Vous retrouverez les résultats et analyses détaillées sur <a href="http://www.wavestone.com/insights">notre site web</a>. De cette étude, plusieurs billets de blogs seront tirés afin de présenter certaines tendances tendances mondiales et nationales de perception de la vie privée par les individus. L’enquête a touché 1 587 personnes, entre juillet et août 2016 dans 6 pays.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 class="Tableau">Une vision homogène à l’échelle l’internationale</h2>
<p class="Tableau" style="text-align: justify;">Les pays retenus pour l’enquête, à savoir l’Allemagne, la Chine, les États-Unis, la France, l’Italie, et le Royaume-Uni, ont été choisis sur la base de leurs environnements socio-économiques et de leur diversité de cadres réglementaires concernant la protection de la vie privée. Ces éléments sont à même d’influencer la perception et les opinions des citoyens concernant la protection des données personnelles. Toutefois, malgré ces différences de contexte initiales, nous avons pu observer au travers des réponses collectées que la <strong>thématique de la vie privée est perçue d’une manière relativement homogène dans les différents pays étudiés</strong>.</p>
<p class="Tableau" style="text-align: justify;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="wp-image-9425 aligncenter" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image1.png" width="370" height="257" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image1.png 639w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image1-275x191.png 275w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image1-56x39.png 56w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image1-245x170.png 245w" sizes="(max-width: 370px) 100vw, 370px" /></p>
<p>Parmi les personnes ayant répondu à l’enquête, les jeunes générations, plus digitalisées et qui sont souvent les plus intéressées par le sujet de la vie privée dans un monde numérique, sont majoritaires.</p>
<p class="Tableau" style="text-align: justify;">Bien sûr, il existe certaines différences et sensibilités particulières : ainsi, les sondés originaires d’Allemagne ont-ils accordé proportionnellement plus de poids aux définitions de la vie privée ayant trait à la liberté que ceux originaires d’autres pays. Les réponses provenant des États-Unis affichent, pour leur part, une confiance moins grande dans les institutions publiques. Néanmoins, de manière générale, on note une <strong>véritable prise de conscience globale des individus</strong> liée à la vie privée et aux données personnelles. Celle-ci peut s’expliquer par le caractère transfrontalier du monde numérique et de la donnée, le citoyen numérique souhaitant faire respecter sa vie privée indépendamment des frontières. Cette observation renforce l’importance de la prise en compte du respect de la vie privée dans les projets numériques, quels que soient le pays et la population concernés.</p>
<h2 class="Tableau" style="text-align: justify;">De la liberté à la maîtrise : l’évolution du sens de la « vie privée »</h2>
<p class="Tableau" style="text-align: justify;">La vie privée est traditionnellement perçue comme la possibilité pour un individu de conserver une forme d’anonymat dans ses activités et de disposer d’une capacité à s’isoler pour protéger ses intérêts. Elle est donc intimement liée à la notion de <strong>liberté</strong>. Mais l’analyse des résultats du panel montre que cette notion tend à disparaître au profit de la <strong>maîtrise</strong> des informations. Nous avons proposé à nos sondés de sélectionner une ou plusieurs définitions ayant davantage trait à l’une ou l’autre de ces deux notions.</p>
<p class="Tableau" style="text-align: justify;">Les réponses les plus fréquemment choisies ont toutes trait à la maîtrise. Cette tendance se confirme si l’on observe les propositions intermédiaires : « avoir le contrôle sur le type d’informations collectées sur vous » est davantage plébiscité (plus de la moitié des réponses) que « avoir ses moments seul, sans devoir subir l’attention d’autrui », relatif à la liberté.</p>
<figure id="post-9426 media-9426" class="align-none">
<figure id="post-9430 media-9430" class="align-none"><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-9430 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image2-1.png" width="1029" height="599" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image2-1.png 1029w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image2-1-120x70.png 120w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image2-1-328x191.png 328w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image2-1-768x447.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image2-1-67x39.png 67w" sizes="(max-width: 1029px) 100vw, 1029px" /></figure>
</figure>
<p class="Tableau" style="text-align: justify;">Dans tout projet faisant appel aux données, il sera alors important de <strong>donner aux clients et aux collaborateurs l’assurance qu’ils disposent de cette maîtrise</strong>, en prévoyant des modes d’accès simples et en autonomie.</p>
<h2 class="Tableau" style="text-align: justify;">Toutes les données sensibles aux yeux des citoyens</h2>
<p class="Tableau" style="text-align: justify;">Interrogé sur les niveaux de sensibilité, le panel a fait ressortir de très faibles différences, les citoyens considérant la plupart des types de données proposés comme relativement sensibles. Ils n’ont pas perçu que des fuites de certains types de données peuvent avoir des conséquences lourdes, voire irréversibles (données de santé par exemple), contrairement à d’autres (données financières par exemple) pour lesquelles la plupart des pays ont mis en place un cadre réglementaire protégeant les individus (remboursement rapide en cas de fraude). Ce constat montre que quelles que soient les données personnelles manipulées dans le cadre d’un projet, une attention particulière devra y être portée, <em>a minima</em> dans la communication sur les niveaux de protection.</p>
<figure id="post-9431 media-9431" class="align-none"><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-9431 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image3.png" width="1014" height="587" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image3.png 1014w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image3-120x70.png 120w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image3-330x191.png 330w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image3-768x445.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image3-67x39.png 67w" sizes="(max-width: 1014px) 100vw, 1014px" /></figure>
<h2 class="Tableau" style="text-align: justify;">Une confiance qui varie fortement d’un pays à l’autre</h2>
<p class="Tableau" style="text-align: justify;">Nous avons demandé aux sondés d’indiquer le ou les type(s) d’organisations en lesquels ils avaient le plus confiance dans l’utilisation de leurs données personnelles pour un usage préalablement autorisé. On observe une réelle différenciation entre trois grandes familles d’acteurs :</p>
<ul>
<li>En première position, les acteurs regroupés sous la catégorie des institutions sont ceux qui suscitent le plus la confiance des sondés. Il s’agit d’institutions publiques, semi-publiques ou de l’économie traditionnelle avec qui les individus ont un lien de confiance historique, d’autant qu’elles traitent depuis toujours des données sensibles (données médicales…). À noter que l’on observe de vraies différences au sein même de cette catégorie, les <strong>banques</strong> arrivant en tête avec plus de la moitié des sondés déclarant leur faire confiance pour le traitement de leurs données. L’enjeu en termes d’image est donc particulièrement fort pour les acteurs du secteur bancaire : ils se devront d’être à la hauteur des attentes de leurs clients s’ils veulent conserver leur place de partenaire de confiance numéro un.</li>
<li>En deuxième place, une catégorie intermédiaire englobant les acteurs de la vie quotidienne : opérateurs de transport, fournisseurs d’énergie… Ces acteurs historiques du B2C sont en train de mener leur transformation numérique à marche forcée et peuvent tirer les fruits de cette confiance déjà présente.</li>
<li>En troisième et dernière position, les acteurs de l’économie numérique, qu’il s’agisse de géants du web ou d’entreprises technologiques.</li>
</ul>
<p>La défiance des individus à leur égard peut s’expliquer par la quantité de données collectées et utilisées par ces tech-companies et les condamnations récentes de celles-ci liées à l’utilisation qu’elles en font. Cependant ce résultat souligne un paradoxe. Malgré ce manque de confiance criant, les individus continuent d’utiliser massivement les services fournis par ces acteurs, en partie par manque d’alternative mais aussi parce que les informations confiées peuvent paraître, souvent à tort, anodines.</p>
<figure id="post-9432 media-9432" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-9432 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image4.png" width="1032" height="810" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image4.png 1032w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image4-243x191.png 243w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image4-768x603.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image4-50x39.png 50w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image4-156x121.png 156w" sizes="auto, (max-width: 1032px) 100vw, 1032px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Des nouvelles technologies qui suscitent des craintes</h2>
<p>Le panel met en lumière 4 technologies, les plus susceptibles de mettre en danger leur vie privée selon les sondés. Leur point commun ? Elles permettent toutes de collecter des données sans que cette collecte ne puisse être maîtrisée par les personnes concernées. Elles seraient donc, pour certaines personnes, synonymes de surveillance. À contrario, des technologies où le citoyen a la capacité de choisir quelles données il partage, comme les objets connectés ou certains services cloud permettant de stocker des informations privées, sont considérées comme moins risquées pour leur vie privée, et n’entrent donc pas dans ce top 4.</p>
<p>Bien que non traditionnellement considérées comme sensibles, les données sur les comportements et les agissements de chacun sont donc aujourd’hui l’objet de l’attention des individus, et constituent un point d’achoppement non négligeable entre une relation client toujours plus personnalisée et les attentes desdits clients en termes de respect de leur vie privée.</p>
<figure id="post-9433 media-9433" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-9433 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image5.png" width="1018" height="543" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image5.png 1018w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image5-358x191.png 358w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image5-768x410.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image5-71x39.png 71w" sizes="auto, (max-width: 1018px) 100vw, 1018px" /></figure>
<h2>Des citoyens qui agissent pour protéger leur vie privée numérique</h2>
<p>Plus de la moitié des sondés déclarent ainsi avoir modifié certains de leurs comportements pour mieux protéger leurs données. Ce changement illustre la prise de conscience des individus quant à la protection de leur vie privée. Il est également intéressant d’étudier comment les individus procèdent pour mettre en place cette protection. Nos sondés ont décrit des mesures concrètes qui peuvent être réparties en deux catégories :</p>
<ul>
<li><strong>Mesures visant à limiter la quantité/ le type de données fournies</strong> : fourniture d’informations inexactes/ incomplètes lors de la création d’un compte (utilisation de pseudonyme ou non-remplissage des champs non obligatoires), utilisation de comptes anonymes…</li>
<li><strong>Mesures visant à renforcer la sécurité des données fournies</strong> : hausse du niveau de sécurité de leurs comptes en ligne (renforcement du mot de passe, changements de mots de passe plus réguliers, révision des droits d’accès…), attention accrue lors du partage de données personnelles sur internet…</li>
<li>En marge de ces mesures on trouve également quelques solutions plus extrêmes : fermeture complète de compte sur les réseaux sociaux, utilisation exclusive de sites ou de technologies testés et de confiance, suppression de l’historique et des cookies après chaque utilisation des navigateurs de recherche.</li>
</ul>
<figure id="post-9427 media-9427" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-9427 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image6.png" width="982" height="446" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image6.png 982w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image6-421x191.png 421w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image6-768x349.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image6-71x32.png 71w" sizes="auto, (max-width: 982px) 100vw, 982px" /></figure>
<p>À noter que si ces initiatives individuelles peuvent contribuer à améliorer la protection de la vie privée, elles risquent toutefois d’entrer en conflit avec les nouveaux usages et innovations promus par les organisations et entreprises, et donc de limiter, voire d’empêcher, la personnalisation de leur relation avec celles-ci.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Methodologie de l&rsquo;enquête</h2>
<p><em>L’enquête a été réalisée auprès d’un panel constitué de 1 587 répondants basés dans 6 pays différents : Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Italie, et Royaume-Uni. Les  réponses ont été analysées par les équipes de Wavestone Paris et Luxembourg.  L’échantillon de répondants a été fourni par un tiers (SSIS) avec lequel les équipes de recherche Wavestone collaborent depuis plusieurs années, notamment dans la conduite d’enquêtes destinées à la Commission Européenne. Les questionnaires ont été conçus et traduits par Wavestone puis envoyés par email. Le panel a été sélectionné pour assurer sa représentativité vis-à-vis de la population des pays ciblés sans discrimination de genre ou de catégorie socio-professionnelle, les deux critères de sélections étant qu’il s’agisse de personnes majeures et disposant d’un accès à Internet. L’enquête a été conduite entre juillet et août 2016 et analysée de septembre à décembre 2016 pour une publication en début d’année 2017. Les données de cette enquête ont été rendues anonymes : la collecte est uniquement statistique.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>S’appuyer sur les comportements sociaux de groupe pour une protection de l’information plus efficace</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2012/05/sappuyer-sur-les-comportements-sociaux-de-groupe-pour-une-protection-de-linformation-plus-efficace/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[John Knowles]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 May 2012 11:55:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyberrisk Management & Strategy]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers - Stratégie & projets IT]]></category>
		<category><![CDATA[comportement]]></category>
		<category><![CDATA[protection des données]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux sociaux]]></category>
		<category><![CDATA[Risk management]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Il est bien connu que l&rsquo;être humain a tendance à prendre des décisions irrationnelles : notre perception erronée des risques, notre tendance à privilégier les preuves qui confirment nos préjugés et notre désir forcené de suivre la masse n&rsquo;en sont que quelques exemples. Si ces biais cognitifs et ces comportements ont évolué et survécu à travers les millénaires, cela doit être pour de bonnes raisons. Lorsque Malcolm Gladwell écrivit que les êtres humains prennent souvent moins de deux secondes pour se forger un jugement important, comme par exemple ce qu&rsquo;il convient de penser d&rsquo;un étranger qu&rsquo;ils viennent de rencontrer ou s&rsquo;il faut acheter un produit dans un magasin, il voulait souligner que cette rapidité de décision peut aboutir à des choix meilleurs qu&rsquo;un long processus de délibération. Notre empressement à juger, loin d&rsquo;être nécessairement un défaut humain, constitue peut-être une compétence spécifique à l&rsquo;homme.</p>
<h2>L&rsquo;économie comportementale</h2>
<p>L&rsquo;économie comportementale est un champ d&rsquo;étude couramment utilisé en tant qu&rsquo;outil de politique publique, qui cherche à comprendre le comportement humain. Au Royaume-Uni, cette attitude est désormais baptisée « Nudge theory 2 » ou « théorie du coup de pouce » &#8211; et le Cabinet du Premier ministre comprend même une unité « Nudge ». Elle est le fruit de la réalisation que la « carotte » n&rsquo;est pas seulement plus puissante que le « bâton » : elle est également plus efficace du point de vue économique. Le but de cette théorie du « coup de pouce » est de faire en sorte que le changement de comportement ne soit pas simplement temporaire ; en le transformant en habitude, faisant de lui « la norme » et une action subconsciente. En substance, il s&rsquo;agit du plus large éventail de mesures incitatives qui puissent être conçues pour accroître la probabilité des résultats souhaités.</p>
<p>Le nom, l&rsquo;image et la réputation d&rsquo;une personne sont, pour la plupart des gens, des atouts qu&rsquo;ils apprécient et veulent maintenir à un niveau élevé. C’est là l&rsquo;une des caractéristiques de la nature humaine sur laquelle joue la théorie du coup de pouce. Celle-ci s&rsquo;efforce en effet de puiser parmi les méthodes qui ont un impact sur l&rsquo;estime de soi d&rsquo;une personne, les manières d&rsquo;encourager les personnes à faire « ce qu&rsquo;il faut » parce qu&rsquo;elles le veulent et non pas parce qu&rsquo;elles y sont forcées. L&rsquo;autre facteur clé est que l&rsquo;homme est un animal social. Nous avons tendance à rendre la pareille à nos semblables, à rivaliser pour attirer le partenaire et à imiter le comportement les uns des autres.</p>
<p>Les réseaux de personnes ont tendance à instancier et renforcer les comportements. La connectivité croissante du monde des médias sociaux numériques renforce l&rsquo;importance de ces tendances comportementales et offre de nouveaux outils de réseau extrêmement puissants pour influencer et orienter les comportements.</p>
<h2>Mais qu&rsquo;est-ce que tout cela peut bien avoir à voir avec la protection de l&rsquo;information ?</h2>
<p>Le gouvernement et les entreprises cherchent activement à protéger leurs informations contre la perte, le vol ou la copie, et aussi contre les conséquences qui en découlent pour la valeur commerciale et la violation du droit. La protection est assurée par la technologie et les processus, mais l&rsquo;un des facteurs essentiels de son efficience est le comportement humain. Traditionnellement, les professionnels de la sécurité ont eu tendance à mettre en évidence des comportements et des résultats médiocres pour illustrer un problème et ensuite recourir au renforcement négatif pour influencer le comportement. Si cela peut fonctionner dans certaines cultures, dans bon nombre de cas il s&rsquo;agit d&rsquo;une attitude contre-productive. La puissance de l&rsquo;imitation et de la conformité tend à inciter les gens à accepter et à se laisser influencer par le comportement commun. Lorsqu&rsquo;un comportement déplacé est cité comme étant la norme, les gens ont tendance à l&rsquo;accepter, voire à l&rsquo;imiter. De nombreuses expériences ont démontré cette tendance.</p>
<h2>Quels outils existent pour contribuer aux programmes de protection de l&rsquo;information ?</h2>
<p>Notre but, avec un programme de protection de l&rsquo;information, est de changer les valeurs des gens pour aboutir à une transformation du comportement quant à leur utilisation des documents, des dossiers et des fichiers. Ce sous-ensemble de supports est considéré comme important pour la valeur et la réputation des entreprises &#8211; et souvent pour la conformité au droit.</p>
<p>Le changement de valeurs se traduit ensuite en comportement acceptable qui constitue la norme qu&rsquo;imitent les autres, de telle sorte que les comportements deviennent « ce qui se fait ici ».</p>
<p>Le défi est que les comportements qui présentent une valeur intrinsèque élevée n&rsquo;ont aucune garantie de réussir, d&rsquo;être choisis ou d&rsquo;être imités. Il n&rsquo;existe pas de relation automatique entre une initiative visant un objectif connu et l&rsquo;ingénierie des réseaux sociaux cherchant à atteindre cet objectif. Par exemple, un comportement alternatif peut être perçu comme plus attirant.</p>
<p>Toutefois, la première étape de la démarche consiste à prendre la défense de la valeur de l&rsquo;objectif que l&rsquo;on s&rsquo;est fixé &#8211; en protégeant l&rsquo;information, qui constitue peut-être un « joyau de la couronne », sur les valeurs essentielles de l&rsquo;entreprise et, par conséquent, les valeurs essentielles de ses salariés. Les hommes et les organisations ont tendance à vouloir faire « ce qu&rsquo;il faut » et à se comporter de manière raisonnable. Le problème est plus de surmonter l&rsquo;inertie initiale et de transformer le comportement de manière permanente. L&rsquo;utilisation de solutions techniques qui ne sont ni simples ni faciles à utiliser est une démarche fortement dissuasive qui peut augmenter considérablement la probabilité d&rsquo;un échec.</p>
<p>La plupart des individus ne sont pas précis et ne calculent pas les avantages en tant que tels. Ils ont plutôt tendance à approximer et à ressentir si une chose est attrayante et désirable et ne présente pas un trop grand nombre d&rsquo;inconvénients. Nous devons tenir compte de ce mode de pensée intuitif et en tirer parti. Les réseaux sociaux sur lesquels ces individus sont présents jouent un important rôle d&rsquo;influence. Voici quelques facteurs que nous jugeons importants :</p>
<p>&#8211; La réciprocité est très importante. Les vendeurs de voitures qui réussissent exploitent parfois cela en laissant entendre qu&rsquo;ils vous ressemblent. S&rsquo;ils remarquent que votre cravate est celle de votre club de golf, ils vous parlent de golf ; à la vue de la tenue de foot de votre fils, ils vous révèlent qu&rsquo;ils soutiennent la même équipe. Il est donc important d&rsquo;intégrer et de relier les résultats souhaités de la protection de l&rsquo;information à d&rsquo;autres aspects qui sont déjà recherchés au sein de l&rsquo;entreprise.</p>
<p>&#8211; Identifiez les influenceurs des réseaux sociaux. Certaines personnes, du fait de leur position hiérarchique ou par consensus, sont très appréciées et suivies par tous. Ces personnes doivent adhérer aux idées et aux comportements. Les personnes qui exercent une réelle influence ne sont peut-être pas celles que vous pensez. Expérimentez cela et essayez différents réseaux, tant formels qu&rsquo;informels, au sein de l&rsquo;entreprise.</p>
<p>&#8211; Encouragez les comportements souhaités. Tout comportement que nous encourageons est jeté dans un océan d&rsquo;idées et d&rsquo;informations, qui toutes luttent pour la reconnaissance et la notoriété ; les idées doivent par conséquent être encouragées de manière stimulante. Cette affirmation est illustrée par un exemple récent : la Barclays utilisait un livret illustré écrit par des auteurs célèbres. S’agissant d&rsquo;une approche nouvelle, cela suscitait fatalement l&rsquo;intérêt.</p>
<p>&#8211; Classez les performances autour de certains résultats spécifiques. Par exemple :</p>
<ul>
<li>Exhaustivité de la classification des documents</li>
<li>Exhaustivité de la protection des documents (documents d&rsquo;un type donné / contenu protégé par chiffrement)</li>
<li>Robustesse des mots de passe</li>
<li>Résistance à l&rsquo;ingénierie sociale &#8211; où les principaux détails sont donnés dans un  test d&rsquo;ingénierie sociale</li>
<li>Résistance aux attaques de phishing</li>
</ul>
<p>&#8211; Utiliser les tableaux de classement au niveau du service ou de l&rsquo;individu. Cela met à profit la tendance à la compétitivité, qui à son tour a été utilisée par des plates-formes de ludification pour identifier les personnes présentant les comportements souhaités. Il est important de remercier les personnes qui présentent les comportements souhaités, en puisant dans un mouvement de réciprocité. Les gens, même ceux qui a priori ne le souhaitent pas, ont tendance à retourner les faveurs qui leur sont accordées. Dans son livre <em>Influence</em>, Robert Cialdini explique comment les gens se sentiront redevables s&rsquo;ils reçoivent un stylo bas de gamme dans un courrier sollicitant un don de bienfaisance, comment ils se montreront bienveillants s&rsquo;ils arrivent à marquer un point dans une discussion et comment ils rendront la pareille à ceux qui les apprécient.</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p>La transformation du comportement humain est une composante essentielle de tout programme de protection de l&rsquo;information. Les facteurs qui suscitent un changement de comportement doivent être influencés par la réalité des tendances comportementales des êtres humains et deviennent le centre d&rsquo;intérêt de nouveaux champs d&rsquo;études basés sur l&rsquo;économie comportementale et la psychologie évolutionniste.</p>
<p>Ces études et leur application pratique dans les politiques publiques et les programmes de formation ou d&rsquo;entreprise, comportent de nombreux enseignements pertinents pour les professionnels de la sécurité de l&rsquo;information.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>[Article traduit de l’anglais] </em></p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2012/05/sappuyer-sur-les-comportements-sociaux-de-groupe-pour-une-protection-de-linformation-plus-efficace/">S’appuyer sur les comportements sociaux de groupe pour une protection de l’information plus efficace</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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