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	<title>piratage - RiskInsight</title>
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	<description>Le blog cybersécurité des consultants Wavestone</description>
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	<title>piratage - RiskInsight</title>
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		<title>2016 : les cyberattaques touchent la banque sur tous les fronts</title>
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		<dc:creator><![CDATA[B3noitL4diEu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2017 16:38:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyber for Financial Services]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’année 2016 aura connu de nombreux cas marquants de cybercriminalité dans le secteur financier. Des attaques d’ampleurs inédites ont eu lieu, selon des motifs variés mais ayant toujours des conséquences importantes quand elles ont réussi. De plus les relais multiples...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>L’année 2016 aura connu de nombreux cas marquants de cybercriminalité dans le secteur financier. <strong>Des attaques d’ampleurs inédites ont eu lieu</strong>, selon des motifs variés mais ayant toujours des conséquences importantes quand elles ont réussi. De plus les relais multiples de ces attaques par les médias les rendent d’autant plus <strong>dommageables en terme d’image pour les institutions financières touchées</strong>.  </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Le secteur bancaire, une cible historique</h2>
<p>Les attaques contre le secteur financier ne sont pas une nouveauté, il s’agit même d’un secteur de prédilection pour les pirates agissant à des fins vénales. Mais en 2016 nous avons assisté à une <strong>diversification et à une intensification de ces attaques</strong>. En effet, au cours de l’année passée, plusieurs attaques majeures, motivées par l’attrait de gains financiers importants, ont été réalisées contre des banques de détail et d’investissement mais également contre des banques centrales. Sans viser à être exhaustif, cet article présente de manière synthétique certains des cas emblématiques.</p>
<p>Pour les banques, <strong>trois zones de risques</strong>, poreuses entre elles, sont clairement identifiées:</p>
<figure id="post-9411 media-9411" class="align-none"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-9411 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/BLU-1.png" width="854" height="631" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/BLU-1.png 854w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/BLU-1-259x191.png 259w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/BLU-1-768x567.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/02/BLU-1-53x39.png 53w" sizes="(max-width: 854px) 100vw, 854px" /></figure>
<p>Depuis l’existence d’Internet, <strong>les failles des systèmes accessibles directement aux clients ont été largement exploitées</strong> par les cybercriminels qui ont continué à faire évoluer leurs techniques en 2016.</p>
<p>Les distributeurs de billets, très exposés historiquement, ont été visés par de <strong>nouveaux malwares</strong><strong>, </strong>notamment <a href="http://blog.trendmicro.com/trendlabs-security-intelligence/alice-lightweight-compact-no-nonsense-atm-malware/%20">ALICE</a> et <em><a href="https://www.fireeye.com/blog/threat-research/2016/08/ripper_atm_malwarea.html">RIPPER</a></em>. Ces malwares peuvent être installés sur la machine de deux façons différentes :</p>
<ul>
<li>En passant par le réseau auquel est connectée la machine pour accéder aux serveurs de gestion, nécessitant d’infiltrer le SI de la banque.</li>
<li>Directement sur le système d’exploitation de la machine à l’aide d’un port USB mis à nu.</li>
</ul>
<p>Le piratage des distributeurs de billets a résulté à la perte de plusieurs millions d’euros au cours de l’année passée pour différentes banques à travers le monde. En Europe, le groupe de cybercriminels <a href="https://www.helpnetsecurity.com/2016/11/22/cobalt-hackers-synchronized-atm-heists/"><em>Cobalt</em> </a>a piraté des distributeurs dans une douzaine de pays pour un montant inconnu. Des attaques similaires ont eu lieu à Taïwan et en Thaïlande avec le vol de 2,5M$ et 350k$ respectivement.</p>
<p>D’une autre manière, <strong>les DAB et TPE peuvent servir d’hôtes aux fameux « <em>Skimmers</em> »</strong>. Il s’agit d’un dispositif hardware plus ou moins discret <strong>permettant de récupérer l’empreinte de la carte des utilisateurs</strong>. Plusieurs types de « <em>Skimmers</em> » existent dont en particulier :</p>
<ul>
<li>Les <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ll4f0Wim4pM"><em>Skimmers</em> externes</a>, reproduction de tout ou partie de la façade de la machine qui s’installe au-dessus du distributeur ou du terminal de paiement.</li>
<li>Les <a href="https://www.youtube.com/watch?v=5PiY97_xFUI"><em>Skimmers</em> internes</a>, s’installant directement dans le lecteur de carte de la machine .</li>
</ul>
<p>Cette seconde méthode très en vogue en 2016 est difficilement détectable car il n’y a pas de modification importante de l’aspect physique de la machine, seule une caméra externe est requise pour capturer le code PIN. De plus ces <em>Skimmers</em> internes n’affectent ni le système d’exploitation ni le fonctionnement de la machine.</p>
<p>Beaucoup plus connus, <strong>les malwares de type cheval de Troie, continuent d’évoluer et sont toujours largement utilisés pour récupérer les informations de paiements des clients</strong> ; certains d’entre eux sont spécialement développés pour les smartphones, notamment sur Android.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>L’évolution des attaques vers les systèmes exposés et internes en 2016</h2>
<p>Les cas d’attaques les plus importants de l’années 2016 dénotent <strong>une évolution du mode opératoire des attaquants</strong> avec une préparation minutieuse qui dure jusqu’à plusieurs mois. Pour s’introduire dans le système d’information des institutions financières et le manipuler, des méthodes spécifiques doivent être suivies, en se basant sur le fonctionnement et les processus métier. Ces derniers sont étudiés longuement par les attaquants, afin d’agir efficacement et en toute discrétion.</p>
<p>Après ce temps de préparation et une fois le système d’information de la banque pénétré, les attaquants sont capables de manipuler les applications métier et de détourner des montants jusque-là impensables avec une seule attaque dont l’exécution ne dure que quelques heures.</p>
<p>Citons notamment en 2016 le record de l’année : <a href="https://www.wired.com/2016/05/insane-81m-bangladesh-bank-heist-heres-know/">81 M$ qui ont quitté « les coffres » de la Bangladesh Bank de façon non légitime</a>.</p>
<p><strong>Le mode opératoire de l’attaque sur la </strong><em><strong>Bangladesh Bank</strong>, </em>ayant eu lieu au mois de février, permet de mieux comprendre comment le détournement de telles sommes est possible.</p>
<p>Les attaquants ont commencé par<strong> ouvrir au mois de Mai 2015 des comptes à la banque <em>RCBC</em> aux Philippines</strong> sous de fausses identités. Ils ont ensuite réussi à s’introduire dans le SI de la <em>Bangladesh Bank, </em>par une faille non identifiée.</p>
<p>Vient alors la phase préparatoire lors de laquelle <strong>ils ont installé sur le réseau de la banque un malware espion spécialement développé</strong> qui les renseigne sur les horaires de fonctionnement de l’équipe en charge des transactions SWIFT afin de s’aligner sur les pratiques de la banque. Ils parviennent aussi à récupérer les identifiants des opérateurs ayant les droits de création, approbation et exécution de ces transactions.</p>
<p>A la suite de cette période de préparation, l’attaque est lancée en Février 2016 avec <strong>35 transactions frauduleuses ordonnées à la </strong><em><strong>New York FED</strong>,</em> gérant des comptes de la <em>Bangladesh Bank</em> pour un total de <strong>951 millions de dollars</strong> vers des comptes de la RCBC aux Philippines, créés au préalables et associés à l’industrie du jeu et des casinos. La principale nouveauté repose dans le fait que le malware utilisé modifie les confirmations de transactions, supprime les enregistrements électroniques des ordres et bloque l’impression des récépissés papier pour ne laisser aucune trace de la fraude.</p>
<p><strong>31 transactions seront bloquées</strong> par le système anti-fraude de la <em>New York FED</em> et les intermédiaires en cours de route, mais au final <strong>4 transactions sont validées pour un montant total de 81 millions de dollars.</strong> Les fonds seront ensuite retirés des comptes pour être blanchis. L’enquête implique le FBI et le gouverneur de la<em> Bangladesh Bank </em>a été limogé.</p>
<p>En réponse à cette attaque et à des tentatives similaires contre des banques Vietnamiennes et Equatoriennes, <a href="http://www.reuters.com/article/us-bangladesh-heist-swift-fed-idUSKCN0Y22O8">le SWIFT a lancé en 2016 un programme de sensibilisation pour ses clients ainsi que des recommandations pour une meilleure cyber sécurité</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>A quoi s’attendre pour la suite ?</h2>
<p>Ce contexte agité promet donc <strong>une année 2017 sous haute vigilance pour tous les acteurs du monde financier</strong>. La tendance à mener des attaques en profondeur contre leurs systèmes devrait s’intensifier, nécessitant une réelle évolution dans l’appréhension de la cybersécurité. Certaines annonces tonitruantes comme celle réalisé au Royaume-Uni « <a href="http://www.bbc.com/news/business-38517517">a major bank will fail</a> »  tente d’alerter sur cette situation.</p>
<p>La capacité des attaquants à agir directement sur les éléments clés du SI bancaire tels que le système anti-fraude et les applications métier impose aux banques de durcir leur sécurité informatique à tous les niveaux ; que ce soit par exemple avec la protection contre les intrusions, une meilleure gestion des identités ou des systèmes d’authentification forte pour les utilisateurs sensibles.</p>
<p>La spécificité du milieu bancaire à fonctionner sur <strong>un modèle de réseau fortement interconnecté</strong> implique que la cybersécurité des services partagés, tels que les systèmes de transactions internationaux ciblés à plusieurs reprises, soit <strong>abordée globalement afin de garantir un niveau de sécurité cohérent</strong> entre les établissements financiers.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><i>Article réalisé conjointement avec les travaux de préparation du panorama de la cybercriminalité du <a href="https://clusif.fr/">CLUSIF </a>2017 sur la partie « menaces touchant la finance ». </i></p>
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		<title>Cybersécurité dans l’aérien : pirater un avion, c’est possible ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2015/09/cybersecurite-dans-laerien-pirater-un-avion-cest-possible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gérôme Billois]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2015 10:00:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Manufacturing & Industry 4.0]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous avons vu dans notre précédent article que les risques de piratage des systèmes de contrôle au sol étaient bien réels et pouvaient potentiellement immobiliser une flotte de plusieurs dizaines d’avions pendant plusieurs heures. Mais il existe d’autres manières de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons vu dans notre <a href="http://www.solucominsight.fr/2015/09/passage-au-protocoleip-quelles-consequences-pour-la-cybersecurite-dans-lespace-aerien/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">précédent article</a> que les risques de piratage des systèmes de contrôle au sol étaient bien réels et pouvaient potentiellement immobiliser une flotte de plusieurs dizaines d’avions pendant plusieurs heures. Mais il existe d’autres manières de pirater un avion. Ainsi, en avril dernier, le consultant en cybersécurité Chris Roberts a publié sur Twitter qu’il était <a href="http://aptn.ca/news/2015/05/15/hacker-told-f-b-made-plane-fly-sideways-cracking-entertainment-system/">parvenu à s’introduire dans le système de navigation et de sécurité</a> d’un avion alors qu’il se trouvait à bord.</p>
<p>Il ne s’agit pas de la seule méthode qui peut être imaginée pour pirater un avion, et la maintenance au sol peut aussi être un moment de choix pour s’infiltrer dans le système informatique d’un avion.<br />
Quels sont les risques et comment s’en prémunir ?</p>
<h2>Piratage d’un avion depuis le siège passager : un scénario probable ?</h2>
<p>Si le récit fait par Chris Roberts a rendu <a href="https://lejournal.cnrs.fr/articles/y-a-t-il-un-pirate-dans-lavion">quelques experts dubitatifs</a>, le FBI prend la menace très au sérieux. En effet, l’événement a suscité l’ouverture d’un mandat d’investigation. Celui-ci a révélé que le matériel saisi à sa descente d’avion par le bureau fédéral se composait notamment d’un câble réseau modifié qui lui aurait permis de connecter son ordinateur au système.</p>
<h3>Quelle réalité du risque ?</h3>
<p>L’utilisation de plus en plus courante de technologies standardisées ou universelles (type port Ethernet) à la différence des particularités de la construction aéronautique conduit à faciliter les cyberattaques puisqu’elles nécessitent moins de connaissances spécifiques à l’aviation.</p>
<p>En raison de l’utilisation de réseaux multiplexés, des passerelles existent entre le système destiné aux passagers et le système avionique qui permet de contrôler l’avion (navigation, communication, pilote automatique…).</p>
<h3>Quels scenarii de risque ?</h3>
<p>Plusieurs scenarii peuvent être imaginés à partir de ces risques d’intrusion. En effet, le piratage des outils informatiques des autres passagers par le biais du WiFi ou d’un câble Ethernet branché sur le système ouvert est une possibilité. Il serait également possible d’accéder aux informations de communication de l’avion pour diffuser de faux messages sur les écrans des passagers afin de créer des mouvements de panique.</p>
<p>Mais on pourrait également imaginer des injections de logiciels malveillants, des actions sur des systèmes critiques (désactivation ou activation d’équipements de sécurité…).</p>
<h2>Maintenance au sol : des avions connectés par 3G ou Wi-Fi</h2>
<p>Aujourd’hui, les opérations de maintenance logicielle sur les avions les plus modernes (B787, A380 et A350) peuvent être réalisées à distance. Elles nécessitent une suite logicielle sol, développée par le constructeur, déployée dans la zone de confiance de la compagnie. Ce système sol communique avec l’appareil, lorsqu’il est au sol uniquement, par une connexion 3G ou Wi-Fi avec l’avion afin d’opérer diverses opérations de maintenance informatique. La chaîne de liaison se veut très sécurisée : infrastructure d’authentification en partie cloisonnée, lien VPN, signature de tous les composants. Néanmoins, elle constitue une faille potentielle supplémentaire d’intrusion et de corruption du système.</p>
<h3>Quels risques peuvent être identifiés ?</h3>
<p>Dans ce cas de figure, le risque de sabotage est prépondérant. Les fonctions avioniques critiques ont peu de chances d’être touchées. Mais des données EFB erronées donneraient déjà des sueurs froides aux pilotes. Les EFB (Electronic Flight Bag) sont des équipements d’aide au vol (carte, approche d’aéroport, procédures…). Une intervention frauduleuse sur ces données semble alors plus probable par une corruption du système que par une attaque directe de l’avion. En effet, elle ne permettrait pas de contourner les mécanismes de signature électronique. Néanmoins, elle est loin d’être infaillible. En effet, de nombreuses attaques reposent désormais sur du vol de certificats, voire des attaques par rebond visant déjà l’émetteur des certificats afin de produire des certificats falsifiés, qui permettent par la suite de conduire l’attaque finale.</p>
<h3>Comment atténuer les risques ?</h3>
<p>Face à la multiplication des cyberattaques, une coordination européenne est nécessaire pour mettre à jour les mécanismes de sécurité. Elle permettrait d’assurer leur bon déroulement, afin de tenir compte des attaques et des failles les plus récentes. Elle développerait également davantage la certification des systèmes au sol comme à bord. Ces opérations sont potentiellement complexes dans le monde de l’aérien avec les principes de certification des équipements.</p>
<p>La mise en place d’une évaluation du risque selon une approche holistique, qui prendrait en compte tous les cas de figure possibles (risques internes et externes à l’entreprise), permettrait une meilleure identification des acteurs se connectant aux systèmes impliqués dans le fonctionnement de l’aviation civile.</p>
<p><a href="http://www.wired.com/2015/07/hackers-remotely-kill-jeep-highway/">Les récentes annonces</a> sur la sécurité des automobiles connectées montrent que les problèmes de cybersécurité sont de plus en plus prégnants dans les systèmes embarqués, quel que soit le secteur d’activité !</p>
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		<item>
		<title>Passage au protocole IP : quelles conséquences pour la cybersécurité dans l’espace aérien ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2015/09/passage-au-protocoleip-quelles-consequences-pour-la-cybersecurite-dans-lespace-aerien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[anne cecile klein]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 14 Sep 2015 15:01:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 21 juin dernier, la compagnie LOT était victime d’une attaque sur son système d’opérations au sol, clouant ainsi sur le tarmac une vingtaine d’avions pendant plusieurs heures. Quelques mois auparavant, un rapport du GAO, l’équivalent américain de la Cour...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="Tableau">Le 21 juin dernier, la compagnie LOT était <a href="http://www.lemonde.fr/pixels/article/2015/06/22/des-avions-cloues-au-sol-a-l-aeroport-de-varsovie-en-raison-d-une-attaque-informatique_4659146_4408996.html#mf_sid=1198790490" target="_blank" rel="noopener noreferrer">victime d’une attaque</a> sur son système d’opérations au sol, clouant ainsi sur le tarmac une vingtaine d’avions pendant plusieurs heures. Quelques mois auparavant, <a href="http://www.gao.gov/products/GAO-15-221">un rapport du GAO</a>, l’équivalent américain de la Cour des Comptes, publiait un rapport pointant du doigt les faiblesses du contrôle aérien en matière de sécurité. Cette exploitation de la vulnérabilité des systèmes alerte les prestataires de services de la navigation aérienne, les compagnies aériennes et les autorités publiques, alors même que les standards d’échange de données sont en pleine mutation.</p>
<p class="Tableau">Quels sont les risques de ces évolutions dans l’environnement aérien ? Comment s’en prémunir ?</p>
<h1>Pourquoi le passage au protocole IP</h1>
<p>Le protocole IP va devenir le standard général d’échange de données pour le contrôle aérien, dans le but de mettre en place un système de communication performant entre le sol et l’avion, ainsi qu’entre les avions eux-mêmes.</p>
<p>Les avions, naviguant désormais très précisément, peuvent ainsi négocier des ajustements de trajectoire en permanence. À terme, l’usage du protocole IP et des moyens de navigation satellitaires permettront de fluidifier le trafic aérien et d’améliorer la performance de l’espace aérien. Cette nouvelle génération de gestion du trafic aérien est mise en place aux États-Unis (programme <em>NextGen</em>) comme en Europe (<a href="http://www.sesarju.eu/newsroom/all-news/study-launched-address-cyber-security-sesar">programme SESAR</a> &#8211; <em>Single European Sky Air Traffic Management Research</em>).</p>
<p>De nombreux acteurs seront connectés en même temps par le biais du système de gestion des données au sol SWIM (<em>System Wide Information Management). </em>Ce système permet de connecter de nombreux services comme la météo, le contrôle aérien, ainsi que différentes informations transmises par les compagnies aériennes et les aéroports.</p>
<h1>À quels risques doit faire face l’environnement aérien ?</h1>
<p>L’augmentation de la connectivité entre les différents systèmes d’information multiplie donc les possibles points d’entrée pour une attaque informatique. Des vulnérabilités nouvelles sont à prendre en compte, notamment par l’attaque des points les plus faibles comme les systèmes d’information des compagnies aériennes qui sont, par nature, plus ouverts vers le monde extérieur. Même si des systèmes de protection peuvent être mis en place pour protéger les différents SI communicant entre eux, la découverte et l’exploitation d’une faille n’est jamais qu’une question de temps.</p>
<p>Par ailleurs, les aéronefs communiquent sur le réseau hertzien, notamment avec des liaisons de données non cryptées (ADS-B &#8211; <em>Automatic Dependent Surveillance Broadcast</em>). Il est donc possible de capter des données en mode lecture en se connectant à la bonne fréquence et, par exemple, de géolocaliser des avions facilement. C’est ce que font certains sites internet comme <a href="http://www.flightradar24.com">flightradar24</a> qui présente une carte des avions en temps réel.</p>
<p>Des attaques par déni de service ou dans l’objectif de déstructurer le système afin de provoquer une crise de confiance (forcer l’envoi de fausses informations) sont donc plausibles. Elles pourraient rendre des centres de contrôles, et donc des espaces aériens entiers, inopérants pour des durées potentiellement longues comme dans le cas des avions de LOT.</p>
<h1>Face aux diverses menaces, comment réagir ?</h1>
<p>Le rapport du GAO est un signal d’alerte pour les problématiques similaires que peut rencontrer l’Europe notamment avec le programme SESAR. Il est nécessaire de réestimer les programmes en cours à l’aune de la cybersécurité. Une plus grande coordination à l’échelle européenne permettrait de prendre conscience d’un plus grand nombre de risques et de mettre en place des mesures de protection appropriées.</p>
<p>Le développement d’un domaine réglementaire fixant clairement les dispositifs de gouvernance et dont les rôles de chacun permettraient également de coordonner les efforts de chaque acteur afin d’éviter les redondances ou les impasses sur certains sujets de sécurité.</p>
<p>Toutes ces thématiques sont actuellement un sujet d’intérêt pour nombre d’autorités européennes comme en témoignent l’étude lancée par la SESAR <em>Joint Undertaking</em> en mai 2014 et la conférence  organisée par l’EASA (<em>European Aviation Safety Agency</em>) sur la cybersécurité pour l’aérien en mai dernier. À l’échelle de la France, des groupes de travail existent sur ces sujets au niveau de l’ANSSI et de la DGAC.</p>
<p>Les risques sont donc connus, les acteurs identifiés, il faut maintenant aller vite et bien accompagner les acteurs qui conçoivent les systèmes pour éviter l’apparition de dispositifs vulnérables qui ne pourraient pas, notamment, être mis à jour en cas d’apparition de nouvelles menaces !</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Que souhaiter pour la sécurité de l’information en 2014 ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2014/01/que-souhaiter-pour-la-securite-de-linformation-en-2014/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gérôme Billois]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jan 2014 17:00:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cloud & Next-Gen IT Security]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[ANSSI]]></category>
		<category><![CDATA[LPM]]></category>
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		<category><![CDATA[security architecture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>2013 aura été une année mouvementée pour la sécurité de l’information. Les événements se sont succédés à une vitesse impressionnante. Les révélations de Mandiant sur les moyens d’attaques du côté de la Chine ont déjà près d’un an et depuis...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2014/01/que-souhaiter-pour-la-securite-de-linformation-en-2014/">Que souhaiter pour la sécurité de l’information en 2014 ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>2013 aura été une année mouvementée pour la sécurité de l’information. Les événements se sont succédés à une vitesse impressionnante. Les révélations de <a title="Intelreport - Mandiant" href="http://intelreport.mandiant.com/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Mandiant</a> sur les moyens d’attaques du côté de la Chine ont déjà près d’un an et depuis juin, la NSA et Snowden occupent le devant de la scène. Au-delà de ces deux évènements médiatiques, une succession d’annonces, d’attaques ou d’incidents ont rythmé l’année passée.</p>
<p>Après ces révélations, 2014 devra être une année de progression pour la communauté dans son ensemble. Les directions sont connues et les principes partagés. Néanmoins, leur promotion et leur application se feront sur  2014 !</p>
<p>2013 aura fait avancer la prise de conscience… Que peut –on souhaiter à la sécurité de l’information 2014 ?</p>
<h2>Une sécurité plus transparente</h2>
<p>C’est possible ! L’exemple de l’intégration de la reconnaissance biométrique à l’iPhone 5S le montre. Même si la solution n’est pas parfaite, elle a permis d’augmenter significativement le niveau de sécurité des personnes  qui n’utilisent pas de code de verrouillage en raison de la gêne qu’il représente. Au premier rang desquelles on peut citer <a title="News cnet - Yahoo's Mayer gives phone passcodes a pass" href="http://news.cnet.com/8301-1009_3-57602541-83/yahoos-mayer-gives-phone-passcodes-a-pass/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">la PDG de Yahoo, Marisa Meyer</a>…</p>
<h2> Une sécurité plus ancrée dans le quotidien de la DSI</h2>
<p>Un chemin important reste à parcourir pour maintenir une hygiène de base dans le SI. La question de l’application des correctifs et des mises à jour en est un exemple frappant. L’ANSSI pousse dans ce sens avec ses 40 règles d’hygiène. Le vote de la loi de Programmation militaire ne fera que renforcer cette orientation pour les structures concernées. Et rappelons que <a title="Ars technica - How hackers made minced meat of Department of Energy networks" href="http://arstechnica.com/security/2013/12/how-hackers-made-minced-meat-of-department-of-energy-networks/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">même les structures les plus visés par des attaques ne sont pas encore toutes au point</a> sur ces sujets !</p>
<h2>Une sécurité mieux appropriée par les métiers</h2>
<p>Nous avons assisté en 2013 à une multiplication des attaques informatiques visant des activités métiers &#8211; comme les <a title="SC Magazine - Banks investigate security breach allegations" href="http://www.scmagazineuk.com/banks-investigate-security-breach-allegations/article/319643/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">fraudes dans les agences Santander ou RBS</a>, le premier <a title="blogs.technet - Carberp-based trojan attacking SAP" href="http://blogs.technet.com/b/mmpc/archive/2013/11/20/carberp-based-trojan-attacking-sap.aspx" target="_blank" rel="noopener noreferrer">malware visant SAP</a> ou encore les<a title="IBT - Global Bank ATM Cyber Heist Earns Criminals $45m in Hours" href="http://www.ibtimes.co.uk/cyber-crime-bank-theft-45m-27-countries-466578" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> attaques ciblées sur les systèmes gérant les plafonds de paiements de carte bancaire</a>. Elles montrent aux métiers que lorsqu’un incident survient, certes le SI est touché, mais les cibles finales sont bien les données des métiers ! Ces cas entraînent des prises de conscience fortes. Nous ne pouvons évidemment pas souhaiter d’en voir plus, mais espérer que ces incidents auront été des aiguillons suffisamment forts pour montrer aux métiers, au-delà même des entreprises touchées, l’importance de leur implication au quotidien.</p>
<h2>Une sécurité plus à même de détecter et de réagir en cas d’incidents</h2>
<p>2013 aura connu son lots d’incidents. Toutes les menaces ont été mises sur le devant de la scène. États avec le rapport APT1 et les <a title="The Guardian - NSA" href="http://www.theguardian.com/world/nsa" target="_blank" rel="noopener noreferrer">révélations sur la NSA</a>, cybercriminels avec l’arrestation du plusieurs profils de haut niveau (<a title="Krebson Security - Meet Paunch: The Accused Author of the BlackHole Exploit Kit" href="http://krebsonsecurity.com/2013/12/meet-paunch-the-accused-author-of-the-blackhole-exploit-kit/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Paunch</a> par exemple) et des attaques destructrices (<a title="zdnet - South Korea hacks blamed on 'Dark Seoul Gang'" href="http://www.zdnet.com/south-korea-hacks-blamed-on-dark-seoul-gang-7000017382/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Corée du Sud</a>) ou paralysantes (<a title="news.techworld - Cryptolocker scrambles eight years of data belonging to US town hall" href="http://news.techworld.com/security/3495635/cryptolocker-scrambles-eight-years-of-data-belonging-us-town-hall/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Cryptolocker</a>). Tout ceci montre clairement que les incidents peuvent se produire et qu’il n’est pas toujours possible de les éviter. Il faut donc se préparer à réagir efficacement !</p>
<h2>Une sécurité qui anticipe les innovations</h2>
<p>Les évolutions se succèdent dans la société et la sécurité doit les accompagner si elle n’arrive pas à les devancer. Les objets connectés sont aujourd’hui au cœur de toutes les attentions, et 2013 nous a montré leurs vulnérabilités. <a title="Saurik - Exploiting a Bug in Google's Glass" href="http://www.saurik.com/id/16" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Lunettes Google Glass</a>, voiture Ford ou Toyota, <a title="ExtremeTech - Philips Hue LED smart lights hacked, home blacked out by security researcher" href="http://www.extremetech.com/electronics/163972-philips-hue-led-smart-lights-hacked-whole-homes-blacked-out-by-security-researcher" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ampoules Philips Hue</a>, drone Parrot, tous ces systèmes ont été piratés. Et sur ce volet, les efforts de sécurité doivent être réalisé en amont, en effet, il sera très complexe de les mettre à jour une fois distribués sur le terrain !</p>
<p>La plupart des membres de la communauté de la sécurité de l’information partagent déjà ces orientations, mais il est bon de les rappeler et de les confirmer afin qu’elles guident nos actions sur 2014 !</p>
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		<title>Captain America contre la ligue des gentlemen téléchargeurs returns – Épisode 2 : Megaupload</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2012/02/captain-america-contre-la-ligue-des-gentlemen-telechargeurs-returns-episode-2-megaupload/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marianne Benichou]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Feb 2012 07:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Ethical Hacking & Incident Response]]></category>
		<category><![CDATA[audit & pentesting]]></category>
		<category><![CDATA[Megaupload]]></category>
		<category><![CDATA[piratage]]></category>
		<category><![CDATA[propriété intellectuelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme nous l’avons vu lors d’une précédente tribune, la tempête médiatique déclenchée  PIPA / SOPA aura sans doute eu raison de leur future entrée en vigueur. On l’a dit, ces jumelles ciblaient tout particulièrement les sites étrangers. Bien plus, la...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme nous l’avons vu lors d’une précédente tribune, la tempête médiatique déclenchée  PIPA / SOPA aura sans doute eu raison de leur future entrée en vigueur.</p>
<p>On l’a dit, ces jumelles ciblaient tout particulièrement les sites étrangers.</p>
<p>Bien plus, la version de travail en cours allait même jusqu’à exclure explicitement les sites gérés par des registres de niveau 1 (Top Level Domain – TLD) américains, c’est-à-dire tous les sites dont l’extension est .com, .org ou encore .net.</p>
<p>Et pour cause : l’arsenal juridique nord-américain permet déjà aux Etats-Unis d’avoir la main sur l’ensemble de ces sites, soit plus de la moitié de l’internet mondial.</p>
<p>En ce sens, la fermeture, le 20 janvier dernier, de Megaupload.com par le FBI est particulièrement instructive.</p>
<h4>Megaupload, Méga-blackout J+1</h4>
<p>Le sujet a déjà été longuement commenté. En particulier, il a été beaucoup rappelé que Megaupload, site de téléchargement direct, était géré par une société basée à Hong-Kong.</p>
<p>Il s’agit pourtant bien d’un site ciblant le marché américain : outre une interface rédigée en anglais et un nom de domaine en .com, c’est une grande partie de son business model qui apparait <em>made in the USA </em>: près d’un millier de serveurs hébergés aux États-Unis pour un coût de plusieurs millions de dollars US par an, des paiements reçus de résidents américains ou des primes versées par Megaupload vers ces mêmes citoyens, par l’intermédiaire d’une société américaine (PayPal), des revenus générés par des publicités gérées par des entreprises américaines (Google AdSense et AdBrite), etc.</p>
<p>S’applique alors un principe sur lequel converge aujourd’hui le droit mondial : puisque Megaupload générait des bénéfices sur une juridiction américaine, légitimement, Megaupload doit se conformer à sa législation et donc se soumettre à ses sanctions.</p>
<p>De plus, l’ICE &#8211; les douanes américaines (US Immigration and Custom Enforcement) &#8211; dispose déjà d’un arsenal juridique lui permettant de saisir les noms de domaines.</p>
<p>C’est ainsi sur la base du PRO-IP Act de 2008, que Verisign, l’entreprise qui gère la racine .com pour le compte de l’ICANN, déconnectait Megaupload, tandis que les serveurs de la société hébergés dans l’État de Virginie étaient saisis.</p>
<h4>Vers la fin de l’internet ?</h4>
<p>En France, l’entrée en application de la loi Hadopi a eu pour effet pervers la popularisation extrêmement rapide de technologies permettant de la contourner et le développement prodigieux d’autres modes de piratage.</p>
<p>D’ores et déjà, d’aucuns n’ont pas manqué de signaler qu’un blocage au niveau DNS peut être aisément contourné par un certain nombre d’outils, dont il est fort à parier qu’ils se diffuseront tout aussi rapidement en cas de vote des lois PIPA et SOPA, les rendant de facto obsolètes.</p>
<p>Par ailleurs, le risque d’assister au développement de DNS alternatifs est grand, échappant à toute tentative de régulation de la part des États. Les fondateurs de Piratebay, célèbre site de téléchargement majoritairement illégal, ont ainsi déjà annoncé travailler à un DNS décentralisé, en mode peer-to-peer.</p>
<p>Plus généralement, fleurissent de plus en plus des initiatives visant à empêcher tout contrôle, en contournant la semi-centralisation de l’internet mondial. En particulier, et de façon tout-à-fait ironique, citons les projets soutenus par le gouvernement américain pour soutenir les dissidents face à des régimes exerçant une censure sur le web.</p>
<p>Il est donc possible que ce type de législation, plus que réguler Internet, en précipite la transformation. Web social poussé dans ses ultimes retranchements, le web 3.0 pourrait être l’avènement du web maillé, en peer-to-peer.</p>
<p>Aujourd’hui, la lutte tout à fait légitime contre le piratage pourrait de fait totalement bouleverser l’architecture même d’internet.</p>
<p>L’enfer est, dit-on, pavé de bonnes intentions.</p>
<p>Lire l&rsquo;épisode 1 : <a href="http://www.solucominsight.fr/2012/02/captain-america-contre-la-ligue-des-gentlemen-telechargeurs-%E2%80%93-episode-1-mega-blackout/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Mega-blackout</a></p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2012/02/captain-america-contre-la-ligue-des-gentlemen-telechargeurs-returns-episode-2-megaupload/">Captain America contre la ligue des gentlemen téléchargeurs returns – Épisode 2 : Megaupload</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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		<title>Captain America contre la ligue des gentlemen téléchargeurs – Épisode 1 : Mega-blackout</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2012/02/captain-america-contre-la-ligue-des-gentlemen-telechargeurs-episode-1-mega-blackout/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marianne Benichou]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Feb 2012 07:17:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Ethical Hacking & Incident Response]]></category>
		<category><![CDATA[audit & pentesting]]></category>
		<category><![CDATA[Megaupload]]></category>
		<category><![CDATA[piratage]]></category>
		<category><![CDATA[propriété intellectuelle]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En matière d’internet, la protection des droits d’auteur et de la propriété intellectuelle est devenue l’un des principaux chevaux de bataille des gouvernements. S’il s’agit bien évidemment de lutter contre la contrefaçon de biens, c’est bien le piratage et ses...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2012/02/captain-america-contre-la-ligue-des-gentlemen-telechargeurs-episode-1-mega-blackout/">Captain America contre la ligue des gentlemen téléchargeurs – Épisode 1 : Mega-blackout</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En matière d’internet, la protection des droits d’auteur et de la propriété intellectuelle est devenue l’un des principaux chevaux de bataille des gouvernements.</p>
<p>S’il s’agit bien évidemment de lutter contre la contrefaçon de biens, c’est bien le piratage et ses multiples avatars, du peer-to-peer au streaming via le téléchargement direct, qui sont en ligne de mire.</p>
<h4>Les législateurs mondiaux en quête d’un modèle contre la violation de droits d’auteur en ligne</h4>
<p>Contre ce téléchargement, les initiatives se sont multipliées, et elles voient de plus en plus grand.</p>
<p>En France, l’Hadopi, technologiquement dépassée avant même sa naissance , en 2009, car ne ciblant ni le streaming si le téléchargement direct, permettait de couper la ligne des personnes soupçonnées de téléchargement illégal.</p>
<p>En Europe, avant d’être contredite par la Cour de Justice en 2010, la Belgique ordonnait à un FAI le blocage de l’accès à des sites soupçonnés de mettre en ligne des contenus illégaux.</p>
<p>Aux États-Unis, deux projets de loi en cours de discussion, PIPA (Protect IP Act) et SOPA (Stop Online Piracy Act), visent la pure et simple suppression de ces sites.</p>
<h4>PIPA / SOPA, armes de destruction massive 2.0 ?</h4>
<p>Le projet PIPA s’inscrit dans la droite ligne du PRO-IP Act, loi fédérale signée par le président G.W. Bush en octobre 2008. celle-ci, qui doublait déjà les sanctions possibles en cas de contrefaçon, donnait  au Department of Justice la possibilité de lancer des poursuites au nom des ayant-droits.</p>
<p>Contrairement à la PRO IP Act, qui visait les sites américains, PIPA vise tout spécifiquement les sites étrangers. Elle définit ainsi une série de mesures radicales contre les atteintes à la propriété intellectuelle :</p>
<ul>
<li>Asphyxie financière, à travers la suspension de la publicité ou l’interdiction des transactions depuis les services de paiement américains (Paypal, etc.).</li>
</ul>
<ul>
<li>Blocage d’accès, notamment à travers un déréférencement des moteurs de recherche voire un blocage par les principaux fournisseurs d’accès américains.</li>
</ul>
<p>Bien plus, le tribunal peut exiger la mise en œuvre de toutes mesures techniques faisables et raisonnables pour empêcher l’accès à ces sites. Ainsi, il peut être ordonné à des prestataires de noms de domaine ou des gestionnaires de registres de bloquer ou supprimer les noms de domaine délictueux.</p>
<p>Déposé auprès de la Chambre des représentants, le projet SOPA, très proche du PIPA sénatorial, pousse la logique plus loin en mettant directement l’ayant-droit au cœur du dispositif. C’est en effet directement lui, et non plus un tribunal, qui peut s’adresser à ces intermédiaires techniques ou financiers pour mettre fin au préjudice dont il s’estime victime.</p>
<p>Les réactions ne se sont pas faites attendre. Le 18 janvier, certains des sites internet les plus visités au monde se faisaient l’écho de l’inquiétude des abonnés en organisant une des premières « grèves » du web, une journée de blackout durant laquelle Google, Wikipédia, Tumblr, Mozilla, Vimeo, Flickr, Craiglist et des centaines d’autres sites ont a minima affiché un message de protestation en lieu et place de leur page d’accueil habituelle.</p>
<p><a href="http://www.solucominsight.fr/2012/02/captain-america-contre-la-ligue-des-gentlemen-telechargeurs-%e2%80%93-episode-1-mega-blackout/wikipedia-greve-2/" rel="attachment wp-att-1281"><img decoding="async" class="alignleft size-full wp-image-1281" title="grève wikipedia - grand format" src="http://www.solucominsight.fr/wp-content/uploads/2012/02/wikipedia-greve1.png" alt="message page d'accueil wikipedia" width="312" height="257" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2012/02/wikipedia-greve1.png 771w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2012/02/wikipedia-greve1-232x191.png 232w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2012/02/wikipedia-greve1-47x39.png 47w" sizes="(max-width: 312px) 100vw, 312px" /></a></p>
<p>De son côté, la Maison Blanche elle-même annonçait qu’elle userait de son droit de véto pour bloquer tout texte mettant en question l’architecture même d’Internet.</p>
<p>Un collectif d’éminents juristes, de son côté, publiait une tribune démontrant les limites et surtout l’inconstitutionnalité du projet.</p>
<p>Le 20 janvier, le Congrès, rassemblant la Chambre des Représentants et le Sénat, reportait sine die l’examen des projets SOPA et PIPA.</p>
<p>Mais l’affaire n’en reste pas là… Car même sans ces textes de lois, des actions sont possibles. (A suivre&#8230;)</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lire l&rsquo;épisode 2 : <a href="http://www.solucominsight.fr/2012/02/captain-america-contre-la-ligue-des-gentlemen-telechargeurs-returns-%E2%80%93-episode-2-megaupload/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Megaupload</a></p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2012/02/captain-america-contre-la-ligue-des-gentlemen-telechargeurs-episode-1-mega-blackout/">Captain America contre la ligue des gentlemen téléchargeurs – Épisode 1 : Mega-blackout</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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