Gestion des parcs de smartphones et tablettes : vers une convergence du marché?

Cybersécurité et confiance numérique Métiers - Telcos

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Depuis maintenant plus de deux ans, les smartphones frappent à la porte des DSI, et parviennent toujours, lorsque celle-ci ne leur est pas ouverte, à entrer par la fenêtre. Les tablettes tactiles les ont rejoints depuis plusieurs mois, et arrivent, elles, en général directement… par le toit.

Le parc de l’entreprise devient de fait hétérogène, accueillant ces nouveaux terminaux au sein de la flotte de terminaux déployés historiquement. Face à cette situation, le DSI et le RSSI doivent se positionner sur la manière de les y intégrer.

Ces mouvements n’ont bien sûr pas échappé au marché des éditeurs, qui voit une branche de son arbre – la mobilité – bourgeonner, ou plus précisément refleurir.

Ainsi, les fournisseurs de chaque segment tentent de ramener la gestion des « nouveaux terminaux communicants » dans leur escarcelle :

  • Les fournisseurs de solutions de mobilité avancent l’argument du « spécifique » : à terminaux particuliers, besoins particuliers. Il faut les administrer avec des produits dédiés, qui prennent en compte les spécificités de chaque type d’OS mobile ; nous retrouvons dans cette catégorie des sociétés telles que RIM, Ibelem, MobileIron, Good Technology ou encore Sybase.
  • Les éditeurs historiques de solutions de protection pour les postes de travail (antivirus notamment) mettent en avant leur expertise en termes de sécurité, et la nécessité de ne pas laisser déployer une flotte de terminaux non-maîtrisés qui abaisseraient le niveau de protection global ; citons par exemple McAfee et Sophos.
  • Ceux qui proposent des solutions de gestion de parc considèrent, eux, que les smartphones et tablettes ne sont finalement que des « endpoints » comme les autres, et méritent d’être globalement gérés depuis les mêmes consoles que les postes de travail. Microsoft, Symantec ou encore LanDesk ont opté pour cette position.

Ces différents points de vue, qui s’adaptent tour à tour selon le contexte et l’historique d’une DSI, prennent clairement aujourd’hui le chemin vers la convergence qui n’est toutefois pas stabilisée : il est clair que les terminaux communicants doivent s’intégrer à un système de gestion unifié.

Deux exemples paraissent assez représentatifs de la tendance, tant les produits sont déjà implantés en entreprise : Microsoft, d’abord, qui a annoncé il y a peu la prise en charge des plates-formes iOS et Android dans la prochaine version de son outil leader de gestion de parc, SCCM.

RIM, ensuite, qui se prépare à prendre en charge la gestion de ces mêmes plates-formes – en plus de ses incontournables BlackBerry – à travers son serveur BES.

Du point de vue de la DSI, le choix de s’engager dans une optique plutôt qu’une autre peut aujourd’hui réellement poser question : une flotte d’iPad doit-elle être gérée depuis la même console d’administration que les postes de travail, que l’antivirus, ou que les BlackBerry ?

La stabilisation et la convergence des différentes offres donnera sans doute de la lisibilité au marché, et par là-même de la visibilité à la maîtrise du parc, de sa sécurité et de ses coûts !