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	<title>e-privacy - RiskInsight</title>
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	<description>Le blog cybersécurité des consultants Wavestone</description>
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		<title>CLOUD Act : vos données sont-elles mieux protégées ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2018/04/cloud-act/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Etienne Lafore]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 Apr 2018 11:00:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cloud & Next-Gen IT Security]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Cloud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Après plusieurs tentatives d&#8217;adoption de lois facilitant la saisie de données de clients de services américains stockées en dehors des États-Unis, le Congrès américain a adopté en mars 2018 le « Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act » ou CLOUD Act,...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Après plusieurs tentatives d&rsquo;adoption de lois facilitant la saisie de données de clients de services américains stockées en dehors des États-Unis, le Congrès américain a adopté en mars 2018 le « <strong>Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act </strong>» ou CLOUD Act, qui fournit un cadre légal pour l&rsquo;accès aux données de fournisseurs américains, en dehors de leur domaine de juridiction.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le projet de loi, créé à la base pour modifier un projet de loi de 1986, le «Stored Communication Act», permet aux États-Unis de forcer les fournisseurs de services américains  à transmettre les données de leurs clients stockées à l’étranger de manière beaucoup plus rapide. Il faut en moyenne dix mois pour obtenir les données, une durée improductive pour les enquêtes menées par les États-Unis. Le projet de loi vise à permettre aux autorités américaines (du shérif à la CIA) à accéder à <strong>des données hébergées par des entreprises américaines sans passage devant un juge</strong>. <strong>Les grandes entreprises technologiques</strong>, qui ont soutenu le projet de loi devant le Sénat, <strong>pourront s&rsquo;opposer à une demande si</strong> :</p>
<ul>
<li>Le client ou l&rsquo;abonné n&rsquo;est pas américain ou ne réside pas aux États-Unis <em>(</em><a href="https://www.congress.gov/bill/115th-congress/senate-bill/2383/text">section 3.2.b.h.2.i</a><em>), </em><strong><u>et</u></strong></li>
<li>Le transfert obligerait le fournisseur à enfreindre les réglementations du pays hébergeant les données (<a href="https://www.congress.gov/bill/115th-congress/senate-bill/2383/text">section 3.2.b.h.2.ii</a>)</li>
</ul>
<p>Cette demande sera alors portée devant un tribunal américain qui pourra alors casser ou non la demande de transfert de données. Sa décision sera basée, entre autres, sur la validité des informations apportées, de l’intérêt de la requête pour les Etats-Unis et de l’envergure et les chances d’application de la violation de loi dans le pays étranger. Le caractère public du recours n’est pas précisé, en particulier la capacité des entreprises à communiquer sur ces contestations. Aujourd’hui, il nous parait probable que les grands acteurs américains utilisent ce recours pour garder la confiance de leurs clients.</p>
<p>Afin d’éviter d’enfreindre les réglementations des pays concernés,<strong> les États-Unis pourront passer des accords bilatéraux avec ces États</strong>, qui, en échange de leur bonne volonté, pourront accéder aux données sur le territoire américain.</p>
<p>Aux États-Unis, le CLOUD Act reste contesté pour les risques hérités par les potentiels accords avec les pays étrangers. Le fait que le pouvoir exécutif soit à même de mettre en place les accords mutuels inquiète la population américaine, qui craint que des puissances étrangères se servent du Cloud Act pour aller fouiller dans leurs données sans garde-fou.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Quelles conséquences pour les clients européens ?</h2>
<p>Alors que les géants de la technologie (Facebook, Google, Microsoft, Apple) ont soutenu le projet de loi (les autorités américaines s&rsquo;abstenant de les approcher pour un accès backdoor et fournissant un cadre clair pour exercer le transfert de données), <strong>ces réglementations peuvent être inquiétantes pour la privacy des clients </strong>des entreprises ciblés. Cette loi pourrait laisser les clients sans droit de regard, ni information sur l’accès à leurs données par les autorités américaines.</p>
<p>Cependant, les clients européens dont les données sont traitées en Europe pourraient être bientôt protégés par le Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD). Les articles 45 et 48 du règlement qui entrera bientôt en vigueur définissent un ensemble de règles claires pour permettre le transfert vers des pays tiers. Selon Frank Jennings (avocat de renom sur les sujets cloud), l’European Data Protection Board, en charge de l’implémentation du RGPD, <a href="https://www.theregister.co.uk/2018/04/03/us_government_serves_microsoft_with_fresh_warrant_for_irishheld_emails/">sera en charge de décider</a> si les saisies dans le cadre du CLOUD Act constituent une mesure nécessaire à la sauvegarde de la sécurité nationale américaine, ou si la demande ne respecte pas la nouvelle réglementation.  <strong>Cela pourrait obliger les États-Unis à négocier avec l&rsquo;UE ou ses États membres les conditions de tels transferts, et donc à protéger leurs citoyens contre les transferts illégitimes</strong>. Les clients américains resteraient toutefois sous la portée du CLOUD Act.</p>
<p>Des négociations doivent commencer entre la Commission européenne et les Etats-Unis. Les dirigeants de l&rsquo;UE ont déjà critiqué le projet de loi américain pour son adoption précipitée, ce qui risque de compliquer les négociations. Entre-temps, <a href="https://www.eff.org/deeplinks/2018/03/nearly-100-public-interest-organizations-urge-council-europe-ensure-high">une centaine d&rsquo;organisations de la société civile</a> ont pressé le Conseil de l&rsquo;Europe à rendre publiques les négociations prévues lors de la « Convention sur la cybercriminalité » (ou « Convention de Budapest »).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Les lois de confidentialité, un atout pour les entreprises ?</h2>
<p>Alors que le RGPD a pu préoccuper une bonne partie des entreprises sur le changement que cela impliquerait pour leurs systèmes d&rsquo;information <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2018/03/e-privacy-urgent-attendre/">et que la directive « E-Privacy » se prépare</a>, il pourrait être intéressant de voir le rapport à la réglementation évoluer dans le monde des affaires. Les lois de «data privacy » pourraient, dans un futur proche ou lointain, <strong>être considérées comme une aide à la protection de leurs données et </strong><a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2017/01/vie-privee-ere-numerique/"><strong>au maintien de la confiance</strong></a><strong> des clients</strong>.</p>
<p>Dans un monde où les questions de confidentialité des données deviennent de plus en plus importantes (<a href="http://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/03/22/ce-qu-il-faut-savoir-sur-cambridge-analytica-la-societe-au-c-ur-du-scandale-facebook_5274804_4408996.html">Cambridge Analytica</a>, <a href="https://www.cnet.com/news/google-dumps-home-minis-top-touch-function-over-privacy/">Google Home Mini</a>), les protections sur les données des clients peuvent être un argument décisif lors du choix entre des offres compétitives. Le positionnement des fournisseurs américains sur les questions de Privacy et de protection des données est attendu impatiemment.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Que faire aujourd&rsquo;hui ?</h2>
<p>Pour conclure, les nouvelles réglementations sur la privacy restent assez ambiguës et peuvent même se heurter sur certains points. La principale conclusion reste que <strong>les Européens devraient être mieux protégés par le RGPD face au CLOUD Act</strong>, si les fournisseurs américains dénoncent les requêtes abusives et que les tribunaux en charge de valider la demande jouent leurs rôles. Les clients non européens, quant à eux, ne seraient pas plus protégés en hébergeant leurs données en Europe.</p>
<p>En attendant l’entrée en vigueur de nouvelles lois traitant de la confidentialité et les éventuelles saisies des données, vous pouvez prendre des mesures pour protéger vos données personnelles et commerciales contre les écoutes d’outre-mer et autres menaces potentielles :</p>
<ol>
<li>Clarifier avec votre fournisseur <strong>dans quelles conditions il pourrait être amené à donner accès à vos données, </strong>sans oublier de prendre en compte les traités d’assistance judiciaire mutuelle (Mutual Legal Assistance Treaties).</li>
<li><strong>Définir ou revoir votre stratégie d’hébergement</strong> suivant le type de données, la nationalité du fournisseur et la location de l’hébergement</li>
<li><strong>Privilégier l’hébergement de données dans des datacenters européens</strong> ou dans des pays disposant de règles bien établies en matière de confidentialité des données.</li>
<li><strong>Choisir un fournisseur français ou européen permet d’éviter les risques du CLOUD Act</strong>. En contractualisant qu’il n’utilise pas de sous-traitants américains (directement ou indirectement) !</li>
</ol>
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			</item>
		<item>
		<title>E-privacy, il est urgent d’attendre</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2018/03/e-privacy-urgent-attendre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gabriel Amirault]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Mar 2018 08:02:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Compliance]]></category>
		<category><![CDATA[DPO]]></category>
		<category><![CDATA[e-privacy]]></category>
		<category><![CDATA[Règlementation]]></category>
		<category><![CDATA[RGPD]]></category>
		<category><![CDATA[vie privée]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En janvier 2017, la Commission européenne a partagé une proposition de règlement afin de remplacer la directive 2002/58/CE concernant la « vie privée et les communications électroniques » : l’E-privacy. Depuis, le texte est entré dans son périple législatif européen. Comme en témoigne...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2018/03/e-privacy-urgent-attendre/">E-privacy, il est urgent d’attendre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>En janvier 2017, la Commission européenne a partagé une proposition de règlement afin de remplacer la directive 2002/58/CE concernant la « vie privée et les communications électroniques » : l’E-privacy. Depuis, le texte est entré dans son périple législatif européen. Comme en témoigne <a href="http://www.midilibre.fr/2018/03/09/les-medias-europeens-opposes-au-projet-e-privacy-sur-les-donnees-privees,1638002.php">la lettre d’une cinquantaine de médias </a>européens sur les inquiétudes des acteurs du marché concernant ce nouveau règlement sont nombreuses.</em></p>
<p><em>Que dit véritablement ce nouveau règlement ? Comment risque-t-il d’impacter les entreprises ? Faut-il vraiment s’en inquiéter ? Autant de questions que nous nous proposons d’aborder dans cet article</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Une date d’application encore floue</h2>
<p>Les objectifs du texte sont clairs :</p>
<ul>
<li><strong>Compléter le GDPR sur le sujet de la confidentialité des communications électroniques</strong></li>
<li><strong>Renforcer le contrôle des utilisateurs sur leurs données à caractère personnel traitées par les fournisseurs de communications électroniques</strong></li>
</ul>
<p>Si le texte contient ainsi différentes dispositions qui visent les communications électroniques ils visent également la <strong>gestion des cookies, le marketing non sollicité</strong>, etc. De cette façon, la commission européenne souhaite adapter la règlementation aux nouveaux types de communication, en particulier aux nouveaux acteurs, les fournisseurs de service Over-The-Top (OTT) tels que Messenger ou What’s App qui passent par Internet pour proposer leurs services. Cependant par voie de conséquences le périmètre d’application est beaucoup plus large d’application : presse en ligne, site de e-commerce, opérateur télécom traditionnel, … sont soumis à ce règlement.</p>
<p>Dans sa version initiale, le règlement E-privacy devait s’appliquer comme le <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2016/03/8822/">RGPD </a>(Règlement Général sur la Protection des Données), le 25 mai 2018. Pourtant, le Parlement européen vient tout juste de lancer les négociations avec le Conseil de l’Union européenne en adoptant une première version du règlement. La date de mise en application initiale ne sera donc pas tenue et devrait être repoussée de plusieurs mois. Si, de fait, cela laisse un peu de temps avant de se mettre en conformité, <strong>certains éléments du texte peuvent et doivent d’ores et déjà être anticipés</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Un texte aux forts impacts techniques</h2>
<p>Le texte n’a pas encore été adopté dans sa version finale mais on peut d’ores et déjà visualiser les grandes orientations de ce texte. La première est la <strong>suppression des bandeaux d’acceptation</strong> des cookies à finalité commerciale présents actuellement sur la quasi-totalité des sites web. A la place, la Commission souhaite que le consentement de l’utilisateur soit recueilli directement dans les paramètres du navigateur web.</p>
<p>Concrètement, cela signifie pour les navigateurs le développement de solutions de centralisation du consentement et pour les entreprises l’obligation de s’équiper de moyens permettant de capter l’information auprès du navigateur. L’enjeu pour l’entreprise sera donc de réussir à s’interfacer avec les différentes versions de navigateurs pour accéder au consentement de l’utilisateur. Au-delà des aspects techniques, une telle disposition <strong>crée un intermédiaire</strong> entre le service et son client ; <strong>difficilement tolérable pour les fournisseurs de services</strong>.</p>
<p>On peut dès maintenant noter l’ambiguïté que pose cette nouvelle répartition des rôles au profit des navigateurs. En effet, centraliser le consentement dans leurs paramètres pourrait permettre aux navigateurs de privilégier certains éditeurs de sites web notamment dans la présentation des choix aux utilisateurs et ainsi rendre possible l’éviction de certains acteurs. Plus globalement, il est risqué de laisser la gestion des données personnelles à quelques acteurs dominants comme les GAFA souvent visées par ailleurs pour certains de leurs traitements de données. Cette problématique est transposable sur les smartphones.</p>
<p>Il s’agit d’ailleurs d’un des nouveaux enjeux liés à cette règlementation : la capacité des entreprises à adapter leurs services et leurs traçages en fonction du consentement de l’utilisateur. Cela signifiera parfois de repenser le parcours client pour permettre à l’utilisateur refusant les cookies d’accéder aux services.</p>
<p>Ces premiers impacts laissent présager une implémentation technique compliquée pour les entreprises qui vont se mettre en conformité E-privacy et représente même un véritable danger pour certains business. En effet, en remaniant en profondeur l’utilisation des cookies webs, le secteur de la presse, comme indiquée dans l’introduction, dont les revenus reposent en partie sur la publicité ciblée, va devoir revoir une partie de sa démarche commerciale en ligne. Plus globalement, l’E-privacy risque <strong>de freiner les élans d’investissement</strong> et d’innovation de nombreuses entreprises qui se lancent dans des programmes de digitalisation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Un message : la base légale du profiling est le consentement</h2>
<p>Le règlement tel qu’écrit aujourd’hui possède encore de nombreuses zones de flou : Où devra se faire la gestion des consentements spécifiques : au niveau du navigateur ou du site web ? Comment déterminer, selon leur finalité, quels sont les cookies impactés par la demande de consentement ? …</p>
<p>Par ailleurs, le règlement ne semble pas prendre en compte les réalités technologiques des terminaux mobiles et des écosystèmes d’application qui diffèrent techniquement de celles liées à l’internet fixe. Aujourd’hui, il existe peu de solutions permettant aux acteurs qui dépendent des systèmes d’exploitation de se conformer aux exigences du règlement E-privacy</p>
<p>Enfin, les discussions et les premiers éclaircissements sur ce règlement, <strong>écartent le recours à l’intérêt légitime pour les traitements de profiling</strong>. Cette précision n’est pas un détail. Si le règlement E-privacy le confirme, les entreprises qui ne l’ont pas fait seront obligées d’intégrer le consentement dans leur parcours client pour pouvoir les cibler, les données collectées dans le cadre de ce traitement deviendront portables… Autant d’impacts qui doivent être anticiper dès aujourd’hui.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Se préparer dès aujourd’hui à l’arrivée de l’E-privacy</h2>
<p>La question est d’autant plus importante lorsqu’on sait que les sanctions sont les mêmes que pour le GDPR (20M€ et 4% du CA). Deux éléments semblent indispensables à ce stade :</p>
<ul>
<li><strong>Mettre en place une veille</strong>: a l’instar du GDPR un programme de mise en conformité sera nécessaire. Avoir identifier en amont les impacts ne pourra être qu’un accélérateur</li>
<li><strong>Anticiper certains impacts</strong>: Intégrer d’ores et déjà la philosophie du texte dans ces traitements réduira l’effort de mise en conformité à terme</li>
</ul>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2018/03/e-privacy-urgent-attendre/">E-privacy, il est urgent d’attendre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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