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	<title>OSE - RiskInsight</title>
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	<description>Le blog cybersécurité des consultants Wavestone</description>
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		<title>OSE belges et ISO 27001 : quel chemin vers plus de cybersécurité ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/06/ose-belges-et-iso-27001-quel-chemin-vers-plus-de-cybersecurite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Noëmie Honoré]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2020 13:00:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyberrisk Management & Strategy]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment utiliser le cadre de la norme ISO 27001 au service de l’amélioration continue du niveau de sécurité ? Dans un précédent article, on vous racontait tout sur la nouvelle directive européenne NIS et le choix de la Belgique de...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/06/ose-belges-et-iso-27001-quel-chemin-vers-plus-de-cybersecurite/">OSE belges et ISO 27001 : quel chemin vers plus de cybersécurité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="artdeco-toasts__wormhole" style="text-align: justify;"></div>
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<h2 id="ember8" class="nav-item__content t-14 t-black t-normal premium-upsell-link ember-view">Comment utiliser le cadre de la norme ISO 27001 au service de l’amélioration continue du niveau de sécurité ?</h2>
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<article class="reader__content" role="main">
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<div class="reader-article-content" dir="ltr">
<p style="text-align: justify;">Dans un précédent article, on vous racontait tout sur la nouvelle directive européenne NIS et le choix de la Belgique de se baser sur la norme ISO 27001 pour accroître la sécurité des Opérateurs de Services Essentiels (OSE) avec tout ce que ça entraînait pour les organisations nouvellement désignées.</p>
<p style="text-align: justify;">Qui dit directive européenne ne dit pas règlement européen : il revient donc à chaque pays membre de transposer les exigences de la directive NIS dans son droit national. <strong>La Belgique a fait le choix d’un standard existant </strong>(la norme ISO 27001) alors que certains de ses voisins, dont la France, ont choisi une approche basée sur la définition d’un référentiel d’exigences précis mêlant à la fois des mesures techniques et de gouvernance (SI d’administration, cloisonnement, démarche d’homologation, etc.).</p>
<p style="text-align: justify;">Intéressons-nous aujourd’hui à ce que ça implique pour les OSE belges, et plus largement pour toutes les organisations attirées par les normes internationales, de suivre les exigences de la norme ISO 27001.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>La norme ISO 27001, adulée par certains et critiquée par d’autres</h2>
<p style="text-align: justify;">Des voix se lèvent contre la référence du milieu, fustigeant notamment son aspect bureaucratique et sa paperasserie qui, pourtant, peuvent aider à mettre en place un référentiel utile à la continuité des services et la formation des personnes via le partage des pratiques – surtout lorsqu’il est pensé avec pragmatisme. Les critiques vont également bon train sur le niveau de complexité ajouté, encore plus présent pour les plus petites structures. Là encore, <strong>la règle est au pragmatisme et les mesures doivent être adaptées à la taille de l’organisation </strong>et s’intégrer à l’existant pour éviter les structures <em>ex nihilo</em> trop lourdes à gérer.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, certains aprioris ont la vie dure et réduisent souvent une conformité ISO 27001 à une liste de cases à cocher, dépourvues d’implications réelles sur la sécurité de l’organisation. Mais la fameuse déclaration d’applicabilité (DdA), exigée par la norme ISO 27001 à tous ceux qui visent une certification, ne revient pas uniquement à lister tous les contrôles de la norme ISO 27002. Elle demande une véritable évaluation au regard des enjeux et des risques. De quoi apporter des éléments concrets pour la sécurité de l’organisation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>ISO 27001, ISO 27002, il y en a beaucoup comme ça ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Dans la famille des ISO, beaucoup, vraiment beaucoup. En revanche pour la cybersécurité, ce sont bien ces deux-là qui sont les plus utilisées, avec l’ISO 27005 pour la gestion des risques (si c’est la protection des données qui vous intéresse, lisez aussi notre article sur la nouvelle venue <a href="https://www.linkedin.com/pulse/ose-belges-comment-r%25C3%25A9ussir-votre-mise-en-conformit%25C3%25A9-nis-no%25C3%25ABmie-honore/?trackingId=tcYWjUqWRouGnAE8PbAeVw%3D%3D" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ISO 27701</a>).</p>
<p style="text-align: justify;">La norme ISO 27001 apporte <strong>un cadre à la cybersécurité et vise à mettre en place un SMSI</strong> (Système de Management de la Sécurité de l’Information). Pour aider les organisations dans cette direction, elle est accompagnée de la norme ISO 27002 qui détaille les bonnes pratiques sécurité présentées dans l’annexe A de l’ISO 27001. La certification (le graal des OSE belges) porte sur la norme ISO 27001 mais les deux normes fonctionnent bien de pair.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La certification s’obtient sur un périmètre délimité </strong>d’un point de vue métier et IT sur lequel les principaux risques sont identifiés. Cette évaluation par les risques, mêlée à la prise en compte du contexte de l’organisation, aide à sélectionner les bonnes pratiques ISO 27002 pertinentes pour formaliser la Déclaration d’Applicabilité (DdA) et à exclure les contrôles qui ne sont pas applicables (attention à bien justifier ces exclusions : elles seront analysées par l’organisme de certification). Si on peut retirer des pratiques moins utiles, on peut aussi en rajouter d’autres : l’organisation peut ainsi compléter la liste existante des 114 mesures de sécurité au regard de ses risques. La norme ISO 27002 n&rsquo;adresse pas l&rsquo;exhaustivité des mesures de sécurité possibles. C’est là qu’une expertise cybersécurité prend tout son sens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>5 conseils pour trouver le bon équilibre et réussir sa mise en conformité ISO 27001</h2>
<p style="text-align: justify;">Bien entendu, vu dans son ensemble, un programme de mise en conformité à la norme ISO 27001 peut rapidement donner le vertige… Voici <strong>5 réflexes à avoir en tête </strong>pour faciliter le lancement d’un SMSI et le maintien de ses performances dans le temps :</p>
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<div class="relative reader__grid">
<p><img decoding="async" src="https://media-exp1.licdn.com/dms/image/C4D12AQGYbuL8_UMd0g/article-inline_image-shrink_1500_2232/0?e=1599091200&amp;v=beta&amp;t=OomsEPv8T3kfphc0_loIip2syCW89zxqHSKiD6qTg9A" alt="Aucun texte alternatif pour cette image" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1. Identifier un sponsor investi au service de l’objectif de sécurisation</strong>. Comme pour le cinéma, il n’y a pas de film sans réalisateur, et pas de réalisateur sans le soutien du producteur. Le <em>match</em> parfait doit avoir pleine conscience de la valeur ajoutée de la mise en conformité à la norme ISO 27001 pour améliorer le niveau de sécurité, au-delà de la pure conformité au cadre légal. Il doit utiliser les cadres normatifs au profit d&rsquo;un meilleur niveau de sécurité et doit donc voir ce projet comme un chantier de sécurisation plutôt qu’un chantier de conformité.</p>
<div id="ember70" class="ember-view">
<div class="reader-article-content" dir="ltr">
<p style="text-align: justify;">Implémenter un SMSI pérenne demande des ressources et moyens humains, organisationnels, physiques et financiers. Le pilotage du projet de mise en conformité ne fonctionnera que s’il est<strong> soutenu par un responsable qui a le pouvoir d’allouer les ressources et les moyens nécessaires pour piloter les risques</strong> et assurer un niveau de sécurité acceptable au regard des enjeux métier. Le respect de la directive NIS, à l’échelle européenne ou à l’échelle belge via une mise en conformité à la norme ISO 27001, constitue avant tout un moyen d’augmenter le niveau de sécurité et non une fin en soi.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2. Piloter par les risques. </strong>C’est la base de la sécurité ; le concept clé à toujours garder en tête. Ce pilotage permet d’identifier les risques du périmètre et de s’assurer que les enjeux métier sont bien pris en compte. La gestion des risques ne s’arrête pas à leur identification et au traitement initial. Elle demande la mobilisation des équipes et des activités pour traiter les risques existants et suivre l&rsquo;évolution des risques (existants et nouveaux qui apparaissent) et leurs traitements, via une mise à jour périodique et lors d’évènements majeurs sur le périmètre.</p>
<p>Par la mise en place de cette démarche globale des risques, l’organisation s’assure une vision transverse des risques qui permet de focaliser les efforts des mesures de sécurité là où il y a le plus d’enjeux. Cette validation et cet arbitrage doivent se faire en concertation avec les propriétaires des risques (métier ou IT) qui portent la responsabilité du risque sur leurs périmètres et doivent se positionner sur les traitements possibles (acceptation, réduction, transfert ou évitement). <strong>Un pilotage affiné et resserré des risques permet ainsi de prendre de véritables décisions éclairées,</strong> par des acteurs parfois éloignés de la sécurité.</p>
<p><strong>3. Constituer un référentiel documentaire pragmatique.</strong> Cette étape aide à définir et documenter les pratiques et ainsi favoriser la continuité des opérations, leur contrôle et leur amélioration continue. Cette documentation doit être le reflet de la réalité tout en assurant la cohérence avec les exigences de la norme ISO 27001 pour aider à définir les pratiques à mettre en œuvre et les gérer au quotidien (implémentation et mises à jour au gré des évolutions, etc.).</p>
<p>Les maîtres-mots lors de la constitution de ce référentiel sont <strong>pragmatisme et utilité</strong> : il doit s’intégrer à l’existant en complétant les procédures existantes et en en créant de nouvelles qui manquaient ; il ne doit pas compliquer inutilement la situation mais se baser sur une interprétation pertinente de la norme ; il doit être utile aux équipes qui assurent les activités pour permettre le maintien des opérations. <strong>Evitez donc les copier-coller des exigences des normes</strong>. Ils créent un référentiel inutile aux équipes terrain et attiseront la curiosité de vos auditeurs qui douteront alors de l&rsquo;effectivité des mesures&#8230;</p>
<p><strong>4. Évaluer régulièrement les performances.</strong> Tout système de management qui se respecte nécessite une boucle de contrôle pour évaluer ses performances et, dans le cas du SMSI, ses non-conformités à la norme ISO 27001 et au référentiel en place dans l’organisation (synthétisé dans la DdA). L’identification de ces non-conformités doit permettre de remonter jusqu’à leur source et d’initier la réflexion sur la meilleure manière de les gérer. La réflexion à mener doit porter sur la manière dont la non-conformité va être résolue pour assurer l’augmentation du niveau de sécurité tout en s’assurant que les mesures correspondent aux exigences de la norme et sont adaptées au contexte, aux risques et aux enjeux de l’organisation.</p>
<p>Les différents niveaux de contrôles (auto-contrôles par les équipes, audits internes/externes, revues de direction) doivent tous garder l’objectif d’amélioration du niveau de sécurité en tête en utilisant de manière pragmatique les exigences de la norme et le référentiel de l’entreprise, et au besoin faire évoluer ce dernier au regard de la réalité pratique de l’organisation. Il s&rsquo;agit de trouver le bon équilibre entre le contexte de l&rsquo;organisation et la gestion des risques identifiés. <em>Si vos enjeux portent essentiellement sur la disponibilité d&rsquo;une activité, focalisez vos efforts (mesures et contrôles) sur cet enjeu en priorité.</em> Pour être pertinent, <strong>ce cycle d’évaluation doit distribuer les efforts sur les périmètres les plus pertinents pour l’organisation</strong> (selon ses risques et enjeux) et alimenter les prochaines étapes du cylce de vie du SMSI.</p>
<p><strong>5. Engager les équipes.</strong> Un projet de mise en place d’un SMSI n’est pas uniquement l’apanage du RSSI ou d’une équipe de documentalistes. Il s’agit avant tout d’un projet d’envergure qui demande un large éventail d’expertises allant de la cybersécurité au business en passant par l’IT, le juridique, les achats, les ressources humaines, etc. C’est une véritable conduite du changement qui est à organiser avec l’implication pleine et complète des différentes équipes et du management de l’organisation pour <strong>assurer un SMSI qui sert l’amélioration durable du niveau de sécurité pour l’ensemble du périmètre</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>La certification ISO 27001, oui mais pragmatique !</h2>
<p>La véritable force de la certification ISO 27001 est avant tout d’<strong>enclencher une dynamique de sécurité dans l’organisation</strong>. La documentation peut certes alourdir les pratiques mais n’enlève rien de la philosophie d’amélioration continue du niveau de sécurité. Par l’apport d’un socle minimal pour la cybersécurité, sans définir des exigences strictes, la norme laisse à l’organisation le choix de placer le curseur sécurité à un niveau qui lui est adapté et d’obtenir des résultats positifs &#8211; <em>à condition de s’entourer de bonnes personnes sensibilisées au sujet</em> !</p>
<p>Traitée avec un <strong>regard critique et pragmatique</strong>, la norme apporte ainsi un cadre pour installer la gouvernance de la cybersécurité au sein de chaque organisation en mobilisant les concepts clés tout en laissant la marge nécessaire pour proposer des mesures complémentaires qui, ensemble, servent l’amélioration du niveau de sécurité.</p>
<blockquote><p>Au-delà de l’approche traditionnelle de la conformité, la mise en conformité à <strong>la norme</strong> <strong>ISO 27001 doit servir de boîte à outils</strong> à toute les équipes et non constituer une fin en soi.</p></blockquote>
<p>La liberté de mise en œuvre de la directive NIS au niveau européen offre un nouveau terrain d’expérimentation où se mêlent cultures différentes et visions divergentes de la cybersécurité. Seul l’avenir pourra nous dire ce qui fonctionne au niveau européen, mais <strong>l’approche belge démontre une nouvelle fois la culture du compromis entre cadre strict et liberté de mouvement. </strong>Pour les OSE belges comme pour les organismes de certification, l’inconnue demeure avant tout sur le positionnement du curseur entre les deux extrêmes.</p>
<blockquote><p>Il leur faudra alors éviter une approche scolaire et mettre à profit une interprétation utile et pragmatique de la norme en gardant l’objectif final en tête : plus de cybersécurité.</p></blockquote>
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		<title>OSE belges : comment réussir votre mise en conformité NIS et obtenir votre certification ISO 27001 ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/05/ose-belges-comment-reussir-votre-mise-en-conformite-nis-et-obtenir-votre-certification-iso-27001/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Noëmie Honoré]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2020 15:02:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyberrisk Management & Strategy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Félicitations ! Vous faites partie des élus, votre organisation a été désignée Opérateur de Services Essentiels (OSE) par son autorité sectorielle. Bienvenue au club des futurs certifiés ISO 27001. Maintenant que l’information est digérée vous vous demandez : qu’est-ce que cela implique concrètement ? Comment m’y...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Félicitations ! Vous faites partie des élus, votre organisation a été désignée <strong>Opérateur de Services Essentiels (OSE) </strong>par son autorité sectorielle. Bienvenue au club des futurs <strong>certifiés ISO 27001</strong>. Maintenant que l’information est digérée vous vous demandez : qu’est-ce que cela implique concrètement ? Comment m’y prendre ? Dans quels délais ? Pas de panique, dans cet article, on vous propose tous les éclaircissements nécessaires pour débuter votre mise en conformité aux exigences de la loi NIS belge.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>OSE, acteur clef des services essentiels économiques et sociétaux belges</h2>
<p style="text-align: justify;">Si votre organisation a été désignée comme OSE, c’est parce qu’elle fournit un ou plusieurs services <strong>essentiels au maintien d’activités sociétales et économiques critiques,</strong> pour la Belgique, et plus largement pour l’Union Européenne (UE). En effet, <strong>la Directive Européenne NIS</strong> publiée en 2016 (security of network and information systems &#8211; UE 2016/1148), a pour <strong>objectif d’assurer un niveau commun élevé de sécurité des réseaux et des systèmes d’information </strong>au sein de l’UE. Cette directive a été transposée dans le droit belge en mai 2019 et permet de désigner une entité publique ou privée comme OSE si elle répond aux critères suivants :</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-13078 media-13078" class="align-none"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-13078 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0.png" alt="" width="1789" height="1017" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0.png 1789w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-336x191.png 336w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-69x39.png 69w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-768x437.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-1536x873.png 1536w" sizes="(max-width: 1789px) 100vw, 1789px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Depuis novembre 2019, les notifications de désignation s’établissent dans les secteurs de l’énergie, du transport aérien et de la finance. Le secteur de la santé, quant à lui, a annoncé qu’aucun OSE ne sera désigné en 2020.</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Votre entreprise coche toutes ces cases ? Sachez que l’autorité sectorielle peut ajouter des critères spécifiques afin de juger du degré de criticité des services : par exemple, la part de marché de l’entreprise, ou l’ampleur de la zone géographique susceptible d’être touchée par un incident. (Loi 2019-04-07/15. Art.13).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Quelles obligations après sa notification ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Être désigné OSE implique de protéger les systèmes d’information qui permettent la fourniture du ou des services essentiels identifiés. Sécuriser un service essentiel revient à s’assurer de la <strong>disponibilité, la confidentialité et l’intégrité</strong> des systèmes d’information dont il est tributaire (Loi 2019-04-07/15. Art.24). Pour ce faire, la Belgique demande aux OSE de faire certifier leurs systèmes d’information critiques à la <strong>norme ISO 27001</strong> (Loi 2019-04-07/15. Art.22). Cette norme demande la <strong>création d’un Système de Management de la Sécurité de l’Information </strong>(SMSI) avec la mise en œuvre de processus et de mesures de sécurité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Les principales étapes et échéances de la loi NIS belge</h2>
<p style="text-align: justify;">La Loi du 7 avril 2019 établissant un cadre pour la sécurité des réseaux et des systèmes d&rsquo;information d&rsquo;intérêt général pour la sécurité publique, dite Loi NIS belge, prévoit un délai de mise en <strong>conformité en 3 ans et 2 mois et demi</strong> maximum après la notification de désignation de l’OSE. La loi prévoit ainsi différentes étapes et échéances précises :</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-13080 media-13080" class="align-none"><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-13080 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-1.png" alt="" width="1280" height="720" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-1.png 1280w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-1-340x191.png 340w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-1-69x39.png 69w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-1-768x432.png 768w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></figure>
<p style="text-align: justify;"><strong>3 mois </strong>après la désignation, l’OSE doit fournir :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Une description détaillée des systèmes d’information dont ses services essentiels sont tributaires. <strong>La toute première chose à faire est donc de délimiter le périmètre des services essentiels au niveau business et IT, </strong>(Loi 2019-04-07/15. Art.16)</li>
<li>Un point de contact (Loi 2019-04-07/15. Art.23)</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>Au plus tard 12 mois</strong> après la notification de désignation<strong> : l’OSE initie une Politique de Sécurité Informatique (PSI) </strong>(rt.21) et réalise un premier audit interne sous 3 mois.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>24 mois après le premier audit interne </strong>(soit environ 3 ans après la notification de désignation), c’est le grand jour <strong>: un audit externe</strong> doit être conduit en vue de l’obtention de la certification ISO 27001.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-13082 media-13082" class="align-none"><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-13082 size-medium" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-2-357x191.png" alt="" width="357" height="191" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-2-357x191.png 357w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-2-71x39.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-2-768x411.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-2.png 940w" sizes="(max-width: 357px) 100vw, 357px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Comment se déroule une mise en conformité ISO 27001 ?</h2>
<p style="text-align: justify;">Comme tout système de management, le SMSI doit garantir l’application de la <strong>méthode <em>PDCA</em></strong><em> « Plan-Do-Check-Act »,</em> aussi appelée « Roue de Deming », pour assurer l’amélioration continue des performances. <strong>6 activités fondamentales</strong> se dégagent de la norme ISO 27001 :</p>
<figure id="post-13084 media-13084" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-13084 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-3.png" alt="" width="1280" height="720" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-3.png 1280w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-3-340x191.png 340w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-3-69x39.png 69w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-3-768x432.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></figure>
<p style="text-align: justify;">De manière pragmatique, la norme ISO 27001 requiert des livrables et des validations à plusieurs étapes clefs du processus de mise en conformité. Ci-dessous, nous vous proposons une <strong>chronologie des actions à réaliser </strong>avec les livrables associés, ainsi qu’une estimation du temps nécessaire pour chaque étape du parcours de mise en conformité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-13086 media-13086" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-13086 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-4.png" alt="" width="1280" height="720" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-4.png 1280w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-4-340x191.png 340w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-4-69x39.png 69w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-4-768x432.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Plus précisément, les étapes se déroulent comme suit :</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1 &#8211; Définition du périmètre</strong> (sous quelques semaines) : c’est la première étape clef pour déterminer le domaine d’application sur lequel les exigences de la norme vont porter. L’étendue du service essentiel est alors définie d’un point de vue business et IT, détaillant les activités, les équipes et les systèmes concernés.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>2 &#8211; Phase de cadrage du SMSI (entre 2 et 6 mois) :</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>2.1 &#8211; Réaliser le bilan de conformité </strong>en comparant, sur le périmètre identifié, les pratiques réalisées aux exigences des normes ISO 27001 et ISO 27002 afin de relever les écarts. Le résultat de cette étape donne à la fois <strong>le niveau global de maturité de sécurité du périmètre </strong>et <strong>la feuille de route de mise en conformité</strong> <strong>par volet sécurité.</strong></li>
<li><strong>2.2 &#8211; Conduire l’analyse de risques. </strong>Cette étape se concrétise en trois actions.</li>
<li><strong>A &#8211; Définir la méthodologie de l’analyse de risques</strong> (si celle-ci n’existe pas). Afin de pouvoir piloter les risques dans la durée, elle doit être reproductible (mise à jour annuelle et en cas de changement majeur sur le périmètre). La méthodologie définit des échelles de probabilité, d’impact, et des seuils d’acceptation des risques en fonction des enjeux business et IT présents sur le périmètre du service essentiel.</li>
<li><strong>B &#8211; Conduire la 1ère analyse de risques </strong>sur le périmètre du service essentiel. Sur la base d’entretiens avec des interlocuteurs business et IT, l’analyse permet à la fois d’identifier les enjeux, les menaces et les vulnérabilités pour déterminer les risques du périmètre et permettre la définition du plan de traitement des risques.</li>
<li><strong>C &#8211; Déterminer le Plan de Traitements des Risques (PTR)</strong> destiné à organiser l’implémentation des mesures de sécurité. En collaboration avec l’équipe sécurité, les propriétaires de risques sont identifiés et doivent, pour chaque risque, décider du traitement (réduction, transfert ou acceptation) et valider le plan d’action associé. L’ensemble de ces mesures identifiées constitue le Plan de Traitement des Risques (PTR), établissant les traitements prioritaires à réaliser, en estimant notamment les ressources nécessaires et le planning de mise en oeuvre. Après validation des actions du PTR, le niveau de risques résiduels est alors complété dans l’analyse de risques.</li>
<li><strong>2.3 &#8211; Valider le périmètre de certification. </strong>Cette étape met fin à la phase de cadrage et se concrétise par deux livrables : <strong>un descriptif précis du service essentiel </strong>du point de vue business et IT et la <strong>déclaration d’applicabilité (DdA)</strong>. La DdA<strong> </strong>correspond à la liste des mesures de sécurité de la norme ISO 27002 retenues pour répondre aux besoins de mise en conformité du SMSI selon les enjeux et les risques identifiés. Pour les mesures non retenues, l’OSE doit justifier l’exclusion de ces mesures. La DdA sert par la suite de référentiel pour les audits.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>3 &#8211; Phase d’implémentation (entre 9 mois et 2 ans selon le périmètre défini et le niveau de maturité de sécurité existant)</strong></p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>3.1 &#8211; Définir la PSI (Politique de Sécurité des Systèmes et des Réseaux d’Information). </strong>Ce document a deux fonctions : il sert à la fois à lister les grands objectifs de sécurité de l’information établis par l’organisation sur un périmètre donné ainsi que les mesures à mettre en place pour les réaliser, mais il fait aussi office de preuve d’engagement de l’entreprise à satisfaire les exigences de la norme et à œuvrer pour l’amélioration continue du SMSI. Ce document, une fois émis, doit être disponible et diffusé au sein de l’organisation et doit également être mis à disposition de toutes les parties prenantes.</li>
<li><strong>3.2 &#8211; Définir, documenter et mettre en œuvre</strong> <strong>les processus clefs </strong>ISO 27001 : gestion des risques, gestion de l’exploitation, gestion des incidents, communication et sensibilisation, gestion du référentiel documentaire, gestion de l’amélioration continue, etc. Des pratiques à définir avec une attention particulière à les intégrer dans le contexte existant pour une meilleure appropriation par les équipes.</li>
<li>3.3 &#8211; Mettre en œuvre <strong>les chantiers sécurité</strong> selon le PTR</li>
<li>3.4 &#8211; Conduire un premier <strong>cycle de contrôle</strong>, à savoir : suivre les indicateurs de performance dans un <strong>tableau de bord</strong> et mesurer l&rsquo;atteinte des objectifs de sécurité, réaliser des <strong>audits internes</strong> sur les périmètres à forts enjeux afin d&rsquo;identifier les écarts entre les pratiques et les exigences de la norme et du référentiel du SMSI.<strong> </strong>Enfin, assurer la ou les premières <strong>revues de direction</strong> pour présenter les résultats du SMSI, valider les orientations et prendre les décisions pour traiter les non-conformités et opportunités d&rsquo;amélioration continue (agenda prévu par la norme)</li>
<li><strong>3.5 &#8211; Piloter l’amélioration continue du </strong>SMSI jusqu’à l’audit externe : au fur et à mesure des incidents, des résultats du tableau de bord et de ceux des audits internes, l’OSE identifie les <strong>non-conformités résiduelles et détecte les opportunités d’amélioration continue</strong> à faire valider par l’équipe SMSI</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"><strong>4 &#8211; Audit externe : </strong>c’est l’évaluation décisive pour l’obtention de la certification. Cette étape se décompose de façon prévisible en 3 actions : <strong>préparer les équipes </strong>à l’audit externe, <strong>participer à l’audit externe et… obtenir la certification !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’audit externe est mené par un organisme de certification qui examine, sur la base des référentiels de la <strong>loi NIS belge (Loi 2019-04-07/15),</strong> <strong>de la norme ISO 27001</strong>, de la <strong>PSI</strong> et de la <strong>DdA </strong>validée par l’OSE,<strong> </strong>que les pratiques et la documentation sont bien conformes aux exigences indiquées et effectivement appliquées selon le principe de l&rsquo;amélioration continue des systèmes de management.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous en savez désormais plus sur la Loi NIS belge et la norme ISO 27001, on espère que vous vous sentez plus armé pour mettre en oeuvre votre SMSI. Dans un prochain article, vous découvrirez <strong>quelques conseils issus de nos retours d&rsquo;expérience pour réussir votre certification ISO 27001</strong> <strong>et la maintenir </strong>dans la durée.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/05/ose-belges-comment-reussir-votre-mise-en-conformite-nis-et-obtenir-votre-certification-iso-27001/">OSE belges : comment réussir votre mise en conformité NIS et obtenir votre certification ISO 27001 ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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		<item>
		<title>Directive européenne NIS : quelles mesures de sécurité pour les opérateurs de services essentiels en France ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2018/11/nis-mesures-securite-ose/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicol4sVanThieghem]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Nov 2018 00:12:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Compliance]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[NIS]]></category>
		<category><![CDATA[OSE]]></category>
		<category><![CDATA[Règlementation]]></category>
		<category><![CDATA[sectoral regulations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis notre précédent article, deux événements majeurs ont concrétisé la transposition de la directive européenne NIS en France. Tout d’abord, fin septembre 2018 a été publié l’arrêté fixant les règles de sécurité et délais à respecter par les opérateurs de...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Depuis <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2018/09/bilan-directive-nis/">notre précédent article</a>, deux événements majeurs ont concrétisé la transposition de la directive européenne NIS en France.</em></p>
<p><em>Tout d’abord, fin septembre 2018 a été publié l’arrêté fixant les <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000037444012">règles de sécurité et délais</a> à respecter par les opérateurs de service essentiels (OSE) sur leurs SI essentiels (SIE).</em></p>
<p><em>Ensuite, le 9 novembre 2018 les dernières notifications ont été envoyées par l’ANSSI à une <a href="https://www.ssi.gouv.fr/actualite/directive-nis-lanssi-accompagne-les-premiers-operateurs-de-services-essentiels/">première vague d’Opérateurs de Services Essentiels</a>, portant ainsi le nombre d’OSE à 122, chiffre qui sera amené à augmenter dans les mois et années à venir.</em></p>
<p><em>C’est donc l’occasion de décrypter la NIS dans sa déclinaison française, d’identifier les principales exigences émises par l’ANSSI et sous quels délais celles-ci devront être respectées par les OSE.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Des règles majoritairement inspirées de la LPM</h2>
<p>La directive NIS demande à chaque Etat de définir et d’imposer le respect des bonnes pratiques de sécurité aux OSE et FSN. En France, c’est l’ANSSI qui a été responsable de cette définition, à l’instar de la LPM. Il est donc légitime de se demander dans quelle mesure les règles NIS sont alignées sur les règles LPM.</p>
<p>Des différences de forme sont tout d’abord à noter : <strong>les règles NIS sont au nombre de 23</strong> réparties au sein de 4 chapitres (Gouvernance, Protection, Défense, Résilience), contre 20 pour la LPM sans chapitre particulier. Ensuite, ces règles ont été publiées au sein d’un <strong>unique arrêté trans-sectoriel</strong>, alors que la LPM avait mené à la publication d’un arrêté par secteur d’activité. Autre différence, <strong>les délais de mise en application des règles NIS sont communs à tous les secteurs et sont publics</strong>, là où les délais pour la LPM varient selon les secteurs et sont en diffusion restreinte.</p>
<p>Néanmoins, les règles NIS restent <strong>fortement inspirées</strong> (voire pour certaines intégralement reprises) des règles LPM : cartographie, configuration des composants, filtrage, comptes d’administration, SI d’administration, identification, droits d’accès, maintien en conditions de sécurité, journalisation, corrélation et analyse de journaux, réponse aux incidents de sécurité, traitement des alertes et également gestion de crise.</p>
<p>De <strong>nouvelles règles</strong> font leur apparition ; les règles relatives aux analyses de risques et aux audits de sécurité étaient en fait incorporées dans la règle LPM relative à l’homologation. La règle relative à la sécurité physique et environnementale est quant à elle une réelle nouveauté. De même, certaines règles existantes font l’objet de <strong>précisions</strong> sans pour autant apporter de modifications structurantes, notamment pour encadrer la façon de traiter certains cas particuliers (SIE exposé sur Internet, etc.).</p>
<p>Finalement, les principales différences portent sur l’<strong>assouplissement de certaines règles</strong> :</p>
<ul>
<li>Indicateurs : les trois thématiques retenues par les règles LPM sont maintenues par les règles NIS (maintien en conditions de sécurité, droits d’accès / authentification et administration des ressources), mais <strong>le nombre d’indicateurs total passe de 10 à 6</strong>.</li>
<li>Détection : l’obligation d’utiliser des sondes qualifiées et opérées par un prestataire qualifié PDIS est remplacée par l’utilisation de <strong>sondes opérées conformément au référentiel PDIS, sans obligation de qualification</strong></li>
<li>De manière générale, les règles NIS <strong>n’imposent pas le recours à des prestataires dûment qualifiés</strong> PASSI (Prestataire d’Audit de la Sécurité des Systèmes d’Information), PDIS (Prestataire de Détection d’Incidents de Sécurité) ou PRIS (Prestataire de Réponse aux Incidents de Sécurité) mais recommandent de s’inspirer des bonnes pratiques que ces référentiels définissent.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-11423 media-11423" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-11423 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image-1.png" alt="" width="697" height="716" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image-1.png 697w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image-1-186x191.png 186w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image-1-38x39.png 38w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image-1-32x32.png 32w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image-1-30x30.png 30w" sizes="auto, (max-width: 697px) 100vw, 697px" /></figure>
<p style="text-align: center;"><em>Figure </em><em>1</em><em> : 80% de similarités entre les règles LPM et les règles NIS en France</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les règles NIS, malgré des différences de forme, sont donc globalement similaires à celles de la LPM, ce qui n’est pas surprenant puisqu’elles répondent au même objectif, celui de renforcer le niveau de sécurité des acteurs nationaux clés.</p>
<figure id="post-11417 media-11417" class="align-none"></figure>
<h2 id="post-11413 media-11413" class="align-none">Un planning de mise en conformité ambitieux</h2>
<h3>Des actions concrètes à réaliser très rapidement</h3>
<p>Les délais de mise en application sont publics. Concrètement, les premières actions attendues de chaque OSE après sa désignation sont les suivantes :</p>
<ul>
<li>Dans un délai de 2 mois, identification du <strong>correspondant auprès de l’ANSSI</strong> et communication de ses coordonnées</li>
<li>Dans un délai de 3 mois,<strong> identification des SIE (Systèmes d’Information Essentiels) et transmission de la liste à l’ANSSI</strong>. Si le premier réflexe est souvent de vouloir définir le périmètre le plus restreint possible, et ainsi limiter les impacts, il faut garder à l’esprit que l’application partielle de certaines règles peut devenir un véritable casse-tête en raison de l’imbrication des SIE avec le reste du SI.</li>
<li>Dans un délai de 3 mois, mise en place du <strong>processus de traitement des alertes</strong>. Objectif : se mettre rapidement en capacité de recevoir les alertes de l’ANSSI et savoir réagir en conséquence.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h3>2 ans pour se mettre en conformité et réaliser l’homologation la 3<sup>ème</sup> année.</h3>
<p>Pour l’ensemble des autres règles, les délais sont tout aussi précis et ambitieux :</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-11421 media-11421" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-11421 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image1.png" alt="" width="1633" height="1258" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image1.png 1633w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image1-248x191.png 248w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image1-768x592.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image1-51x39.png 51w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image1-156x121.png 156w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image1-155x120.png 155w" sizes="auto, (max-width: 1633px) 100vw, 1633px" /></figure>
<p style="text-align: center;"><em>Figure </em><em>2</em><em> : règles NIS, 2 ans pour se mettre en conformité et une année supplémentaire pour l’homologation</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p><em>En synthèse, il est important pour les entreprises notifiées d’anticiper dès la phase de cadrage que la mise en conformité NIS va amener des chantiers avec des investissements financiers et humains parfois conséquents. Notamment, les chantiers qui traiteront du « SI Administration », de « l’Homologation », ou encore les chantiers d’urbanisme nécessaires pour le cloisonnement des SIE, etc.</em></p>
<p><em>Autant de sujets qui bénéficieront de la maturité du marché impulsée depuis plusieurs années entre autres par la LPM.</em></p>
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		<title>Directive NIS : quels enjeux et comment s’y préparer ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2017/08/nis-comment-sy-preparer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[C8ndiceDubois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Aug 2017 16:09:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Compliance]]></category>
		<category><![CDATA[législation]]></category>
		<category><![CDATA[NIS]]></category>
		<category><![CDATA[OSE]]></category>
		<category><![CDATA[Risque]]></category>
		<category><![CDATA[sectoral regulations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 6 juillet 2016 entrait en vigueur la directive NIS (Network and Information Security). Alors que l’on arrive à moins d’un an de la date limite pour la transposition de la directive (9 mai 2018), elle fait de plus en...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le 6 juillet 2016 entrait en vigueur la <strong>directive NIS</strong> (Network and Information Security). Alors que l’on arrive à <strong>moins d’un an de la date limite pour la transposition</strong> de la directive (9 mai 2018), elle fait de plus en plus parler d’elle. Mais quelles obligations cette directive introduit-elle ?</em></p>
<h2>La directive NIS : un texte majeur</h2>
<p>Au niveau national, la directive requiert notamment l’établissement d’une stratégie cybersécurité et la mise en place d’un CSIRT ainsi que d’une autorité en charge de ces sujets. Pour les entreprises, elle introduit deux volets d’obligation pour deux types d’acteurs :</p>
<ul>
<li>Les <strong>Opérateurs de Services Essentiels</strong> doivent mettre en œuvre des <strong>mesures techniques et organisationnelles</strong> pour gérer les risques menaçant la sécurité des réseaux et et des systèmes d’information</li>
<li>Les<strong> Fournisseurs de Services Numériques</strong> sont tenus de notifier les incidents de sécurité à l’autorité compétente</li>
</ul>
<figure id="post-9945 media-9945" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-9945 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/08/image-NIS.png" alt="" width="1067" height="312" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/08/image-NIS.png 1067w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/08/image-NIS-437x128.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/08/image-NIS-768x225.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/08/image-NIS-71x21.png 71w" sizes="auto, (max-width: 1067px) 100vw, 1067px" /></figure>
<figure id="post-9932 media-9932" class="align-none"></figure>
<figure id="post-9934 media-9934" class="align-none"></figure>
<h2>La nécessité d&rsquo;orientations fortes et communes</h2>
<p>La directive NIS est le <strong>pendant sécurité de la <a href="https://ec.europa.eu/commission/priorities/digital-single-market_fr">stratégie européenne du Marché Unique Numérique,</a></strong> lancée en 2015, qui vise à faire du numérique un moteur de la croissance : la confiance des entreprises et des consommateurs est indispensable pour ce projet, car sans confiance, pas de croissance !</p>
<p>Les pays européens sont de plus en plus dépendants du numérique et des systèmes d’information, et leurs réseaux sont de plus en plus reliés. Et <strong>cette interconnectivité fait leur force comme leur faiblesse</strong>, puisque le niveau de sécurité d’un système d’information est équivalent à celui de son point le plus faible.</p>
<p>Or, on observe une très forte hétérogénéité entre les Etats Membres au regard de ces enjeux, étant donné que la prise en charge de la cybersécurité se faisait jusqu’ici au niveau national.</p>
<p>C’est à ce <strong>risque systémique</strong> que l’Europe cherche à remédier avec la directive NIS. Il s’agit de la première législation européenne régissant les pratiques cybersécurité de façon cross-sectorielle.</p>
<p>Elle se démarque des textes spécifiques à une problématique particulière, tels que le GDPR. Souvent associé à la directive NIS, il n’a pourtant pas les mêmes objectifs puisqu’il se concentre sur le seul périmètre de la protection des données personnelles tandis que la directive vise à assurer un certain niveau de cybersécurité via la définition de standards de sécurité et la notification des incidents (qu’ils touchent à des données personnelles ou non). Reste qu’une cyber-attaque mettra souvent en jeu les deux domaines, et qu’il fait donc sens de ne pas considérer ces deux textes séparément lors de la mise en conformité.</p>
<figure id="post-9945 media-9945" class="align-none"></figure>
<h2>Un processus de transposition déjà engagé</h2>
<p>Le texte étant une directive et non un règlement, il est nécessaire que chaque Etat Membre transpose ces orientations dans son cadre législatif national.</p>
<p>De nombreux pays ont déjà annoncé des premières mesures s’inscrivant dans le cadre de la directive :</p>
<ul>
<li>Le <strong>Royaume-Uni</strong> a confirmé son intention de transposer le texte malgré le Brexit ; le montant des pénalités prévues dans le texte vient d’être communiqué et <a href="https://www.gov.uk/government/news/new-fines-for-essential-service-operators-with-poor-cyber-security">celles-ci sont particulièrement importantes</a></li>
<li>La <strong>Pologne</strong> a annoncé l’ouverture d’un nouveau centre national dédié à la cybersécurité (NC Cyber) ;</li>
<li>La <strong>Belgique</strong> a présenté six mesures phares pour renforcer la cybersécurité, à la suite de WannaCry, cyberattaque mondiale qui a paralysé de nombreuses entreprises le mois dernier ;</li>
<li>La <strong>République Tchèque</strong> a amendé sa loi cybersécurité pour prendre un compte plus de secteurs critiques et se conformer aux exigences de la directive ;</li>
<li>L’<strong>Italie</strong> a révisé son Plan National pour la Cyber Protection et la Sécurité Digital, en accord avec les orientations données par la directive ;</li>
<li>La <strong>Croatie</strong> a mis en place un groupe de travail pour préciser les modalités de transposition de la directive ;</li>
<li>La <strong>Suède</strong> a d’ores et déjà fourni des détails sur la transposition, tels que l’ordre de grandeur des pénalités applicables, ou encore les entités responsables de la mise en œuvre.</li>
</ul>
<p>Sur un certain nombre d’aspects, le <strong>texte est très peu directif</strong> et fixe des objectifs sans imposer de moyens. Il est du ressort de <strong>chaque pays de travailler à l’interprétation</strong> et de définir des mesures plus concrètes permettant l’atteinte de ces objectifs.</p>
<p>L’enjeu est donc d’<strong>atténuer l’hétérogénéité</strong> entre les pays européens et de parvenir à lisser le niveau de cybersécurité en limitant les écarts trop importants, afin de réduire la complexité de mise en conformité pour les acteurs présents dans plusieurs pays.</p>
<p>Pour ce faire, une collaboration structurée s’organise à l’échelle de l’UE :</p>
<ul>
<li>Une <strong>révision du mandat de l’ENISA</strong>, l’agence européenne en charge de la sécurité des réseaux et de l’information, est à l’étude, avec entre autres l’objectif de lui donner la latitude nécessaire à l’accomplissement des missions relatives à la directive ;</li>
<li>Un <strong>Groupe de Coopération</strong>, composé de représentants nationaux ainsi que de l’ENISA et la Commission Européenne, donnera des orientations stratégiques ;</li>
<li>Un <strong>réseau de CSIRT</strong> s’organise aussi, et sera en mesure d’assurer la communication et l’échange de bonnes pratiques, ainsi que d’appuyer les Etats Membres pour les sujets relatifs à la directive.</li>
</ul>
<h2>Comment se préparer à l&rsquo;arrivée de la directive ?</h2>
<p>Concrètement, comment anticiper dès maintenant ce nouveau texte et quel plan d’actions déployer ? Cela dépend en pratique du type de structure (OSE ou FSN).</p>
<p>Concernant les <strong>fournisseurs de service numériques (FSN)</strong>, une approche harmonisée est requise : les Etats Membres ne peuvent pas imposer d’autres exigences liées à la sécurité ou aux notifications, et en ce sens, la directive se rapproche d’un règlement pour ce type d’acteur. Cette singularité par rapport aux OSE provient du caractère transfrontalier de leurs activités et du fait que beaucoup sont des entreprises étrangères non implantées sur le territoire européen, qui devront désigner un représentant basé dans un Etat Membre pour être l’interlocuteur attitré concernant les questions liées à NIS (Article 18 de la directive). Il est donc essentiel que chaque pays impose les mêmes obligations, dans l’objectif d’éviter que le choix du pays d’implantation ne soit orienté par ce critère.</p>
<p>Les obligations pour les FSN sont d’ailleurs un peu moins contraignantes : par exemple, ils ne sont dans l’obligation de notifier un incident que s’ils ont accès aux informations nécessaires pour évaluer son impact au regard des critères définis dans la directive (Article 16).</p>
<p><strong>D’ici le 9 août prochain, la Commission Européenne publiera les actes d’exécution</strong> et il sera alors possible de commencer le processus de mise en conformité.</p>
<p>Pour les Opérateurs de Services Essentiels (OSE), en France, il y a deux principaux cas de figure.</p>
<p>D’abord, les <strong>opérateurs déjà identifiés comme OIV</strong>, opérateurs d’importance vitale, dans le cadre de la Loi de programmation militaire française (LPM). Pour eux, l’enjeu de mise en conformité est moins significatif, puisque la LPM introduit déjà de nombreuses obligations ; la directive n’en introduira probablement pas de plus exigeantes. Quelques éléments tels que le reporting pourraient être à adapter, mais il n’y a <strong>pas de changement majeur à prévoir</strong>.</p>
<p>Toutefois le périmètre de la directive est susceptible d’être plus large que celui de la LPM, et certains <strong>opérateurs des secteurs critiques définis par chaque Etat</strong> devront alors commencer leur mise en conformité. Les Etats Membres ont jusqu’à novembre 2018 pour désigner les OSEà partir des critères définis dans le texte. La liste des opérateurs désignés sera ensuite passée en revue par la Commission Européenne en mai 2019.</p>
<p>Les structures concernées devront ensuite mettre en place une <strong>veille juridique</strong> pour suivre l’évolution du processus de transposition, puisque pour les OSE, les Etats Membres sont en droit d’imposer des mesures allant au-delà du socle commun défini par la directive.</p>
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<p><em>Beaucoup de chantiers restent maintenant à mener par les Etats Membres : spécification des mesures de sécurité à mettre en place, définition des procédures de notification, sanctions applicables, sans oublier la désignation des secteurs critiques et des OES par chaque pays. </em></p>
<p><em>On assiste ainsi à un <strong>véritable renouveau du paysage législatif de la cybersécurité en Europe </strong>visant avant tout à homogénéiser le niveau de sécurité des SI entre états membres, dont il sera intéressant de suivre l’évolution.</em></p>
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