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	<title>GDPR - RiskInsight</title>
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	<description>Le blog cybersécurité des consultants Wavestone</description>
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	<title>GDPR - RiskInsight</title>
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	<item>
		<title>Comment faire du Records Management un atout pour les entreprises?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2018/02/records-management-atout-entreprise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[AlexMerc3er]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 26 Feb 2018 18:17:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Compliance]]></category>
		<category><![CDATA[Archivage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Débutons cet article par décrire ce qu’est le Records Management (aussi Data Management, gestion du cycle de vie et de l&#8217;archivage des données en français) : il s’agit du processus complet de gestion des données utilisées par les différents métiers,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Débutons cet article par décrire ce qu’est le Records Management (aussi Data Management, gestion du cycle de vie et de l&rsquo;archivage des données en français) : il s’agit du processus complet de gestion des données utilisées par les différents métiers, de leur création à leur suppression. Toutes les entreprises n’ont pas un département dédié au Records Management, et encore moins une politique de Records Management, mais toutes mettent déjà certains de ses principes en pratique. En effet, disposer de procédures décrivant quelles données doivent être sauvegardées, où elles doivent l&rsquo;être et comment, revient à faire du Records Management. Ainsi, une entreprise fournissant des services financiers devra répondre à de fortes contraintes réglementaires concernant les traces des transactions effectuées ; de même une société manipulant des données personnelles doit être capable de maîtriser complètement ces données et d&rsquo;imputer les actions qui peuvent leur être associées.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pourquoi le sujet du <em>Records </em><em>Management</em> nous intéresse-t-il si particulièrement ? Il a grandement <strong>gagné en importance ces deux dernières années avec la publication du <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2015/09/nouveau-reglement-europeen-sur-la-protection-des-donnees-personnelles-anticiper-les-3-impacts-majeurs/">RGPD</a></strong> (Règlement général sur la protection des données, ou GDPR en anglais). Ce règlement est en réalité une opportunité pour les entreprises de transformer un sujet de conformité en un indéniable atout métier qui doit être traité aux niveaux les plus stratégiques.</p>
<p>Avoir une <strong>cartographie des données de l’entreprise</strong>, détaillant leurs<strong> lieux de stockage</strong>, les <strong>finalités des traitements associés</strong> et les <strong>processus</strong> auxquels elles sont associées permettra d’<strong>améliorer les résultats opérationnels</strong> et sera l’une des <strong>clés pour améliorer la performance</strong> des entreprises.</p>
<p>La première étape de la formalisation du <em>Records </em><em>Management</em> passe bien évidement la <strong>mise en conformité au RGPD</strong>. Les actions menées apporteront de la<strong> clarté aux métiers sur leurs activités, de l’information sur ce qui doit être protégé au département traitant de la Sécurité, de l&rsquo;information aux clients sur le traitement de leurs données</strong>. Ces derniers n’en seront que plus satisfaits dans un contexte où la transparence et le contrôle de l’information relatif à leurs données sont des facteurs clés de la confiance accordée à l’entreprise et de sa valeur perçue.</p>
<p>Cette cartographie des données sera alors un vecteur pour la réduction des coûts de stockage et de sécurité de l’information. En effet, les informations essentielles et critiques devant être maintenues et protégées seront clairement identifiées et différenciées de celles qui ne le sont pas et ne nécessiteront pas de mécanismes de protection onéreux.</p>
<p>Par où commencer ? Il n’est <strong>pas nécessaire de faire appel à une armée d’experts en <em>Records </em><em>Management </em>pour atteindre les objectifs fixés</strong>. Il s’avère que les métiers et leurs employés, ayant acquis un précieux savoir au fil des années sur le fonctionnement de l’entreprise, ses traitements et processus seront les plus grands atouts dans la définition du <em>Records </em><em>Management</em>.</p>
<p>Trois étapes sont nécessaires pour définir et implémenter une stratégie de <em>Records </em><em>Management (</em>ou<em> Data Management) </em>pour les entreprises :</p>
<ol>
<li>Créer une politique de <em>Records Management</em></li>
<li>Créer un registre des applications et et des partenaires en usage au sein de l’entreprise (registre pouvant être basé sur le catalogue de services)</li>
<li>Implémenter la politique de <em>Records Management</em> sur les applications et services identifiés afin de gagner en efficacité et faire des économies</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<h2>La politique de Records Management</h2>
<p><strong>Chaque métier a des raisons différentes (légales, réglementaires, opérationnelles, etc.) de conserver des archives et ces données</strong>. Par exemple, un service client pourrait avoir la nécessité d’enregistrer les conversations téléphoniques à des fins de qualité ou de formation, de la même manière que dans un contexte de transaction financière elle devra enregistrer les conversations téléphoniques de ses employés, pour être en conformité avec la réglementation (MiFID).</p>
<p>La politique de <em>Records </em><em> Management</em> devra donc couvrir l’ensemble de ces besoins.</p>
<p>Chaque entité se doit d’être en mesure de préciser les types de données traitées, ainsi que les caractéristiques de son stockage, afin que la politique puisse être construite efficacement suite à des entretiens ciblés avec des responsables métiers expérimentés.</p>
<p>Une fois l’inventaire des différents types d’archivages obtenus, il conviendra de <strong>peser les différents impératifs</strong> (légaux, réglementaires et opérationnels) pour déterminer la <strong>période de rétention</strong> adéquate pour chacun des types d’archivages :</p>
<ul>
<li>La réglementation impose habituellement une durée minimale (par exemple, l’enregistrement audio des conversations est de 5 ans minimum avec MiFID II) ;</li>
<li>La législation fixe de son côté une durée de rétention minimale ou maximale (par exemple, la CNIL demande de ne pas conserver les données personnelles plus longtemps que le temps nécessaire au traitement).</li>
</ul>
<p>La politique de <em>Records </em><em>Management</em> doit ainsi contenir le type des données archivées, les durées et raisons de rétention.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Le registre des applications et des partenaires</h2>
<p>Une fois la politique de <em>Records </em>Management définie, la prochaine étape sera de la <strong>décliner sur les différents Systèmes d’Information</strong> de l&rsquo;entreprise. Pour cela, la première brique de cette implémentation sera la construction d’une vue descendante (<em>top-down </em>en anglais) de l’ensemble des applications en service, via une <strong>consultation globale des équipes IT, RH, métiers et de <em>sourcing</em></strong>. La revue de ces applications par les équipes Sécurité et de Direction sera alors nécessaire pour deux raisons :</p>
<ul>
<li>Vérifier que cette liste est <strong>cohérente avec les applications ajoutées dans le radar des équipes Sécurité</strong> suite aux demandes des utilisateurs ;</li>
<li>Donner de la visibilité sur le <strong><em>Shadow IT</em></strong> en usage.</li>
</ul>
<p>Cette liste finalisée et revue sera alors un ciment solide pour l’implémentation de la politique de <em>Records </em>Management de l’entreprise. L’organisation pourra ainsi tirer parti de la complétude de cette liste pour échanger régulièrement avec les équipes IT, RH, métiers et de <em>sourcing</em>, permettant de réduire le risque de perte de données au travers d’applications ou de partenaires non supervisés.</p>
<p>Il sera par la suite nécessaire de cartographier les systèmes d’information avec les différents types d’archives, leurs impératifs et leurs caractéristiques de rétention afin de pouvoir implémenter la politique de <em>Records </em><em>Management</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Implémentation de la politique de Records Management</h2>
<p>Avoir défini sa politique de <em>Records </em><em>Management,</em> la cartographie des archives dans le SI n’aura été qu’un exercice de conformité réglementaire si elle n’est pas appliquée par la suite. C’est effectivement <strong>l’implémentation de la politique qui apportera toute la valeur ajoutée en termes de performance et d’économies pour l’organisation</strong>.</p>
<p>Un exemple parlant est celui des <strong>sauvegardes de restauration</strong><em>. </em>Il est possible de définir comme seule finalité pour ces sauvegardes la restauration des données perdues en cas d’incident majeur sur le réseau de l’entreprise. Dans ce cas, il faudra alors décrire dans la politique que la durée de rétention est d&rsquo;une semaine pour les sauvegardes journalières, pas plus d’un mois pour les sauvegardes hebdomadaires, pas plus d’un an pour les sauvegardes mensuelles, etc. Mettre en place ce type de politique permettra d’économiser énormément d’espace de stockage et apportera de la clarté sur la gestion des sauvegardes aux équipes opérationnelles. Evidemment, il faut en parallèle ségréguer les enregistrements devant rester sauvegardés plus longuement pour des raisons opérationnelles, réglementaires et légales.</p>
<p>Les entreprises n’ayant pas défini de politique de <em>Records </em><em>Management </em>auront des difficultés à valider les périodes de rétention pour les différents traitements. Elles auront également tendance à définir des périodes de rétention trop longues générant des coûts inutiles et induisant potentiellement un risque légal pour l’entreprise. Pour reprendre l’exemple des sauvegardes de restauration, si ces données sont stockées sans protection (chiffrement par exemple) et volées alors qu’elles n’avaient plus d’intérêt pour leur finalité initiale de restauration, elles seront exploitables par un tiers malveillant et leur divulgation implique divers risques pour l’entreprise.</p>
<p>Une fois l&rsquo;implémentation de la politique de <em>Records </em><em>Management </em>lancée, il est recommandé de revoir les <strong>diverses stratégies de l’entreprise liées à celle-ci </strong>: Sécurité de l’information, juridique, conformité, métier, etc. afin de les <strong>aligner et de les compléter grâce à cette nouvelle connaissance sur les données et traitements de l’entreprise</strong>. Des <strong>bénéfices additionnels pourront en être tirés au-delà du domaine du <em>Records </em><em>Management </em></strong>: concentration de la sécurité de l’information sur les données sensibles, identification des traitements les plus à risque pour l’entreprise afin de les sécuriser, d’en identifier une alternative moins sensible, voire de les interrompre en cas de fort impact potentiel dû à un manque de conformité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Les gains que l’entreprise peut espérer d’une stratégie de Records Management claire et formalisée sont maintenant plus évidents : conformité avec les réglementations et lois sur la protection des données, meilleure performance opérationnelle, et actions de sécurité de l’information mieux ciblées. Afin de maximiser ces bénéfices, il est important d’intégrer le juridique, la conformité, la sécurité de l’information et la stratégie métier dans cette initiative : ils créeront les synergies nécessaires à la réussite du projet.</em></p>
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		<item>
		<title>Vie privée : quel cadre juridique à l&#8217;échelle internationale ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2017/02/vie-privee-cadre-juridique-a-lechelle-internationale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Raphaël Brun]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Feb 2017 10:07:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Compliance]]></category>
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		<category><![CDATA[vie privée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis l&#8217;entrée de la notion de vie privée numérique dans les textes législatifs, les réglementations se sont multipliées et deviennent de plus en plus contraignantes. L&#8217;Union Européenne est la locomotive de cette tendance avec son Règlement Général sur la Protection...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Depuis l&rsquo;entrée de la notion de vie privée numérique dans les textes législatifs, les réglementations se sont multipliées et deviennent de plus en plus contraignantes. L&rsquo;Union Européenne est la locomotive de cette tendance avec son Règlement Général sur la Protection des Données (GDPR), mais les autres pays ne sont pas en reste et on assiste à une structuration globale des réglementations autour des données personnelles. </em></p>
<p><em>Ce billet de blog fait partie d’une série d’articles issue d’une <a href="https://www.wavestone.com/fr/insight/vie-privee-numerique-conformite-confiance/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">synthèse sur la vie privée à l’ère numérique</a> publiée sur notre site web. </em></p>
<h2>Un cadre réglementaire de plus en plus international</h2>
<p>Le concept de vie privée, évoqué dès l’Antiquité, est <strong>présent depuis plusieurs centaines d’années dans différents textes de loi</strong>. Il a pris <strong>corps à partir de 1948, en étant inscrit au sein de l’article 12 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme</strong> : « Nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires dans sa vie privée (…). Toute personne a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes ».</p>
<p>La<strong> réglementation autour de la protection des données personnelles est beaucoup plus récente</strong>. Cette notion est directement <strong>liée au développement de l’informatique et de la collecte croissante </strong>de données par les organisations et les entreprises. De plus, la <strong>valeur marchande</strong> de la donnée est un enjeu supplémentaire qui complexifie l’émergence d’un consensus réglementaire international. La Suède est le premier État à avoir légiféré sur le sujet en 1973. En France, la « Loi Informatique et Libertés » a été promulguée en 1978 à l’issue des débats suscités par le projet Safari visant à créer une base de données centralisée des individus.</p>
<p>Sans passer en revue chacune des lois nationales et leur actualité, l’analyse des initiatives mises en œuvre à des échelles régionales permet de dresser un portrait des grandes tendances à l’œuvre en termes de protection de la vie privée.</p>
<h2>Union Européenne : l&rsquo;Etat protège les citoyens</h2>
<p>L’Union Européenne a été la <strong>première institution à légiférer sur le sujet à une large échelle en 1995</strong> avec la publication de la <strong>directive 1995/46/CE</strong>. Ce premier effort d’harmonisation législative au niveau de l’Union Européenne a mis en place <strong>différents principes ensuite déclinés dans le droit</strong> des différents États membres, parmi lesquels l’instauration d’<strong>autorités de contrôle</strong> dans chacun d’entre eux. Il puise ses racines dans les « Lignes directrices régissant la protection de la vie privée et les flux transfrontaliers de données de caractère personnel » publiées par l’OCDE en 1980, qui étaient sans valeur contraignante.</p>
<p>En avril 2016, l’Union Européenne a fait le choix de renforcer sa législation avec le Règlement Général sur la Protection des Données (ou GDPR en anglais, comme nous y ferons référence), qui sera, <strong>à la différence de la directive de 1995, directement applicable dans le droit des États membres de l’UE</strong>.</p>
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<figure id="post-9450 media-9450" class="align-none"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-9450 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image2-3.png" width="1365" height="691" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image2-3.png 1365w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image2-3-377x191.png 377w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image2-3-768x389.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image2-3-71x36.png 71w" sizes="(max-width: 1365px) 100vw, 1365px" /></figure>
</figure>
<p>&nbsp;</p>
<p>La mise en œuvre effective étant prévue pour <strong>mai 2018</strong>, les organisations et entreprises devront donc d’ici cette date s’assurer de leur conformité aux différents points du règlement. Des travaux vont également s’engager prochainement sur la <strong>e-privacy</strong> afin d’aligner les exigences classiques sur la vie privée dans les moyens de communication aux évolutions et innovations récentes, faisant ainsi entrer le set des correspondances dans l’ère numérique. L’Union Européenne adopte via ces textes une posture de protection par l’état des données de ses citoyens.</p>
<h2>Etats-Unis : une responsabilisation des citoyens  avant tout</h2>
<p>Dans le droit américain, il n’existe <strong>pas de loi ni de régulateur unique au niveau fédéral</strong> régulant la collecte et l’utilisation des données personnelles. À la place, les États-Unis disposent d’un <strong>assemblage de lois s’appliquant à certains secteurs ou États</strong>. Certaines visent des catégories particulières de données personnelles, comme les données financières ou de santé, tandis que d’autres régulent les activités faisant usage de ces données, comme le marketing digital. En parallèle de ces lois, les bonnes pratiques développées par les agences fédérales et groupements industriels sont également utilisées à des fins d’auto-régulation. Le<strong> 4e amendement à la Constitution</strong> peut également être invoqué en défense de la vie privée. Enfin, les <strong>lois de protection du consommateur</strong>, bien que ne régissant pas directement la vie privée, ont déjà interdit des pratiques considérées comme illégitimes impliquant la divulgation de données personnelles. Néanmoins, les citoyens américains conservent une certaine latitude quant au partage de leurs données personnelles.</p>
<p>Il existe donc des différences entre la vision américaine et la vision européenne, comme le montre l’<strong>évolution du Safe Harbor</strong>. Ce dispositif légal garantissait la protection des transferts de données entre l’UE et les États-Unis jusqu’en octobre 2015, date à laquelle la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) l’a invalidé. Le niveau de protection des données offert par les États-Unis n’était plus satisfaisant selon la CJUE, notamment à la lumière des informations révélées par Edward Snowden concernant les écoutes pratiquées par le gouvernement américain. En février 2016, États-Unis et Europe ont mis en place un nouveau dispositif, le<a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2016/02/transfert-des-donnees-ue-usa-le-safe-harbor-remplace-par-le-privacy-shield/"> Privacy Shield</a>, visant à protéger davantage les transferts de données, qui est finalement entré en vigueur en août 2016.</p>
<h2></h2>
<h2>Asie : une situation hétérogène mais en développement</h2>
<p>Force est de constater que l’Asie abrite <strong>deux profils de pays</strong>. Certains pays font preuve d’une maturité certaine sur ce sujet, à l’image de la Corée du Sud, Singapour, Hong Kong ou de Taiwan. La Chine ne disposait pas jusqu’à récemment de législation spécifique protégeant les données personnelles, mais elle a publié en novembre 2016 un texte de loi qui sera applicable dès juin 2017 aux opérateurs réseaux au sens large. Cette nouvelle réglementation intégrera certains principes communément admis du respect de la vie privée et exigera également le stockage des données personnelles sur le territoire chinois. En regard, dans beaucoup d’autres pays de la zone, la protection des données personnelles n’est pas encore entrée dans les mœurs même si des réflexions sont en cours.</p>
<h2>Reste du monde : des initiatives régionales de développement</h2>
<p>En Afrique, la première législation date de 2001 et est cap-verdienne. En 2004, le Burkina Faso est le premier État à instaurer un régulateur national. Au niveau régional, la Convention de l’Union Africaine sur la cybersécurité et la protection des données à caractère personnel, signée en 2014 par 18 pays, <strong>reprend des notions directement issues de la législation européenne, sans leur donner de valeur contraignante</strong>.</p>
<p>Au Moyen-Orient, plusieurs États comme les Émirats Arabes Unis (EAU) et l’Arabie Saoudite n’ont pas de législation spécifique protégeant les données personnelles. La particularité de ces deux pays réside dans le fait qu’<strong>en cas de vide juridique, la charia prévaut</strong>. Or le droit islamique prévoit la possibilité de demander des dommages et intérêts si la divulgation abusive de données personnelles a occasionné un préjudice.</p>
<p>En Amérique du Sud, plusieurs pays bénéficient de <strong>garanties constitutionnelles</strong> concernant la protection des données personnelles et disposent de régulateurs indépendants. C’est le cas de l’Argentine et l’Uruguay, pays reconnus par la Commission Européenne comme assurant un niveau de protection adéquat des données.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Dans un monde numérique : quelle vie privée ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2017/02/monde-numerique-quelle-vie-privee/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Raphaël Brun]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Feb 2017 17:04:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les résultats présentés dans cet article sont une synthèse de l’enquête dans sa globalité. Vous retrouverez les résultats et analyses détaillées sur notre site web. De cette étude, plusieurs billets de blogs seront tirés afin de présenter certaines tendances tendances...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les résultats présentés dans cet article sont une synthèse de l’enquête dans sa globalité. Vous retrouverez les résultats et analyses détaillées sur <a href="http://www.wavestone.com/insights">notre site web</a>. De cette étude, plusieurs billets de blogs seront tirés afin de présenter certaines tendances tendances mondiales et nationales de perception de la vie privée par les individus. L’enquête a touché 1 587 personnes, entre juillet et août 2016 dans 6 pays.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 class="Tableau">Une vision homogène à l’échelle l’internationale</h2>
<p class="Tableau" style="text-align: justify;">Les pays retenus pour l’enquête, à savoir l’Allemagne, la Chine, les États-Unis, la France, l’Italie, et le Royaume-Uni, ont été choisis sur la base de leurs environnements socio-économiques et de leur diversité de cadres réglementaires concernant la protection de la vie privée. Ces éléments sont à même d’influencer la perception et les opinions des citoyens concernant la protection des données personnelles. Toutefois, malgré ces différences de contexte initiales, nous avons pu observer au travers des réponses collectées que la <strong>thématique de la vie privée est perçue d’une manière relativement homogène dans les différents pays étudiés</strong>.</p>
<p class="Tableau" style="text-align: justify;"><img decoding="async" class="wp-image-9425 aligncenter" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image1.png" width="370" height="257" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image1.png 639w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image1-275x191.png 275w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image1-56x39.png 56w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image1-245x170.png 245w" sizes="(max-width: 370px) 100vw, 370px" /></p>
<p>Parmi les personnes ayant répondu à l’enquête, les jeunes générations, plus digitalisées et qui sont souvent les plus intéressées par le sujet de la vie privée dans un monde numérique, sont majoritaires.</p>
<p class="Tableau" style="text-align: justify;">Bien sûr, il existe certaines différences et sensibilités particulières : ainsi, les sondés originaires d’Allemagne ont-ils accordé proportionnellement plus de poids aux définitions de la vie privée ayant trait à la liberté que ceux originaires d’autres pays. Les réponses provenant des États-Unis affichent, pour leur part, une confiance moins grande dans les institutions publiques. Néanmoins, de manière générale, on note une <strong>véritable prise de conscience globale des individus</strong> liée à la vie privée et aux données personnelles. Celle-ci peut s’expliquer par le caractère transfrontalier du monde numérique et de la donnée, le citoyen numérique souhaitant faire respecter sa vie privée indépendamment des frontières. Cette observation renforce l’importance de la prise en compte du respect de la vie privée dans les projets numériques, quels que soient le pays et la population concernés.</p>
<h2 class="Tableau" style="text-align: justify;">De la liberté à la maîtrise : l’évolution du sens de la « vie privée »</h2>
<p class="Tableau" style="text-align: justify;">La vie privée est traditionnellement perçue comme la possibilité pour un individu de conserver une forme d’anonymat dans ses activités et de disposer d’une capacité à s’isoler pour protéger ses intérêts. Elle est donc intimement liée à la notion de <strong>liberté</strong>. Mais l’analyse des résultats du panel montre que cette notion tend à disparaître au profit de la <strong>maîtrise</strong> des informations. Nous avons proposé à nos sondés de sélectionner une ou plusieurs définitions ayant davantage trait à l’une ou l’autre de ces deux notions.</p>
<p class="Tableau" style="text-align: justify;">Les réponses les plus fréquemment choisies ont toutes trait à la maîtrise. Cette tendance se confirme si l’on observe les propositions intermédiaires : « avoir le contrôle sur le type d’informations collectées sur vous » est davantage plébiscité (plus de la moitié des réponses) que « avoir ses moments seul, sans devoir subir l’attention d’autrui », relatif à la liberté.</p>
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<figure id="post-9430 media-9430" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-9430 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image2-1.png" width="1029" height="599" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image2-1.png 1029w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image2-1-120x70.png 120w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image2-1-328x191.png 328w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image2-1-768x447.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image2-1-67x39.png 67w" sizes="auto, (max-width: 1029px) 100vw, 1029px" /></figure>
</figure>
<p class="Tableau" style="text-align: justify;">Dans tout projet faisant appel aux données, il sera alors important de <strong>donner aux clients et aux collaborateurs l’assurance qu’ils disposent de cette maîtrise</strong>, en prévoyant des modes d’accès simples et en autonomie.</p>
<h2 class="Tableau" style="text-align: justify;">Toutes les données sensibles aux yeux des citoyens</h2>
<p class="Tableau" style="text-align: justify;">Interrogé sur les niveaux de sensibilité, le panel a fait ressortir de très faibles différences, les citoyens considérant la plupart des types de données proposés comme relativement sensibles. Ils n’ont pas perçu que des fuites de certains types de données peuvent avoir des conséquences lourdes, voire irréversibles (données de santé par exemple), contrairement à d’autres (données financières par exemple) pour lesquelles la plupart des pays ont mis en place un cadre réglementaire protégeant les individus (remboursement rapide en cas de fraude). Ce constat montre que quelles que soient les données personnelles manipulées dans le cadre d’un projet, une attention particulière devra y être portée, <em>a minima</em> dans la communication sur les niveaux de protection.</p>
<figure id="post-9431 media-9431" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-9431 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image3.png" width="1014" height="587" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image3.png 1014w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image3-120x70.png 120w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image3-330x191.png 330w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image3-768x445.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image3-67x39.png 67w" sizes="auto, (max-width: 1014px) 100vw, 1014px" /></figure>
<h2 class="Tableau" style="text-align: justify;">Une confiance qui varie fortement d’un pays à l’autre</h2>
<p class="Tableau" style="text-align: justify;">Nous avons demandé aux sondés d’indiquer le ou les type(s) d’organisations en lesquels ils avaient le plus confiance dans l’utilisation de leurs données personnelles pour un usage préalablement autorisé. On observe une réelle différenciation entre trois grandes familles d’acteurs :</p>
<ul>
<li>En première position, les acteurs regroupés sous la catégorie des institutions sont ceux qui suscitent le plus la confiance des sondés. Il s’agit d’institutions publiques, semi-publiques ou de l’économie traditionnelle avec qui les individus ont un lien de confiance historique, d’autant qu’elles traitent depuis toujours des données sensibles (données médicales…). À noter que l’on observe de vraies différences au sein même de cette catégorie, les <strong>banques</strong> arrivant en tête avec plus de la moitié des sondés déclarant leur faire confiance pour le traitement de leurs données. L’enjeu en termes d’image est donc particulièrement fort pour les acteurs du secteur bancaire : ils se devront d’être à la hauteur des attentes de leurs clients s’ils veulent conserver leur place de partenaire de confiance numéro un.</li>
<li>En deuxième place, une catégorie intermédiaire englobant les acteurs de la vie quotidienne : opérateurs de transport, fournisseurs d’énergie… Ces acteurs historiques du B2C sont en train de mener leur transformation numérique à marche forcée et peuvent tirer les fruits de cette confiance déjà présente.</li>
<li>En troisième et dernière position, les acteurs de l’économie numérique, qu’il s’agisse de géants du web ou d’entreprises technologiques.</li>
</ul>
<p>La défiance des individus à leur égard peut s’expliquer par la quantité de données collectées et utilisées par ces tech-companies et les condamnations récentes de celles-ci liées à l’utilisation qu’elles en font. Cependant ce résultat souligne un paradoxe. Malgré ce manque de confiance criant, les individus continuent d’utiliser massivement les services fournis par ces acteurs, en partie par manque d’alternative mais aussi parce que les informations confiées peuvent paraître, souvent à tort, anodines.</p>
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<p>&nbsp;</p>
<h2>Des nouvelles technologies qui suscitent des craintes</h2>
<p>Le panel met en lumière 4 technologies, les plus susceptibles de mettre en danger leur vie privée selon les sondés. Leur point commun ? Elles permettent toutes de collecter des données sans que cette collecte ne puisse être maîtrisée par les personnes concernées. Elles seraient donc, pour certaines personnes, synonymes de surveillance. À contrario, des technologies où le citoyen a la capacité de choisir quelles données il partage, comme les objets connectés ou certains services cloud permettant de stocker des informations privées, sont considérées comme moins risquées pour leur vie privée, et n’entrent donc pas dans ce top 4.</p>
<p>Bien que non traditionnellement considérées comme sensibles, les données sur les comportements et les agissements de chacun sont donc aujourd’hui l’objet de l’attention des individus, et constituent un point d’achoppement non négligeable entre une relation client toujours plus personnalisée et les attentes desdits clients en termes de respect de leur vie privée.</p>
<figure id="post-9433 media-9433" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-9433 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image5.png" width="1018" height="543" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image5.png 1018w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image5-358x191.png 358w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image5-768x410.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image5-71x39.png 71w" sizes="auto, (max-width: 1018px) 100vw, 1018px" /></figure>
<h2>Des citoyens qui agissent pour protéger leur vie privée numérique</h2>
<p>Plus de la moitié des sondés déclarent ainsi avoir modifié certains de leurs comportements pour mieux protéger leurs données. Ce changement illustre la prise de conscience des individus quant à la protection de leur vie privée. Il est également intéressant d’étudier comment les individus procèdent pour mettre en place cette protection. Nos sondés ont décrit des mesures concrètes qui peuvent être réparties en deux catégories :</p>
<ul>
<li><strong>Mesures visant à limiter la quantité/ le type de données fournies</strong> : fourniture d’informations inexactes/ incomplètes lors de la création d’un compte (utilisation de pseudonyme ou non-remplissage des champs non obligatoires), utilisation de comptes anonymes…</li>
<li><strong>Mesures visant à renforcer la sécurité des données fournies</strong> : hausse du niveau de sécurité de leurs comptes en ligne (renforcement du mot de passe, changements de mots de passe plus réguliers, révision des droits d’accès…), attention accrue lors du partage de données personnelles sur internet…</li>
<li>En marge de ces mesures on trouve également quelques solutions plus extrêmes : fermeture complète de compte sur les réseaux sociaux, utilisation exclusive de sites ou de technologies testés et de confiance, suppression de l’historique et des cookies après chaque utilisation des navigateurs de recherche.</li>
</ul>
<figure id="post-9427 media-9427" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-9427 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image6.png" width="982" height="446" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image6.png 982w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image6-421x191.png 421w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image6-768x349.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/Image6-71x32.png 71w" sizes="auto, (max-width: 982px) 100vw, 982px" /></figure>
<p>À noter que si ces initiatives individuelles peuvent contribuer à améliorer la protection de la vie privée, elles risquent toutefois d’entrer en conflit avec les nouveaux usages et innovations promus par les organisations et entreprises, et donc de limiter, voire d’empêcher, la personnalisation de leur relation avec celles-ci.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Methodologie de l&rsquo;enquête</h2>
<p><em>L’enquête a été réalisée auprès d’un panel constitué de 1 587 répondants basés dans 6 pays différents : Allemagne, Chine, Etats-Unis, France, Italie, et Royaume-Uni. Les  réponses ont été analysées par les équipes de Wavestone Paris et Luxembourg.  L’échantillon de répondants a été fourni par un tiers (SSIS) avec lequel les équipes de recherche Wavestone collaborent depuis plusieurs années, notamment dans la conduite d’enquêtes destinées à la Commission Européenne. Les questionnaires ont été conçus et traduits par Wavestone puis envoyés par email. Le panel a été sélectionné pour assurer sa représentativité vis-à-vis de la population des pays ciblés sans discrimination de genre ou de catégorie socio-professionnelle, les deux critères de sélections étant qu’il s’agisse de personnes majeures et disposant d’un accès à Internet. L’enquête a été conduite entre juillet et août 2016 et analysée de septembre à décembre 2016 pour une publication en début d’année 2017. Les données de cette enquête ont été rendues anonymes : la collecte est uniquement statistique.</em></p>
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