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	<title>sectoral regulations - RiskInsight</title>
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	<description>The cybersecurity &#38; digital trust blog by Wavestone&#039;s consultants</description>
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	<title>sectoral regulations - RiskInsight</title>
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		<title>Directive européenne NIS : quelles mesures de sécurité pour les opérateurs de services essentiels en France ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Nicol4sVanThieghem]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Nov 2018 00:12:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Compliance]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis notre précédent article, deux événements majeurs ont concrétisé la transposition de la directive européenne NIS en France. Tout d’abord, fin septembre 2018 a été publié l’arrêté fixant les règles de sécurité et délais à respecter par les opérateurs de...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2018/11/nis-mesures-securite-ose/">Directive européenne NIS : quelles mesures de sécurité pour les opérateurs de services essentiels en France ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/">RiskInsight</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Depuis <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2018/09/bilan-directive-nis/">notre précédent article</a>, deux événements majeurs ont concrétisé la transposition de la directive européenne NIS en France.</em></p>
<p><em>Tout d’abord, fin septembre 2018 a été publié l’arrêté fixant les <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000037444012">règles de sécurité et délais</a> à respecter par les opérateurs de service essentiels (OSE) sur leurs SI essentiels (SIE).</em></p>
<p><em>Ensuite, le 9 novembre 2018 les dernières notifications ont été envoyées par l’ANSSI à une <a href="https://www.ssi.gouv.fr/actualite/directive-nis-lanssi-accompagne-les-premiers-operateurs-de-services-essentiels/">première vague d’Opérateurs de Services Essentiels</a>, portant ainsi le nombre d’OSE à 122, chiffre qui sera amené à augmenter dans les mois et années à venir.</em></p>
<p><em>C’est donc l’occasion de décrypter la NIS dans sa déclinaison française, d’identifier les principales exigences émises par l’ANSSI et sous quels délais celles-ci devront être respectées par les OSE.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Des règles majoritairement inspirées de la LPM</h2>
<p>La directive NIS demande à chaque Etat de définir et d’imposer le respect des bonnes pratiques de sécurité aux OSE et FSN. En France, c’est l’ANSSI qui a été responsable de cette définition, à l’instar de la LPM. Il est donc légitime de se demander dans quelle mesure les règles NIS sont alignées sur les règles LPM.</p>
<p>Des différences de forme sont tout d’abord à noter : <strong>les règles NIS sont au nombre de 23</strong> réparties au sein de 4 chapitres (Gouvernance, Protection, Défense, Résilience), contre 20 pour la LPM sans chapitre particulier. Ensuite, ces règles ont été publiées au sein d’un <strong>unique arrêté trans-sectoriel</strong>, alors que la LPM avait mené à la publication d’un arrêté par secteur d’activité. Autre différence, <strong>les délais de mise en application des règles NIS sont communs à tous les secteurs et sont publics</strong>, là où les délais pour la LPM varient selon les secteurs et sont en diffusion restreinte.</p>
<p>Néanmoins, les règles NIS restent <strong>fortement inspirées</strong> (voire pour certaines intégralement reprises) des règles LPM : cartographie, configuration des composants, filtrage, comptes d’administration, SI d’administration, identification, droits d’accès, maintien en conditions de sécurité, journalisation, corrélation et analyse de journaux, réponse aux incidents de sécurité, traitement des alertes et également gestion de crise.</p>
<p>De <strong>nouvelles règles</strong> font leur apparition ; les règles relatives aux analyses de risques et aux audits de sécurité étaient en fait incorporées dans la règle LPM relative à l’homologation. La règle relative à la sécurité physique et environnementale est quant à elle une réelle nouveauté. De même, certaines règles existantes font l’objet de <strong>précisions</strong> sans pour autant apporter de modifications structurantes, notamment pour encadrer la façon de traiter certains cas particuliers (SIE exposé sur Internet, etc.).</p>
<p>Finalement, les principales différences portent sur l’<strong>assouplissement de certaines règles</strong> :</p>
<ul>
<li>Indicateurs : les trois thématiques retenues par les règles LPM sont maintenues par les règles NIS (maintien en conditions de sécurité, droits d’accès / authentification et administration des ressources), mais <strong>le nombre d’indicateurs total passe de 10 à 6</strong>.</li>
<li>Détection : l’obligation d’utiliser des sondes qualifiées et opérées par un prestataire qualifié PDIS est remplacée par l’utilisation de <strong>sondes opérées conformément au référentiel PDIS, sans obligation de qualification</strong></li>
<li>De manière générale, les règles NIS <strong>n’imposent pas le recours à des prestataires dûment qualifiés</strong> PASSI (Prestataire d’Audit de la Sécurité des Systèmes d’Information), PDIS (Prestataire de Détection d’Incidents de Sécurité) ou PRIS (Prestataire de Réponse aux Incidents de Sécurité) mais recommandent de s’inspirer des bonnes pratiques que ces référentiels définissent.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-11423 media-11423" class="align-none"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone wp-image-11423 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image-1.png" alt="" width="697" height="716" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image-1.png 697w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image-1-186x191.png 186w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image-1-38x39.png 38w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image-1-32x32.png 32w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image-1-30x30.png 30w" sizes="(max-width: 697px) 100vw, 697px" /></figure>
<p style="text-align: center;"><em>Figure </em><em>1</em><em> : 80% de similarités entre les règles LPM et les règles NIS en France</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les règles NIS, malgré des différences de forme, sont donc globalement similaires à celles de la LPM, ce qui n’est pas surprenant puisqu’elles répondent au même objectif, celui de renforcer le niveau de sécurité des acteurs nationaux clés.</p>
<figure id="post-11417 media-11417" class="align-none"></figure>
<h2 id="post-11413 media-11413" class="align-none">Un planning de mise en conformité ambitieux</h2>
<h3>Des actions concrètes à réaliser très rapidement</h3>
<p>Les délais de mise en application sont publics. Concrètement, les premières actions attendues de chaque OSE après sa désignation sont les suivantes :</p>
<ul>
<li>Dans un délai de 2 mois, identification du <strong>correspondant auprès de l’ANSSI</strong> et communication de ses coordonnées</li>
<li>Dans un délai de 3 mois,<strong> identification des SIE (Systèmes d’Information Essentiels) et transmission de la liste à l’ANSSI</strong>. Si le premier réflexe est souvent de vouloir définir le périmètre le plus restreint possible, et ainsi limiter les impacts, il faut garder à l’esprit que l’application partielle de certaines règles peut devenir un véritable casse-tête en raison de l’imbrication des SIE avec le reste du SI.</li>
<li>Dans un délai de 3 mois, mise en place du <strong>processus de traitement des alertes</strong>. Objectif : se mettre rapidement en capacité de recevoir les alertes de l’ANSSI et savoir réagir en conséquence.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h3>2 ans pour se mettre en conformité et réaliser l’homologation la 3<sup>ème</sup> année.</h3>
<p>Pour l’ensemble des autres règles, les délais sont tout aussi précis et ambitieux :</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-11421 media-11421" class="align-none"><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-11421 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image1.png" alt="" width="1633" height="1258" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image1.png 1633w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image1-248x191.png 248w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image1-768x592.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image1-51x39.png 51w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image1-156x121.png 156w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/11/image1-155x120.png 155w" sizes="(max-width: 1633px) 100vw, 1633px" /></figure>
<p style="text-align: center;"><em>Figure </em><em>2</em><em> : règles NIS, 2 ans pour se mettre en conformité et une année supplémentaire pour l’homologation</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p><em>En synthèse, il est important pour les entreprises notifiées d’anticiper dès la phase de cadrage que la mise en conformité NIS va amener des chantiers avec des investissements financiers et humains parfois conséquents. Notamment, les chantiers qui traiteront du « SI Administration », de « l’Homologation », ou encore les chantiers d’urbanisme nécessaires pour le cloisonnement des SIE, etc.</em></p>
<p><em>Autant de sujets qui bénéficieront de la maturité du marché impulsée depuis plusieurs années entre autres par la LPM.</em></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Directive européenne NIS : quelle transposition dans le droit français et quel impact pour les entreprises ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2018/09/bilan-directive-nis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[3tienneC@pgras]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Sep 2018 17:16:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Compliance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La directive NIS (Network and Information Security) – (UE) 2016/1148 – est entrée en vigueur en août 2016, avec pour objectif d’assurer un niveau élevé commun de sécurité des réseaux et des systèmes d&#8217;information dans l&#8217;Union Européenne : coopération entre les...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La <a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=uriserv:OJ.L_.2016.194.01.0001.01.FRA&amp;toc=OJ:L:2016:194:TOC">directive NIS (Network and Information Security) – (UE) 2016/1148</a> – est entrée en vigueur en août 2016, avec pour objectif d’<a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2017/08/nis-comment-sy-preparer/">assurer un niveau élevé commun de sécurité des réseaux et des systèmes d&#8217;information dans l&#8217;Union Européenne</a> : coopération entre les autorités nationales, mise en œuvre d’une stratégie nationale de sécurité dans chacun des Etats membres, coopération entre Etats membres, institution d’un réseau des CSIRT européens (Computer Security Incident Response Team), établissement d’exigences en matière de sécurité et de notifications pour les opérateurs de services essentiels (OSE) et les fournisseurs de services numériques (FSN), désignation d’autorités nationales compétentes en matière de sécurité des réseaux et de systèmes d’information.</p>
<figure id="post-11292 media-11292" class="align-none"><img decoding="async" class="aligncenter wp-image-11292 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/image5.jpg" alt="" width="1631" height="291" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/image5.jpg 1631w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/image5-437x78.jpg 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/image5-768x137.jpg 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/image5-71x13.jpg 71w" sizes="(max-width: 1631px) 100vw, 1631px" /></figure>
<p>La France finalise les textes pour se mettre en conformité avec la directive européenne NIS (Network and Information Security), avec trois textes qui transposent la directive dans le droit national Français, et un quatrième qui sera publié sous peu.</p>
<p>Quels ont été les choix de transposition de la directive NIS dans le droit national Français ? Et quelles seront les entreprises soumises à cette nouvelle législation et les impacts pour celles-ci ?</p>
<p><sup> </sup></p>
<h2>La transposition dans le droit national français</h2>
<p>Pour entrer en vigueur, <strong>chaque Etat membre de l’Union européenne doit transposer la directive NIS dans son droit national</strong>, avec une date butoir fixée au 09 mai 2018 : spécification des mesures de sécurité à mettre en place, définition des procédures de notification, sanctions applicables…</p>
<p>La France respecte globalement ce calendrier, avec trois textes qui définissent en grande partie les modalités d’application de la directive NIS sur son territoire national :</p>
<ul>
<li>La <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036644772">loi n° 2018-133 du 26 février 2018</a> qui présente les mesures de transposition de la directive NIS dans la législation nationale,</li>
<li>Le <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000036939971">décret n° 2018-384 du 23 mai 2018</a> qui détaille les modalités d’application des obligations législatives, et liste les secteurs, les types d’opérateur et les services essentiels concernés,</li>
<li>L’<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2018/6/13/PRMD1815433A/jo/texte">arrêté du 13 juin 2018</a> qui fixe les modalités de déclarations des incidents de sécurité.</li>
</ul>
<p>Pour que la transposition de la directive européenne dans la législation Française soit complète, un dernier arrêté fondamental va être publié, et viendra préciser les mesures de sécurité à mettre en œuvre par les opérateurs de services essentiels. Il fera écho à la <a href="http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-18-4486_fr.htm">lettre de mise en demeure par la commission européenne</a>, qui avait jugé la France en retard sur l’exhaustivité de la transposition dans le droit national, tout comme 16 autres Etats membres.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>OSE et FSN : deux grandes typologies d’acteurs concernés</h2>
<p>La loi française rappelle les deux grandes typologies d’acteurs concernés par la directive européenne : les Opérateurs de Services Essentiels (OSE) et les Fournisseurs de Services Numériques (FSN).</p>
<h3>Opérateurs de services essentiels : la France élargit la liste des secteurs concernés</h3>
<p>Les OSE sont les entités qui délivrent des services essentiels au fonctionnement de la nation, notamment au travers de leur <strong>Système d’Information Essentiel (SIE). </strong>Le décret n° 2018-384 complète la liste de la directive, en y ajoutant les secteurs de l’assurance, de la logistique, des produits pharmaceutiques, des services sociaux (partie paiement des prestations), de l’éducation et de la restauration collective dans les environnements sensibles.</p>
<figure id="post-11282 media-11282" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-11282 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/Image1.jpg" alt="" width="1326" height="731" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/Image1.jpg 1326w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/Image1-346x191.jpg 346w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/Image1-768x423.jpg 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/Image1-71x39.jpg 71w" sizes="auto, (max-width: 1326px) 100vw, 1326px" /></figure>
<figure id="post-11288 media-11288" class="align-none"></figure>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Liste des secteurs d’activités concernés pour les OSE</em></strong></p>
<p style="text-align: center;"><em>(L’icône  précise les secteurs ajoutés par la législation Française par rapport à la Directive NIS)</em></p>
<p>La désignation des OSE sera effectuée par arrêtés du Premier Ministre d’ici novembre 2018, en lien avec les OSE, les Ministères concernés et l’ANSSI. La liste des OSE sera par la suite régulièrement actualisée, à minima tous les deux ans.</p>
<h3>Fournisseurs de services numériques : la France veille à la bonne désignation des représentants</h3>
<p>Les FSN sont les entités qui fournissent directement des services en ligne, de type sites d’e-commerce, moteurs de recherche ou services cloud, notamment utilisés par les OSE. Les Etats membres n’ont pas vocation à dresser la liste des FSN à l’échelle de leur territoire, mais la France pose pour autant un cadre en indiquant que les entreprises qui emploient moins de cinquante salariés et dont le chiffre d’affaire annuel n’excède pas 10 millions d’euros ne sont pas concernées.</p>
<figure id="post-11284 media-11284" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-11284 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/Image2.jpg" alt="" width="1547" height="239" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/Image2.jpg 1547w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/Image2-437x68.jpg 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/Image2-768x119.jpg 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/Image2-71x11.jpg 71w" sizes="auto, (max-width: 1547px) 100vw, 1547px" /></figure>
<figure id="post-11288 media-11288" class="align-none"></figure>
<p style="text-align: center;"><strong><em>Liste des secteurs d’activités concernés pour les FSN</em></strong></p>
<p>En complément de la directive NIS, la France inscrit dans sa loi n° 2018-133 (Chapitre III, article 11) qu’un FSN établi hors de l’Union Européenne, qui offre ses services sur le territoire national et qui n&#8217;a désigné aucun représentant dans un autre Etat membre de l&#8217;Union européenne, procède à la désignation d&#8217;un représentant établi sur le territoire national auprès de l&#8217;ANSSI. La France se positionne ainsi en <strong>gardienne de la bonne application de la directive NIS en ce qui concerne les FSN</strong>, dans la mesure où un FSN qui tarderait à désigner un représentant en Europe serait donc légalement contraint de le faire en France.</p>
<h3>Les exclusions : ne pas cumuler les exigences légales</h3>
<p>Afin de ne pas surcharger de législations les acteurs déjà soumis à des règlementations plus contraignantes, la loi mentionne dans ses articles 2 et 5 la liste d’exclusions suivante :</p>
<ul>
<li>Les OSE ou les FSN soumis à des exigences sectorielles au moins aussi contraignantes que la présente législation, en particulier les OIV (Opérateurs d’Importance Vitale) sur leur SIIV (Système d’Information d’Importance Vitale) car déjà soumis aux exigences apportées par la <a href="https://www.wavestone.com/fr/insight/operateur-importance-vitale-cybersecurite-conformite-lpm/">Loi de Programmation Militaire</a>,</li>
<li>Les opérateurs de réseaux ou de services de communications électroniques, notamment car déjà soumis aux exigences du <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do?idArticle=LEGIARTI000034110356&amp;idSectionTA=LEGISCTA000006150634&amp;cidTexte=LEGITEXT000006070987&amp;dateTexte=20180730">code des postes et des communications électroniques</a>,</li>
<li>Les prestataires de services de confiance soumis aux exigences du règlement <a href="https://www.wavestone.com/fr/insight/eidas-europe-confiance-numerique/">eIDAS</a> sur l’identification électroniques et les transactions électroniques.</li>
</ul>
<figure id="post-11286 media-11286" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-11286 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/image3.jpg" alt="" width="1551" height="243" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/image3.jpg 1551w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/image3-437x68.jpg 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/image3-768x120.jpg 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/image3-71x11.jpg 71w" sizes="auto, (max-width: 1551px) 100vw, 1551px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Une législation plus stricte pour les OSE que pour les FSN</h2>
<p>Le droit national Français traite des mêmes thématiques pour les OSE et les FSN, mais dans une approche différente : même si une base commune est définie, les OSE devront respecter une liste précise de mesures de sécurité, tandis que les FSN seront sur une approche par les risques (précisée par le <a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A32018R0151">règlement UE- 2018/151 du 30 janvier 2018</a>), restant libres de prendre les mesures techniques et organisationnelles qu&#8217;ils jugent appropriées et proportionnées, et seront plutôt gérés à l’échelle européenne.</p>
<h3>Une base commune d’obligations à respecter…</h3>
<p>En premier lieu, <strong>l’identification d’un représentant de l’entreprise</strong>, qui sera le point de contact unique de l’ANSSI pour traiter les réceptions et les transmissions d’information,</p>
<p>Ensuite, <strong>la déclaration des réseaux et des systèmes d’information</strong> nécessaires à la fourniture du services essentiels / numériques, y compris ceux dont l’exploitation est confiée à des tiers. Au-delà d’un simple inventaire ou cartographie des actifs, les enjeux seront :</p>
<ul>
<li><strong>De lister les éléments nécessaires à la délivrance des services essentiels / numériques</strong>, afin de ne pas imposer les mesures de sécurité sur un périmètre trop étendu de l’entreprise,</li>
<li><strong>D’exiger la mise en application de la règlementation </strong>sur les systèmes opérés par les tiers, en leur communiquant les mesures à implémenter, en révisant les contrats de sous-traitance, voir en auditant leur conformité.</li>
</ul>
<p>Puis la <strong>déclaration des incidents de sécurité </strong>sans délai auprès de l’ANSSI (qu’il est conseillé de formaliser dans un processus), lorsqu’ils sont susceptibles d’avoir un impact significatif sur le service, en terme du nombre d’utilisateur impactés, de la zone géographique touchée, de la durée de l’incident&#8230; L’ANSSI pourra alors épauler l’entreprise sur le traitement de l’incident, notamment en activant le réseau des CSIRT.</p>
<p>Et enfin, <strong>l’obligation de se soumettre à des contrôles</strong> du respect des obligations ci-dessus, et qui devront faire l’objet de conventions et de rapports formalisés. Le 1<sup>er</sup> ministre indiquera si ces contrôles seront effectués par l’ANSSI ou l’un des prestataires de services qualifiés PASSI (dans ce dernier cas, l’entreprise choisira le prestataire sur la liste qui lui sera communiquée).</p>
<h3>… Mais des obligations complémentaires structurantes pour les OSE.</h3>
<p>Contrairement à la liberté laissée aux FSN sur la manière de sécuriser leur services numériques, les OSE devront mettre en œuvre une <strong>démarche de sécurisation de leur SIE</strong> selon 4 grands principes imposés, qui seront bientôt détaillés par le futur arrêté :</p>
<ul>
<li><strong>Gouvernance de la sécurité</strong>, via l’élaboration de politique de sécurité et d’homologation du SIE,</li>
<li><strong>Protection des SIE</strong>, avec la sécurité de l’architecture, de l’administration et des accès au SI,</li>
<li><strong>Défense des SIE</strong>, avec la détection et le traitement des incidents de sécurité,</li>
<li><strong>Résilience des SIE</strong>, notamment au travers de la gestion de crise.</li>
</ul>
<p>Les opérations de contrôle pourront être déclenchées sans condition par le 1<sup>er</sup> ministre pour les OSE, alors qu’elles ne seront menées chez les FSN que si le 1<sup>er</sup> ministre est informé du non-respect d’une des obligations qui leur incombent.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Quels impacts financiers associés cette législation ?</h2>
<p>Tout d’abord, la législation précise clairement que les<strong> OSE et les FSN devront financer</strong> leurs différentes actions de mise en conformité, mais également les contrôles demandés par l’ANSSI.</p>
<p>Ensuite, en cas de manquement à leurs obligations, <strong>les dirigeants des OSE et des FSN pourront écoper d’amendes,</strong> avec des montants supérieurs pour les OSE par rapport aux FSN :</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-11288 size-medium aligncenter" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/image4-360x191.jpg" alt="" width="360" height="191" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/image4-360x191.jpg 360w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/image4-768x407.jpg 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/image4-71x39.jpg 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2018/09/image4.jpg 834w" sizes="auto, (max-width: 360px) 100vw, 360px" /></p>
<p>L’ordre de grandeur et le principe des amendes sont quant à eux plus proches de ceux apportés par la <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000028338825&amp;categorieLien=id">Loi de Programmation Militaire</a> que ceux du <a href="https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX%3A32016R0679">Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD)</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Quelles sont les prochaines étapes ?</h2>
<p>La publication de l’arrêté qui précisera les règles de sécurité pour les OSE, indispensable pour compléter la transposition de la directive NIS dans le droit national Français. Il permettra de jauger le niveau de sécurisation souhaité par l’état Français, et d’en déduire l’effort de mise en conformité des SIE.</p>
<p>D’ici au mois de novembre, la désignation progressive des OSE, qui auront alors :</p>
<ul>
<li>Deux mois pour communiquer les <strong>coordonnées de leur représentant</strong> à l’ANSSI,</li>
<li>Trois mois pour formaliser et transmettre la <strong>liste et la description des réseaux et systèmes d’information</strong> pour lesquels l’existence d’incidents pourrait gravement affecter la continuité des services essentiels au fonctionnement de la société ou de l’économie.</li>
</ul>
<p>Pour les FSN, la désignation d’un représentant, avec deux cas possibles :</p>
<ul>
<li>Si le siège se situe en Union Européenne, déclaration auprès de l’autorité de l’Etat où se situe le siège,</li>
<li>Si le siège se situe hors de l’Union Européenne, déclaration auprès d’une autorité d’un Etat membre où le FSN exerce son activité.</li>
</ul>
<p>Les acteurs concernés par la directive NIS sont consultés en France et en Europe depuis plus d’un an et sont informés de leur potentielle désignation. Ils ne seront donc pas surpris le moment venu. Ces derniers peuvent d’ores et déjà lancer les premières actions de mise en conformité : identification du périmètre concerné, inventaire des réseaux et système d’information qui le composent, formalisation du processus de déclaration des incidents de sécurité aux autorités.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Des modalités de mise en œuvre qui restent à préciser aux niveaux national et local</h2>
<p>Une fois que le dernier arrêté concernant les mesures de sécurité pour les OSE sera publié, le cadre législatif et règlementaire Français posera des bases claires d’application de la directive NIS, par ailleurs cohérentes avec les différentes règlementations déjà en place sur le sujet.</p>
<p>En revanche, des questions restent à trancher au niveau européen pour faciliter la gestion des acteurs transfrontaliers : rattachement d’un OSE à plusieurs Etats membres ? Désignation d’une autorité de référence ? Communications et hiérarchie entre autorités nationales ?&#8230; Autant d’enjeux à adresser rapidement par le groupe de coopération dédié à NIS, en place depuis février 2017.</p>
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		<title>Administration sécurisée : que dit le nouveau guide ANSSI ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2018/06/administration-securisee-guide-anssi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fl0ri4nCl3rC]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Jun 2018 16:54:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Compliance]]></category>
		<category><![CDATA[administration]]></category>
		<category><![CDATA[ANSSI]]></category>
		<category><![CDATA[LPM]]></category>
		<category><![CDATA[OIV]]></category>
		<category><![CDATA[sectoral regulations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Fin Avril 2018, l&#8217;ANSSI a publié une deuxième version de son guide « Recommandations relatives à l&#8217;administration sécurisée des systèmes d&#8217;information ». Affirmation des grandes orientations sécurité, précisions importantes et nouvelles préconisations : cet article propose une synthèse objective des changements apportés...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Fin Avril 2018, l&#8217;ANSSI a publié une <a href="https://www.ssi.gouv.fr/guide/securiser-ladministration-des-systemes-dinformation/">deuxième version de son guide « Recommandations relatives à l&#8217;administration sécurisée des systèmes d&#8217;information »</a>.</em></p>
<p><em>Affirmation des grandes orientations sécurité, précisions importantes et nouvelles préconisations : cet article propose une synthèse objective des changements apportés dans cette récente version, afin d’en faciliter l’appropriation par les acteurs du SI et de sa sécurité, et guider de potentielles évolutions dans la pratique de l’administration.</em></p>
<h2><strong>Une nouvelle version reposant sur les retours terrains</strong></h2>
<p>L’administration d’un SI est, en raison des missions qui lui sont associées (installation et paramétrage des systèmes, mises à jour, supervision…) et des capacités qu’elle délivre à ses exécutants (capacités d’action étendues sur les biens, accès direct aux données sensibles…), une composante fondamentale de la stratégie de sécurisation d’un système.</p>
<p>Un <a href="https://www.ssi.gouv.fr/uploads/2015/02/NP_SDE_DAT_NT_Archi_Admin.pdf">premier guide sur le sujet</a> fut diffusé par l’ANSSI en 2015, et a servi de cadre de référence pour des entreprises et administrations afin d’appuyer leurs chantiers de mise en conformité, par exemple dans le cadre des homologations de sécurité de leur système. Depuis, l’ANSSI a échangé avec les différents acteurs du monde du SI et de sa sécurité, bénéficié de retours d’expérience concernant l’interprétation et l’adoption de ce guide et constaté sur le terrain (à travers audits, entretiens et études documentaires notamment) son implémentation effective.</p>
<p>Si elle ne bouleverse pas la ligne directrice, cette nouvelle version apporte de nombreuses clarifications et précisions d’importance sur les orientations fondamentales de l’ANSSI et couvre certains non-dits, le tout dans une approche plus didactique et claire permettant une meilleure appropriation par les publics visés : les sections sont réorganisées, parfois épurées, et souvent accompagnées de schémas de principe facilitant la compréhension concrète des attendus. Elle propose également quelques compléments sur l’état de l’art et la maturité de certaines solutions spécifiques.</p>
<h2><strong>Des orientations fondamentales confirmées<br />
</strong></h2>
<p>Au global, les niveaux d’exigence sont conformes à ceux de la première version et les objectifs fondamentaux y sont confirmés : <strong>maximiser la protection du SI d’administration et la protection du SI administré en cas de compromission du SI d’administration, suivant le principe régulièrement mis en exergue de « défense en profondeur »</strong>.</p>
<p>Entre autres, l’ANSSI réaffirme la nécessité :</p>
<ul>
<li>D’employer des postes dédiés à l’administration (ou, si une dégradation importante du niveau de sécurité peut être accepté, des contextes dédiés sur un même support physique), durcis, cloisonnés de tout autre système, et dont le disque est chiffré (R9-R14)</li>
<li>De privilégier le principe de précaution prévalant en matière de virtualisation. La complexité des solutions de virtualisation et la difficulté à évaluer ou maîtriser leurs mécanismes de cloisonnement engendrent des réserves importantes sur leur utilisation en contexte sensible (R7)</li>
<li>D’une authentification forte, ne se limitant pas à un <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2018/07/painsswords-a-look-at-the-alternatives-to-passwords/">simple mot de passe</a>, de comptes dédiés pour les administrateurs et de l’application stricte du principe de moindre privilège pour leurs activités (R27, R29, R36, R39)</li>
<li>D’un Maintien en Conditions de Sécurité (MCS) / <em>Patch management</em> rigoureux sur tous les systèmes, et tout particulièrement sur les composants d’administration (R42)</li>
<li>D’un chiffrement de l’intégralité des flux d’administration, selon les recommandations du RGS (R24).</li>
</ul>
<h2><strong>Des précisions importantes apportées<br />
</strong></h2>
<p>Plus que des nouvelles mesures, <strong>l’ANSSI détaille plusieurs d’entre elles pour éviter les erreurs d’interprétation et assurer une mise en phase avec l’état de l’art</strong> :</p>
<ul>
<li>La réalisation d’une analyse de risques et sa révision régulière sont recommandées dès le début du guide (R4), preuve supplémentaire que celui-ci est construit dans une approche plus globale de la SSI</li>
<li>La notion de zones de confiance est définie très explicitement, et la relation par défaut « une zone de confiance métier = une zone d’administration dédiée » est avancée sans ambiguïté (R5, R22)</li>
<li>Si le cloisonnement SI métier / SI d’administration apparaissait déjà dans la première version, le nouveau guide insiste à de nombreuses reprises, schémas à l’appui, sur toutes les dimensions à prendre en compte, certaines étant potentiellement négligées : réseau physique, infrastructures serveur et stockage et leurs interfaces physiques, annuaires…doivent être dédiés au réseau d’administration (R15, R18, R19, R28, R29). Aucune mutualisation ne peut être mise en œuvre.</li>
<li>Les outils d&#8217;administration installés localement sur les postes sont à éviter, en ce qu’ils diminuent potentiellement leur maîtrise (R22)</li>
<li>L’utilisation de produits qualifiés par l’ANSSI fait l’objet d’un rappel important : pour chacun, il est nécessaire de prendre garde à la version de produit qualifiée, et à la cible de sécurité définie lors de cette démarche, possiblement en déphasage avec l’usage réalisé (R6)</li>
<li>Les pratiques liées au nomadisme sont l’objet d’une position plus appuyée, insistant sur l’importance de maîtriser entièrement les postes concernés (R48 à R50). De plus, la notion d&#8217;évaluation du &#8220;niveau de confiance&#8221; des différentes populations d&#8217;administration est explicitement avancée dans ce cadre (R51), généralisant la distinction internes/prestataires du précédent guide.</li>
<li>Considérant le besoin de connexion du poste d’administration vers le poste bureautique, l’ANSSI émet un avis relatif aux logiciels de connexion répondant à cet usage : aujourd’hui, aucun produit du marché ne répond aux exigences de sécurité associées, et ne peut être considéré « de confiance » (section 4.2)</li>
<li>De la même façon, l’ANSSI exprime des réticences quant aux solutions désignées comme « bastions » par différents éditeurs aujourd’hui, et qui n&#8217;offrent a priori pas de gages de sécurité suffisants, ou mènent à des usages non conformes aux profils de sécurité qu&#8217;ils sont en mesure de fournir (section 12.1). L’usage de simples « rebonds » peut alors être à privilégier.</li>
</ul>
<p>La place plus importante et appuyée de ces mesures montre l’importance qu’elles revêtent aujourd’hui aux yeux de l’ANSSI, et indique que d’importants efforts peuvent encore être nécessaires pour leur adoption sur de nombreux systèmes.</p>
<h2><strong>Quelques &#8220;nouveautés&#8221;, prévenant les écueils parfois rencontrés<br />
</strong></h2>
<p>S’il n’apporte pas de changement majeur, ce nouvel opus apporte <strong>quelques nouveautés</strong> sur des points précis. Certaines relèvent de <strong>l’explicitation de mesures </strong>qui n’étaient pas clairement exposées dans le guide précédent :</p>
<ul>
<li>La restriction, pour l’administration du SI, à l’utilisation d’équipements entièrement maîtrisés (R8), excluant les dispositifs personnels (BYOD)</li>
<li>L’importance de disposer de documentation et cartographie exhaustives des systèmes (R3), bien que le rôle des administrateurs dans sa constitution et son maintien ne soit pas précisé.</li>
<li>La nécessité de changer les mots de passe par défaut des équipements (R34)</li>
<li>Le besoin de sauvegarder, au même titre que sur le périmètre métier, les données et composants du SI d’administration, et de réaliser des tests de restauration (R45)</li>
<li>La notion « d&#8217;administration du SI d&#8217;administration » à prendre en compte, avec des standards à minima aussi exigeants, comprenant notamment des postes et serveurs dédiés (section 12.4)</li>
</ul>
<p>D’autres préconisations nouvelles reposent sur un socle déjà présent dans la première version du guide, mais font l’objet de <strong>compléments importants, menant potentiellement à de nouveaux chantiers </strong>:</p>
<ul>
<li>L’importance de la <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2017/03/acces-privileges-la-face-sombre-de-liam/">gestion des habilitations</a> spécifique des administrateurs est rappelée, et l’utilisation de groupes et de référentiels d’habilitations est désormais clairement recommandée (R40), afin d’apporter clarification et allègement considérable de ce processus</li>
<li>Les comptes, s’ils doivent être dédiés à l’administration, doivent également être distincts entre les différents domaines techniques (section 7.1)</li>
<li>Le rôle des administrateurs fait toujours d&#8217;eux des plaques tournantes de la sécurité des SI, mais le guide indique désormais que « pour toute question relative à la sécurité des systèmes d’information (SSI), un administrateur doit pouvoir s’adresser à des référents internes de l’entité » (section 2.2). Dans la précédente version, ce soutien à l’administrateur n’apparaissait pas et pouvait le laisser apparaître comme seul responsable de la sécurisation</li>
<li>Des moyens d’échanges (mail, messagerie instantanée…) entre administrateurs au sein même du SI d’administration sont recommandés (R53), afin d’éviter les contournements et fuites de données potentielles parfois envisagés lorsque ces fonctionnalités sont absentes : passage par un serveur non prévu à cet effet ou, pire, détour par l’environnement bureautique</li>
</ul>
<p>Enfin, <strong>un seul point discuté dans la première version disparaît </strong>: Le dispositif de diode n’est plus évoqué, au profit d’un système d’échanges hors SI d’administration répondant mieux aux besoins fonctionnels de l’administration, en ce qu’il permet des échanges bidirectionnels, et assurant un certain niveau de sécurité (au niveau réseau et logiciel, et non plus matériel).</p>
<p>Les mesures de sécurité associées restent cependant pertinentes dans certains contextes, où des risques spécifiques doivent être couverts.</p>
<h2><strong>Une mise à jour bienvenue<br />
</strong></h2>
<p>Sans provoquer de changement fondamental sur les principes de l’administration sécurisée, ce guide oriente bien plus clairement les acteurs concernés du SI. La précision de la pensée de l’ANSSI sur de tels sujets est en particulier primordiale pour les entreprises et administrations gestionnaires de systèmes sensibles : les principes exposés guideront une partie importante des interactions avec ces entités, et in fine les décisions d&#8217;homologation.</p>
<p>En plein compte-à-rebours règlementaire, notamment en ce qui concerne <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2016/12/reussir-mise-conformite-loi-de-programmation-militaire/">les OIV et la LPM</a>, la diffusion de ce nouveau guide est <strong>l’occasion de conforter son interprétation des recommandations et les orientations prises pour la sécurité de chaque SI, ou à défaut de (re)considérer des chantiers fondamentaux non encore menés</strong> et répondre au <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2018/01/6-cs-cybersecurity-2018/">contexte sécurité actuel</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>The EU NIS directive: what are the issues and how can you prepare for it?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2017/12/the-eu-nis-directive-what-are-the-issues-and-how-can-you-prepare-for-it/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[RomainSoul3tis]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Dec 2017 21:41:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Compliance]]></category>
		<category><![CDATA[Critical systems]]></category>
		<category><![CDATA[cybersecurity]]></category>
		<category><![CDATA[dsp]]></category>
		<category><![CDATA[European directive]]></category>
		<category><![CDATA[législation]]></category>
		<category><![CDATA[Member States]]></category>
		<category><![CDATA[NIS]]></category>
		<category><![CDATA[OES]]></category>
		<category><![CDATA[risk]]></category>
		<category><![CDATA[sectoral regulations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On July 6, 2016, the NIS (Network and Information Security) directive went into effect. With only a short time to go until the deadline for transposition (May 9, 2018), discussions about the directive  are picking up steam. But what exactly...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>On July 6, 2016, the <strong>NIS</strong> (Network and Information Security) <strong>directive</strong> went into effect. With <strong>only a short time to go until the deadline for transposition</strong> (May 9, 2018), discussions about the directive  are picking up steam. But what exactly are the directive&#8217;s requirements?</em></p>
<h2>The NIS directive: a major piece of legislation</h2>
<p>At a national level, the directive requires the establishment of a cybersecurity strategy and the establishment of a CSIRT, along with an authority figure to oversee these matters. For companies, it introduces two new areas of responsibility for two different types of players:</p>
<ul>
<li><strong>Operators of Essential Services</strong> must implement <strong>technical and organizational measures</strong> to manage network and information system security risks</li>
<li><strong>Digital Service Providers</strong> are required to notify the appropriate authority of security incidents</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-10271 media-10271" class="align-center"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-10271" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/12/image-NIS.png" alt="" width="1059" height="390" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/12/image-NIS.png 1059w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/12/image-NIS-437x161.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/12/image-NIS-768x283.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/12/image-NIS-71x26.png 71w" sizes="auto, (max-width: 1059px) 100vw, 1059px" /></figure>
<h2>The need for a robust and standardized approach</h2>
<p>The NIS Directive is the <strong>security counterpart to the</strong> <a href="https://ec.europa.eu/commission/priorities/digital-single-market_fr"><strong>European Digital Single Market strategy,</strong></a> which was launched in 2015 and aims to turn digital systems into an engine of growth. Business and consumer trust is essential to this project: because without trust, there will be no growth!</p>
<p>European countries are becoming increasingly dependent on digital and information systems while their networks are becoming ever-more interconnected. <strong>This interconnectivity is both a strength and a weakness</strong> because an information system’s level of security is only as good as its weakest link.</p>
<p>However, there are marked differences when it comes to Member States because to date, cybersecurity issues have been handled at national level.</p>
<p>It is this inherent <strong>systemic risk</strong> that Europe is seeking to remedy with the NIS Directive, which is the first piece of European legislation to govern cybersecurity practices in a cross-sectoral manner.</p>
<p>The NIS Directive  differs from regulations designed to deal with specific issues, such as the GDPR. Though often associated with the NIS Directive, the GDPR does not have the same objectives –  its scope is solely about the protection of personal data. Conversely, the directive aims to ensure a base level of cybersecurity through the implementation of security standards and a requirement to give notice when incidents occur (whether they are personal-data related or not). Having said that, a cyber-attack often involves both areas, and it doesn’t make sense to not(?) consider the two pieces of legislation when thinking about compliance.</p>
<h2>A transposition process already in motion</h2>
<p>As the text is a directive and not a regulation, each Member State has to transpose the directive’s provisions into its own national legislative framework.</p>
<p>Many countries have already announced their first steps:</p>
<ul>
<li>The <strong>UK</strong> has confirmed that it plans to transpose the text, despite Brexit; the levels of penalties provided for in the text, <a href="https://www.gov.uk/government/news/new-fines-for-essential-service-operators-with-poor-cyber-security">which are particularly heavy</a>, have recently been announced;</li>
<li><strong>Poland</strong> has announced the opening of a new national center dedicated to cybersecurity (NC Cyber);</li>
<li><strong>Belgium</strong> has set out six flagship measures to strengthen cybersecurity: a reaction to WannaCry, a global cyber-attack that paralyzed many businesses in recent months;</li>
<li>The <strong>Czech Republic (Czehia)</strong> has amended its cybersecurity laws to take account of more critical sectors and comply with the directive’s requirements;</li>
<li><strong>Italy</strong> has revised its National Plan for Cyber Protection and Digital Security to align with the directive’s provisions;</li>
<li><strong>Croatia</strong> has set up a working group to determine how the directive will be transposed;</li>
<li><strong>Sweden</strong> has already revealed some of the details of its transposition, such as the levels of penalties and the bodies responsible for implementation.</li>
</ul>
<p>In several respects, the <strong>text is very “non-directive”</strong> –  setting out objectives but not specifying how they should be achieved. It will be up to <strong>each country to work out its own interpretation</strong> and draw up the concrete measures that will meet the objectives.</p>
<p>The challenge, therefore, is to <strong>reduce the degree of difference</strong> between European countries, while standardizing the levels of cybersecurity to a greater extent by avoiding large differences so that players operating in several countries don&#8217;t face undue complexity..</p>
<p>To achieve this goal, collaboration is taking place at the EU level:</p>
<ul>
<li>A <strong>review of the remit of ENISA </strong>(the European agency in charge of network and information security) is being considered with the aim of, among other things, giving it the powers needed to carry out directive-related activities.</li>
<li>A <strong>Cooperation Group</strong> made up of national representatives, ENISA, and the European Commission, will provide strategic direction;</li>
<li>A <strong>network of CSIRTs</strong> will also be active and able to ensure that good practice is communicated and exchanged, as well as supporting Member States on directive-related matters.</li>
</ul>
<h2>How should you prepare for the directive coming into effect ?</h2>
<p>Or, more specifically, how can you prepare for this new legislation now and what plan of action will you need to have in place? In practice, that depends on the type of entity in view (an OES or DSP).</p>
<p>For <strong>Digital Service Providers (DSPs)</strong>, a standardized approach is needed: Member States cannot impose additional security or notification requirements and, therefore, for this type of player the directive is closer to an EU regulation. This particular treatment, compared with OESs, arises from the cross-border nature of their activities and the fact that many are foreign companies without bases in Europe.  DSPs will have to appoint an entity which is based in a member state to be their official representative on NIS-related issues (as required by Article 18 of the directive). Thus, it is essential that each Member State has the same requirements, ensuring that future decisions to  enter an EU country are not influenced by uneven interpretation of these criteria.</p>
<p>The obligations for DSPs are somewhat less onerous. For example, they are obliged to notify regulator about an incident only in cases where they have access to the information needed to assess its impact against the criteria defined in the directive (Article 16).</p>
<p>It is already time for DSPs to begin the process of compliance since the implementing acts were published In August of 2016.</p>
<p>For the Operators of Essential Services (OESs) in France, there are two main scenarios.</p>
<p>First, let’s consider the <strong>operators already identified as VIOs—Vitally Important Operators—</strong>under the French Military Programming Act. For them, the issue of compliance is less significant given that the Act already introduces numerous obligations. The directive probably will not impose more onerous requirements. Some elements such as reporting may be adapted, but there are <strong>no major changes in sight</strong>.</p>
<p>However, the scope of the directive is likely to be wider than that of the Act, and some <strong>operators within the critical sectors defined by each state under the directive</strong> will need to begin complying. Member States have until November 2018 to designate operators as “OESs” based on the criteria defined in the text. This list will then be reviewed by the European Commission in May 2019.</p>
<p>Those involved will then have to ensure that they <strong>monitor legislation</strong> in order to follow developments in the transposition process, which is important because Member States have the power to impose measures that go beyond the common, base-level requirements set out in the directive.</p>
<p><em>Much of the development of the directive’s provisions must now be carried out by Member States: the specification of the security measures to be put in place, the definition of notification procedures, the penalties to be applied—not to mention the designation of critical sectors and OESs in each country.</em></p>
<p><em>The upshot of all this is a <strong>genuine renewal of the European cybersecurity legislative landscape</strong>, with the primary aim of increasing standardization of IS security levels between Member States—a process that will prove interesting to follow.</em></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Directive NIS : quels enjeux et comment s’y préparer ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2017/08/nis-comment-sy-preparer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[C8ndiceDubois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Aug 2017 16:09:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Compliance]]></category>
		<category><![CDATA[législation]]></category>
		<category><![CDATA[NIS]]></category>
		<category><![CDATA[OSE]]></category>
		<category><![CDATA[Risque]]></category>
		<category><![CDATA[sectoral regulations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 6 juillet 2016 entrait en vigueur la directive NIS (Network and Information Security). Alors que l’on arrive à moins d’un an de la date limite pour la transposition de la directive (9 mai 2018), elle fait de plus en...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le 6 juillet 2016 entrait en vigueur la <strong>directive NIS</strong> (Network and Information Security). Alors que l’on arrive à <strong>moins d’un an de la date limite pour la transposition</strong> de la directive (9 mai 2018), elle fait de plus en plus parler d’elle. Mais quelles obligations cette directive introduit-elle ?</em></p>
<h2>La directive NIS : un texte majeur</h2>
<p>Au niveau national, la directive requiert notamment l’établissement d’une stratégie cybersécurité et la mise en place d’un CSIRT ainsi que d’une autorité en charge de ces sujets. Pour les entreprises, elle introduit deux volets d’obligation pour deux types d’acteurs :</p>
<ul>
<li>Les <strong>Opérateurs de Services Essentiels</strong> doivent mettre en œuvre des <strong>mesures techniques et organisationnelles</strong> pour gérer les risques menaçant la sécurité des réseaux et et des systèmes d’information</li>
<li>Les<strong> Fournisseurs de Services Numériques</strong> sont tenus de notifier les incidents de sécurité à l’autorité compétente</li>
</ul>
<figure id="post-9945 media-9945" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-9945 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/08/image-NIS.png" alt="" width="1067" height="312" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/08/image-NIS.png 1067w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/08/image-NIS-437x128.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/08/image-NIS-768x225.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/08/image-NIS-71x21.png 71w" sizes="auto, (max-width: 1067px) 100vw, 1067px" /></figure>
<figure id="post-9932 media-9932" class="align-none"></figure>
<figure id="post-9934 media-9934" class="align-none"></figure>
<h2>La nécessité d&#8217;orientations fortes et communes</h2>
<p>La directive NIS est le <strong>pendant sécurité de la <a href="https://ec.europa.eu/commission/priorities/digital-single-market_fr">stratégie européenne du Marché Unique Numérique,</a></strong> lancée en 2015, qui vise à faire du numérique un moteur de la croissance : la confiance des entreprises et des consommateurs est indispensable pour ce projet, car sans confiance, pas de croissance !</p>
<p>Les pays européens sont de plus en plus dépendants du numérique et des systèmes d’information, et leurs réseaux sont de plus en plus reliés. Et <strong>cette interconnectivité fait leur force comme leur faiblesse</strong>, puisque le niveau de sécurité d’un système d’information est équivalent à celui de son point le plus faible.</p>
<p>Or, on observe une très forte hétérogénéité entre les Etats Membres au regard de ces enjeux, étant donné que la prise en charge de la cybersécurité se faisait jusqu’ici au niveau national.</p>
<p>C’est à ce <strong>risque systémique</strong> que l’Europe cherche à remédier avec la directive NIS. Il s’agit de la première législation européenne régissant les pratiques cybersécurité de façon cross-sectorielle.</p>
<p>Elle se démarque des textes spécifiques à une problématique particulière, tels que le GDPR. Souvent associé à la directive NIS, il n’a pourtant pas les mêmes objectifs puisqu’il se concentre sur le seul périmètre de la protection des données personnelles tandis que la directive vise à assurer un certain niveau de cybersécurité via la définition de standards de sécurité et la notification des incidents (qu’ils touchent à des données personnelles ou non). Reste qu’une cyber-attaque mettra souvent en jeu les deux domaines, et qu’il fait donc sens de ne pas considérer ces deux textes séparément lors de la mise en conformité.</p>
<figure id="post-9945 media-9945" class="align-none"></figure>
<h2>Un processus de transposition déjà engagé</h2>
<p>Le texte étant une directive et non un règlement, il est nécessaire que chaque Etat Membre transpose ces orientations dans son cadre législatif national.</p>
<p>De nombreux pays ont déjà annoncé des premières mesures s’inscrivant dans le cadre de la directive :</p>
<ul>
<li>Le <strong>Royaume-Uni</strong> a confirmé son intention de transposer le texte malgré le Brexit ; le montant des pénalités prévues dans le texte vient d’être communiqué et <a href="https://www.gov.uk/government/news/new-fines-for-essential-service-operators-with-poor-cyber-security">celles-ci sont particulièrement importantes</a></li>
<li>La <strong>Pologne</strong> a annoncé l’ouverture d’un nouveau centre national dédié à la cybersécurité (NC Cyber) ;</li>
<li>La <strong>Belgique</strong> a présenté six mesures phares pour renforcer la cybersécurité, à la suite de WannaCry, cyberattaque mondiale qui a paralysé de nombreuses entreprises le mois dernier ;</li>
<li>La <strong>République Tchèque</strong> a amendé sa loi cybersécurité pour prendre un compte plus de secteurs critiques et se conformer aux exigences de la directive ;</li>
<li>L’<strong>Italie</strong> a révisé son Plan National pour la Cyber Protection et la Sécurité Digital, en accord avec les orientations données par la directive ;</li>
<li>La <strong>Croatie</strong> a mis en place un groupe de travail pour préciser les modalités de transposition de la directive ;</li>
<li>La <strong>Suède</strong> a d’ores et déjà fourni des détails sur la transposition, tels que l’ordre de grandeur des pénalités applicables, ou encore les entités responsables de la mise en œuvre.</li>
</ul>
<p>Sur un certain nombre d’aspects, le <strong>texte est très peu directif</strong> et fixe des objectifs sans imposer de moyens. Il est du ressort de <strong>chaque pays de travailler à l’interprétation</strong> et de définir des mesures plus concrètes permettant l’atteinte de ces objectifs.</p>
<p>L’enjeu est donc d’<strong>atténuer l’hétérogénéité</strong> entre les pays européens et de parvenir à lisser le niveau de cybersécurité en limitant les écarts trop importants, afin de réduire la complexité de mise en conformité pour les acteurs présents dans plusieurs pays.</p>
<p>Pour ce faire, une collaboration structurée s’organise à l’échelle de l’UE :</p>
<ul>
<li>Une <strong>révision du mandat de l’ENISA</strong>, l’agence européenne en charge de la sécurité des réseaux et de l’information, est à l’étude, avec entre autres l’objectif de lui donner la latitude nécessaire à l’accomplissement des missions relatives à la directive ;</li>
<li>Un <strong>Groupe de Coopération</strong>, composé de représentants nationaux ainsi que de l’ENISA et la Commission Européenne, donnera des orientations stratégiques ;</li>
<li>Un <strong>réseau de CSIRT</strong> s’organise aussi, et sera en mesure d’assurer la communication et l’échange de bonnes pratiques, ainsi que d’appuyer les Etats Membres pour les sujets relatifs à la directive.</li>
</ul>
<h2>Comment se préparer à l&#8217;arrivée de la directive ?</h2>
<p>Concrètement, comment anticiper dès maintenant ce nouveau texte et quel plan d’actions déployer ? Cela dépend en pratique du type de structure (OSE ou FSN).</p>
<p>Concernant les <strong>fournisseurs de service numériques (FSN)</strong>, une approche harmonisée est requise : les Etats Membres ne peuvent pas imposer d’autres exigences liées à la sécurité ou aux notifications, et en ce sens, la directive se rapproche d’un règlement pour ce type d’acteur. Cette singularité par rapport aux OSE provient du caractère transfrontalier de leurs activités et du fait que beaucoup sont des entreprises étrangères non implantées sur le territoire européen, qui devront désigner un représentant basé dans un Etat Membre pour être l’interlocuteur attitré concernant les questions liées à NIS (Article 18 de la directive). Il est donc essentiel que chaque pays impose les mêmes obligations, dans l’objectif d’éviter que le choix du pays d’implantation ne soit orienté par ce critère.</p>
<p>Les obligations pour les FSN sont d’ailleurs un peu moins contraignantes : par exemple, ils ne sont dans l’obligation de notifier un incident que s’ils ont accès aux informations nécessaires pour évaluer son impact au regard des critères définis dans la directive (Article 16).</p>
<p><strong>D’ici le 9 août prochain, la Commission Européenne publiera les actes d’exécution</strong> et il sera alors possible de commencer le processus de mise en conformité.</p>
<p>Pour les Opérateurs de Services Essentiels (OSE), en France, il y a deux principaux cas de figure.</p>
<p>D’abord, les <strong>opérateurs déjà identifiés comme OIV</strong>, opérateurs d’importance vitale, dans le cadre de la Loi de programmation militaire française (LPM). Pour eux, l’enjeu de mise en conformité est moins significatif, puisque la LPM introduit déjà de nombreuses obligations ; la directive n’en introduira probablement pas de plus exigeantes. Quelques éléments tels que le reporting pourraient être à adapter, mais il n’y a <strong>pas de changement majeur à prévoir</strong>.</p>
<p>Toutefois le périmètre de la directive est susceptible d’être plus large que celui de la LPM, et certains <strong>opérateurs des secteurs critiques définis par chaque Etat</strong> devront alors commencer leur mise en conformité. Les Etats Membres ont jusqu’à novembre 2018 pour désigner les OSEà partir des critères définis dans le texte. La liste des opérateurs désignés sera ensuite passée en revue par la Commission Européenne en mai 2019.</p>
<p>Les structures concernées devront ensuite mettre en place une <strong>veille juridique</strong> pour suivre l’évolution du processus de transposition, puisque pour les OSE, les Etats Membres sont en droit d’imposer des mesures allant au-delà du socle commun défini par la directive.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Beaucoup de chantiers restent maintenant à mener par les Etats Membres : spécification des mesures de sécurité à mettre en place, définition des procédures de notification, sanctions applicables, sans oublier la désignation des secteurs critiques et des OES par chaque pays. </em></p>
<p><em>On assiste ainsi à un <strong>véritable renouveau du paysage législatif de la cybersécurité en Europe </strong>visant avant tout à homogénéiser le niveau de sécurité des SI entre états membres, dont il sera intéressant de suivre l’évolution.</em></p>
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		<title>The trends of Trump&#8217;s Cyber Regulation</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2017/04/trends-trumps-cyber-regulation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[CyRilKor3Beuss3r]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Apr 2017 11:32:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Compliance]]></category>
		<category><![CDATA[cybersecurity]]></category>
		<category><![CDATA[data protection]]></category>
		<category><![CDATA[regulation]]></category>
		<category><![CDATA[sectoral regulations]]></category>
		<category><![CDATA[US]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On January 31, 2017, President Trump postponed the signature of the Executive Order on cybersecurity, which was expected to lay the groundwork of the United States’ efforts to fight cyber threats in the coming years. The presidential race was marked...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>On January 31, 2017, President Trump postponed the signature of the Executive Order on cybersecurity, which was expected to lay the groundwork of the United States’ efforts to fight cyber threats in the coming years.</em></p>
<p>The presidential race was marked by a strong emphasis on cybersecurity. The topic, considered during the campaigns as “one of the most important challenges the next president is going to face” (Hilary Clinton, Derry, New Hampshire, February 3, 2016) and “an immediate and top priority,” (Donald Trump, Herndon, Virginia, October 3, 2016) was on the agendas of both final candidates, who expressed a strong willingness to better protect the country’s “cyberspace.” Furthermore, the leakages from various political organizations during the electoral process highlighted the weaknesses of the society against cyber threats.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>U.S. critical infrastructure sectors, such as financial services, transportation systems, and energy, will inevitably have a role to play.</h2>
<p>The cyber community is now eager to see the new government’s cybersecurity plan. In addition to federal agencies, private institutions that are heavily involved in U.S. critical infrastructure sectors, such as financial services, transportation systems, and energy, will inevitably have a role to play.</p>
<p>Significant efforts have been made to increase cybersecurity in the U.S. and abroad. A common trend is to improve protection of what is generally called critical infrastructure. To that end, the previous U.S. administration launched several governmental initiatives, including the development of the Framework for Improving Critical Infrastructure Cybersecurity by NIST (“<a href="https://www.nist.gov/cyberframework">NIST Cybersecurity Framework</a>”). The framework is used worldwide aside major standards and is now being updated. In 2016, the <a href="https://obamawhitehouse.archives.gov/the-press-office/2016/02/09/fact-sheet-cybersecurity-national-action-plan">Cybersecurity National Action Plan</a> (CNAP), planned to increase the country’s Federal budget for cybersecurity to $19 billion in 2017. In Europe, <a href="https://ec.europa.eu/digital-single-market/en/network-and-information-security-nis-directive">the Directive on Security of Network and Information Systems</a> (“NIS Directive”) requires Member States to adopt and publish sufficient laws and regulations to protect essential services. This is a global trend which is already visible in many countries such as France with the <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2013/12/18/DEFX1317084L/jo/texte">LPM</a> law and China through the recently enacted <a href="http://www.chinalawtranslate.com/cybersecuritydraft/?lang=en">Cybersecurity Law</a>. Even international organizations such as NATO are promoting critical infrastructure cybersecurity protection.</p>
<p><strong>Will President Trump focus the country’s cybersecurity program on critical infrastructure?</strong></p>
<h2></h2>
<h2>The two draft Executive Orders released show the new administration is seriously considering the issue.</h2>
<p>The first draft <a href="https://apps.washingtonpost.com/g/documents/world/read-the-trump-administrations-draft-of-the-executive-order-on-cybersecurity/2306/">Executive Order Strengthening U.S. Cyber Security and Capabilities</a> suggests President Trump will order an extensive review of the country’s weaknesses, strengths, and enemies within an aggressive timeline. The previous administration initiated similar effort less than a month after taking office in 2009, resulting in the rather theoretical <a href="http://www.whitehouse.gov/assets/documents/Cyberspace_Policy_Review_final.pdf">Cyberspace Policy Review</a>.</p>
<p>This draft focuses on the following initiatives:</p>
<ul>
<li><strong>Vulnerabilities</strong> – Review most critical cyber vulnerabilities and submit a list of initial recommendations for enhanced protection of national security systems and most critical infrastructure;</li>
<li><strong>Adversaries</strong> – Review principal cyber adversaries and submit a first report on their identities, capabilities, and vulnerabilities;</li>
<li><strong>Capabilities</strong> – Review relevant cyber capabilities and identify an initial set needing improvements to adequately protect critical infrastructure; review efforts to educate and train the cyber workforce and make recommendations for the future;</li>
<li><strong>Incentives</strong> – Propose options to incentivize private sector adoption of effective cybersecurity measures and submit recommendations.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Leveraging incentives reduces the immediate need for additional regulation or legislation.</h2>
<p>While the review of vulnerabilities, adversaries, and capabilities is consistent with actions taken by foreign governments, a more original approach may be taken to ensure adoption of cybersecurity measures by the private sector. Indeed, the focus on Leveraging incentives reduces the immediate need for additional regulation or legislation, which echoes well President Trump’s “Two-for-One” Regulation Executive Order. On the contrary, in Europe, the NIS Directive calls for “effective, proportionate, and dissuasive penalties” to ensure requirements are fulfilled.</p>
<p>Based on currently available information, it is difficult to discern how and to what extent the government would be able to fully execute these initiatives, as they are relatively sweeping in scope. However, the assessment of tangible vulnerabilities and adversaries may indicate a willingness to focus on launching concrete actions.</p>
<p>The second draft <a href="https://lawfareblog.com/revised-draft-trump-eo-cybersecurity">Executive Order Strengthening the Cybersecurity of Federal Networks and Critical Infrastructure</a> is similarly ambitious, ordering the government to produce no less than 11 reports and requiring the involvement of the whole executive branch of the Federal Government and critical infrastructure actors.</p>
<p>This draft retains the initiatives on vulnerabilities and capabilities from the first draft, but the scopes are quite different. It suggests more stringent effort will be made on the protection of executive branch and less on critical infrastructure. Among other things, the government here aims to:</p>
<ul>
<li>Hold heads of executive departments and agencies accountable for managing cyber risk. This follows a trend already adopted by regulators in the financial services sector, for example through the <a href="http://www.dfs.ny.gov/about/press/pr1702161.htm">NYS-DFS 23 NYCRR 500 Cybersecurity Requirements for Financial Services Companies</a>  and the <a href="https://www.nfa.futures.org/nfamanual/NFAManual.aspx?RuleID=9070&amp;Section=9">NFA Interpretive Notice on Information Systems Security Programs</a> (ISSP). Bringing accountability to the senior management level is a necessary step toward reinforced focus on cybersecurity and inclusion at the enterprise level, beyond technology departments;</li>
<li>Generalize the use of the NIST Cybersecurity Framework. While the framework was originally intended for critical infrastructure, it is easy to imagine it applied to federal agencies. It would likely complement and structure the usage of other materials such as <a href="https://www.nist.gov/publications/minimum-security-requirements-federal-information-and-information-systems">the NIST FIPS PUB 200 Minimum Security Requirements for Federal Information and Information Systems</a> and <a href="https://www.nist.gov/news-events/news/2013/04/nist-issues-major-revision-core-computer-security-guide-sp-800-53">the NIST SP 800-53 Security and Privacy Controls for Federal Information Systems and Organizations</a>, which agencies are already required to leverage under <a href="https://www.gpo.gov/fdsys/pkg/STATUTE-116/pdf/STATUTE-116-Pg2899.pdf">the Federal Information Security Management Act of 2002</a> (FISMA). It would also increase alignment of practices between the public and private sectors;</li>
<li>Review executive departments’ and agencies’ risk management practices and actual risk decisions, assess whether they are appropriate and sufficient, as well as develop a plan for improvement. Such effort is consistent with the first draft but this time applies only to the executive branch;</li>
<li>Develop a plan to modernize IT architecture by transitioning to shared IT services and consolidating network architecture, especially for National Security Systems. Shared IT services allow for increased security through industrialization, and consolidated network architectures are easier to protect and monitor.</li>
<li>Identify authorities and capabilities to support cybersecurity efforts of entities managing critical infrastructure at greatest risk in case of cyber attack, in collaboration with those entities. The notion of critical infrastructure at greatest risk originates from <a href="https://obamawhitehouse.archives.gov/the-press-office/2013/02/12/executive-order-improving-critical-infrastructure-cybersecurity">President Obama’s Executive Order 13636 Improving Critical Infrastructure Cybersecurity</a>;</li>
<li>Assess the Federal policies and practices efficiency to promote market transparency of cyber risk management. No more incentives here, but a market-driven approach to foster extended cybersecurity measures among the private sector, and no reference to any new regulation;</li>
<li>Identify and promote initiatives to improve resiliency of core telecommunications infrastructure. Those initiatives, likely at the Internet service provider level, would mainly focus on <a href="https://media.licdn.com/mpr/mpr/AAEAAQAAAAAAAA1xAAAAJDAzZmJkMGZkLWQ2NTctNDk0ZC05YmI1LTZkZmE2NDg1YTRkZQ.png">preventing continuously increasing distributed attacks</a>.</li>
</ul>
<figure id="post-9703 media-9703" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-9703 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/04/US-article-Trump.png" alt="" width="910" height="513" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/04/US-article-Trump.png 910w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/04/US-article-Trump-339x191.png 339w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/04/US-article-Trump-768x433.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/04/US-article-Trump-69x39.png 69w" sizes="auto, (max-width: 910px) 100vw, 910px" /></figure>
<h2></h2>
<h2>The initiatives described in the two drafts are aligned with general market practices and are headed in the right direction.</h2>
<p>Overall, the initiatives described in the two drafts are aligned with general market practices and are headed in the right direction. However, some uncertainty remains on a number of topics such as privacy and protection of PII, and private-public collaboration. Moreover, as American technology companies that have historically stored their data in the U.S. are opening more and more data centers abroad to meet local regulatory requirements, the U.S. will have to define their own data localization requirements.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>The challenge for the new administration is to develop unified data protection policies to drive consistent regulations</h2>
<p>The U.S. has led the effort in defining modern cybersecurity tools such as the NIST Cybersecurity Framework and the <a href="https://www.ffiec.gov/cyberassessmenttool.htm">FFIEC Cybersecurity Assessment Tool</a> but now needs to focus on execution. The challenge for the new administration is to develop unified data protection policies to drive consistent regulations, and move from a theoretical approach to concrete results.</p>
<p>If we are to expect actual results, the effort should enable a country-wide response that is transversal and coordinated, with sufficient oversight. Putting in charge a single agency, as announced by White House officials moments before the President’s signature was called off, may well be a first step in that direction. The new administration will have to define clear roles and responsibilities between the public and private sectors, a governance for collaboration, and a strategy to drive implementation.</p>
<p>Beyond this transformation, the upcoming challenge will be on the collaboration with other countries to align with foreign initiatives with a NATO-like approach, with the objective to drive harmonization of standards and requirements for a more efficient approach to cybersecurity. Stakes and expectations are higher than ever.</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2017/04/trends-trumps-cyber-regulation/">The trends of Trump&#8217;s Cyber Regulation</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/">RiskInsight</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Réussir sa mise en conformité à la loi de programmation militaire</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2016/12/reussir-mise-conformite-loi-de-programmation-militaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[3tienneC@pgras]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Dec 2016 23:30:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Compliance]]></category>
		<category><![CDATA[ANSSI]]></category>
		<category><![CDATA[cyberdéfense]]></category>
		<category><![CDATA[défense nationale]]></category>
		<category><![CDATA[LPM]]></category>
		<category><![CDATA[OIV]]></category>
		<category><![CDATA[sectoral regulations]]></category>
		<category><![CDATA[SIIV]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.riskinsight-wavestone.com/?p=9332</guid>

					<description><![CDATA[<p>La loi de programmation militaire (LPM) de décembre 2013 a notamment servi de véhicule législatif pour adresser le sujet de la cybersécurité des opérateurs d’importance vitale (OIV). Elle traduit les orientations du livre blanc sur la défense et la sécurité...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2016/12/reussir-mise-conformite-loi-de-programmation-militaire/">Réussir sa mise en conformité à la loi de programmation militaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/">RiskInsight</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>La loi de programmation militaire (LPM) de décembre 2013 a notamment servi de véhicule législatif pour adresser le sujet de la <strong>cybersécurité des opérateurs d’importance vitale</strong> (OIV). Elle traduit les orientations du <a href="http://www.defense.gouv.fr/content/download/206186/2286591/file/Livre-blanc-sur-la-Defense-et-la-Securite-nationale%202013.pdf">livre blanc sur la défense et la sécurité nationale</a>, publié en avril de la même année.</em></p>
<p>En particulier, le <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2013/12/18/DEFX1317084L/jo#JORFSCTA000028338829">chapitre IV de la LPM</a> donne plus de pouvoirs au Premier ministre et à l’ANSSI en matière de sécurité et de défense des systèmes d’information. Ce texte responsabilise pour la première fois les OIV quant à la<strong> sécurisation de leurs systèmes d’information d’importance vitale</strong> (SIIV).</p>
<p>Depuis mi-2016, les OIV se voient préciser secteur par secteur ce que l’État attend officiellement d’eux, <em>via</em> la publication d’arrêtés sectoriels. Les secteurs « <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=667EE5BA821B8FE0E30C5018F964CF3C.tpdila22v_2?cidTexte=JORFTEXT000032749532&amp;dateTexte=&amp;oldAction=rechJO&amp;categorieLien=id&amp;idJO=JORFCONT000032749513">produits de santé</a> », « <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=667EE5BA821B8FE0E30C5018F964CF3C.tpdila22v_2?cidTexte=JORFTEXT000032749580&amp;dateTexte=&amp;oldAction=rechJO&amp;categorieLien=id&amp;idJO=JORFCONT000032749513">gestion de l’eau</a> » et « <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=667EE5BA821B8FE0E30C5018F964CF3C.tpdila22v_2?cidTexte=JORFTEXT000032749626&amp;dateTexte=&amp;oldAction=rechJO&amp;categorieLien=id&amp;idJO=JORFCONT000032749513">alimentation</a> » ont ainsi ouvert le bal le 23 juin dernier pour une entrée en vigueur le <strong>1er juillet 2016</strong>, suivis le 11 août par le « <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=37F3ABD566E50143723CE9F0CA444F35.tpdila21v_3?cidTexte=JORFTEXT000033063035&amp;dateTexte=&amp;oldAction=rechJO&amp;categorieLien=id&amp;idJO=JORFCONT000033063030">transport terrestre</a> », le « <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=37F3ABD566E50143723CE9F0CA444F35.tpdila21v_3?cidTexte=JORFTEXT000033063081&amp;dateTexte=&amp;oldAction=rechJO&amp;categorieLien=id&amp;idJO=JORFCONT000033063030">transport maritime et fluvial</a> », le « <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=37F3ABD566E50143723CE9F0CA444F35.tpdila21v_3?cidTexte=JORFTEXT000033063127&amp;dateTexte=&amp;oldAction=rechJO&amp;categorieLien=id&amp;idJO=JORFCONT000033063030">transport aérien</a> », l’ « <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=37F3ABD566E50143723CE9F0CA444F35.tpdila21v_3?cidTexte=JORFTEXT000033063173&amp;dateTexte=&amp;oldAction=rechJO&amp;categorieLien=id&amp;idJO=JORFCONT000033063030">énergie électrique</a> », le « <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=37F3ABD566E50143723CE9F0CA444F35.tpdila21v_3?cidTexte=JORFTEXT000033063219&amp;dateTexte=&amp;oldAction=rechJO&amp;categorieLien=id&amp;idJO=JORFCONT000033063030">gaz naturel</a> » et les « <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=37F3ABD566E50143723CE9F0CA444F35.tpdila21v_3?cidTexte=JORFTEXT000033063265&amp;dateTexte=&amp;oldAction=rechJO&amp;categorieLien=id&amp;idJO=JORFCONT000033063030">hydrocarbures pétroliers</a> », pour une entrée en vigueur au <strong>1er octobre</strong>. Le 28 novembre 2016, les secteurs « <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6B46DBF0FB2B4684C793106B72971539.tpdila22v_2?cidTexte=JORFTEXT000033518925&amp;dateTexte=&amp;oldAction=rechJO&amp;categorieLien=id&amp;idJO=JORFCONT000033518910">finances</a> », « <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6B46DBF0FB2B4684C793106B72971539.tpdila22v_2?cidTexte=JORFTEXT000033518974&amp;dateTexte=&amp;oldAction=rechJO&amp;categorieLien=id&amp;idJO=JORFCONT000033518910">industrie</a> », « <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6B46DBF0FB2B4684C793106B72971539.tpdila22v_2?cidTexte=JORFTEXT000033521327&amp;dateTexte=&amp;oldAction=rechJO&amp;categorieLien=id&amp;idJO=JORFCONT000033521322">communications électroniques</a> » et « <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=6B46DBF0FB2B4684C793106B72971539.tpdila22v_2?cidTexte=JORFTEXT000033521374&amp;dateTexte=&amp;oldAction=rechJO&amp;categorieLien=id&amp;idJO=JORFCONT000033521322">audiovisuel et information</a> »ont clôturé l’année pour une entrée en vigueur au 1er janvier 2017. <strong>En six mois 13 arrêtés ont décliné la LPM</strong>, ne laissant plus que quelques <a href="http://www.sgdsn.gouv.fr/site_rubrique70.html">secteurs et sous-secteurs</a> à couvrir dans les mois à venir.</p>
<p>Cet article vise, en respectant le secret de la défense nationale, à partager nos retours d’expérience liés aux <strong>projets de mise en conformité</strong> qui ont marqué l’actualité ces derniers mois.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Cinq idées clés pour une mise en conformité à la LPM réussie</h2>
<p>L’entrée en application de la LPM mène nécessairement à un <strong>investissement conséquent de la part des OIV</strong>, ne serait-ce que pour décliner la notion de SIIV sur leur périmètre, démontrer leur conformité à chacune des règles et aligner leurs processus et corpus documentaire sur le formalisme imposé par la LPM.</p>
<p>De par ses relations privilégiées avec l’ANSSI et son rôle sur la SSI au sein de son entreprise, <strong>le RSSI est l’acteur légitime pour piloter et animer cette mise en conformité</strong>. De la mobilisation des acteurs à la généralisation des principes de sécurité, en passant par le cadencement des chantiers et la construction de cibles acceptées par tous, quels sont les <strong>facteurs clés de réussite</strong> ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>1. Par où commencer ? Dresser la liste des SIIV</strong></p>
<p>Tous les OIV doivent <strong>déclarer leurs SIIV à l’ANSSI dans un délai de 3 mois</strong> à compter de l’entrée en vigueur de l’arrêté les concernant. Il est important de noter que <strong>les exigences portent uniquement sur les SIIV</strong>, et non sur l’ensemble du SI de l’OIV. L’identification des SIIV doit par conséquent être un<strong><em> chantier réalisé avec le plus grand soin pour être conforme à la loi tout en limitant les impacts au maximum</em></strong>.</p>
<p>Au-delà des typologies de SI éligibles (proposées en annexe III de chaque arrêté), l’analyse doit partir des <strong>missions d’importance vitale </strong>(MIV) confiées par l’État à l’OIV. Elles sont listées dans les Directives Nationales de Sécurité (DNS), en possession de l’Officier de Sécurité de l’OIV puisque c’est un document classifié Confidentiel Défense. Des <strong>rencontres avec les métiers</strong> permettront ensuite d’affiner la compréhension des processus et de leur transcription sur le SI en termes d’applications.</p>
<p>L’enjeu est ici de définir <strong>une méthode systématique et une justification rigoureuse</strong> sur les critères d’inclusion et d’exclusion des applications potentiellement éligibles.</p>
<p>D’autre part, nos retours d’expérience sur l’identification des SIIV montrent que la logique « d’importance vitale » diffère entre une vision de l’entreprise (qui vise à assurer sa propre survie) et celle de l’État (qui vise à assurer la sécurité des citoyens). Concrètement, les systèmes commerciaux assurant les ventes ou la facturation, ne sont souvent pas répertoriés dans la liste des SIIV.</p>
<p><strong>Les applications d’importance vitale représentent aujourd’hui au maximum 3% du parc applicatif de nos clients grands comptes sur le volet SI de gestion. Les SIIV sont quant à eux constitués de l’ensemble des applications concourant à un même processus d’importance vitale.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>2. Recenser les écarts et dessiner des premières cibles</strong></p>
<p>L’analyse d’écart doit elle aussi débuter au plus vite,<strong><em> sans attendre la stabilisation de la liste des SIIV</em></strong>.</p>
<p>Certes des subtilités techniques seront présentes, mais <strong>des tendances devraient rapidement </strong><b>apparaître</b><strong> sur les nombreux thèmes transverses</strong> tels que la supervision SSI, les cartographies, les principes d’authentification voire la gestion des correctifs de sécurité. Cela, en particulier sur les SI industriels, n’est pas sans poser des interrogations assez importantes.</p>
<p>Ici, l’enjeu est double : <strong>anticiper le macro-budget </strong>qui sera nécessaire à la mise en conformité et l’inscrire dans l’exercice de prévision budgétaire pluriannuel. Expliquer la LPM aux futurs porteurs d’actions et les <strong>mobiliser autour de l’identification de cibles</strong> qui pourraient répondre aux différentes exigences.</p>
<p>Il est crucial de <strong>ne pas traiter la mise en conformité règle par règle</strong> : selon les cas, certaines cibles d’apparence plus complexe permettent de couvrir plusieurs règles à la fois, diminuant ainsi l’investissement nécessaire au global. Ce constat est d’autant plus fort sur la protection des systèmes, où les principes de cloisonnement, les pratiques d’administration et les mécanismes d’authentification sont très liés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>3. Favoriser la pratique à la théorie</strong></p>
<p>Les situations où il est <strong>difficile de faire converger </strong>les différentes approches sont légions dans ce type de programme. Aussi, le passage à la pratique est souvent le meilleur des alliés :</p>
<ul>
<li>La réalisation d’un<strong><em> audit à blanc </em></strong>technique et organisationnel permettra d’obtenir des réponses factuelles et détaillées et ainsi de débloquer les éventuelles analyses d’écart fastidieuses ;</li>
<li>De même, la réalisation d’une <strong>homologation sur un SIIV pilote </strong>permettra à la fois de préciser le processus d’homologation et le contenu du dossier et fluidifiera d’autant les autres homologations ;</li>
<li>Enfin, la <strong>mise en œuvre sur un SIIV pilote </strong>des principes de sécurisation retenus permettra de concrétiser les modalités d’implémentation spécifiques et transverses et d’affiner les modèles initialement retenus, avant généralisation. Il permettra en particulier d’identifier précisément les besoins relatifs aux systèmes transverses (administration, surveillance, contrôle d’accès…).</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>4. Paralléliser les chantiers</strong></p>
<p>Les délais associés aux différentes règles sont très ambitieux. Aussi, il est indispensable de traiter en parallèle tous les sujets qui peuvent l’être.</p>
<p>C’est notamment le cas de la formalisation des <strong>guides de durcissement,</strong> des évolutions de la <strong>PSSI, </strong>des processus <strong>d’intégration de la sécurité dans les projets, </strong>des modifications au niveau des <strong>clauses contractuelles </strong>et des processus de <strong>sélection des fournisseurs, </strong>etc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>5. Tirer parti de la complémentarité des équipes</strong></p>
<p>La LPM aborde le sujet de la cybersécurité au travers d’une loi et en l’inscrivant dans le dispositif SAIV. <strong>Les interlocuteurs sont donc tout aussi nombreux que variés</strong> : les <strong>dirigeants </strong>dans la mesure où la responsabilité pénale de l’OIV est engagée, les <strong>responsables de la sûreté </strong>garants du bon maintien du dispositif SAIV, les <strong>RSSI </strong>interlocuteurs habituels de l’ANSSI, les responsables de la <strong>conformité,</strong> les <strong>métiers </strong>en regard des missions d’importances vitales qu’ils peuvent porter, les <strong>DSI </strong>au vu des impacts potentiels sur le SI, les <strong>achats </strong>sur la gestion des fournisseurs, les <strong>équipes techniques </strong>opérant le SI au quotidien, etc.</p>
<p>Face à cette multitude d’interlocuteurs et d’approches parfois radicalement opposées, il est impératif de voir au-delà de la complexité apparente : cette situation est surtout l’occasion de mobiliser un nombre inédit d’acteurs autour de la cybersécurité et d’ainsi <strong>actionner des leviers jusque-là souvent inaccessibles</strong>. Il est notamment plus facile d’<strong>obtenir les ressources nécessaires </strong>à la bonne réussite du programme lorsqu’autant d’enjeux sont réunis.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Un paysage cybersécurité modelé en profondeur</h2>
<p>Les cadrages menés jusqu’à présent par les OIV démontrent une forte <strong>volonté de prendre en compte la LPM le plus en amont possible</strong>, avec au sein des grands comptes que nous accompagnons, plusieurs dizaines de millions d’euros budgétés pour les années à venir.</p>
<p>Par ailleurs, la LPM a <strong>démontré l’intérêt de la cybersécurité à des décideurs historiquement peu mobilisés sur ce sujet</strong>, que ce soit au sein des OIV ou de leurs fournisseurs. Gageons que cette prise de conscience annonce une sécurisation pérenne des SIIV et des SI plus largement.</p>
<p>Un autre aspect structurant et positif de la LPM est à noter : afin de répondre aux besoins des OIV, <strong>le marché est incité à se structurer autour des thématiques cybersécurité.</strong> Il sera donc plus facile, pour les OIV mais aussi les autres entreprises d’avoir recours à des fournisseurs respectant les bonnes pratiques de sécurité.</p>
<p>Dans tous les cas, l’enjeu à venir pour les OIV est de <strong>ne surtout pas réduire la cybersécurité aux programmes LPM </strong>mais bien au contraire de <strong>les utiliser comme accélérateur </strong>pour leurs autres projets, sous peine de délaisser leurs SI critiques non considérés comme vitaux pour la survie de la nation (et ils sont nombreux). Cet équilibre est crucial pour assurer une cybersécurité servant à la fois l’État mais aussi les entreprises concernées.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Consultez notre <a href="https://www.wavestone.com/fr/insight/operateur-importance-vitale-cybersecurite-conformite-lpm/">synthèse LPM</a> via le site officiel du cabinet, <a href="http://www.wavestone.com">www.wavestone.com</a>.</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2016/12/reussir-mise-conformite-loi-de-programmation-militaire/">Réussir sa mise en conformité à la loi de programmation militaire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/">RiskInsight</a>.</p>
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		<title>Directive NIS : Une confiance accrue dans le cyberespace européen</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2016/07/directive-nis-confiance-accrue-cyberespace-europeen/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[GEneviEveLardon]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Jul 2016 11:52:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Compliance]]></category>
		<category><![CDATA[CSIRT]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Règlementation]]></category>
		<category><![CDATA[sectoral regulations]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 6 juillet 2016 était publiée la directive européenne NIS (Network Information Security). Issu d’une réflexion commencée en 2013, ce texte ajoute une nouvelle brique au chantier de la sécurisation du marché unique numérique européen. Avec le règlement eIDAS, cette...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2016/07/directive-nis-confiance-accrue-cyberespace-europeen/">Directive NIS : Une confiance accrue dans le cyberespace européen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/">RiskInsight</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le 6 juillet 2016 était publiée la <a href="http://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/TXT/?uri=uriserv:OJ.L_.2016.194.01.0001.01.ENG&amp;toc=OJ:L:2016:194:TOC">directive européenne NIS</a> (Network Information Security). Issu d’une réflexion commencée en 2013, ce texte ajoute une nouvelle brique au chantier de la sécurisation du marché unique numérique européen. Avec le <a href="https://www.solucominsight.fr/2016/04/confiance-numerique-que-doit-on-attendre-du-reglement-eidas/">règlement eIDAS</a>, cette directive vise à renforcer la confiance des utilisateurs du cyberespace européen en proposant un cadre et une collaboration renforcée entre les pays membres et les institutions européennes.</em></p>
<h1>La directive NIS fixe un cap</h1>
<p>Comme l’indique son nom, la directive NIS n’est ni une loi, ni un règlement. Elle donne un objectif à atteindre, mais laisse le choix des moyens pour y arriver. Comme pour toute directive, elle doit être transposée par chacun des pays membres en lois qui fixeront les moyens pour y arriver. La LPM française ou le IT Security Act allemand en sont des exemples. L’ANSSI a récemment annoncé être <a href="https://twitter.com/ANSSI_FR/status/757577797187596288">en charge du pilotage de la déclinaison en France</a>.</p>
<p>Il est possible de diviser les obligations données par la directive en trois catégories :</p>
<ul>
<li><strong>Définition d’un modèle de gouvernance national </strong>(articles 5,6,7) : chaque État membre doit adopter une stratégie nationale, en définissant des <strong>objectifs et une législation appropriée</strong> dans le but d’atteindre un haut niveau de sécurité national.<br />
Pour cela chaque pays doit se doter au moins d’une <strong>autorité compétente, chargée de la transposition de la directive en loi</strong>. Cette autorité peut être unique, comme c’est le cas en France avec l’ANSSI, ou peut être divisée selon les différents secteurs essentiels. Les dites-autorités sont invitées à se rapprocher de l’ENISA (<strong>Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l&#8217;information</strong>) pour obtenir de l’aide.<br />
De même, un <strong>CSIRT</strong> (Computer Security Incident Response Team) national doit être désigné. En charge de la gestion d’incident nationaux, il a pour mission d’alerter et de partager sur les risques et les incidents, et de reporter les notifications d’incidents aux entités adéquates. Enfin, <strong>un point de contact unique</strong> doit être désigné pour participer à la coopération transfrontalière sur les objectifs stratégiques et les moyens mis en place.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Mise en place de mesures de sécurité et de systèmes de notification d’incident pour les opérateurs de services essentiels </strong>(article 14 et 15a) : les entités identifiées par les pays comme indispensables à la pérennité d’activités critiques (économiques ou sociales) doivent mettre en place des <strong>mesures pour appréhender les risques</strong> ainsi que leurs impacts. Ces opérateurs ont également l’obligation de <strong>notifier immédiatement</strong> à l’autorité compétente tout incident dont la nature pourrait impacter significativement la continuité du service. La notion d’impact,laissée à la libre évaluation de l’entité, dépend du nombre d’utilisateurs touchés, de la durée de l’incident et de la portée géographique.<br />
La directive impose des actions similaires aux « fournisseurs de services numériques ». Ces fournisseurs correspondent aux les places de marchés en ligne, les moteurs de recherches, les services cloud, à l’exception des TPE et des microentreprises (2003/361/EC). Leurs obligations sont légèrement moindres (règles spécifiques au niveau des États et obligation de notifications plus restreintes), comme leurs activités ne nuiront pas directement à la vie des personnes, mais plutôt à l’économie.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Participation aux initiatives de partage d’information et collaboration </strong>(article 8) : Lors de la présentation de la directive, le vice-président de la Commission Européenne en charge du Marché unique numérique, Adrus Ansip, et le Commissaire européen à l&#8217;Économie et à la Société numérique, Günther H. Oettinger, ont <a href="http://europa.eu/rapid/press-release_STATEMENT-16-2424_en.htm">insisté sur la <strong>nécessité d’une coopération</strong></a> entre les institutions publiques européennes et nationales avec les acteurs privés. Ils ont également rappelé <strong>l’importance de la standardisation</strong> pour faciliter les échanges inter-frontaliers. Une réponse à ces besoins se traduit par la création d’un réseau de <strong>CSIRT</strong> et d’un <strong>groupe de coopération stratégique</strong> composé de représentants des pays membres de la Commission Européenne et de l’ENISA.</li>
</ul>
<h1>La directive NIS en renfort de la LPM</h1>
<p>En France, la directive NIS vient accroître la <strong>légitimité de la Loi de programmation militaire</strong> dont certains arrêtés ont été publiés le 23 juin dernier.</p>
<p>Plusieurs différences sont toutefois notables entre le texte européen et la loi française, notamment dans la partie concernant les obligations des entreprises.</p>
<ul>
<li>Alors que la France a identifié 12 secteurs d’importance vitale (SIV), la directive NIS n’en reconnait que 6 (énergie, transport, banques, distribution et provision d’eau potable, infrastructures financières, santé) <strong>auxquels s’ajoutent les fournisseurs de services numériques non couverts par la LPM actuelle</strong>. Ces fournisseurs ont été <a href="http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-13-71_fr.htm">estimés à près de 1400 pour l&#8217;ensemble du territoire européen</a>. De plus, certains secteurs comme l’industrie ne sont pas inclus dans la démarche, et ne profiteront pas de l’impulsion donnée au sommet de l’Europe.</li>
<li>Au sein d’un même secteur, les opérateurs concernés ne seront pas forcément identiques. En effet, la directive NIS ne considère que ceux dont l’activité dépend fondamentalement des réseaux et des systèmes d’information.</li>
<li>Bien que les obligations pour les entités considérées comme sensibles soient similaires, la LPM va un cran plus loin et requière que les organisations identifiées dans le secteur d’importance vitale soient auditées par des prestataires qualifiés, alors que cela n’est pas rendu obligatoire par le texte européen. Chaque pays sera libre d’adapté le texte.</li>
</ul>
<p class="Tableau">En définitive, les opérateurs des secteurs d’importance vitale français ayant initié un processus de mise en conformité à LPM seront globalement en accord avec les objectifs fixés par la directive. En revanche, certaines organisations devront mettre en place des mesures pour identifier et réduire les risques, en particulier celles du secteur de fournisseurs de services numériques car non concernées par la LPM.</p>
<h1>21 mois pour s’aligner à la directive</h1>
<p>La directive NIS entrera en vigueur 20 jours après publication au Journal Officiel de l’Union Européenne, c’est-à-dire en août 2016. Suite à cela, les différents États membres disposeront <strong>de 21 mois</strong> pour transposer cette directive en lois nationales. Une période de 6 mois supplémentaire sera donnée pour identifier les opérateurs de services essentiels correspondants aux secteurs identifiés.</p>
<p>Afin d’aligner la gouvernance nationale avec le cap fixé par la directive NIS<strong>, il restera un certain nombre d’interrogations</strong> auxquelles devra répondre chacun des pays de l’UE : Qui va prendre en charge cette transposition ? Combien d’autorités compétentes ou de CSIRT désigner à l’échelle nationale ? Quels moyens faut-il mettre à disposition ? Est-il nécessaire d’écrire de nouvelles lois ou simplement faire des amendements d’anciennes lois ?</p>
<p>La directive NIS est un pas important pour obtenir une cybersécurité unifiée à l’échelle européenne et c’est devenu une nécessité, car les cybercriminels eux, ne connaissent pas les frontières.</p>
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		<title>Cybersécurité et Loi de Programmation Militaire : les premiers arrêtés sectoriels enfin publiés</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2016/06/cybersecurite-lpm-premiers-arretes-sectoriels-enfin-publies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[3tienneC@pgras]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Jun 2016 16:11:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Compliance]]></category>
		<category><![CDATA[ANSSI]]></category>
		<category><![CDATA[cyberdéfense]]></category>
		<category><![CDATA[défense nationale]]></category>
		<category><![CDATA[LPM]]></category>
		<category><![CDATA[OIV]]></category>
		<category><![CDATA[sectoral regulations]]></category>
		<category><![CDATA[SIIV]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.solucominsight.fr/?p=9074</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le jeudi 23 juin dernier, paraissaient au Journal Officiel de la République Française les trois premiers arrêtés sectoriels déclinant la LPM. Les secteurs « Produits de santé », « Gestion de l’eau » et « Alimentation » ouvrent le bal, pour une entrée en vigueur au...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2016/06/cybersecurite-lpm-premiers-arretes-sectoriels-enfin-publies/">Cybersécurité et Loi de Programmation Militaire : les premiers arrêtés sectoriels enfin publiés</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/">RiskInsight</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le jeudi 23 juin dernier, paraissaient au <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichJO.do?idJO=JORFCONT000032749513">Journal Officiel de la République Française</a> les trois premiers arrêtés sectoriels déclinant la <a href="https://www.solucominsight.fr/2016/05/cybersecurite-lpm-cadre-reglementaire-exigences/">LPM</a>. Les secteurs « <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=667EE5BA821B8FE0E30C5018F964CF3C.tpdila22v_2?cidTexte=JORFTEXT000032749532&amp;dateTexte=&amp;oldAction=rechJO&amp;categorieLien=id&amp;idJO=JORFCONT000032749513">Produits de santé</a> », « <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=667EE5BA821B8FE0E30C5018F964CF3C.tpdila22v_2?cidTexte=JORFTEXT000032749580&amp;dateTexte=&amp;oldAction=rechJO&amp;categorieLien=id&amp;idJO=JORFCONT000032749513">Gestion de l’eau</a> » et « <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do;jsessionid=667EE5BA821B8FE0E30C5018F964CF3C.tpdila22v_2?cidTexte=JORFTEXT000032749626&amp;dateTexte=&amp;oldAction=rechJO&amp;categorieLien=id&amp;idJO=JORFCONT000032749513">Alimentation</a> » ouvrent le bal, pour une entrée en vigueur au 1er juillet 2016. Le planning annoncé par l’ANSSI est ainsi respecté, même si la grande majorité des arrêtés reste encore à paraitre sur la seconde moitié de l’année.</em></p>
<p><em>Clés de voute du <a href="https://www.solucominsight.fr/2016/05/cybersecurite-lpm-cadre-reglementaire-exigences/">cadre règlementaire posé en décembre 2013</a>, que faut-il retenir de ces arrêtés émis par le Premier ministre, en coordination avec les ministères concernés et l’ANSSI ?</em></p>
<h1>Des arrêtés très similaires et sans surprise</h1>
<p>Ces arrêtés ne réservent aucune surprise à quiconque a participé aux réflexions sur la LPM ces derniers mois : planning, structure, règles, tout y est. Par ailleurs, c’est désormais officiel, le contenu des arrêtés est quasiment identique d’un secteur à l’autre.</p>
<p><strong>Dès l’entrée en vigueur des arrêtés</strong>, tous les OIV seront tenus de <strong>déclarer à l’ANSSI leurs incidents de sécurité</strong><a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>.</p>
<p><strong>Dans un délai de 3 mois</strong> à compter de l&#8217;entrée en vigueur des arrêtés, tous les OIV <strong>devront déclarer leur SIIV à l’ANSSI</strong><a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> et communiquer les c<strong>oordonnées de leur service de permanence SSI</strong>.</p>
<p>Enfin, tout OIV devra être <strong>conforme à 20 règles de sécurité</strong>, selon des <strong>délais variables d’une règle à l’autre et d’un secteur à l’autre</strong>. Ces règles sont les mêmes pour tous les secteurs à deux exceptions près, concernant les modalités d’accès à distance aux SIIV (authentification simple autorisée pour le sous-secteur des produits de santé et le secteur de l’alimentation) et la supervision SSI (pas de supervision obligatoire des systèmes assurant la sécurité physique et la gestion technique des bâtiments des point d’importance vitale pour le sous-secteur produits de santé).</p>
<p>Si les 20 règles détaillées en Annexe I de chaque arrêté sont publiques, ce n’est pas le cas des <strong>Annexes II, III et IV, marquées Diffusion Restreinte</strong> et notifiées par l’ANSSI aux seules personnes ayant besoin d&#8217;en connaître. Ces annexes précisent respectivement les délais dans lesquels les opérateurs sont tenus d&#8217;appliquer les règles de sécurité, les types de système d&#8217;information potentiellement SIIV, et les types d&#8217;incidents de sécurité à notifier à l’ANSSI.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h1>20 règles pour promouvoir les bonnes pratiques et référentiels ANSSI</h1>
<p>Les 20 règles couvertes par les arrêtés peuvent être regroupées de la manière suivante :</p>
<figure id="post-9077 media-9077" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.solucominsight.fr/wp-content/uploads/2016/06/lpm.png" alt="lpm" width="1248" height="1245" /></figure>
<ul>
<li><strong>Gouvernance</strong> (règles 1 et 20) : être doté d’une Politique de Sécurité du SI (<strong>PSSI</strong>) intégrant la notion de SIIV et posant notamment des exigences en termes de <strong>sensibilisation</strong>, de <strong>formation</strong> et de <strong>reporting</strong> à la Direction de l’OIV. Certains <strong>indicateurs</strong> SSI doivent également être générés (suivi des comptes, patch management, etc.).Ce volet correspond généralement à un chantier mineur de mise à jour du corpus documentaire et des processus déjà existants.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Maîtrise des risques</strong> (règle 2) : l’OIV doit mener une <strong>homologation formelle</strong> de chacun de ses SIIV, afin d’identifier les risques portés et les mesures de sécurité à mettre en œuvre. La décision d’homologation est prise par une commission interne à l’OIV, en capacité de représenter l’OIV sur le plan pénal. Tout acte d’homologation sera précédé d’un <strong>audit SSI</strong>.Concrètement, les OIV doivent prévoir un audit d’homologation par SIIV, qui sera réalisé conformément au référentiel <strong>PASSI LPM</strong><a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>, soit par un prestataire qualifié soit par une équipe interne de l’OIV. Le renouvellement de l’homologation est à prévoir à minima<strong> tous les 3 ans</strong>, pour prendre en compte l’évolution du contexte et des menaces.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Maîtrise des SI</strong> (règles 3 et 4) : il est attendu de l’OIV qu’il connaisse à tout moment les composants constituant chacun de ses SIIV (<strong>cartographies</strong> à disposition de l’ANSSI sur demande) et qu’il sache y déployer tous les <strong>correctifs de sécurité nécessaires</strong> ou mettre en œuvre des <strong>mesures compensatoires appropriées</strong>.Si des inventaires et processus de veille et patch management sont déjà en place, l’enjeu est ici de les décliner concrètement sur chacun des SIIV fraîchement identifiés et surtout de s’assurer de leur pertinence et efficacité dans le temps.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Gestion des incidents de sécurité</strong> (règles 5 à 10) : au niveau de la <strong>détection</strong> des incidents, les <strong>journaux d’événements</strong> clés doivent être activés, centralisés et archivés, puis <strong>corrélés et analysés</strong> sur une infrastructure dédiée et conformément au référentiel <strong>PDIS</strong><a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>. Des <strong>sondes réseaux qualifiées</strong> doivent être mise en place entre les SIIV et les réseaux tiers à ceux de l’OIV. Le<strong> traitement des incidents</strong> doit respecter le référentiel <strong>PRIS</strong><a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a> et l’OIV doit posséder un <strong>service de permanence</strong>, communément appeler astreinte, pour assurer le traitement des alertes en 24/7. Enfin, une procédure de <strong>gestion de crise</strong> doit pouvoir être déclenchée sur demande du Premier Ministre afin d’assurer la<strong> cyber-résilience</strong> des SIIV et du SI de l’OIV.Bien que la détection et le traitement des incidents de sécurité soient pris au sérieux par les OIV, c’est un volet de la SSI qui reste assez récent et continue de se structurer. Aussi, la difficulté principale sera d’<strong>aligner les initiatives déjà en place sur les référentiels PDIS et PRIS</strong> et de les étendre aux SIIV. Les OIV les moins avancés sur le sujet auront l’avantage de pouvoir partir d’une feuille blanche.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Protection des systèmes</strong> (règles 11 à 19) : chaque SIIV devra respecter les bonnes pratiques de sécurité sur l’<strong>authentification</strong> et l’<strong>habilitation des utilisateurs</strong> des SIIV, sur les principes et infrastructures d’<strong>administration</strong>, sur le <strong>cloisonnement </strong>des SIIV et la gestion des flux ainsi, sur les principes d’<strong>accès à distance</strong>, ainsi que sur le durcissement des composants à leur installation.Selon la taille et les typologies de SIIV, l’enjeu est ici de placer le curseur au bon endroit entre cloisonnement des SIIV et fluidité des opérations au quotidien. Des SIIV trop isolés vont entrainer un coût d’exploitation très élevé voire des dysfonctionnements métiers, tandis qu’une gestion trop centralisée maximisera les impacts d’une attaque réussie. Fort heureusement, des solutions permettant d’atteindre le bon compromis existent et sont déjà éprouvés chez certains OIV.</li>
</ul>
<p>Finalement, cet ensemble de règles rappelle les <strong>bonnes pratiques de sécurité</strong> et exige qu’elles soient respectées <strong> à minima sur le périmètre des SIIV</strong>.</p>
<p>Ces arrêtés sont aussi l’occasion pour l’État de <strong>promouvoir les documents produits ces dernières années</strong> en lien avec la cybersécurité et la Sécurité des Activités d’Importance Vitale (SAIV) : référentiels <a href="http://www.ssi.gouv.fr/uploads/2014/12/PASSI_referentiel-exigences_v2.1.pdf">PASSI</a> / <a href="http://www.ssi.gouv.fr/uploads/2014/12/PDIS_referentiel-d%E2%80%99exigences-v1.0.pdf">PDIS</a> / <a href="http://www.ssi.gouv.fr/uploads/2014/12/PRIS_Referentiel-d%E2%80%99exigences-v1.0.pdf">PRIS</a>, <a href="http://www.ssi.gouv.fr/administration/bonnes-pratiques/">guides de sécurisation</a>, <a href="http://www.ssi.gouv.fr/guide/lhomologation-de-securite-en-neuf-etapes-simples/">stratégie d’homologation</a>, méthodologie d’analyse de risques <a href="http://www.ssi.gouv.fr/guide/ebios-2010-expression-des-besoins-et-identification-des-objectifs-de-securite/">EBIOS</a>, <a href="http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2014/01/cir_37828.pdf">IGI 6600</a> sur les SAIV, <a href="http://www.sgdsn.gouv.fr/IMG/pdf/IGI_1300.pdf">IGI 1300</a> sur la protection du secret de la défense nationale, <a href="http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2015/02/cir_39217.pdf">II 901</a> sur la protection des SI sensibles, etc. Les différents guides de bonnes pratique de l’ANSSI seront aussi à considérer pour construire ou faire évoluer les systèmes.</p>
<h1>Des publications salutaires, mais encore de nombreuses incertitudes à lever de manière officielle</h1>
<p>Après la phase d’identification des SIIV et de gap analysis d’ores et déjà amorcée et en cours de finalisation par la plupart des OIV, la publication des premiers arrêtés sectoriels va enfin <strong>permettre une diffusion plus large des règles</strong>. Au-delà des OIV et de ceux qui les accompagnent auourd’hui, l’ensemble du marché va ainsi pouvoir s’approprier ces règles et se structurer en conséquence (éditeurs, infogérants, fournisseurs, etc.) en pouvant échanger clairement et de manière plus ouverte sur ces sujets.</p>
<p>En parallèle, il est <strong>indispensable que l’ANSSI continue de lever officiellement les questions restantes</strong> en publiant le maximum d’éléments : listes de prestataires et produits qualifiés pour l’ensemble des référentiels, exemples d’architectures et configuration conformes, etc. Sur ce point, la récente création de la <a href="http://www.ssi.gouv.fr/administration/protection-des-oiv/protection-des-oiv-en-france/">rubrique « OIV » sur le site de l’ANSSI</a> va dans le bon sens.</p>
<p>D’ici-là, <strong>les OIV doivent continuer de mobiliser leurs dirigeants et leurs équipes sur cette mise en conformité</strong>, l’identification de cibles envisageables, leur chiffrage et leurs porteurs, sous peine de prendre un retard qui sera difficile à rattraper.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> Formulaire de déclaration fourni par l’ANSSI : <a href="http://www.ssi.gouv.fr/uploads/2016/04/declaration-incident-lpm-np1.pdf">http://www.ssi.gouv.fr/uploads/2016/04/declaration-incident-lpm-np1.pdf</a> ; couvert par le secret de la défense nationale (Confidentiel Défense) une fois rempli, selon l’incident</p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> Formulaire de déclaration des SIIV fourni par l’ANSSI : <a href="http://www.ssi.gouv.fr/uploads/2016/04/declaration-siiv-lpm-np1.pdf">http://www.ssi.gouv.fr/uploads/2016/04/declaration-siiv-lpm-np1.pdf</a> ; liste et informations couverts par le secret de la défense nationale (Confidentiel Défense)</p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> PASSI LPM – extension du référentiel public PASSI encadrant la réalisation d’audits SSI (<a href="http://www.ssi.gouv.fr/uploads/2014/12/PASSI_referentiel-exigences_v2.1.pdf">http://www.ssi.gouv.fr/uploads/2014/12/PASSI_referentiel-exigences_v2.1.pdf</a>) ; PASSI LPM est en Diffusion Restreinte aux seules personnes ayant besoin d&#8217;en connaître</p>
<p><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> PDIS – Prestataire de Détection des Incidents de Sécurité : <a href="http://www.ssi.gouv.fr/uploads/2014/12/PDIS_referentiel-d%E2%80%99exigences-v1.0.pdf">http://www.ssi.gouv.fr/uploads/2014/12/PDIS_referentiel-d%E2%80%99exigences-v1.0.pdf</a></p>
<p><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> PRIS – Prestataire de Réponse aux Incidents de Sécurité : <a href="http://www.ssi.gouv.fr/uploads/2014/12/PRIS_Referentiel-d%E2%80%99exigences-v1.0.pdf">http://www.ssi.gouv.fr/uploads/2014/12/PRIS_Referentiel-d%E2%80%99exigences-v1.0.pdf</a></p>
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		<title>Cybersécurité et Loi de programmation militaire : quel cadre réglementaire pour quelles exigences ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2016/05/cybersecurite-lpm-cadre-reglementaire-exigences/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[3tienneC@pgras]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 May 2016 14:52:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Compliance]]></category>
		<category><![CDATA[ANSSI]]></category>
		<category><![CDATA[cyberdéfense]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La mise en conformité à la Loi de programmation militaire (LPM) est un sujet clé pour les structures concernées : les opérateurs d’importance vitale (OIV). Tandis que les premières échéances approchent à grand pas, un nombre croissant d’acteurs se mobilise sur ce...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2016/05/cybersecurite-lpm-cadre-reglementaire-exigences/">Cybersécurité et Loi de programmation militaire : quel cadre réglementaire pour quelles exigences ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/">RiskInsight</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>La <strong>mise en conformité à la Loi de programmation militaire</strong> (LPM) est un sujet clé pour les structures concernées : les opérateurs d’importance vitale (OIV). Tandis que les premières échéances approchent à grand pas, un nombre croissant d’acteurs se mobilise sur ce sujet et est à la recherche de retours d’expérience.</em></p>
<p><em>Ce premier article vise, en respectant le secret de la défense nationale, à <strong>résumer le cadre législatif et réglementaire de la LPM</strong> : quel est le périmètre d’application de la loi ? Quels sont les principes à mettre en œuvre ? Quid de sa compatibilité avec les directives européennes ?</em></p>
<h2>Un contexte réglementaire historique</h2>
<p>Des LPM sont régulièrement votées en France depuis 1960. Elles permettent à l’État d’inscrire le financement de sa stratégie de défense militaire dans une logique pluriannuelle. La dernière LPM a notamment servi de véhicule législatif pour adresser le sujet de la cybersécurité des OIV. Elle traduit les orientations du <a href="http://www.defense.gouv.fr/content/download/206186/2286591/file/Livre-blanc-sur-la-Defense-et-la-Securite-nationale%202013.pdf"><strong>livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, publié en avril 2013</strong></a>. En particulier, son <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/eli/loi/2013/12/18/DEFX1317084L/jo#JORFSCTA000028338829"><em>chapitre IV</em></a> donne plus de pouvoirs au Premier ministre et à l’ANSSI en matière de sécurité et de défense des systèmes d&#8217;information. Ce texte responsabilise pour la première fois les OIV quant à la sécurisation de leurs systèmes d’information d’importance vitale (SIIV).</p>
<p>La notion d’opérateur d’importance vitale apparaît dans l’<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/jo_pdf.do?id=JORFTEXT000000339362">ordonnance n°58-1371 du 29 décembre 1958</a>, tendant à renforcer la protection des <strong>installations d’importances vitales</strong> : « <em>Les entreprises exploitant des établissements ou utilisant des installations et ouvrages, dont l&#8217;indisponibilité risquerait de diminuer d&#8217;une façon importante le potentiel de guerre ou économique, la sécurité ou la capacité de survie de la nation, sont tenues de coopérer à leurs frais dans les conditions fixées à la présente ordonnance, à la protection desdits établissements, installations et ouvrages contre toute tentative de sabotage</em> ». La liste des opérateurs est confidentielle.</p>
<p>Jusqu’à la LPM, les exigences portaient exclusivement sur la <strong>protection physique des points d’importance vitale</strong> (PIV) vis-à-vis des actes de sabotage. Depuis, les principes de sécurisation de ces PIV et les interlocuteurs mobilisés (ministres, préfets, responsables de la sûreté, etc.) sont globalement restés les mêmes, tandis qu’en 2006 les OIV se sont vus structurés en <a href="http://www.sgdsn.gouv.fr/site_rubrique70.html">douze secteurs d’activité</a>, <em>via</em> le <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000634536&amp;categorieLien=id">décret n° 2006-212 du 23 février 2006</a>. Tout cela est résumé dans l’instruction générale interministérielle relative à la sécurité des activités d’importance vitale (SAIV), l’<a href="http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2014/01/cir_37828.pdf">IGI n°6600 du 7 janvier 2014</a>.</p>
<p>On peut donc retenir que <strong>la LPM vient compléter le dispositif SAIV existant et déployé chez les OIV par un volet cybersécurité</strong>. Elle apporte par la même occasion son lot de nouveaux interlocuteurs, avec en tête l’ANSSI et les RSSI des OIV, et nécessite de faire évoluer un existant en place souvent depuis plusieurs dizaines d’années.</p>
<h2>De nombreuses exigences visant les SI d’importance vitale</h2>
<p><strong>Les OIV ne sont directement impactés que par l’article 22 de la LPM</strong>, et plus précisément par les sections du code de la défense qu’il vient créer et mettre à jour : les articles L. 1332-6-1 à L. 1332-7 traitant de la <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=86E1A750E4B807F2F62AB53F24966AA5.tpdila20v_3?idSectionTA=LEGISCTA000006166900&amp;cidTexte=LEGITEXT000006071307&amp;dateTexte=20131220">protection des installations d’importance vitale et dispositions spécifiques à la sécurité des systèmes d’information</a>.</p>
<p>Le premier objectif est de sécuriser les SI d’importance vitale, les SIIV, dont la définition reprend celle des OIV : « <em>systèmes pour lesquels l&#8217;atteinte à la sécurité ou au fonctionnement risquerait de diminuer d&#8217;une façon importante le potentiel de guerre ou économique, la sécurité ou la capacité de survie de la Nation ou pourrait présenter un danger grave pour la population »</em>.</p>
<p>Plusieurs exigences sont imposées : respect de règles de sécurité spécifiques, recours à du matériel et des prestataires qualifiés pour la <strong>détection</strong> des événements de sécurité, <strong>notification</strong> obligatoire des incidents de sécurité, <strong>contrôles</strong> de sécurité réguliers commandités par l’ANSSI. Les <strong>sanctions pénales</strong> applicables aux OIV lorsqu’ils ne satisfont pas aux obligations prévues s’élèvent à 150 000 € pour le dirigeant de l’OIV et à<strong> 750 000 € pour la personne morale</strong>.</p>
<p>Il est important de noter que les exigences portent uniquement sur les SIIV, et non sur l’ensemble du SI de l’OIV. D’autre part, nos retours d’expérience sur l’identification des SIIV montrent que la logique « d’importance vitale » diffère entre une vision de l’entreprise (qui vise à assurer sa propre survie) et celle de l’État (qui vise à assurer la sécurité des citoyens). Concrètement, les systèmes commerciaux assurant les ventes ou la facturation, ne sont souvent pas répertoriés dans la liste des SIIV.</p>
<figure id="LPM-Frise" class="align-none"><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.solucominsight.fr/wp-content/uploads/2016/05/LPM-Frise.jpg" alt="" /></figure>
<h2>Décrets : répartition des responsabilités, classification et qualifications</h2>
<p>Deux décrets ont précisé les conditions de mise en œuvre de la LPM. Le premier (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030405967&amp;categorieLien=id">Décret n° 2015-351 du 27 mars 2015</a>) vient préciser les modalités pour chaque thème abordé par l’article 22 de la LPM et définit la <strong>répartition des responsabilités entre les acteurs (Premier Ministre, Ministres coordinateurs, ANSSI, OIV et prestataires)</strong>, la <strong>classification des documents</strong> produits et les <strong>qualifications exigées</strong>.</p>
<p>En complément, le deuxième (<a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030405903">Décret n° 2015-350 du 27 mars 2015</a>) concerne la <strong>qualification des produits de sécurité et des prestataires de service de confiance</strong> pour les besoins de la sécurité nationale. L’objectif de ce décret est de donner aux OIV les moyens de mettre en œuvre la LPM en s’appuyant potentiellement sur des prestataires et produits de confiance, évalués de manière impartiale dans le cadre de processus de qualification formels. On peut notamment citer PASSI<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a> (audit), PDIS<a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a> (détection d’incident) et PRIS<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a> (réaction aux incidents).</p>
<h2>Et l’Europe dans tout ça ?</h2>
<p>L’Europe, à travers la <a href="https://ec.europa.eu/digital-single-market/en/news/network-and-information-security-nis-directive">directive <em>Network and Information Security</em> (NIS)</a>, s’inscrit dans la même logique de protection de ses opérateurs essentiels. Elle pose un cadre européen, compatible avec la LPM, que <strong>chaque pays aura la responsabilité de décliner sur son territoire</strong>. A ce stade et pour les OIV, il suffit donc de retenir que <strong>la LPM est finalement une transposition avant l’heure de la directive européenne <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2016/07/directive-nis-confiance-accrue-cyberespace-europeen/">NIS</a></strong>.</p>
<h2>Prochaine étape : publication des règles / arrêtés sectoriels</h2>
<p>En définitive, les exigences qui devront concrètement s’appliquer aux SIIV sont celles rédigées par l’ANSSI en concertation avec les OIV depuis plus d’un an maintenant. Elles verront le jour sous la forme d’<strong>arrêtés sectoriels, applicables à compter du 1er juillet 2016</strong>. Les actions en cours actuellement chez les OIV visent à identifier les écarts de conformités et à budgéter les chantiers requis.</p>
<p>Suite à ce premier volet, un <a href="https://www.solucominsight.fr/2016/06/cybersecurite-lpm-premiers-arretes-sectoriels-enfin-publies/">article analysant les arrêtés sectoriels a été publié</a>.</p>
<p><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> PASSI – Prestataire d’Audit de la Sécurité des Systèmes d’Information : <a href="http://www.ssi.gouv.fr/administration/qualifications/prestataires-de-services-de-confiance-qualifies/prestataires-daudit-de-la-securite-des-systemes-dinformation-passi-qualifies/">http://www.ssi.gouv.fr/administration/qualifications/prestataires-de-services-de-confiance-qualifies/prestataires-daudit-de-la-securite-des-systemes-dinformation-passi-qualifies/</a></p>
<p><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> PDIS – Prestataire de Détection d’Incidents de Sécurité : <a href="http://www.ssi.gouv.fr/administration/qualifications/prestataires-de-services-de-confiance-qualifies/prestataires-de-detection-dincidents-de-securite-pdis/">http://www.ssi.gouv.fr/administration/qualifications/prestataires-de-services-de-confiance-qualifies/prestataires-de-detection-dincidents-de-securite-pdis/</a></p>
<p><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> PRIS – Prestataire de Réponse aux Incident de Sécurité : <a href="http://www.ssi.gouv.fr/administration/qualifications/prestataires-de-services-de-confiance-qualifies/prestataires-de-reponse-aux-incidents-de-securite-pris/">http://www.ssi.gouv.fr/administration/qualifications/prestataires-de-services-de-confiancequalifies/prestataires-de-reponse-aux-incidents-de-securite-pris/</a></p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2016/05/cybersecurite-lpm-cadre-reglementaire-exigences/">Cybersécurité et Loi de programmation militaire : quel cadre réglementaire pour quelles exigences ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/">RiskInsight</a>.</p>
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		<title>L’Europe de la cybersécurité : peut-on y croire ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2016/03/leurope-de-cybersecurite-on-y-croire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Julien DOUILLARD]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Mar 2016 12:59:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Compliance]]></category>
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		<category><![CDATA[CSIRT]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au cours du Forum International de la Cybersécurité (FIC) 2016, Günther Oettinger, commissaire européen chargé de l’économie et de la société numériques a fait un constat simple : l’économie européenne est profondément interconnectée au reste du monde, et ses secteurs...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Au cours du <a href="https://ec.europa.eu/commission/2014-2019/oettinger/announcements/8th-international-cybersecurity-forum-lille-france_en" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Forum International de la Cybersécurité </a>(FIC) 2016, Günther Oettinger, commissaire européen chargé de l’économie et de la société numériques a fait un constat simple : l’économie européenne est profondément interconnectée au reste du monde, et ses secteurs d’activité vitaux (santé, énergie, transport…), sont devenus dépendants des systèmes d’information.</em></p>
<h1>Le cyberespace, talon d’Achille de l’Europe</h1>
<p>En l’absence de sécurité suffisante, cette dépendance des États comme des entreprises peut rapidement <strong>se transformer en talon d’Achille</strong>. Elle peut en effet offrir à des individus, des organisations ou des États la possibilité de <strong>voler</strong> des secrets industriels ou des données en grande quantité, de <strong>détourner</strong> des fonds ou, pire, de <strong>détruire</strong> le potentiel économique ou de survie d’un État.</p>
<p>À titre d’exemple, en 2015 au Royaume-Uni, <a href="http://www.computerweekly.com/news/4500247376/Cost-of-UK-cyber-breaches-up-to-314m" target="_blank" rel="noopener noreferrer">90% des grandes entreprises et 74% des petites entreprises ont subi une cyberattaque</a>. Par ailleurs &#8211; en guise d’illustration des conséquences financières atteignables &#8211; <a href="http://www.bbc.com/news/uk-34675235" target="_blank" rel="noopener noreferrer">la cyberattaque subie par Talk Talk </a>lui a couté au total plus de 75 millions d’euros. Enfin, la cyberattaque contre la <a href="http://edition.cnn.com/2016/02/03/politics/cyberattack-ukraine-power-grid/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">centrale électrique ukrainienne</a> démontre parfaitement le <strong>caractère potentiellement destructeur</strong> pour les États des cyberattaques contre leurs infrastructures critiques.</p>
<p>Face à un cyberespace qui est autant <strong>créateur de richesses que source de menaces</strong>, <strong>comment l’Union européenne prépare-t-elle sa cyber protection ?</strong></p>
<h1>Entre hétérogénéité, volonté d’harmonisation et désir de coopération</h1>
<p>Aujourd’hui, l’Europe de la cybersécurité repose essentiellement sur des États européens qui avancent <strong>en ordre dispersé</strong> lorsqu’il s’agit de se prémunir contre les cybermenaces ; il existe en effet une forte <strong>hétérogénéité</strong> entre les pays membres dans leur <strong>sensibilité</strong> et leur<strong> niveau de préparation</strong> en matière de cybersécurité, et peu d’initiatives associant deux ou plusieurs États sont mises en œuvre.</p>
<p>Sans surprise, la question de la cybersécurité se pose avec plus d’acuité aux <strong>principales puissances économiques</strong> et militaires européennes, qui ont le plus d’<strong>intérêt</strong> et le plus de <strong>capacités financières</strong> et <strong>technologiques</strong> pour se prémunir contre les menaces venues du cyberespace.</p>
<p>Avec le <strong>Royaume-Uni </strong>et l’<strong>Allemagne</strong>, la <strong>France</strong> fait partie de ces États, créant dès 2008 l’<a href="http://www.ssi.gouv.fr/agence/missions/nos-publics-et-nos-actions/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ANSSI </a>, l’autorité étatique dédiée à la cybersécurité, et se dotant dès 2013 d’<a href="https://www.solucominsight.fr/2013/08/loi-de-programmation-militaire-2013-de-reelles-avancees-pour-la-cybersecurite/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">un cadre juridique</a> imposant aux <strong>Opérateurs d’Importance Vital</strong>e de protéger leurs systèmes d’importance vitale (article 22 de la <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000028338825&amp;categorieLien=id" target="_blank" rel="noopener noreferrer">loi de programmation militaire</a>). À cela s’ajoute la mise en œuvre de moyens <a href="http://www.ssi.gouv.fr/actualite/la-strategie-nationale-pour-la-securite-du-numerique-une-reponse-aux-nouveaux-enjeux-des-usages-numeriques/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">civils </a>et <a href="http://www.defense.gouv.fr/portail-defense/enjeux2/cyberdefense/la-cyberdefense" target="_blank" rel="noopener noreferrer">militaires </a>dédiés à la protection contre les cybermenaces.</p>
<p><strong>Outre-Rhin</strong> nous pourrions par exemple citer <a href="http://www.computerweekly.com/news/4500257182/Germany-is-finalising-legislation-to-shore-up-CNI-cyber-security" target="_blank" rel="noopener noreferrer">une loi adoptée en 2015 </a>visant à accroître la cybersécurité des OIV allemands, ainsi que la coopération étroite qui lie l’ANSSI et son homologue allemand, le BSI <em>(<span class="st">Bundesamt für Sicherheit in der Informationstechnik</span>)</em>, depuis plus de cinq ans.</p>
<p><strong>Outre-Manche</strong> le gouvernement britannique a annoncé en 2015, <strong>1,9 milliards de livres sur cinq ans</strong> pour renforcer la cybersécurité du pays.<br />
Depuis quelques années, et face aux enjeux économiques que représente la cybersécurité pour la communauté européenne, les autorités de l’Union entendent participer davantage à la protection contre les cybermenaces, notamment en harmonisant la législation.</p>
<p>Depuis 2005, <a href="https://www.coe.int/en/web/conventions/full-list/-/conventions/treaty/185" target="_blank" rel="noopener noreferrer">la Convention de Budapest</a> , conçue par le Conseil de l’Europe, fournit par ratification à tout pays une <strong>trame et des outils juridique</strong>s leur permettant de mieux se prémunir contre la cybercriminalité.</p>
<p>Par ailleurs, la directive <em><a href="https://ec.europa.eu/digital-single-market/en/news/network-and-information-security-nis-directive" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Network and Information Systems</a></em> (NIS), prochainement adoptée, <strong>harmonisera</strong> automatiquement à l’échelle européenne les obligations des opérateurs de services essentiels (dénomination issue de la directive NIS) pour la protection de leurs systèmes d’information. Dans le même temps <a href="https://www.solucominsight.fr/2016/03/8822/">le futur règlement européen sur la protection des données personnelles </a>devrait accroître la maîtrise des organisations sur les données qu’elles collectent, traitent et stockent, et donc limiter les conséquences des cyberattaques en terme de fuite.</p>
<p>Enfin, il a été annoncé par la Commission européenne lors du FIC 2016 que la cybersécurité fera, dans un avenir proche, <strong>de plus en plus partie des textes européens à portée sectorielle.</strong></p>
<p>La <strong>directive NIS</strong> définit en outre une <strong>gouvernance européenne de la cybersécurité,</strong> inédite et résolument tournée vers la coopération entre les instances européennes (Commission européenne, <a href="https://www.enisa.europa.eu/about-enisa" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ENISA </a>&#8211; Agence Européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l&#8217;information -, CERT-EU &#8211; Computer Emergency Response Team -)  et entre les États membres.</p>
<p><strong>Deux nouveaux organes seront donc créés :</strong></p>
<ul>
<li><strong>Un groupe de coopération</strong> chargé de <strong>soutenir et de faciliter la coopération stratégique</strong> entre les États membres, notamment à travers l’échange d’informations et de bonnes pratiques. Ce groupe réunira la Commission européenne, l’ENISA et les représentants des États membres.</li>
<li>Un<strong> réseau de CSIRTs</strong> (Computer Security Incident Response Team), regroupant le <strong>CERT-EU</strong> et le <strong>CSIRT</strong> de chaque État membre dont l’existence est rendue obligatoire par la directive. Il est chargé de p<strong>romouvoir la coopération opérationnelle entre les États membres.</strong> L’ENISA assurera le secrétariat de ce réseau et la Commission européenne aura un statut d’observateur.</li>
</ul>
<h1>Des défis qui appellent une volonté politique commune</h1>
<p>Ces initiatives européennes &#8211; complémentaires des initiatives des États les plus avancés en matière de cybersécurité &#8211; sont évidemment salutaires, mais ne doivent pas faire oublier les défis, politiques et économiques, que l’Europe devra dépasser afin de <strong>disposer d’une cybersécurité efficace et assurant sa cyber résilience</strong>.</p>
<p>Au défi que pose la <strong>coopération de 28 États membres</strong> s’ajoute la question des <strong>moyens qui permettront sa mise en œuvre effective</strong>, tant au niveau stratégique qu’opérationnel. Nul doute que les États déjà en avance pérenniseront leurs efforts. Mais quid des autres États, les plus nombreux : <strong>mobiliseront-ils les moyens suffisants pour se protéger ?</strong> La problématique des moyens se pose aussi <a href="http://www.euractiv.fr/section/societe-de-l-information/news/l-ue-ne-consacre-pas-assez-de-fonds-a-la-cybersecurite/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">au niveau de la gouvernance européenne</a> : à titre d’exemple le budget de l’ENISA est de seulement 10,1 millions d’euros. <strong>Ce budget est-il réellement à la hauteur des enjeux ?</strong></p>
<p>Par ailleurs, comment envisager une Europe de la cybersécurité <strong>sans une véritable industrie européenne de la cybersécurité ?</strong> De l’<a href="http://ec.europa.eu/smart-regulation/roadmaps/docs/2015_cnect_004_cybersecurity_en.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">aveu de la Commission européenne</a>, l’offre européenne est<strong> encore trop fragmentée</strong> et portée par des acteurs qui n’ont pas encore atteint une taille suffisante,<strong> portant préjudice à leur compétitivité face aux multinationales</strong>, américaines notamment. Mais une industrie suffisamment puissante économiquement, sachant produire des produits et services européens, est aussi <strong>un enjeu de souveraineté</strong>. À l’heure de la compétition économique mondiale, <strong>peut-on bâtir une Europe de la cybersécurité avec du matériel et des services chinois ou américains ?</strong></p>
<p>On ne peut que saluer les efforts que compte produire l’Europe en matière de cybersécurité dans les prochaines années. Stimulé par des cybermenaces toujours plus nombreuses, ce projet pourra-t-il s’appuyer sur une<strong> volonté politique et des actions communes et durables</strong> ? Ou bien la <strong>dynamique européenne lancée s’essoufflera-t-elle</strong> faute d’une volonté politique commune suffisante, laissant les États membres <strong>en ordre dispersé</strong> au sujet de la cybersécurité, à l’image de l<a href="http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/09/18/europe-de-la-defense-mythes-et-realites_1761684_3232.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">’Europe de la sécurité ou de la défense</a> ?</p>
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		<title>Loi de programmation militaire 2013 : de réelles avancées pour la cybersécurité</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2013/08/loi-de-programmation-militaire-2013-de-reelles-avancees-pour-la-cybersecurite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gérôme Billois]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Aug 2013 08:31:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Compliance]]></category>
		<category><![CDATA[ANSSI]]></category>
		<category><![CDATA[cyberdéfense]]></category>
		<category><![CDATA[défense nationale]]></category>
		<category><![CDATA[notification]]></category>
		<category><![CDATA[OIV]]></category>
		<category><![CDATA[sectoral regulations]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le projet de loi de programmation militaire a été présenté au conseil des ministres le 2 août. En attendant de disposer du texte complet, un dossier résumant les points clés a été publié par le ministère de la défense. Ce...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2013/08/loi-de-programmation-militaire-2013-de-reelles-avancees-pour-la-cybersecurite/">Loi de programmation militaire 2013 : de réelles avancées pour la cybersécurité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/">RiskInsight</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le projet de loi de programmation militaire a été présenté au conseil des ministres le 2 août. En attendant de disposer du texte complet, <a href="http://www.defense.gouv.fr/content/download/216931/2413504/file/LPM%202014-2019%20-%20Dossier%20th%C3%A9matique.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">un dossier résumant les points clés a été publié par le ministère de la défense</a>. Ce dernier est plein d’enseignements sur les évolutions à venir en matière de cyberdéfense et de cybersécurité.</p>
<p>Il met en particulier l’ANSSI au cœur de la future stratégie de la France dans ce domaine en renforçant ses pouvoirs et sa capacité d’action. La majorité de ces points étaient connus ou envisagés depuis <a title="Cyberdéfense : l’Etat veut franchir une nouvelle étape" href="http://www.solucominsight.fr/2013/06/cyberdefense-letat-veut-franchir-une-nouvelle-etape/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">la publication du livre blanc Défense et sécurité nationale 2013</a>. Mais ce document donne plus de détails sur les moyens déployés et les orientations à venir.</p>
<h2>Les opérateurs d’importance vitale (OIV), sous le contrôle rapproché de l’ANSSI</h2>
<p>Le texte prévoit que le Premier ministre, avec l’aide de l’ANSSI, puisse imposer aux OIV, sur leurs périmètres sensibles, la mise en place de mesures de sécurité, la qualification des systèmes de détection et la réalisation d’audit par l’ANSSI. Comme prévu,<a title="Notification des fuites de données clients : vers une transparence systématique ?" href="http://www.solucominsight.fr/2013/07/notification-des-fuites-de-donnees-clients-lere-de-la-transparence/" target="_blank" rel="noopener noreferrer"> la notification des incidents </a>est intégrée au texte. Elle se définit par l’obligation de fournir « des informations sur les attaques qu’ils peuvent subir ».</p>
<p>Au delà du <a href="http://www.ssi.gouv.fr/IMG/pdf/guide_hygiene_informatique_anssi.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">guide d’hygiène informatique </a>qui pourrait être la base des mesures imposées, l’ANSSI travaille actuellement sur d’autres référentiels, par exemple sur les systèmes industriels ou sur le cloud.</p>
<p>En cas de non-respect de ces obligations, des sanctions pénales sont prévues. Il se posera alors la difficile question des moyens à disposition pour respecter ces obligations. Aujourd’hui, même si la sécurité est souvent préservée des coupes budgétaires, les budgets alloués sont souvent trop faibles au regard des enjeux et des risques. Espérons que cette réglementation, au-delà de paraître « intrusive », aura des vertus pédagogiques et fera prendre conscience aux dirigeants des OIV des réels enjeux de sécurité et permettra le déblocage de ressources.</p>
<h2> La lutte informatique défensive dans le champ d’action de l’ANSSI</h2>
<p>Le récent rapprochement « géographique » entre le <a href="http://www.defense.gouv.fr/actualites/dossiers/sept-2011-cyberdefense-enjeu-du-21e-siecle/france/voir-les-articles/le-calid-l-expert-technique-en-securite-informatique-du-ministere" target="_blank" rel="noopener noreferrer">CALID </a>(centre d&#8217;analyse en lutte informatique défensive) du Ministère de la Défense et le <a href="http://www.ssi.gouv.fr/fr/anssi/organisation/centre-operationnel-de-la-securite-des-systemes-d-information-cossi.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">COSSI</a> (centre opérationnel en sécurité SI) de l’ANSSI le laissait présager. Il y a aujourd’hui une volonté de renforcer les capacités de lutte informatique défensive au sein de l’Etat. L’ANSSI sera ainsi en mesure « d’accéder à un serveur informatique à l’origine d’une attaque afin d’en neutraliser les effets ». C’est une première dans ce domaine. Des dispositifs juridiques sont prévus pour que ces actions ne rentrent pas dans le champ des articles 323-1,2 et 3 du code pénal qui répriment des actions de ce type.</p>
<h2> Le volet militaire n’est pas en reste : recrutements et investissements sont prévus</h2>
<p>De nombreuses autres évolutions sont prévues, en particulier dans le domaine du développement des capacités de cyberdéfense militaire avec la mise en place d’une chaîne opérationnelle unifiée, centralisée et spécialisée. Le projet de loi prévoit la mise en place des capacités défensives mais aussi offensives pour préparer ou accompagner les opérations militaires. Les moyens humains seront renforcés et des investissements sont également prévus en particulier pour mieux surveiller les systèmes critiques. La DGA sera en charge de la composante technique de cette organisation.</p>
<h2> L’Etat investit dans la cybersécurité… mais les entreprises restent à convaincre</h2>
<p>Nous ne sommes qu’au début du processus législatif et les débats au parlement et au sénat amèneront certainement des modifications. Cependant, l’orientation est claire et tout cela va dans la bonne direction pour renforcer nos capacités de défense face à des attaquants de plus en plus virulents et pointus.</p>
<p>Enfin, ce projet de loi démontre que l’État a compris les enjeux de la cybersécurité et investit fortement dans ce domaine. Espérons que cela sera un électrochoc pour les organisations privées, aujourd’hui en retrait face aux évolutions de la cybercriminalité.</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/2013/08/loi-de-programmation-militaire-2013-de-reelles-avancees-pour-la-cybersecurite/">Loi de programmation militaire 2013 : de réelles avancées pour la cybersécurité</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/en/">RiskInsight</a>.</p>
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