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	<title>FIC - RiskInsight</title>
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	<description>Le blog cybersécurité des consultants Wavestone</description>
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	<item>
		<title>L’Europe de la cybersécurité : peut-on y croire ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2016/03/leurope-de-cybersecurite-on-y-croire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien DOUILLARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Mar 2016 12:59:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cours du Forum International de la Cybersécurité (FIC) 2016, Günther Oettinger, commissaire européen chargé de l’économie et de la société numériques a fait un constat simple : l’économie européenne est profondément interconnectée au reste du monde, et ses secteurs...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Au cours du <a href="https://ec.europa.eu/commission/2014-2019/oettinger/announcements/8th-international-cybersecurity-forum-lille-france_en" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Forum International de la Cybersécurité </a>(FIC) 2016, Günther Oettinger, commissaire européen chargé de l’économie et de la société numériques a fait un constat simple : l’économie européenne est profondément interconnectée au reste du monde, et ses secteurs d’activité vitaux (santé, énergie, transport…), sont devenus dépendants des systèmes d’information.</em></p>
<h1>Le cyberespace, talon d’Achille de l’Europe</h1>
<p>En l’absence de sécurité suffisante, cette dépendance des États comme des entreprises peut rapidement <strong>se transformer en talon d’Achille</strong>. Elle peut en effet offrir à des individus, des organisations ou des États la possibilité de <strong>voler</strong> des secrets industriels ou des données en grande quantité, de <strong>détourner</strong> des fonds ou, pire, de <strong>détruire</strong> le potentiel économique ou de survie d’un État.</p>
<p>À titre d’exemple, en 2015 au Royaume-Uni, <a href="http://www.computerweekly.com/news/4500247376/Cost-of-UK-cyber-breaches-up-to-314m" target="_blank" rel="noopener noreferrer">90% des grandes entreprises et 74% des petites entreprises ont subi une cyberattaque</a>. Par ailleurs &#8211; en guise d’illustration des conséquences financières atteignables &#8211; <a href="http://www.bbc.com/news/uk-34675235" target="_blank" rel="noopener noreferrer">la cyberattaque subie par Talk Talk </a>lui a couté au total plus de 75 millions d’euros. Enfin, la cyberattaque contre la <a href="http://edition.cnn.com/2016/02/03/politics/cyberattack-ukraine-power-grid/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">centrale électrique ukrainienne</a> démontre parfaitement le <strong>caractère potentiellement destructeur</strong> pour les États des cyberattaques contre leurs infrastructures critiques.</p>
<p>Face à un cyberespace qui est autant <strong>créateur de richesses que source de menaces</strong>, <strong>comment l’Union européenne prépare-t-elle sa cyber protection ?</strong></p>
<h1>Entre hétérogénéité, volonté d’harmonisation et désir de coopération</h1>
<p>Aujourd’hui, l’Europe de la cybersécurité repose essentiellement sur des États européens qui avancent <strong>en ordre dispersé</strong> lorsqu’il s’agit de se prémunir contre les cybermenaces ; il existe en effet une forte <strong>hétérogénéité</strong> entre les pays membres dans leur <strong>sensibilité</strong> et leur<strong> niveau de préparation</strong> en matière de cybersécurité, et peu d’initiatives associant deux ou plusieurs États sont mises en œuvre.</p>
<p>Sans surprise, la question de la cybersécurité se pose avec plus d’acuité aux <strong>principales puissances économiques</strong> et militaires européennes, qui ont le plus d’<strong>intérêt</strong> et le plus de <strong>capacités financières</strong> et <strong>technologiques</strong> pour se prémunir contre les menaces venues du cyberespace.</p>
<p>Avec le <strong>Royaume-Uni </strong>et l’<strong>Allemagne</strong>, la <strong>France</strong> fait partie de ces États, créant dès 2008 l’<a href="http://www.ssi.gouv.fr/agence/missions/nos-publics-et-nos-actions/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ANSSI </a>, l’autorité étatique dédiée à la cybersécurité, et se dotant dès 2013 d’<a href="https://www.solucominsight.fr/2013/08/loi-de-programmation-militaire-2013-de-reelles-avancees-pour-la-cybersecurite/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">un cadre juridique</a> imposant aux <strong>Opérateurs d’Importance Vital</strong>e de protéger leurs systèmes d’importance vitale (article 22 de la <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000028338825&amp;categorieLien=id" target="_blank" rel="noopener noreferrer">loi de programmation militaire</a>). À cela s’ajoute la mise en œuvre de moyens <a href="http://www.ssi.gouv.fr/actualite/la-strategie-nationale-pour-la-securite-du-numerique-une-reponse-aux-nouveaux-enjeux-des-usages-numeriques/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">civils </a>et <a href="http://www.defense.gouv.fr/portail-defense/enjeux2/cyberdefense/la-cyberdefense" target="_blank" rel="noopener noreferrer">militaires </a>dédiés à la protection contre les cybermenaces.</p>
<p><strong>Outre-Rhin</strong> nous pourrions par exemple citer <a href="http://www.computerweekly.com/news/4500257182/Germany-is-finalising-legislation-to-shore-up-CNI-cyber-security" target="_blank" rel="noopener noreferrer">une loi adoptée en 2015 </a>visant à accroître la cybersécurité des OIV allemands, ainsi que la coopération étroite qui lie l’ANSSI et son homologue allemand, le BSI <em>(<span class="st">Bundesamt für Sicherheit in der Informationstechnik</span>)</em>, depuis plus de cinq ans.</p>
<p><strong>Outre-Manche</strong> le gouvernement britannique a annoncé en 2015, <strong>1,9 milliards de livres sur cinq ans</strong> pour renforcer la cybersécurité du pays.<br />
Depuis quelques années, et face aux enjeux économiques que représente la cybersécurité pour la communauté européenne, les autorités de l’Union entendent participer davantage à la protection contre les cybermenaces, notamment en harmonisant la législation.</p>
<p>Depuis 2005, <a href="https://www.coe.int/en/web/conventions/full-list/-/conventions/treaty/185" target="_blank" rel="noopener noreferrer">la Convention de Budapest</a> , conçue par le Conseil de l’Europe, fournit par ratification à tout pays une <strong>trame et des outils juridique</strong>s leur permettant de mieux se prémunir contre la cybercriminalité.</p>
<p>Par ailleurs, la directive <em><a href="https://ec.europa.eu/digital-single-market/en/news/network-and-information-security-nis-directive" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Network and Information Systems</a></em> (NIS), prochainement adoptée, <strong>harmonisera</strong> automatiquement à l’échelle européenne les obligations des opérateurs de services essentiels (dénomination issue de la directive NIS) pour la protection de leurs systèmes d’information. Dans le même temps <a href="https://www.solucominsight.fr/2016/03/8822/">le futur règlement européen sur la protection des données personnelles </a>devrait accroître la maîtrise des organisations sur les données qu’elles collectent, traitent et stockent, et donc limiter les conséquences des cyberattaques en terme de fuite.</p>
<p>Enfin, il a été annoncé par la Commission européenne lors du FIC 2016 que la cybersécurité fera, dans un avenir proche, <strong>de plus en plus partie des textes européens à portée sectorielle.</strong></p>
<p>La <strong>directive NIS</strong> définit en outre une <strong>gouvernance européenne de la cybersécurité,</strong> inédite et résolument tournée vers la coopération entre les instances européennes (Commission européenne, <a href="https://www.enisa.europa.eu/about-enisa" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ENISA </a>&#8211; Agence Européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l&rsquo;information -, CERT-EU &#8211; Computer Emergency Response Team -)  et entre les États membres.</p>
<p><strong>Deux nouveaux organes seront donc créés :</strong></p>
<ul>
<li><strong>Un groupe de coopération</strong> chargé de <strong>soutenir et de faciliter la coopération stratégique</strong> entre les États membres, notamment à travers l’échange d’informations et de bonnes pratiques. Ce groupe réunira la Commission européenne, l’ENISA et les représentants des États membres.</li>
<li>Un<strong> réseau de CSIRTs</strong> (Computer Security Incident Response Team), regroupant le <strong>CERT-EU</strong> et le <strong>CSIRT</strong> de chaque État membre dont l’existence est rendue obligatoire par la directive. Il est chargé de p<strong>romouvoir la coopération opérationnelle entre les États membres.</strong> L’ENISA assurera le secrétariat de ce réseau et la Commission européenne aura un statut d’observateur.</li>
</ul>
<h1>Des défis qui appellent une volonté politique commune</h1>
<p>Ces initiatives européennes &#8211; complémentaires des initiatives des États les plus avancés en matière de cybersécurité &#8211; sont évidemment salutaires, mais ne doivent pas faire oublier les défis, politiques et économiques, que l’Europe devra dépasser afin de <strong>disposer d’une cybersécurité efficace et assurant sa cyber résilience</strong>.</p>
<p>Au défi que pose la <strong>coopération de 28 États membres</strong> s’ajoute la question des <strong>moyens qui permettront sa mise en œuvre effective</strong>, tant au niveau stratégique qu’opérationnel. Nul doute que les États déjà en avance pérenniseront leurs efforts. Mais quid des autres États, les plus nombreux : <strong>mobiliseront-ils les moyens suffisants pour se protéger ?</strong> La problématique des moyens se pose aussi <a href="http://www.euractiv.fr/section/societe-de-l-information/news/l-ue-ne-consacre-pas-assez-de-fonds-a-la-cybersecurite/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">au niveau de la gouvernance européenne</a> : à titre d’exemple le budget de l’ENISA est de seulement 10,1 millions d’euros. <strong>Ce budget est-il réellement à la hauteur des enjeux ?</strong></p>
<p>Par ailleurs, comment envisager une Europe de la cybersécurité <strong>sans une véritable industrie européenne de la cybersécurité ?</strong> De l’<a href="http://ec.europa.eu/smart-regulation/roadmaps/docs/2015_cnect_004_cybersecurity_en.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">aveu de la Commission européenne</a>, l’offre européenne est<strong> encore trop fragmentée</strong> et portée par des acteurs qui n’ont pas encore atteint une taille suffisante,<strong> portant préjudice à leur compétitivité face aux multinationales</strong>, américaines notamment. Mais une industrie suffisamment puissante économiquement, sachant produire des produits et services européens, est aussi <strong>un enjeu de souveraineté</strong>. À l’heure de la compétition économique mondiale, <strong>peut-on bâtir une Europe de la cybersécurité avec du matériel et des services chinois ou américains ?</strong></p>
<p>On ne peut que saluer les efforts que compte produire l’Europe en matière de cybersécurité dans les prochaines années. Stimulé par des cybermenaces toujours plus nombreuses, ce projet pourra-t-il s’appuyer sur une<strong> volonté politique et des actions communes et durables</strong> ? Ou bien la <strong>dynamique européenne lancée s’essoufflera-t-elle</strong> faute d’une volonté politique commune suffisante, laissant les États membres <strong>en ordre dispersé</strong> au sujet de la cybersécurité, à l’image de l<a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/09/18/europe-de-la-defense-mythes-et-realites_1761684_3232.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">’Europe de la sécurité ou de la défense</a> ?</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2016/03/leurope-de-cybersecurite-on-y-croire/">L’Europe de la cybersécurité : peut-on y croire ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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