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	<title>cyberassurance - RiskInsight</title>
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	<description>Le blog cybersécurité des consultants Wavestone</description>
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	<title>cyberassurance - RiskInsight</title>
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		<title>La due diligence « cyber », nouvel élément de valorisation d&#8217;une entreprise</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2017/04/due-diligence-cyber-element-valorisation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Chadi Hantouche]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Apr 2017 16:12:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyberrisk Management & Strategy]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[cyberassurance]]></category>
		<category><![CDATA[due diligence]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des risques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En théorie, lorsqu&#8217;une entreprise est à vendre, son acheteur potentiel mène une phase d&#8217;investigations préalables qui lui permet de s&#8217;assurer de la conformité entre ce que l&#8217;entreprise annonce dans les documents qu&#8217;elle publie et la réalité : c&#8217;est la due diligence....</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>En théorie, lorsqu&rsquo;une entreprise est à vendre, son acheteur potentiel mène une phase d&rsquo;investigations préalables qui lui permet de s&rsquo;assurer de la conformité entre ce que l&rsquo;entreprise annonce dans les documents qu&rsquo;elle publie et la réalité : c&rsquo;est la due diligence.</em></p>
<p>Celle-ci peut prendre différentes formes, mais historiquement, sont étudiés essentiellement les aspects suivants :</p>
<ul>
<li><strong>Finance et comptabilité : </strong>vérification des comptes, recensement du personnel, contrôle du bilan et du compte de résultat, de l&rsquo;activité prévisionnelle, etc.,</li>
<li><strong>Juridique</strong> : statuts de l&rsquo;entreprise, procès en cours, détention de brevets et de propriétés intellectuelles, etc.,</li>
<li><strong>Stratégie de l’entreprise</strong> (identification des concurrents, des forces de l&rsquo;entreprise, de ses canaux de distribution, etc.</li>
</ul>
<p>Bien que l&rsquo;actualité soit riche d&rsquo;exemples d&rsquo;entreprises touchées par des cyberattaques, la question de la <strong>cybersécurité est encore bien trop souvent négligée lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de fusions/acquisitions</strong>.</p>
<p>Mais la perception de ces enjeux est en train d’évoluer. Dans un récent sondage mené par le cabinet d&rsquo;avocat Freshfields Bruckhaus Deringer, spécialisé en droit des affaires, 90% des répondants estiment qu’une cyberattaque avérée pourrait engendrer une <strong>réduction du prix d’acquisition de la cible</strong>, et 83% d’entre eux pensent qu’une attaque se produisant pendant la phase de due diligence pourrait conduire à un abandon total du deal en cours.</p>
<p>Le risque cyber est bien réel dans la mesure où, dès que deux systèmes d&rsquo;information sont interconnectés, l&rsquo;ensemble hérite souvent <em>de facto</em> du niveau de sécurité le plus faible des deux. À cela s’ajoutent les risques d’écarts réglementaires, alors que les régulateurs durcissent leur position partout dans le monde, et qu’une fusion/acquisition met la structure sous les feux des projecteurs.</p>
<h2>L’évaluation du risque cyber : un pilier futur des fusions/acquisitions ?</h2>
<p>De plus en plus conscientes de ce risque, les entreprises intègrent progressivement la notion de « risque cyber » à leurs stratégies de rapprochement. L’objectif est, en principe, simple : comprendre si le rapprochement des deux entreprises, et donc probablement de leurs systèmes d’information, <strong>augmente le risque de fuite d’information, d’attaque ou encore de non-conformité</strong>.</p>
<p>Il existe pourtant une différence majeure entre une due diligence classique et son pendant cybersécurité. Si les règles comptables et légales sont claires et partagées au niveau international, il n’existe pas encore d’équivalent dans le monde de la cybersécurité. Les <strong>standards se multiplient</strong> (par type de système ou de données à protéger, par industrie, par pays…), mais il s’agit de référentiels de bonnes pratiques indiquant comment bien mettre en œuvre sa cybersécurité, et non si elle a bien été mise en œuvre. Notons quelques exceptions notables, tels que les environnements certifiés PCI-DSS (protection des données de cartes bancaires), ou encore des environnements homologués de type Défense. Ces exemples sont cependant toujours des périmètres spécifiques et très limités.</p>
<p>Pour l’acquéreur, le fait d’agir en bonne foi et de ne pas être conscient de manquements en sécurité n’empêchera aucune cyberattaque :<strong> en risque cyber, on n’endosse pas seulement la responsabilité, mais bien directement le risque lui-même</strong> !</p>
<p>De la même manière, il n’est pas aisé (pour ne pas dire impossible) pour une entreprise de garantir que sa cybersécurité est « bonne ». Le fait d’avoir géré son système d’information « en bon père de famille » ne garantit pas qu’il ne constituera pas une faiblesse demain… où dans l’heure qui suit.</p>
<p>Le cadre des fusion/acquisitions n’est d’ailleurs pas le seul à présenter un intérêt à étudier les aspects sécurité d&rsquo;un SI au travers d&rsquo;une cyber due diligence. Depuis plusieurs années, les principaux assureurs internationaux ont <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2015/12/assurer-son-systeme-dinformation-industriel-contre-une-cyberattaque-cest-possible/">lancé leur offre de cyber-assurance</a>. Dans ce cadre, ils cherchent – légitimement – à connaître le niveau de sécurité informatique des entreprises qu’ils vont assurer, ou <em>a minima </em>à savoir quel niveau général de cyber-risque ils auront à couvrir. C’est ainsi qu’en amont de ce type de souscription, les cyberassureurs s’accompagnent aujourd’hui d’experts en sécurité informatique, dont le rôle est d’effectuer une <em>due diligence </em>à haut niveau.</p>
<h2>Quelle démarche pour une due diligence cybersécurité ?</h2>
<p>En quoi consiste une due diligence sécurité ? <strong>Il ne s’agit pas d’une nouvelle technologie ou d’une méthode révolutionnaire</strong>, mais de l’utilisation équilibrée et ciblée de différents outils de la cybersécurité.</p>
<p>Plusieurs approches sont possibles :</p>
<ul>
<li><strong>Une approche sur la base de questionnaires</strong>. Il s’agit alors uniquement de traiter les réponses à une série de questions, généralement avec des réponses à choix multiples. Au-delà du manque de profondeur d’une telle approche, son issue dépend fortement de qui répond au questionnaire et de la manière dont il est utilisé – bien souvent, il est malheureusement à peine lu.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Une approche par entretiens</strong>. Il s’agit d’évaluer la situation par rapport à un référentiel connu et adapté, lors d’échanges avec les responsables de la sécurité de l’entreprise considérée. La limite de cette approche est qu’elle ne se base que sur des déclarations, et n’apporte aucune preuve de ce qui est avancé. Menée par un expert rodé à l’exercice, elle permet tout de même rapidement d’avoir une vision générale sur le type de pratiques sécurité mises en œuvre.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Une analyse par des outils automatisés</strong>, qui vont découvrir les systèmes d’informations et essayer d’identifier des failles préexistantes. Si cette méthode n’est pas infaillible, elle permet d’obtenir rapidement une première évaluation du niveau de maturité de la structure.</li>
</ul>
<ul>
<li><strong>Une approche « complète »</strong>, constituée à la fois d’une analyse théorique et organisationnelle de la sécurité, mais aussi de tests d’intrusion permettant d’obtenir une vision la plus proche possible de la réalité. Cette approche, idéale dans l’absolu, est souvent utilisée dans le cas de rachats de start-ups, mais presque jamais dans le cadre de deals de plus grande envergure, pour des raisons à la fois de coût et de manque de temps.</li>
</ul>
<p>Quelle que soit l’approche retenue, elle peut être rythmée en deux temps : une première analyse pour <strong>amener une connaissance et une compréhension du risque sécurité</strong>, et ainsi alimenter la réflexion sur le <strong>go/no go du deal</strong> ; une éventuelle seconde analyse, plus poussée, pour évaluer plus finement ce risque et <strong>décider de la mise en œuvre d’actions correctives</strong>.</p>
<h2>La due diligence cyber : un élément de valorisation</h2>
<p>Que ce soit pour l&rsquo;acquisition d&rsquo;une entreprise ou pour l&rsquo;évaluation du risque pris par un cyberassureur, la due diligence doit donc être un élément qui<strong> favorisera la réflexion autour de la faisabilité</strong>.</p>
<p>Elle doit également constituer un élément de valorisation de l&rsquo;entreprise dans la mesure où la mise en conformité de cette dernière par rapport aux bonnes pratiques du marché peut s&rsquo;avérer <strong>coûteuse</strong>.</p>
<p>Elle permet, enfin, de déceler les <strong>aspects réglementaires à respecter</strong>, comme les lois touchant les entreprises vitales aux Etats (<a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2016/12/reussir-mise-conformite-loi-de-programmation-militaire/">Loi de Programmation Militaire</a> pour les OIV en France, et de nombreuses lois similaires dans le monde), et qui peuvent nécessiter un certain nombre d&rsquo;adaptations à prévoir sur le système d&rsquo;information de la cible, et/ou de l&rsquo;acheteur.</p>
<p>A-t-on déjà vu des <em>due diligences</em> en cybersécurité mener à l’abandon d’un rachat ? Pas publiquement. On assiste plutôt à la correction rapide des manquements les plus graves identifiés, parfois à la décision de ne pas connecter certaines parties des systèmes d’information.</p>
<p>Auront-elles pour autant de réels impacts sur les transactions ? À cette question, Verizon a répondu avec un chiffre : en février 2017, l’opérateur a diminué son offre de rachat de Yahoo de 350 millions de dollars. Sur les 4,8 milliards initialement offerts, cela correspond à un peu plus de 7% de la valeur estimée.</p>
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		<item>
		<title>Assurer son système d’information industriel contre une cyberattaque, c’est possible ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2015/12/assurer-son-systeme-dinformation-industriel-contre-une-cyberattaque-cest-possible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Martin Descazeaux]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Dec 2015 09:03:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Manufacturing & Industry 4.0]]></category>
		<category><![CDATA[cyberassurance]]></category>
		<category><![CDATA[manuf & industry 4.0]]></category>
		<category><![CDATA[protection]]></category>
		<category><![CDATA[SI industriel]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les cyberattaques récentes nous ont rappelé que des attaques sur les systèmes d’information peuvent avoir des impacts matériels, voire humains, avec des conséquences financières très importantes. Les attaques sur les systèmes d’information (SI) industriels en sont les exemples parfaits : une...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Les cyberattaques récentes nous ont rappelé que des attaques sur les systèmes d’information peuvent avoir des impacts matériels, voire humains, avec des conséquences financières très importantes. Les attaques sur les systèmes d’information (SI) industriels en sont les exemples parfaits : une compromission logique du SI industriel peut entrainer le dérèglement et/ou la destruction du matériel industriel associé, et avoir des conséquences désastreuses en fonction des activités de l’entreprise. Face à ces impacts financiers critiques, la question de l’assurabilité de ce risque se pose alors. Mais le marché de l’assurance est-il aujourd’hui capable de proposer des solutions satisfaisantes ? Que proposent les assurances traditionnelles (Dommages, Tous Risques Informatiques, Responsabilité Civile…) ? La cyberassurance peut-elle répondre à cette problématique ?</em></p>
<h2>Pourquoi assurer son SI industriel ?</h2>
<p>On définit les systèmes d’information industriels comme des systèmes « logiques » permettant de piloter des outils de production « physiques » (chaînes de montage, machines-outils, fours, scanners médicaux, climatisations, aiguillages, pipelines…). De plus en plus ouverts, ils se positionnent comme un intermédiaire entre le système d’information « classique » de l’entreprise, et sa chaine de production physique.</p>
<p>De par son positionnement clé pour l’entreprise, la sensibilité des données et systèmes qu’il manipule et son ouverture accrue sur le SI de l’entreprise (voire parfois sur internet), le SI industriel devient de plus en plus souvent la cible d’attaques aux motivations différentes (destruction, espionnage, gain financier…). Les récentes attaques révélées en Allemagne par le BSI avec la <a href="http://www.lemagit.fr/actualites/2240237195/Un-industriel-allemand-victime-dune-attaque-de-type-Stuxnet">compromission du système de contrôle du haut fourneau</a> ou en Corée du Sud avec <a href="http://www.securityweek.com/south-korea-accuses-north-cyber-attacks-nuclear-plants">le vol de données sur les réacteurs nucléaires</a> ne font que confirmer la probabilité d’attaques de ces systèmes.</p>
<p>En plus des dommages matériels (destruction de ses outils de production) et immatériels (frais de reconstruction des données, frais d’expertise…) pour l’entreprise, les conséquences de ces attaques peuvent être considérables et dépasser le cadre même de l’entreprise : fuite radioactive, déraillement d’un train…</p>
<p>Face à ce risque majeur, et l’impossibilité à la fois d’empêcher la totalité des attaques et d’absorber l’ensemble des impacts, le besoin d’assurabilité de ces systèmes se fait ressentir.</p>
<h2>Les assurances traditionnelles ne répondent pas au besoin</h2>
<p>Les assurances traditionnelles, et notamment les assurances « Dommages », peuvent répondre à certains risques liés aux SI industriels. Elles permettent notamment de couvrir les dommages matériels liés à une panne informatique, ou à un incendie. De même, les polices « Responsabilité Civile » peuvent couvrir les dommages aux tiers suite à un incident sur le SI industriel.</p>
<p>Pour autant ces contrats traditionnels trouvent parfois leurs limites dans un contexte cyber.</p>
<p>En effet, ces assurances couvrent très rarement les dommages immatériels, quel que soit le scénario de sinistre, et encore moins si le scénario est une cyberattaque. De fait, les frais de reconstitution des données et d’expertise technique (par exemple pour les investigations numériques suite à une attaque) sont rarement couverts par ces assurances.</p>
<p>De plus, la plupart de ces contrats ont des exclusions liées la cause du sinistre et excluent les cyberattaques. Il est parfois possible de « racheter » ces exclusions moyennant une hausse de la prime annuelle, mais ce n’est pas toujours le cas et la couverture se limite quasiment toujours aux dommages matériels.</p>
<h2>La cyberassurance est-elle la solution ?</h2>
<p>Se présentant comme l’assurance des risques cyber, on pourrait naturellement imaginer qu’elle couvre complètement les besoins d’assurance des SI industriels relatifs au risque de cyberattaque. Malheureusement, il n’en est rien : si certains contrats commencent à proposer des solutions couvrant la particularité logique/physique des SI industriels, la plupart n’y répond que partiellement.</p>
<p>Le premier frein à la couverture totale est le fait que la cyberassurance couvre majoritairement les dommages immatériels, puisque destinée principalement aux systèmes d’information « classiques ». En effet, l’impact naturel associé à une cyberattaque est une atteinte aux données, et non au matériel. Avec cette approche, de nombreux frais sont couverts : frais de reconstruction des données, frais d’expertise, frais de notification, frais de justice…. Pour autant, l’ensemble des dommages matériels, et notamment sur les systèmes physiques industriels détruits, ne sont pratiquement jamais couverts, ce qui entraine un manque notable dans la couverture du risque pour un SI industriel, et peut ainsi freiner la souscription d’une cyberassurance.</p>
<p>Par ailleurs, au vu des impacts importants liés aux SI industriels qui peuvent dépasser le cadre même de l’entreprise, certains assureurs excluent directement dans leur police la couverture de l’ensemble des frais liés à ces systèmes, qu’ils soient immatériels ou matériels. Le risque n’est alors pas (ou peu) couvert.</p>
<h2>Une évolution en vue ?</h2>
<p>Cependant, avec la demande croissante des acteurs de l’industrie, les cyberassureurs commencent à intégrer la couverture des dommages matériels (voire humains) à leur police. Pour autant, il est à noter que des sous-limites (limitation de garantie pour certains frais) contraignantes y sont souvent associées, ce qui peut parfois en limiter considérablement l’intérêt. Cependant, dans un marché fortement concurrentiel et compte tenu des impacts associés, cet argument peut rapidement apparaitre comme différenciateur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il existe un « vide » dans la couverture assurantielle des risques cyber pour les systèmes d’information industriels. Les assurances traditionnelles montrent un certain nombre de limites en excluant souvent les scénarios cyber, et a contrario les cyberassurances couvrent rarement les dommages matériels, pourtant centre de coût clé des SI industriels. Pour autant, les cyberassurances commencent à proposer des solutions avec une couverture plus globale incluant les dommages matériels. Mais la demande doit continuer d’augmenter et le marché se démocratiser pour atteindre une couverture optimale des SI industriels. Pour 2016 ?</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Target 6 mois plus tard, quel retour sur la cyber-assurance ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2014/05/target-6-mois-tard-quel-retour-cyber-assurance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gérôme Billois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 May 2014 18:00:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyberrisk Management & Strategy]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers - Assurance]]></category>
		<category><![CDATA[cyberassurance]]></category>
		<category><![CDATA[Cyberattaque]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[Risk management]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Target a été victime en novembre 2013 de l’une des plus importantes cyberattaques de ces dernières années : 40 millions de données bancaires et 70 millions de données personnelles volées. Avec un tiers de la population américaine touchée pendant les fêtes...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2014/05/target-6-mois-tard-quel-retour-cyber-assurance/">Target 6 mois plus tard, quel retour sur la cyber-assurance ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><i>Target a été victime en novembre 2013 de l’une des plus importantes cyberattaques de ces dernières années : 40 millions de données bancaires et 70 millions de données personnelles volées. Avec un tiers de la population américaine touchée pendant les fêtes de fin d’année, des obligations de notification massive, une attaque préméditée et sophistiquée, Target est devenu un cas d’école décortiqué par les experts de tous bords (experts techniques, juristes, politiques, communicants…), aux 4 coins du globe. Mieux encore, Target est également  devenu l’illustration parfaite du rôle que peut jouer la cyber-assurance dans une attaque de cette ampleur. Que retenir de ce cyber-casse du siècle ?</i></p>
<h2>Retour sur l’attaque Target : 40 millions de données bancaires subtilisées</h2>
<p>Entre le 27 Novembre 2013 et le 15 Décembre 2013, Target s’est fait subtiliser plus de 40 millions de données bancaires, auxquelles s’ajoutent 70 millions de données personnelles. La méthode d’attaque est classique, mais bien exécutée : les attaquants ont en premier lieu <a href="http://krebsonsecurity.com/2014/02/email-attack-on-vendor-set-up-breach-at-target/">piraté un sous-traitant du distributeur</a> chargé de la surveillance à distance des systèmes de chauffage et de climatisation. Le système de facturation externe de Target auquel le sous-traitant (et donc les attaquants) avait accès <a href="http://www.commerce.senate.gov/public/?a=Files.Serve&amp;File_id=24d3c229-4f2f-405d-b8db-a3a67f183883" target="_blank" rel="noopener noreferrer">n’étant pas complétement isolé</a> du réseau interne, les cyber-criminels ont réussi à s’y infiltrer, à voler 70 millions de données personnelles, et à installer un logiciel malveillant sur quelques  terminaux de paiements. Après des tests concluants sur les magasins concernés, ils ont décidé, peu avant Noël où l’affluence est la plus forte, de déployer leur <i>malware</i> sur la plupart des terminaux de paiements des magasins du territoire américain.</p>
<p>Les motivations des attaquants sont purement financières. En effet, une donnée personnelle se vend sur le marché noir entre  0,25$ et 2$ environ, tandis qu’une donnée bancaire peut rapporter plusieurs dizaines de dollars. Les gains sont donc potentiellement colossaux pour les attaquants !</p>
<h2>Quel coût pour Target ?</h2>
<p><i>Ponemon Institute</i> annonce dans son <a href="http://www.ponemon.org/library/2013-cost-of-data-breach-global-analysis">rapport de 2013</a> un coût moyen de 130$ par donnée subtilisée, ce qui nous amènerait dans le cas de Target à un montant de plus de 14 milliards de dollars ! Il est cependant très peu probable dans ce cas que de tels montants soient atteints&#8230; quoique.</p>
<p>Les conséquences financières de l’attaque pour Target sont multiples. Hormis la perte de clientèle suite à la médiatisation de l’incident, Target a dû faire face à de nombreux coûts : frais d’expertise technique pour colmater la brèche, frais de notification, frais de <i>credit monitoring</i>… et devra faire face à de nombreux autres : amendes règlementaires, procès…</p>
<p>Target a récemment déclaré avoir dépensé <a href="http://www.washingtonpost.com/business/economy/data-breach-hits-targets-profits-but-thats-only-the-tip-of-the-iceberg/2014/02/26/159f6846-9d60-11e3-9ba6-800d1192d08b_story.html">61 millions de dollars</a> pour le moment suite à l’attaque. Ce montant, a priori assez faible au regard de l’importance de la crise (rien que les coûts de <i>credit monitoring</i> devraient dépasser ce chiffre, sans compter les frais de notification), est dans tous les cas assez loin du coût final. En effet, s’il est prouvé que Target n’était pas en conformité avec le standard PCI-DSS au moment de l’attaque, le distributeur peut encourir une amende de <a href="http://techcrunch.com/2013/12/23/target-may-be-liable-for-up-to-3-6-billion-from-credit-card-data-breach/">90$ par donnée bancaire, soit 3,6 Md$</a>. De plus, les banques tenteront dans ce cas de se faire rembourser la réémission des dizaines de millions de cartes reconstruites ainsi que les fraudes associées, tandis que les individus touchés intenteront probablement une <i>class-action </i>(procès collectif) à l’encontre de Target…</p>
<h2>Et la cyber-assurance dans tout ça ?</h2>
<p>C’est là que la cyber-assurance prend tout son sens, en indemnisant une partie non négligeable de ces coûts. La cyber-assurance prend en effet en charge les <a href="http://www.solucom.fr/wp-content/uploads/2013/10/focus_cyberassurance_solucom.pdf">frais suivants</a> :</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-5380" src="http://www.solucominsight.fr/wp-content/uploads/2014/05/schéma-assurance.png" alt="schéma assurance" width="413" height="192" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2014/05/schéma-assurance.png 413w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2014/05/schéma-assurance-411x191.png 411w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2014/05/schéma-assurance-71x33.png 71w" sizes="(max-width: 413px) 100vw, 413px" /></p>
<p style="text-align: left;">Target a déclaré que sur les 61 millions de dollars dépensés, <a href="http://www.washingtonpost.com/business/economy/data-breach-hits-targets-profits-but-thats-only-the-tip-of-the-iceberg/2014/02/26/159f6846-9d60-11e3-9ba6-800d1192d08b_story.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">44</a> ont été pris en charge par la cyber-assurance, l’ensemble des garanties souscrites par Target s’élevant à <a href="http://www.businessinsurance.com/article/20140114/NEWS07/140119934" target="_blank" rel="noopener noreferrer">165 M$</a> environ.</p>
<p style="text-align: left;">Cependant et il est important de le noter, la cyber-assurance ne couvrira pas la perte de clientèle et la chute du cours de l’action en bourse, qui restent des impacts importants mais difficilement chiffrables.</p>
<p style="text-align: left;">Il convient également de remarquer que l’attaque en question touche les terminaux de paiements, soit le SI « métier » qui peut parfois faire l’objet d’exclusions dans les contrats de cyber-assurance. Il est donc primordial de tester sa couverture via des scénarios d’attaques concrets.</p>
<p style="text-align: left;">La difficulté d’estimer le coût d’un scénario catastrophe et des garanties nécessaires</p>
<p style="text-align: left;">Pour traiter ce type de risque, la cyber-assurance peut donc avoir un rôle à jouer. Cependant, le montant de garantie à souscrire n’est pas simple à déterminer. Il influe directement sur le montant de la prime annuelle à payer par l’assuré, il faut donc trouver le juste milieu entre garantie et coût. Pour ce faire, une analyse détaillée des coûts par scénario peut être menée. Celle-ci permettra d’estimer le montant de garantie complémentaire nécessaire, une fois déduites les garanties des éventuelles autres assurances couvrant une partie du risque : Responsabilité Civile, Tous Risques Informatiques…</p>
<p style="text-align: left;">Mais ces estimations peuvent amener à des chiffres astronomiques, dépassant allègrement les 500 à 600 millions d’euros pour des acteurs B2C d’ampleur. Le coût de l’assurance en regard est alors élevé, mais judicieux au vu de la multiplication des incidents actuellement. Des grandes entreprises n’hésitent plus à investir 1 million d’euros par an pour ce type de contrat. Les capacités du marché français sont d’ailleurs en constante augmentation, atteignant aujourd’hui jusqu’à 500 millions d’euros de garanties par police d’assurance.</p>
<p style="text-align: left;">Mais attention à ne pas faire ces dépenses au détriment de l’augmentation du niveau de sécurité de l’entreprise. Car l’assurance n’empêche pas l’incident ! Le cas Target montre bien que des signaux d’alertes ont été ignorés.</p>
<p style="text-align: left;"><i>Target apparait donc comme une illustration parfaite du rôle de la cyber-assurance dans le cas d’une cyber-attaque majeure. Cependant, un travail non négligeable d’estimation des coûts est nécessaire pour déterminer le montant de garantie à souscrire, afin d’optimiser le montant de la prime annuelle. Et ceci sans oublier de protéger son système d’information des menaces cybercriminelles de plus en plus pointues !</i></p>
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		<title>Vol de données chez Vodafone : un rappel douloureux de la «&#160;menace intérieure&#160;»</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2013/10/vol-de-donnees-chez-vodafone-un-rappel-douloureux-de-la-menace-interieure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gérôme Billois]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Oct 2013 16:03:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyberrisk Management & Strategy]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers - Telcos]]></category>
		<category><![CDATA[cyberassurance]]></category>
		<category><![CDATA[Cybercriminalité]]></category>
		<category><![CDATA[DPO]]></category>
		<category><![CDATA[phishing]]></category>
		<category><![CDATA[Risk management]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’heure où la cybercriminalité sur internet défraie régulièrement la chronique, l’incident de Vodafone nous rappelle que les incidents de sécurité peuvent également provenir de l’intérieur de l’entreprise. Une attaque motivée par la perspective de gains financiers L’enquête semble converger...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A l’heure où la cybercriminalité sur internet défraie régulièrement la chronique, l’incident de Vodafone nous rappelle que les incidents de sécurité peuvent également provenir de l’intérieur de l’entreprise.</p>
<h2>Une attaque motivée par la perspective de gains financiers</h2>
<p>L’enquête semble converger vers un prestataire de l’opérateur qui aurait réalisé le vol de données. Ce dernier a déjà été interpellé par les forces de l’ordre, preuve pour les plus sceptiques, de l’efficacité aujourd’hui des autorités sur ces dossiers d’attaques informatiques. Nous en saurons certainement plus dans les jours qui viennent sur ses motivations, mais la recherche de gains financiers ne doit pas être négligée. Aujourd’hui, un « enregistrement client » (nom, prénom, adresse…) peut se monnayer autour de 15 centimes de dollars, ce qui représente quand même plus 300 000 euros dans le cas de Vodafone.</p>
<p>En effet, plus de deux millions de données clients ont été dérobées, dont certaines informations bancaires. Ces données pourront servir à réaliser des attaques en <em>phishing</em> de « haute qualité », capables de tromper plus facilement les destinataires grâce à des informations fiables. Heureusement, les enregistrements les plus sensibles (numéro de carte, mot de passe…) semblent avoir été épargnés. Dans le cas contraire,  l’impact aurait pu être bien plus important : des fraudes financières auraient pu être réalisées directement.</p>
<h2> Prestataires et administrateurs : des populations à encadrer</h2>
<p>Cet incident met à nouveau en lumière la faille majeure que représentent les fonctions d’administrations du SI. Sans préjuger de la situation de Vodafone, ces fonctions sont souvent externalisées à moindre coût dans des méga-contrats dont les contours sont toujours difficiles à cerner (qualification des employés, sous-traitance masquée, pays concernés…) et dont les mesures de sécurité censés encadrer les usages sont rarement vérifiées sur le terrain. Et cette situation se rencontre malheureusement dans de nombreux secteurs, même les plus sensibles. N’oublions pas qu’Edward Snowden, administrateur sous-traitant, nous dévoile régulièrement depuis le début de l’été des documents secrets de la NSA…</p>
<h2>Des changements à entamer à la DSI et à la direction des achats dès aujourd’hui pour limiter les risques</h2>
<p>Vodafone vient de voir son image écornée et les coûts de gestion de l’incident risquent d’être élevés. Au-delà des coûts directs liés aux investigations, le volet notification des clients peut être majeur. Les chiffres en provenance des États-Unis parlent d’un coût autour de 100€ par clients à notifier, nous sommes dans une fourchette rapidement supérieures à la centaine de millions d’euros.</p>
<p>Dans cette situation, et pour limiter les impacts, un contrat de cyber assurance peut être utile, mais attention il ne doit pas contenir d’exclusion sur les malveillances internes.</p>
<p>Au-delà de cette mesure de compensation, il est bien évidemment nécessaire de vérifier sur les périmètres les plus sensibles de l’entreprise, la qualité et la sécurité des processus d’administration. Il s’agit d’un chantier d’ampleur, qui au-delà de la mise en place de mesures techniques (mise en place de plateforme de rebond, journalisation des actions, limitations des comptes d’administration, utilisation de postes de travail dédiés non connectés à Internet…) est avant tout un projet de conduite du changement. Un changement à mener à deux niveaux, auprès de populations de la DSI souvent très (voir trop) autonomes dans la réalisation de leurs actions au quotidien qui doivent accepter la mise en place de mesure de sécurité et de contrôle, mais aussi et peut être surtout au niveau de la direction des achats pour valoriser les fonctions d’administration du SI et faire de la sécurité un des critères de premiers plans dans les contrats d’externalisation.</p>
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		<title>La sécurité de l’information, au service de la relation client</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2013/10/la-securite-de-linformation-au-service-de-la-relation-client/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Amal Boutayeb]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Oct 2013 11:13:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cloud & Next-Gen IT Security]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers - Digital & innovation]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers - Marketing et relation client]]></category>
		<category><![CDATA[Client]]></category>
		<category><![CDATA[confiance numérique]]></category>
		<category><![CDATA[cyberassurance]]></category>
		<category><![CDATA[identité]]></category>
		<category><![CDATA[protection des données]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’heure du multi-canal, et même du cross-canal, bâtir une relation de « confiance numérique » est un enjeu clé pour les entreprises privées, mais aussi les organismes du service public (déclaration d’impôts, espaces personnels sur le site de Pôle emploi…). Ils...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>À l’heure du multi-canal, et même du cross-canal, bâtir une relation de « confiance numérique » est un enjeu clé pour les entreprises privées, mais aussi les organismes du service public (déclaration d’impôts, espaces personnels sur le site de Pôle emploi…). Ils se doivent de montrer la sécurité de l’ensemble de leurs canaux pour accompagner le développement de la relation client sur les médias numériques.</p>
<h2>La sécurité de l’information, un pré-requis sur les canaux numériques</h2>
<p>La protection des données est aujourd’hui une préoccupation évidente des clients et usagers. C’est ce que révèle un sondage de l’<em>Economist Intelligence Unit</em> en 2013, dans lequel 90% des sondés affirment penser que leurs données utilisées en ligne peuvent être volées, notamment pour détourner de l’argent. C’est également une préoccupation des<a title="Loi de programmation militaire 2013 : de réelles avancées pour la cybersécurité" href="http://www.solucominsight.fr/2013/08/loi-de-programmation-militaire-2013-de-reelles-avancees-pour-la-cybersecurite/"> pouvoirs publics qui renforcent les obligations en termes de sécurité</a>. Attirer les clients sur les canaux digitaux est  une nécessité pour beaucoup d’entreprises. La sécurité est un prérequis indispensable à cette transition.</p>
<p>D’une part, Il faut rassurer les clients, et pour cela démontrer de manière visible que des mesures de sécurité existent pour protéger les données critiques et éviter notamment les fraudes financières. Une création de compte, une transaction, un changement de RIB… une bonne sécurisation, organisationnelle ou technique, peut conforter les clients dans leur confiance dans le canal numérique.</p>
<p>D’autre part, en cas d’incident, la capacité à bien réagir,  tant  pour résoudre l’incident le plus rapidement possible, que pour communiquer clairement et rassurer les clients concernés est un élément clé. L’<a title="Notification des fuites de données clients : vers une transparence systématique ?" href="http://www.solucominsight.fr/2013/07/notification-des-fuites-de-donnees-clients-lere-de-la-transparence/">évolution de la réglementation autour de la notification des incidents</a> poussera d’ailleurs les organisations à développer ce point.</p>
<p>Enfin, il est important de relayer cette position au travers des acteurs de la relation client sur le terrain (vendeurs, conseillers…) en les sensibilisant pour qu’ils portent également ces messages en magasins, agences, etc.</p>
<h2>La sécurité de l’information, un facteur de différenciation et de compétitivité</h2>
<p>Démontrer un réel engagement dans la sécurité de l’information peut être un élément différenciant sur le marché. Pour ce faire, des solutions de sécurité avancées peuvent être proposées. Des banques comme Société Générale ou HSBC<del cite="mailto:C%C3%A9line%20ROMENTEAU" datetime="2013-08-08T17:51">,</del> proposent ainsi un logiciel à installer gratuitement pour renforcer la sécurité du terminal de l’utilisateur<ins cite="mailto:C%C3%A9line%20ROMENTEAU" datetime="2013-08-08T17:51"> </ins>lorsqu’il utilise leur site. D’autres, comme Natwest et Barclays mettent à disposition de leurs clients des moyens d’authentification renforcés.  Au-delà des solutions techniques, certains acteurs vont jusqu’à sensibiliser leurs clients et usagers sur l’importance du respect de bonnes pratiques de sécurité. AXA a ainsi publié le « Le guide du bon sens numérique » et encore Le Groupe La Poste a communiqué sur des bonnes pratiques à adopter sur les réseaux sociaux.</p>
<p>Les services marketing doivent donc travailler en collaboration avec les équipes de sécurité à la fois pour innover et proposer des solutions de sécurité, mais aussi pour écouter et savoir tenir compte des attentes des consommateurs.</p>
<h2>La sécurité de l’information, une offre à part entière ?</h2>
<p>Et si de centre de coûts, la sécurité devenait une source de gains ? En étant attentifs aux attentes des clients, différentes entreprises se sont posées cette question et lancent aujourd’hui des offres de sécurité en tant que telles..</p>
<p>Plusieurs secteurs se sont d’ores et déjà  lancés : celui de l’assurance par exemple. Cyber-assurance ou encore protection de l’identité numérique, des assurances comme AIG, AXA ou Swiss Life, ont entendu l’intérêt que portent leurs clients à la sécurité de l’information, B2B comme B2C. Autre exemple, les opérateurs télécoms qui proposent un anti-virus avec les abonnements d’accès à Internet. Ou encore, d’autres opérateurs, d’un tout autre secteur, celui des jeux en ligne, mettent à disposition de l’authentification renforcée pour leurs clients.</p>
<p>Ainsi, au-delà d’être un pré-requis  la sécurité de l’information peut devenir un avantage concurrentiel, voire représenter une offre à part entière. C’est à chaque organisation de choisir la posture qu’elle souhaite adopter !</p>
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		<title>Souscrire une cyber-assurance : mode d’emploi</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2013/06/souscrire-une-cyber-assurance-mode-demploi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gérôme Billois]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Jun 2013 11:53:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyberrisk Management & Strategy]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[analyse de risques]]></category>
		<category><![CDATA[cyberassurance]]></category>
		<category><![CDATA[Cybercriminalité]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[Risk management]]></category>
		<category><![CDATA[Risque]]></category>
		<category><![CDATA[RSSI]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir dans une précédente tribune évalué l’intérêt de souscrire ou non à une cyber-assurance (produit dédié à la couverture des risques liés à la cybercriminalité), il convient de s’intéresser désormais aux modalités de souscription d’une telle offre. En effet,...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Après avoir dans une <a href="http://www.solucominsight.fr/2013/03/cyber-assurance-souscrire-ou-ne-pas-souscrire-telle-est-la-question/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">précédente tribune</a> évalué l’intérêt de souscrire ou non à une cyber-assurance (produit dédié à la couverture des risques liés à la cybercriminalité), il convient de s’intéresser désormais aux <strong>modalités de souscription</strong> d’une telle offre.</em></p>
<p><em>En effet, le processus de souscription constitue le<strong> pilier fondateur</strong> d’un transfert de risques réussi. Il est donc primordial pour toute entreprise désirant franchir le pas de la cyber-assurance de connaître toutes les caractéristiques d’une telle opération.</em></p>
<h2>Quels sont les acteurs majeurs de ce processus ?</h2>
<p>Les acteurs du processus de souscription sont peu nombreux et bien définis. Participent aux négociations :</p>
<ul>
<li>Le <strong>client </strong>: il s’agit d’une organisation ou d’une entreprise souhaitant disposer d’une prestation (généralement financière) en cas de survenance d’un incident. C’est lui qui exprime le besoin, que ce soit par ses Risk Manager, ses RSSI, sa Direction Générale ou encore ses acteurs métiers.</li>
<li>Le <strong>courtier </strong>: il est l’intermédiaire entre le souscripteur et l’assureur, et joue de ce fait un rôle central tout au long du processus. Il base son travail sur une excellente connaissance du marché et du besoin remonté par son client.</li>
<li>L’<strong>assureur </strong>: il crée les polices d’assurances, en définissant leurs périmètres de couverture, leurs plafonds de garanties ainsi que leurs primes ou franchises. Ces paramètres sont toutefois largement négociés et fortement corrélés avec la maturité du client.</li>
</ul>
<h2>Comment se déroule le processus de souscription à une cyber-assurance?</h2>
<p>En premier lieu, le client doit faire le point sur son besoin et confronter les risques résiduels identifiés comme nécessaires à couvrir avec ceux déjà couverts par une assurance. Pour ce faire, une <strong>analyse de risques récurrente</strong> et un <strong>bilan assurantiel</strong> (évaluation de la couverture actuelle et des manques) impliquant toutes les parties de l’entreprise sont nécessaires.</p>
<p>Dans un second temps, il convient de <strong>choisir le courtier</strong> le mieux à même de répondre aux attentes du client. Dans le contexte de grandes entreprises, il sera jugé sur son expertise sur le sujet cyber, sa capacité à offrir une couverture multi-assureurs et des modalités de son accompagnement au cours des différentes étapes, du choix à la vie du contrat.</p>
<p>Courtier et client échangent alors sur la nature même des risques à traiter, ainsi que sur la maturité de ce dernier. Le courtier <strong>identifie</strong> ensuite, grâce à sa connaissance poussée du marché, les <strong>assureurs</strong> les plus à même de répondre au besoin.</p>
<p>Le client et le courtier présentent ensuite à l’assureur leurs exigences en termes de <strong>périmètre de couverture</strong> et de <strong>plafond de garantie.</strong> Dans le cas de montants très élevés, le courtier peut mettre en place des <strong>montages d’assurances</strong> qui permettent d’atteindre des plafonds plus élevés que ceux proposés dans les offres standards. En réponse, l’assureur évalue la maturité du client, par l’intermédiaire de <strong>questionnaires</strong> ou par une <strong>analyse de risques</strong>. L’assureur propose alors un <strong>montant de prime d’assurance</strong> en fonction de la maturité observée chez le client. Ce montant, qui varie généralement entre 1 et 5% du plafond de la garantie, est ensuite négocié entre les différents partis.</p>
<p>Le périmètre de couverture, le plafond de garantie et le montant de la prime constituent la <strong>police d’assurance.</strong></p>
<h2>Comment faire vivre le contrat ?</h2>
<p>Le contrat reposant essentiellement sur le code des assurances français, le client est tenu à certaines obligations vis-à-vis de l’assureur, notamment sur le devoir d’information en cas de modification significative des risques sur son système d’information. Cette obligation se concrétise généralement par des réunions annuelles entre l’assureur, l’assuré et le courtier dans le but d’établir un bilan de l’évolution de la maturité du client et d’adapter le contrat en conséquence.</p>
<p>La souplesse dans l’évolution du contrat a deux principaux intérêts. Pour le client, il est de <strong>faire baisser le montant des primes</strong> en <strong>améliorant sa sécurité</strong>. Pour l’assureur, il est d’<strong>adapter le montant des primes</strong> en fonction de l’<strong>évolution du risque</strong>. Cette démarche encourage et valorise donc les travaux effectués en faveur de la sécurité du SI.</p>
<h2>Comment déclencher les garanties ?</h2>
<p>Les <strong>délais de notification</strong> en cas d’attaque constituent l’élément central du déclenchement. Le code des assurances rappelle : «<em>L’assuré est obligé de donner avis à l&rsquo;assureur, dès qu&rsquo;il en a eu connaissance et au plus tard dans le délai fixé par le contrat, de tout sinistre de nature à entraîner la garantie de l&rsquo;assureur. Ce délai ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés » </em>(<a href="http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006073984&amp;idArticle=LEGIARTI000006791999">Article L113-2</a>)<em>. </em>En cas de faute vis-à-vis de cette règle, le client peut se voir refuser ses garanties. L’enjeu est donc d’<strong>alerter au plus tôt l’assureur</strong>, même s’il n’y a que suspicion d’intrusion, mais aussi de <strong>cadrer les preuves</strong> à recueillir pour l’indemnisation – et ce dès l’établissement du contrat. Le déclenchement des garanties et le déblocage des fonds ne peuvent se faire que si  l’assureur a été notifié dans les délais, et l’évaluation du sinistre réalisée.</p>
<p>En fonction des assureurs, la <strong>mise à disposition d’experts</strong> peut relever d’une option ou ne pas être proposée. Le souscripteur doit par ailleurs veiller à bien préciser les modalités d’intervention de ces experts (obligation d’utiliser les prestataires de l’assureur, …).</p>
<p>Le processus de souscription est donc bien identifié et cadré. La connaissance la plus fine possible du marché ainsi que de ses propres risques sont des atouts indispensables pour bien choisir sa cyber-assurance. Cette dernière gagne considérablement en souplesse de négociation (périmètre, plafond, prime) de par la nouveauté de son marché, de son évolution rapide et de la concurrence naissante.</p>
<p><span id="more-3874"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Retrouvez tous nos articles sur le secteur de l’assurance sur <a title="Insurance speaker - le blog assurance des consultants Solucom" href="http://www.insurancespeaker-solucom.fr/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Insurance speaker</a>, le blog assurance des consultants Solucom</p>
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		<title>Cyber-assurance : souscrire ou ne pas souscrire telle est la question !</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2013/03/cyber-assurance-souscrire-ou-ne-pas-souscrire-telle-est-la-question/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[zephSolucomBO]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 Mar 2013 13:54:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyberrisk Management & Strategy]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Métiers - Assurance]]></category>
		<category><![CDATA[APT]]></category>
		<category><![CDATA[cyberassurance]]></category>
		<category><![CDATA[e-commerce]]></category>
		<category><![CDATA[protection des données]]></category>
		<category><![CDATA[Risque]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les assurances dédiées à la couverture des risques liés à la cybercriminalité (communément appelées « cyber-assurances ») font de plus en plus parler d’elles ces derniers mois. Pourtant, si le marché outre atlantique est déjà florissant, les volumes de primes souscrites en...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Les assurances dédiées à la couverture des risques liés à la cybercriminalité (communément appelées « cyber-assurances ») font de plus en plus parler d’elles ces derniers mois. Pourtant, si le marché outre atlantique est déjà florissant, les volumes de primes souscrites en France restent limités. Assureurs et courtiers constatent pourtant un fort accroissement des demandes de cotation en 2012, faisant penser à un réel démarrage de ce segment de marché en France en 2014. Alors les cyber-assurances : bonne ou mauvaise solution ?</em></p>
<h2>La cyber-assurance : pour quoi faire ?</h2>
<p>Traditionnellement, l’assurance est vue comme une manière de transférer un risque, en permettant de recouvrer une perte en cas d’occurrence de ce risque. Cela implique d’être en mesure de correctement évaluer le risque et la perte associée. S’il est relativement aisé de le faire sur des risques « matures » en matière d’assurance, comme l’incendie par exemple, cela devient beaucoup plus complexe lorsque l’on parle de cybercriminalité. L’interconnexion des SI et leur globalisation rendent difficile l’évaluation des risques et des pertes : quelle valeur pour les informations que l’on m’a dérobées ? Quels impacts pour mes partenaires et mes clients ? Quels coûts pour réparer la faille ?</p>
<p>Ainsi, <strong>le souscripteur doit aujourd’hui percevoir la cyber-assurance non pas uniquement comme un moyen de « recouvrer une perte » mais plutôt comme un levier lui permettant de réagir plus vite aux attaques et en diminuer les impacts.</strong></p>
<p>Si elles couvrent en partie les pertes d’exploitation, les offres des cyber-assureurs sont souvent accompagnées d’assistances juridiques et d’expertises sur les investigations techniques ou la gestion de crise. C’est cet apport immédiat d’expertise packagée qui peut intéresser le souscripteur à une offre « cyber-assurance », en complément du recouvrement d’une partie souvent limitée de ses pertes.</p>
<h2>La cyber-assurance : pour quels risques ?</h2>
<p>Les cyber-assurances permettent de faire face aux risques liés à trois grands enjeux actuels en matière de systèmes d’information.</p>
<ul>
<li>L’évolution de la règlementation concernant la protection des données personnelles et la notification en cas de fuite.</li>
</ul>
<p>Ces deux sujets très liés feront probablement l’objet dans un avenir proche de renforcements législatifs visant à protéger davantage les consommateurs. La notification des fuites peut s’avérer extrêmement coûteuse pour les entreprises. L’obligation de notification est déjà en vigueur en France pour les opérateurs télécoms, et sera sans doute étendue prochainement à l’ensemble des entreprises gérant des données personnelles  en application d’une nouvelle législation européenne. C’est d’ailleurs en grande partie cette obligation qui a fait exploser le marché de la cyber-assurance aux États-Unis.</p>
<ul>
<li>L’entreprise étendue, génératrice de nouveaux risques</li>
</ul>
<p>Les mouvements incessants des entreprises (fusions, cession de certaines activités, …), les interconnexions SI avec des clients et partenaires ou encore le développement du cloud computing sont autant de facteurs qui exposent le SI de l’entreprise à des attaques. Par ailleurs, en cas d’incident avéré, l’entreprise peut être considérée comme responsable de perturbations chez ses clients et partenaires. Attention cependant sur ce point : si un volet responsabilité civile est souvent inclus dans les offres de cyber-assurances, il fait parfois doublon avec les contrats responsabilité civile traditionnellement souscrits, qui couvrent souvent (en France) les dommages immatériels.</p>
<ul>
<li>Le développement du e-commerce</li>
</ul>
<p>De plus en plus d’entreprises vendent aujourd’hui leurs produits sur Internet. L’indisponibilité du portail web de vente peut ainsi générer des pertes importantes de chiffre d’affaires, qu’il peut être relativement facile de chiffrer. Dans ce cas, une cyber-assurance peut jouer pleinement son rôle traditionnel de solution permettant de recouvrer une perte.</p>
<h2>En conclusion : dans quels cas prendre une cyber-assurance ?</h2>
<p>En conclusion, il est sans doute bon de s’intéresser au sujet de la cyber-assurance si l’entreprise est dans un ou plusieurs des cas suivants :</p>
<ul>
<li>Elle est susceptible de faire face à une <strong>attaque dont certaines conséquences sont facilement mesurables</strong> (sites de e-commerce par exemple). Dans ce cas, l’entreprise cherchera à jouer sur l’aspect « traditionnel » de l’assurance pour recouvrer une perte d’exploitation.</li>
<li>Elle dispose d’un <strong>SI fortement interconnecté avec l’extérieur</strong>. Il sera alors utile dans un premier temps de vérifier quelle couverture lui offre son contrat en responsabilité civile (RC) actuel pour indemniser les tiers à qui elle porterait atteinte en cas d’attaque. Au besoin, elle pourra compléter cette couverture par le volet RC d’une cyber-assurance.</li>
<li>Elle <strong>gère de nombreuses données personnelles</strong>. Elle sera alors attentive aux évolutions législatives en matière de notification et prendra si possible les devants sur le sujet en commençant à étudier la solution cyber-assurance.</li>
<li>Elle dispose d’un <strong>manque d’expertises sur le sujet de la cybercriminalité</strong> et souhaite pouvoir disposer d’une capacité de réaction rapide. Elle s’intéressera alors aux offres packagées des cyber-assureurs, qui lui apporteront en cas de sinistre des experts dans plusieurs domaines (juridique, gestion de crise, forensics, …)</li>
</ul>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2013/03/cyber-assurance-souscrire-ou-ne-pas-souscrire-telle-est-la-question/">Cyber-assurance : souscrire ou ne pas souscrire telle est la question !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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