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	<title>Senior Manager</title>
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	<description>Le blog cybersécurité des consultants Wavestone</description>
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	<title>Senior Manager</title>
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		<title>Saga 3/3 : La sécurité des véhicules connectés, les réponses pour une transformation nécessaire !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anthony di Prima]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Oct 2019 07:28:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Manufacturing & Industry 4.0]]></category>
		<category><![CDATA[automotive cybersecurity]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Si la sécurité physique des passagers et de leur environnement est aujourd’hui une composante fondamentale du monde automobile, la cybersécurité commence elle aussi à être mise en lumière, notamment depuis la publication des travaux initiés par Charlie MILLER et Chris...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2019/10/saga-33-voiture-connectee/">Saga 3/3 : La sécurité des véhicules connectés, les réponses pour une transformation nécessaire !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Si la sécurité physique des passagers et de leur environnement est aujourd’hui une composante fondamentale du monde automobile, la cybersécurité commence elle aussi à être mise en lumière, notamment depuis la publication <a href="https://www.wired.com/2015/07/hackers-remotely-kill-jeep-highway/">des travaux initiés par Charlie MILLER et Chris VALASEK</a><strong>.</strong></em></p>
<p>Le <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2018/05/saga-13-voiture-connectee/">développement rapide du véhicule autonome et connectée</a> indique qu’il est urgent de mettre en œuvre des mesures pour réduire le <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2018/09/saga-23-voiture-connectee/">risque cyber</a>.</p>
<p>Dans un premier temps, ces mesures consistent à adapter des concepts de cybersécurité connus et maitrisés tout en s’adaptant à un environnement nouveau, dans un contexte marché ultra-concurrentiel et confronté à des usagers de plus en plus exigeants.</p>
<p>Dans un second temps, il s’agit de mettre sous contrôle des systèmes critiques intelligents, interactifs, et ce en temps réel afin de se prémunir d’attaques évolutives, de plus en plus sophistiquées et difficiles à anticiper.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Des concepts de cybersécurité connus… mais qui doivent tenir compte des contraintes propres aux systèmes embarqués</h2>
<p>La course à l’innovation autour du véhicule connecté conduit à la mise en œuvre de plus en plus de services, ce qui augmente le niveau d’exposition du véhicule à de nombreuses menaces – <strong>adeptes du car tuning</strong>, <strong>hacktivistes, organisations criminelles, gouvernements etc.</strong></p>
<p>La mise sur le marché de nouveaux modèles de véhicules pourrait être conditionnée par sa capacité à se protéger des cybermenaces. En effet cette protection pourra s’appuyer sur des incontournables de la cybersécurité tels que : <strong>la gestion des identités et des accès</strong> (authentification forte, infrastructure PKI&#8230;), <strong>la segmentation des réseaux</strong> et le regroupement par actifs critiques (Firewall, Gateway…), <strong>le chiffrement</strong> des données et des communications (via un réseau Ethernet, des environnements d’exécution protégés), <strong>la détection et la supervision </strong>des composants critiques (SIEM embarqué, sonde de sécurité IPS/IDS…).</p>
<p>Contrairement à un système d’information d’entreprise, un véhicule connecté est un produit contenant un système pouvant s’apparenter à un <strong>système d’information à espace fini, à prix fixe et en mouvement</strong>. Autant de contraintes différentes de celles d’un SI classique qui complexifient sa sécurisation. Celle-ci doivent être prises en compte au plus tôt, dès la phase de conception du véhicule :</p>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Le coût du véhicule</strong> – Des solutions cybersécurité connues certes, mais qui doivent néanmoins s’intégrer dans un système initialement mécanique/électronique où le coût de chaque pièce doit être justifié afin de ne pas trop augmenter le Prix de Revient à la Fabrication (PRF). L’important étant de <strong>maintenir un équilibre coût/risques acceptable</strong> pour garantir la sécurité de l’usager.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>La dimension et le poids du véhicule</strong> – L’encombrement et le poids sont les deux principaux ennemis des solutions de transport. L’intégration de composants embarqués et de modules de cybersécurité supplémentaires peut amener à une <strong>modification des architectures physiques</strong> des véhicules. Mais l’évolution d’un véhicule n’est pas aussi aisée que celle d’un système d’information classique ; au vu du contexte une <strong>approche modulaire</strong> permettant l’ajout de capacité hardware dès la phase de conception pourrait être envisagée.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>La capacité de calcul en temps réel</strong> – Selon la criticité des composants du véhicule, il pourra être décidé d’y sécuriser certaines communications (via chiffrement, signature). Une analyse fine et une priorisation des échanges à protéger sont préconisées, les <strong>mécanismes de cryptographie</strong> étant très <strong>consommateurs en ressources et puissance de calculs</strong>.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>L’expérience utilisateur</strong> – Les constructeurs automobiles ont toujours cherché à développer le concept de <strong>confort et de plaisir de la conduite</strong>. L’intégration de la cybersécurité dans le véhicule ne doit pas aller à l’encontre de ce principe et nombre d’utilisateurs ne sont probablement pas prêts à accepter la cybersécurité au détriment de leur expérience de conduite. Ainsi, il paraît difficilement envisageable de demander à un conducteur d’entrer un mot de passe à chaque démarrage du véhicule, encore moins de configurer un nouvel utilisateur pendant plusieurs minutes à chaque fois qu’il prête son véhicule. Les problématiques de cybersécurité permettent <strong>d’identifier de nouveaux usages</strong> et de se positionner au service de l’expérience utilisateur. Cela peut conduire au <strong>développement de solutions innovantes</strong> comme l’authentification de l’usager via smartphone ou la délégation de droits d’accès au véhicule via une application.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>La mobilité et la connectivité</strong> – La détection d’incidents et la supervision des composants critiques du véhicule nécessitent une disponibilité et une remontée des logs en continue.  Sachant qu’un véhicule en mouvement peut être amené à se retrouver dans une zone à couverture réseau limitée (voir nulle), ces problématiques de connectivité amènent à concevoir des <strong>systèmes de supervision et détection</strong> <strong>directement intégrés au véhicule</strong>. De manière générale, face à la perte de connectivité, <strong>la résilience</strong> doit être généralisée à l’ensemble des fonctions (cyber ou non) du véhicule.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Le cycle de vie</strong> – La durée de vie peut varier d’un véhicule à l’autre, historiquement basée sur l’usure mécanique que subissent les voitures. Désormais le véhicule c’est aussi un ensemble de composants électroniques et de services qui doivent <strong>s’adapter à un cycle de vie long</strong>. Chaque système et solution informatique incorporés au véhicule doivent être conçus pour fonctionner et être supportés dans la durée. Le défi que devront relever les constructeurs est de <strong>contrôler l’obsolescence et maintenir en condition opérationnelle</strong> leur parc automobile. Le développement des systèmes de <strong>mise à jour Over-The-Air (OTA)</strong> deviendra une nécessité pour le déploiement des patchs et correctifs de sécurité.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-12172 media-12172" class="align-none"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter wp-image-12172 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2019/10/Image1-2.png" alt="" width="1286" height="547" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2019/10/Image1-2.png 1286w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2019/10/Image1-2-437x186.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2019/10/Image1-2-768x327.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2019/10/Image1-2-71x30.png 71w" sizes="(max-width: 1286px) 100vw, 1286px" /></figure>
<p style="text-align: center;"><em>Les principaux enjeux de cybersécurité</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>La (cyber)sécurité des véhicules n’est pas qu’une affaire de solutions techniques</h2>
<h3>Convergence de l’ingénierie automobile et du digital</h3>
<p>Le <strong>croisement des univers de l’ingénierie et du service</strong> devient un sujet prioritaire chez les constructeurs automobiles, provoquant certains changements dans leur cœur de métier. La <strong>gouvernance</strong> doit évoluer en prenant en compte un certain nombre d’actions indispensables à la sécurisation de leurs véhicules et plateformes de services.</p>
<p>Il est important de s’assurer que la cybersécurité soit pensée et intégrée dans l’ensemble des étapes du projet tout en disposant des ressources et compétences nécessaires.</p>
<p>La mise en circulation d’un véhicule impose aussi de gérer lors de cette phase des problématiques de maintien en condition opérationnelle et de sécurité des systèmes développés, qu’ils soient embarqués ou débarqués (plateforme de services connectés). Ainsi les constructeurs opèrent dans un environnement qui les positionne, à la fois, en <strong>fournisseur de produit mais aussi de services automobiles</strong>.</p>
<p>On constate que le temps moyen de développement et d’intégration d’un véhicule est d’environ 3 à 5 ans, là où il faut quelques mois pour développer et mettre en production un nouveau service (connecté).</p>
<p>De fait, pour faire face à un marché toujours plus concurrentiel ; les architectures développées du véhicule doivent être en capacité de supporter l’approvisionnement régulier de nouveaux services tout au long du cycle de vie. Il sera nécessaire de garantir un maintien du niveau de sécurité, de sureté et de qualité du véhicule.</p>
<p>Ainsi, on peut logiquement s’attendre à une t<strong>ransformation des scénarios de développement et d’intégration</strong>, avec un véhicule qui voit sa plateforme devenir plus modulaire, plus évolutive pour réduire ce fameux « time-to-market ». Les services quant-à-eux se verront soumis à un développement Agile avec un temps de mise en production plus flexible afin que les mondes de l’ingénierie et du service soient de nouveau « synchronisés » et puissent travailler en synergie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Le ruissellement de la cybersécurité des constructeurs aux fournisseurs</h3>
<p>La <strong>question de la responsabilité en cas d’accident lié à une cyber attaque ou à un incident système devient également un sujet urgent à adresser</strong>. En effet, par défaut la responsabilité de l’accident serait attribuée au système assurant le déplacement sécurisé de la voiture. Le constructeur automobile, créateur du système, devrait en assumer la défectuosité (conformément à la partie responsabilité du fait des produits défectueux issu de la loi n°98-389 du 19 mai 1998). C’est pourquoi les constructeurs (ou OEMs – Original Equipment Manufacturer) auront la responsabilité de s’assurer que les fournisseurs de rang 1 (Tiers-1) et plus, s’engagent eux aussi dans une démarche d’intégration de la cybersécurité dans les produits fournis. La sécurité de bout-en-bout du véhicule ne pourra être assurée que par la déclinaison d’exigences de sécurité sur l’ensemble de la chaine fournisseur., intégrées dans les cahiers des charges, renforcées au sein des contrats et vérifiées à la livraison.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>La problématique de la cybersécurité dans l’écosystème automobile est prise très au sérieux par les instances internationales et plus particulièrement par la Commission Economique pour l&rsquo;Europe des Nations Unies qui entend faire de la nouvelle norme, l’ISO/SAE 21434, une base commune de référence que l’ensemble des acteurs de cet écosystème devront respecter. Cette norme encore en cours d’élaboration fera l’objet d’un prochain article.</em></p>
<p><em> </em></p>
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		<title>Normes, standards et réglementations : de réels leviers pour la sécurisation des SI Industriels ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2015/04/normes-standards-et-reglementations-de-reels-leviers-pour-la-securisation-des-si-industriels/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anthony di Prima]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2015 07:30:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La sécurité des Systèmes d’Information Industriels (SII) n’est pas un problème nouveau et diverses initiatives, provenant d’agences gouvernementales, d’organismes de standardisation ou d’organisations sectorielles, ont eu pour objectif d’établir des documents de référence en la matière. Une multitude de textes...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>La sécurité des Systèmes d’Information Industriels (SII) n’est pas un problème nouveau et diverses initiatives, provenant d’agences gouvernementales, d’organismes de standardisation ou d’organisations sectorielles, ont eu pour objectif d’établir des documents de référence en la matière.</em></p>
<h2>Une multitude de textes</h2>
<p>La liste est longue, c’est pourquoi il conviendra de s’appuyer sur le (ou les) référentiel(s) le(s) plus adapté(s) : secteur, niveau de criticité de son installation. À ce titre, le <a href="http://www.clusif.asso.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CLUSIF</a>, par l’intermédiaire du groupe de travail sur la sécurité des systèmes industriels, animé notamment par Solucom, a publié un panorama des référentiels en la matière. Pas moins d’une cinquantaine de documents ont été analysés et des fiches de lecture permettent d’en avoir une vision synthétique. Les documents ont été répertoriés et catégorisés : des plus introductifs aux plus exhaustifs, allant de quelques pages à plus d’un millier, le guide du CLUSIF précise à quels lecteurs ils sont le plus adaptés (filières SSI ou SII, concepteur/intégrateur/mainteneur).</p>
<p>Les objectifs de ces référentiels sont multiples. Ils peuvent être utilisés comme un véritable outil pour réaliser des audits de sites, définir sa stratégie et les actions associées ou plus simplement évaluer son degré d’alignement et de conformité au standard retenu. De tous, l’IEC 62443 est sans doute le référentiel le plus connu du milieu et propose de nombreux guides qui tentent d’adresser l’ensemble des pans de la sécurité de ces SI. L’ISO a également apporté sa pierre à l’édifice avec la récente norme ISO 27019.</p>
<p>Les États publient également des guides nationaux. Au Royaume-Uni, le <a href="http://www.cpni.gov.uk/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CPNI</a> (Center for the Protection of National Infrastructure) propose plusieurs guides thématiques autour de la sécurité des SI industriels. Aux États-Unis, plusieurs entités (DHS, DoE…) ont élaboré des guides sectoriels. Enfin en France, l’ANSSI a également publié ses propres guides.</p>
<p>Certains secteurs ont apporté une réponse propre à leurs spécificités respectives comme l’AIEA qui propose son guide pour les installations nucléaires ou encore le NERC CIP qui oblige les différents opérateurs électriques à être conformes à ses standards.</p>
<h2>La réglementation : arme d’amélioration massive de la sécurité ?</h2>
<p>Cette abondance de littérature montre qu’il n’y a pas de réel consensus en la matière aujourd’hui. De plus, l’application des bonnes pratiques édictées dans ces documents ne reste finalement qu’un acte de volontariat de la part des entités concernées. Comme cela est souvent le cas, l’adoption de pratiques généralisées passe par la mise en place d’une réglementation (SEVESO par exemple). Et c’est bien ce qu’envisage l’État français au travers de la LPM (<a href="http://www.senat.fr/dossier-legislatif/pjl12-822.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Loi de Programmation Militaire</a>) : rendre obligatoire l’adoption de certaines mesures de cybersécurité pour les OIV.</p>
<p>Mais ces avancées françaises ne doivent pas faire oublier la nécessité d’une approche plus globale, a minima européenne. En effet, au-delà des mesures organisationnelles et techniques, La LPM prévoit également le recours à des produits labellisés. Il ne s’agit là que d’un schéma franco-français. Les efforts requis pour obtenir cette labélisation peuvent apparaître comme un frein pour des constructeurs/éditeurs à portée internationale. Avoir une reconnaissance européenne ou internationale de la sécurité de leur produit est donc un élément déterminant et qui aboutira à un réel retour sur investissement.</p>
<p>Dans ce domaine, des directives européennes sont également attendues, en particulier celle dédiée à la sécurité des réseaux et des infrastructures (NIS). Elles légitimeront davantage les initiatives sur le territoire français. L’ENISA a d’ailleurs publié les bases d’un schéma de certification de la sécurité des Smart Grid à portée européenne. Avec une approche progressive, ce que tend à faire l’État français, la réglementation obtiendra l’adhésion des industriels. La tendance va vers une adaptation des mesures avec une personnalisation opérateur par opérateur sans pour autant s’éloigner d’une cible ambitieuse. La publication prochaine des décrets d’application, puis des arrêtés de la LPM, permettra de le vérifier.</p>
<p>Enfin, pour ceux qui ne sont pas immédiatement concernés en tant qu’opérateur critique, nul doute qu’ils bénéficieront de l’élan global de ces démarches et pourront bien évidement s’en inspirer en complément des guides, normes et standards déjà existants.</p>
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		<item>
		<title>Architecture de sécurité des SI Industriels : de la théorie à la pratique</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2015/01/architecture-de-securite-des-si-industriels-de-la-theorie-la-pratique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anthony di Prima]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2015 07:50:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
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		<category><![CDATA[SI industriel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les architectures des SI Industriels s’alignent souvent sur le modèle ISA 95. Si cet alignement est surtout motivé par le besoin d’optimiser en continu les procédés industriels, il n’est pas sans risque du point de vue de la sécurité. Alors...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les architectures des SI Industriels s’alignent souvent sur le modèle ISA 95. Si cet alignement est surtout motivé par le besoin d’optimiser en continu les procédés industriels, il n’est pas sans risque du point de vue de la sécurité. Alors que les installations industrielles doivent faire face à de nombreux risques, en particulier humains et environnementaux, orchestrer leur ouverture au SI de l’entreprise voire à internet les expose à des menaces plus nombreuses et virulentes.</p>
<h2>Cloisonnement et segmentation : standards et réglementations se mettent d’accord</h2>
<p>Pour traiter ces risques, trois méthodologies issues de l’IEC 62443, du NIST SP-800-82 et du guide de l’ANSSI, sont usuellement retenues.</p>
<p>L’IEC 62443 (ISA99) a établi les concepts de « zones » et de « conduits » avec pour chacun un niveau de sécurité (Security Level – SL) et des règles bien spécifiques. Le découpage en zones peut s’établir d’un point de vue physique (bâtiment, atelier) ou logique (répartition par processus industriel ou par fonction).</p>
<p>Toutes les zones communiquent entres elles par un conduit et peuvent également être imbriquées, dans une logique de défense en profondeur. Selon le niveau de criticité des zones et des conduits, des règles de sécurité sont définies et peuvent être plus ou moins restrictives. La détermination du niveau de sécurité d’une zone (ou d’un conduit) s’effectue au travers d’une analyse de risque. Concrètement, il correspond au niveau de robustesse des mesures de sécurité à implémenter permettant de faire face à des menaces plus ou moins évoluées. Pour l’IEC, il s’agira de segmenter et d’isoler physiquement les SI Industriels des SI de gestion et aussi de cloisonner les systèmes critiques (systèmes de sûreté) des systèmes de conduite des procédés.</p>
<p>Le NIST, au travers de sa publication spé- ciale pour les systèmes industriels, expose de bonnes pratiques d’architectures sécurisées sans promouvoir un modèle en particulier. Il consacre un chapitre entier au thème de la sécurisation des architectures des SI Industriels. Il met en avant le cloisonnement entre SI de gestion et SI Industriels en proposant des architectures type à base de DMZ, de firewall voire de diode. De bonnes pratiques et une matrice de flux type sont même proposées avec un focus pour des flux plus spécifiques.</p>
<p>En France, l’ANSSI prévoit de catégoriser les SI Industriels en 3 classes distinctes selon leur criticité. Trois niveaux sont définis ; la détermination du niveau pour une installation s’effectue au travers de critères tels que connectivité, fonctionnalités, niveau d’exposition, attractivité pour un attaquant, vraisemblance et impacts en cas d’attaque. Pour chacune des classes, des règles plus ou moins strictes font émerger entre autres des principes forts d’architectures sécurisées. Cette démarche peut être itérative. Il est possible de découper l’installation industrielle en plusieurs zones et d’établir pour chacune d’elles son niveau de classe. Cela rejoint l’approche de l’IEC 62443 au détail près qu’ici, la méthodologie de l’ANSSI établit les niveaux de classe en priorité au regard des impacts pour la population, l’environnement et l’économie nationale sans se soucier de l’impact direct pour l’entreprise concernée.</p>
<p>Quelle que soit la méthodologie mise en œuvre, le constat final reste le même : segmentation et cloisonnement constituent des briques essentielles en vue de protéger les SI Industriels. Mais l’expérience montre que segmenter et cloisonner n’est pas toujours simple…</p>
<h2>Besoin métier et sécurité : la quadrature du cercle ?</h2>
<p>Dans bien des cas, on observe un besoin élevé de remonter vers le SI de gestion des données « procédé » en vue de les analyser. Et ce pour différentes raisons : calcul d’optimisation, calcul financier, supply chain, Big data…</p>
<p>Selon la méthode de l’ANSSI, une installation de classe 3 ne peut communiquer avec le SI de gestion que de façon unidirectionnelle via l’utilisation d’une diode. Mettre en œuvre ce genre de technologie peut parfois relever de l’impossible : impossibilité d’avoir du temps réel, incompatibilité des solutions d’historisation des données procédé… Dans ce cas, on découpera l’installation en sous-systèmes de façon à pouvoir lui attribuer différents niveaux de classe. Un sous-système de classe 2 peut communiquer de façon bidirectionnelle avec le SI de gestion, tandis que le sous-système le plus critique de classe 3 n’est autorisé à communiquer unidirectionnellement qu’avec ce sous-système de classe 2. Cette approche peut notamment être considérée pour les systèmes de sûreté.</p>
<p>Si dans certains cas cela peut sembler réaliste, c’est parfois beaucoup plus complexe. L’exemple d’installations s’appuyant sur des SNCC (Système Numérique de Contrôle Commande) montre que les systèmes de sûreté, ou Systèmes instrumentés de sécurité (SIS), peuvent être totalement imbriqués avec les systèmes de conduite : mutualisation des capteurs pour les automates de conduite et de sûreté, automates assurant à la fois des fonctions de conduite et de sûreté.</p>
<h2>Deux solutions opposées sont possibles</h2>
<p>Deux solutions extrêmes sont peut-être à envisager. La première consisterait à revoir un certain nombre de process supports associés au procédé industriel pour permettre un cloisonnement fort des SI Industriels vis-à-vis des SI de gestion. La deuxième serait de revenir à des solutions « moins connectées » : désimbrication totale du SIS, dédoublement des capteurs, automates / contrôleurs de sûreté dédiés et isolés, recours à la logique « câblée », automates et contrôleurs non « modifiables ». Ces deux solutions peuvent sonner comme un retour en arrière. Le meilleur compromis réside sans doute dans une approche plus souple, fondée sur le bon sens et une gestion réaliste du risque.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>SI industriel et sécurité : oser la transformation (partie 2)</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2014/04/industriel-securite-oser-transformation-partie-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anthony di Prima]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Apr 2014 19:29:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Manufacturing & Industry 4.0]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comment nous l&#8217;avons vu dans un précédent article, les SI industriels comportent des spécificités indispensables à prendre en compte avant de démarrer une démarche de sécurisation. Initier la démarche de sécurisation Avant d’entreprendre de grands chantiers de sécurité, il est...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2014/04/industriel-securite-oser-transformation-partie-2/">SI industriel et sécurité : oser la transformation (partie 2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comment nous l&rsquo;avons vu dans un précédent article, les SI industriels comportent des spécificités indispensables à prendre en compte avant de démarrer une démarche de sécurisation.</p>
<h2>Initier la démarche de sécurisation</h2>
<p dir="ltr" data-angle="0" data-font-name="g_font_138_0" data-canvas-width="182.8572562408447">Avant d’entreprendre de grands chantiers de sécurité, il est important de savoir d’où l’on part. Le SII est-il vulnérable ? Dans quelle mesure est-il ouvert sur l’extérieur ? Quel est son véritable niveau d’exposition face aux nouvelles menaces ?</p>
<p dir="ltr" data-angle="0" data-font-name="g_font_138_0" data-canvas-width="223.24004139804833">Trois approches différentes permettent de répondre à ces questions. L’audit « flash » sur les sites les plus sensibles ou ayant connu un incident récent, permet d’identifier rapidement les vulnérabilités et les zones non protégées. L’analyse de risques d’un processus industriel permet de son côté d’estimer les impacts financiers, humains et environnementaux en cas d’incident. Un bilan de conformité consiste quant à lui à demander à chaque site industriel d’évaluer son niveau de sécurité sur la base d’un questionnaire. Si cette dernière approche est moins concrète et fiable, elle permet d’avoir une vision globale plus rapidement. Il n’y a pas de chemin type : les trois approches peuvent être utilisées ou combinées. Elles doivent aussi être l’occasion de mobiliser la direction générale et les directions métiers dont l’engagement et l’implication dans la durée sont nécessaires.</p>
<h2 dir="ltr" data-angle="0" data-font-name="g_font_144_0" data-canvas-width="91.37205402374268">Mettre en place une filière sécurité des SI industriels</h2>
<p dir="ltr" data-angle="0" data-font-name="g_font_138_0" data-canvas-width="68.10209737586976">La mise en place d’une gouvernance globale de la sécurité des SII est essentielle pour augmenter le niveau de sécurité dans la durée. Cela passe par la nomination d’un Responsable de la sécurité des SII chargé de la définir, de la mettre en œuvre et de l’animer. Qu’il vienne du Métier, du monde de la DSI, de la sécurité SI ou du monde industriel (automatisme, sûreté, etc.), il doit être capable de jouer le rôle de facilitateur entre ces différentes sphères. La connaissance du métier industriel et les qualités humaines sont donc à privilégier lors de son identification plutôt qu’une expertise en sécurité. Son rattachement peut être à étudier en fonction du contexte de l’entreprise : s’il est courant qu’il fasse partie des équipes sécurité SI, il est parfois directement rattaché aux Métiers concernés.</p>
<p dir="ltr" data-angle="0" data-font-name="g_font_138_0" data-canvas-width="258.5978900356293">Le Responsable de la sécurité des SII pourra s’appuyer sur un réseau de correspondants qui se feront le relais de la stratégie et des actions sur les différents sites industriels. Il développera également des relations étroites avec des acteurs incontournables du SII :</p>
<div dir="ltr" data-angle="0" data-font-name="g_font_138_0" data-canvas-width="238.9612494039536">
<ul>
<li>les chefs de projets industriels, avec lesquels il faudra s’assurer que la sécurité est prise en compte dès la conception ;</li>
<li>les responsables de la sûreté, avec lesquels il mettra en œuvre une démarche commune de gestion des risques industriels ;</li>
<li>les responsables de l’exploitation et la maintenance, pour s’assurer de la bonne exécution des processus de maintien en condition opérationnelle et de sécurité du SII ;</li>
<li>
<div dir="ltr" data-angle="0" data-font-name="g_font_138_0" data-canvas-width="248.28515106582645">les responsables des achats, pour diffuser les bonnes pratiques en matière des exigences de sécurité dans toutes relations avec les tiers et dans les contrats avec les fournisseurs ;</div>
</li>
<li>
<div dir="ltr" data-angle="0" data-font-name="g_font_138_0" data-canvas-width="56.47454782390595">la DSI et le RSSI pour s’interfacer avec le SI classique et capitaliser sur les bonnes pratiques.</div>
</li>
</ul>
</div>
<h2 dir="ltr" data-angle="0" data-font-name="g_font_138_0" data-canvas-width="238.9612494039536">Intégrer la sécurité dès la conception</h2>
<div dir="ltr" data-angle="0" data-font-name="g_font_138_0" data-canvas-width="238.9612494039536">
<p>Concevoir une usine, un site industriel ou un équipement embarqué s’accompagne la plupart du temps d’études de sûreté. Il faut tirer partide cette culture déjà bien ancrée pour y insérer les études de sécurité du SI Industriel qui seront centrées sur les risques de cybersécurité.</p>
<p dir="ltr" data-angle="0" data-font-name="g_font_138_0" data-canvas-width="147.41594431972504">Attention toutefois à rester vigilant et ne pas se focaliser uniquement sur le procédé industriel lui-même. L’environnement proche ou éloigné du SII est également à étudier pour chaque projet : dans quelles conditions les interventions de tiers pour la télégestion et la télémaintenance seront  réalisées ? Le fournisseur s’applique-t-il lui-même des exigences de sécurité lorsqu’il développe les solutions industrielles ?</p>
<h2 dir="ltr" data-angle="0" data-font-name="g_font_144_0" data-canvas-width="191.07743341445925">Traiter les urgences sans négliger la sécurisation à moyen terme</h2>
<p dir="ltr" data-angle="0" data-font-name="g_font_138_0" data-canvas-width="120.24044536685943">Les particularités des SII poussent souvent les entreprises à allier des solutions palliatives à court terme, et à saisir l’opportunité de faire des modifications en profondeur quand elle se présente : arrêt de production, renouvellement de l’outil industriel, changement de fournisseur, etc.</p>
<p dir="ltr" data-angle="0" data-font-name="g_font_138_0" data-canvas-width="278.3936107158661">C’est particulièrement vrai pour la mise en œuvre du cloisonnement et de la segmentation des réseaux : si on peut isoler le SI de gestion, les changements sur les réseaux de production sont plus complexes à organiser !</p>
<p dir="ltr" data-angle="0" data-font-name="g_font_138_0" data-canvas-width="278.4968892688751">La refonte des accès distants est également à intégrer dans cette réflexion. Elle nécessite de revoir les contrats établis sur plusieurs années, dont la renégociation des modalités d’intervention, de télégestion et de télémaintenance est peu fréquente. En parallèle, une fois les vulnérabilités sur le système identifiées, il faut être en capacité de les corriger.</p>
<p dir="ltr" data-angle="0" data-font-name="g_font_138_0" data-canvas-width="234.27359097290037">Appliquer les correctifs n’est parfois pas envisageable et remplacer les équipements par d’autres plus récents offrant les dernières fonctions de sécurité présente un coût non négligeable, tant en termes financiers qu’en perte d’exploitation potentielle sur des systèmes où la disponibilité est cruciale.</p>
<div dir="ltr" data-angle="0" data-font-name="g_font_138_0" data-canvas-width="234.27359097290037">
<p dir="ltr" data-angle="0" data-font-name="g_font_138_0" data-canvas-width="207.98909198570246">Conscient des vulnérabilités des SII, il est crucial de mettre en place sur l’installation industrielle des dispositifs de surveillance afin de détecter et de réagir face aux incidents. L’intégration du SII au SOC ou au CERT de l’entreprise peut être envisagée dans une stratégie de réaction globale.</p>
<div dir="ltr" data-angle="0" data-font-name="g_font_138_0" data-canvas-width="278.47712938499456">La mise en œuvre de la sécurité pour les SI industriels ne pourra se faire qu’en s’accommodant des spécificités et des contextes particuliers dans lesquels ils évoluent. Mobiliser les directions métiers et combiner les savoir-faire issus du monde industriel et de gestion sont assurément des facteurs clé de succès. En parallèle, les fonctions de responsable de la sécurité du SI de gestion et de responsable de la sécurité du SI Industriel doivent s’associer, voire fusionner, pour assurer la cohérence de la démarche de sécurisation de l’entreprise de bout en bout dans une approche globale.</div>
</div>
</div>
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		<item>
		<title>SI industriel et sécurité : oser la transformation  (partie 1)</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2014/03/si-industriel-et-securite-oser-la-transformation-partie-1/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anthony di Prima]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Mar 2014 07:29:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Manufacturing & Industry 4.0]]></category>
		<category><![CDATA[manuf & industry 4.0]]></category>
		<category><![CDATA[SCADA]]></category>
		<category><![CDATA[SI industriel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La sécurité des Systèmes d’Informations Industriels (SII) est aujourd’hui au centre des préoccupations dans les entreprises concernées. Ces systèmes qui permettent une action directe dans le monde «physique» à l’aide d’instructions provenant du monde « logique» pilotent les outils de...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="left"><em>La sécurité des Systèmes d’Informations Industriels (SII) est aujourd’hui au centre des préoccupations dans les entreprises concernées. Ces systèmes qui permettent une action directe dans le monde «physique» à l’aide d’instructions provenant du monde « logique» pilotent les outils de production de nombreuses entreprises. Au-delà des risques environnementaux et humains, ils représentent également un enjeu stratégique pour les États. La récente multiplication des incidents nécessite donc de se mobiliser pour les sécuriser et d’amorcer une transformation. Mais par où commencer quand la sécurité a été laissée de côté pendant de nombreuses années ?</em></p>
<h2 align="left"> Des systèmes bien spécifiques&#8230;</h2>
<p align="left">Les SII permettent d’assurer le pilotage des outils de production (chaînes de montage, machines-outils, fours, scanners médicaux, climatisations, aiguillages, pipelines, etc.). De plus en plus ouverts, ils deviennent une vraie passerelle entre les processus de production et le Système d’Information de Gestion (SIG) de l’entreprise.Un SII est souvent modélisé en différentes  couches. La première couche concerne le  procédé physique lui-même. La seconde regroupe les capteurs, actuateurs, actionneurs et autres composants électroniques intelligents (IED) qui interagissent physiquement avec le procédé. La troisième couche assure la supervision et le pilotage du procédé. Elle est composée d’éléments tels que les SCADA (Supervisory Control and Data Acquisition), des automates ou PLC (Programmable Logic Controller) et des équipements distants, les RTU (Remote Terminal Unit). La quatrième couche regroupe les fonctions et outils de management des opérations de production.</p>
<p align="left">Enfin, la cinquième et dernière couche est tournée vers les fonctions avancées de planification, la logistique ou l’approvisionnement, souvent interfacée avec les ERP. Initialement développés pour l’industrie, les  systèmes construits sur le même modèle se sont largement répandus. Systèmes embarqués dans les voitures ou avions, imagerie  médicale (scanner, IRM, etc.), systèmes plus  étendus comme les smart grids, etc. : les SII sont devenus omniprésents !</p>
<h2 align="left"> &#8230;et des menaces accrues</h2>
<p>À l’origine les SII étaient isolés au sein d’un  site ou d’une usine, mais aujourd’hui ils  se doivent d’être largement interconnectés pour accroître productivité et compétitivité.<br />
Cette interconnexion permet de nombreux nouveaux usages mais augmente considérablement l’exposition aux cyberattaques. La majorité de ces systèmes n’ont en effet pas été conçus pour une ouverture sécurisée et sont d’autant plus vulnérables.</p>
<p>Ainsi, depuis plusieurs années les attaques d’États ou d’individus malveillants se multiplient. Les conséquences peuvent être considérables pour la sécurité des biens et des personnes, avec des scénarios graves menant par exemple au déversement de produits toxiques dans des systèmes de gestion des eaux ou l’explosion de pipelines. Des risques de confidentialité sont également présents : l’accès aux chaînes de production autorise l’accès à des secrets de fabrication industriels et le vol de propriété intellectuelle.</p>
<p>Les États réagissent pour faire face aux menaces sur ces systèmes. Sur le continent nord-Américain, la conformité au standard NERC-CIP est devenue obligatoire pour les opérateurs de réseaux électriques. En France, l’ANSSI a déjà lancé plusieurs initiatives qui visent à définir un cadre de protection minimum pour les installations les plus critiques. Les entreprises doivent donc dès maintenant se préparer pour être en capacité de répondre à ces nouvelles exigences.</p>
<h2> Penser la sécurité des SII différemment</h2>
<p>La sécurisation des SII nécessite d’intégrer de nouvelles contraintes pour définir des solutions adaptées. En effet, vouloir appliquer les bonnes pratiques de sécurité conventionnelles serait une erreur car les SI industriels présentent des caractéristiques différentes des SI de gestion.</p>
<p><strong>L’échelle de temps est bien spécifique.</strong> Les lignes de production sont souvent conçues pour une durée de vie de l’ordre de 10 à 15 ans, parfois même au-delà. Par exemple, dans certains secteurs comme celui des réseaux électriques, les équipements sont censés être en place pendant plusieurs dizaines d’années.</p>
<p><strong>La disponibilité et la sûreté sont au cœur des attentions</strong>. Dans cet univers spécifique, le critère de disponibilité est primordial. De plus, dans les environnements à risques (SEVESO, nucléaire, etc.) le maintien des fonctions de sûreté qui assurent la protection des hommeset de l’environnement est essentiel.</p>
<p><strong>Les fournisseurs imposent des solutions packagées de bout en bout.</strong> Et ils sont souvent réticents à appliquer les bonnes pratiques de sécurité, même lorsque leurs systèmes reposent sur des solutions peu sécurisées issues des SI de gestion&#8230; Si des améliorations ont déjà été notées, le chemin à parcourir reste long.</p>
<p><strong>Les contextes d’implantation sont particuliers et rendent le maintien en condition opérationnelle de la sécurité complexe.</strong> Il n’est pas rare d’avoir une partie du système (voire le système entier) localisée des sites distants, parfois inoccupés, difficiles d’accès, et où les conditions peuvent être « hostiles ».</p>
<p>Cela concerne par exemple les SII présents sur les plates-formes pétrolières, les pipelines gaziers ou pétroliers, ou encore les réseaux d’eau.</p>
<p>Dans ces conditions, comment initier une démarche de sécurisation ? Quelles sont les premières étapes ? (à suivre).</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Sécuriser un SI Industriel : la norme ISO 27019 peut-elle (vraiment) vous aider ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2013/08/securiser-un-si-industriel-la-norme-iso-27019-peut-elle-vraiment-vous-aider/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anthony di Prima]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Aug 2013 10:06:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Manufacturing & Industry 4.0]]></category>
		<category><![CDATA[iso 27002]]></category>
		<category><![CDATA[iso 27019]]></category>
		<category><![CDATA[manuf & industry 4.0]]></category>
		<category><![CDATA[norme]]></category>
		<category><![CDATA[SI industriel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’ISO a publié le 17 juillet dernier l’ISO 27019 relative à la sécurité pour les systèmes de contrôle des procédés spécifiques à l&#8217;industrie de l&#8217;énergie. Cette nouvelle norme s’inscrit à la suite de publications de guide ou de référentiels en...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>L’ISO a publié le 17 juillet dernier l’ISO 27019 relative à la sécurité pour les systèmes de contrôle des procédés spécifiques à l&rsquo;industrie de l&rsquo;énergie.</em></p>
<p><em>Cette nouvelle norme s’inscrit à la suite de publications de guide ou de référentiels en matière de sécurité des SI industriels. Qu’ils proviennent d’agences gouvernementales (NSA, BSI, ANSSI, ENISA), de différentes organisations sectorielles (AIEA, NERC…) ou d’organismes de normalisation et de standardisation nationaux ou internationaux (NIST, IEC, ISO), la plupart de ces documents s’adressent aux personnes en prise directe avec les systèmes industriels. Leur compréhension s’avère ainsi souvent difficile pour les RSSI ou DSI qui voient les réseaux industriels arriver dans leur périmètre.</em></p>
<p><em>Tous ces acteurs s’accordent néanmoins sur une chose :  une démarche volontaire de sécurisation des SI industriels est indispensable. La norme 27019 est-elle le bon outil pour cela ?  Que faut-il en retenir ?</em></p>
<h2>ISO 27019 : la petite sœur de l’ISO 27002 pour le secteur de l’énergie</h2>
<p>Cette norme se présente comme un complément à l’ISO 27002. Le document reprend la structure de ce guide de bonnes pratiques tout en y intégrant les spécificités des SI industriels, notamment par l’ajout de nouvelles sections.</p>
<p>L’ISO 27019 complète et donne des précisions quant à la mise en œuvre de mesures de sécurité dans le contexte particulier des systèmes industriels du secteur de l’énergie. Cependant, les informations qu’elle apporte s’appliquent à d’autres secteurs, dès lors que cohabitent SI bureautique et SI industriel.</p>
<p>Il s’agit donc d’une base de départ particulièrement utile pour un RSSI à qui revient la responsabilité de la sécurité sur le périmètre du système d’information industriel et qui ne sait pas par où commencer. Déjà familier des standards de la famille ISO 27000, il n’aura aucun mal à utiliser ce guide complémentaire.</p>
<h2>Un concentré de sécurité pour les SI Industriels</h2>
<p>En se focalisant uniquement sur les spécificités des SI industriels, l’ISO 27019 tente d’aller à l’essentiel. Parmi les mesures de sécurité qu’elle propose, nous pouvons relever les points suivants.</p>
<p>Les exigences d’inventaires sont précises et incluent <strong>des exemples</strong> <strong>d’actifs de type industriel</strong> (plans des réseaux de distributions, données de mesures et télémesures, données de paramétrage des équipements, SCADA, logiciel de gestion et d’optimisation de l’énergie, système de planification, automates, RTU, équipements de protection incendie et sismique, IED, capteurs…).</p>
<p>Le document  rappelle à plusieurs reprises à quel point il est essentiel de veiller à <strong>l’identification des risques relatifs à l’écosystème industriel</strong>. Les intégrateurs, fournisseurs et personnels de maintenance, l’interconnexion avec des systèmes tiers, la difficulté de protéger des équipements situés dans des lieux difficiles d’accès ou inoccupés, des lieux publics, ou encore des locaux de tiers sont mentionnés.</p>
<p>Les <strong>principes de cloisonnement </strong>sont largement abordés. Ils reposent sur les concepts de zones et de conduits mis en avant dans l’IEC 62443. Il s’agit alors d’envisager des zones plus ou moins étanches en fonction des niveaux de criticité de chaque pan du SI industriel et du SI de gestion.</p>
<p>L’ISO 27019 souligne également les risques provenant des <strong>systèmes dits « historiques »</strong>, potentiellement très vulnérables car rarement &#8211; voire jamais &#8211; tenus à jour. Il faut les identifier, en avoir une cartographie précise pour ensuite assurer une supervision et des contrôles adaptés, voire envisager d’en isoler certains.</p>
<p>En termes d’évolution du SI industriel, le recours à des simulateurs et des <strong>environnements dédiés de développements</strong> est recommandé sans pour autant être une obligation suivant le contexte. La mise en place de mesures particulières pour protéger les codes automates est également mentionnée.</p>
<p>Enfin, le fait de prendre en compte les <strong>aspects sécurité </strong>dans les contrats avec les tiers est précisé, en particulier <strong>avec les opérateurs télécoms</strong> : mesures de gestion de crises et de communication d’urgence en cas de <em>blackout</em>, anticipation du risque de surcharge&#8230;</p>
<p>Cette liste n’est certes pas exhaustive mais donne un premier aperçu de la déclinaison des mesures de l’ISO 27002 dans un contexte industriel. Une lecture détaillée est nécessaire pour appréhender ce sujet dans son ensemble.</p>
<h2>Au-delà de la sécurité, la nécessité d’intégrer les responsables sureté aux réflexions</h2>
<p>Des  mesures additionnelles concernent la <strong>problématique de « sûreté ».</strong> Tant au niveau d’un site et des bâtiments (localisation de salles, risque de séismes, inondation, manipulation de matières dangereuse, incendies…) qu’au niveau des installations (isolation et protection des systèmes de sureté, interdiction d’accès à distance, journalisation…), il est nécessaire pour le RSSI de travailler conjointement avec les équipes sureté en place. Il s’agit d’un facteur clé de succès de la sécurisation des SI Industriels.</p>
<h2>Alors, l’ISO 27019 peut-elle vraiment aider ?</h2>
<p>Les initiatives de l’ISO se veulent être des consensus. L’ISO 27019 permettra surtout de se poser les bonnes questions et de dresser un premier bilan de l’alignement de son SI industriel vis-à-vis de la norme. Toutes les réponses ne s’y trouvent certes pas, mais les questions soulevées incitent les RSSI et l’ensemble des responsables des SI industriels à réfléchir ensemble pour concevoir la sécurité des SI Industriels de demain.</p>
<p>Si l’ISO 27002 est devenue LA référence en matière de sécurité des SI d’entreprise, il est encore trop tôt pour se prononcer vis-à-vis de l’ISO 27019. De prochaines évolutions sont déjà à prévoir tout simplement parce que la structure adoptée est en ligne avec la version 2005 de l’ISO 27002. Une nouvelle version de l’ISO 27002 est attendue prochainement et sa structure a été entièrement revue.</p>
<p>Dans tous les cas, l’ISO 27019 est certainement le moyen le plus simple pour les RSSI d’aborder les spécificités des systèmes industriels !</p>
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