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	<title>How-to - RiskInsight</title>
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	<description>Le blog cybersécurité des consultants Wavestone</description>
	<lastBuildDate>Tue, 14 Sep 2021 10:31:59 +0000</lastBuildDate>
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	<title>How-to - RiskInsight</title>
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		<title>Créer une relation de confiance avec son comité exécutif : étape 2, concrétiser la posture de l’organisation et expliciter les axes d’actions</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2021/05/creer-une-relation-de-confiance-avec-son-comite-executif-etape-2-concretiser-la-posture-de-lorganisation-et-expliciter-les-axes-dactions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gérôme Billois]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 May 2021 06:00:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyberrisk Management & Strategy]]></category>
		<category><![CDATA[Eclairage]]></category>
		<category><![CDATA[audit]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Créer une relation de confiance avec son comité exécutif est une action qui se construit dans la durée. Après une 1ère étape qui passe souvent par la sensibilisation et la remise en perspective du risque cyber pour l’organisation (voir premier...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2021/05/creer-une-relation-de-confiance-avec-son-comite-executif-etape-2-concretiser-la-posture-de-lorganisation-et-expliciter-les-axes-dactions/">Créer une relation de confiance avec son comité exécutif : étape 2, concrétiser la posture de l’organisation et expliciter les axes d’actions</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Créer une relation de confiance avec son comité exécutif est une action qui se construit dans la durée. Après une 1<sup>ère</sup> étape qui passe souvent par la sensibilisation et la remise en perspective du risque cyber pour l’organisation (voir <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/06/creer-une-relation-de-confiance-avec-son-comite-executif-premiere-etape-la-sensibilisation/">premier article</a>), il s’agit maintenant d’entrer dans le vif du sujet et d’entamer le chemin de la transformation !</p>
<h2 style="text-align: justify;">Pour transformer, il faut savoir d&rsquo;où l&rsquo;on part&#8230;</h2>
<p style="text-align: justify;">Avant toute transformation, il est important de définir le point de départ et de partager les constats avec le comité exécutif. L’utilisation de standards internationaux pour s’évaluer est évidemment la base, l’ISO 27001/2 et le NIST CSF sont les deux références internationales : l’une plutôt européenne, l’autre plus anglo-saxonne.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais ce qui comptera le plus aux yeux des dirigeants, c’est un benchmark basé sur la posture de leurs concurrents et du marché dans lequel il se situe. A ce titre, nous avons développé chez Wavestone, un outillage spécifique et construit une base de comparaison qui regroupe actuellement plus de 50 grandes organisations, majoritairement internationales et basées en Europe. La qualité de cette base est essentielle pour convaincre les dirigeants, qui lors des debriefings demanderont, avec précision et souvent beaucoup de prise de recul, ce qui est fait ailleurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Premier élément clé d’une évaluation <strong>: poser les bonnes questions et obtenir des réponses utiles</strong> ! Dans une grande organisation, il est complexe d’évaluer finement le niveau de conformité aux règles de sécurité. L’utilisation d’une simple notation, sur une échelle classique de maturité &#8211; de 1 à 4 par exemple &#8211; atteint rapidement sa limite. Ce que nous avons choisi de faire et qui a fait ses preuves sur le terrain, c’est de répondre aux questions en exprimant un pourcentage de périmètre couvert. Par exemple,  il est possible d’avoir 80% des postes de travail avec un anti-virus simple et 20% avec un outillage moderne type EDR. La même approche est réplicable sur les questions plus organisationnelles, 50% des utilisateurs sensibilisés par l’envoi d’emails, 30% par le suivi d’un webinar et 20% par des séances en présentiel.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans l’inconscient collectif, cette phase d’interrogations paraît souvent longue et très consommatrice d’énergie. Elle peut en effet l’être si l’on souhaite un fort niveau de détail, la collecte de preuves ou des vérifications techniques : cela peut être utile lorsque l’organisation a déjà un fort niveau de maturité. Mais au début d’une démarche, une approche plus simple et efficace, typiquement sur une période courte d’un mois avec une charge d’une vingtaine de jours peut être suffisante pour se donner une vision concrète de la situation et suffisamment d’arguments pour obtenir des décisions et lancer le changement.</p>
<p style="text-align: justify;">Durant la phase de préparation, il sera également important d’identifier en amont les attentes du comité exécutif. Echanger avec les membres les plus concernés autour de leurs attentes, recueillir leur avis sur la bonne manière d’aborder le sujet et les priorités de l’organisation sera essentiel pour garantir la pertinence des phases de questionnement et de restitution. Rien de pire que de faire un hors sujet le jour de la restitution !</p>
<h2>&#8230; Et partager la réalité de la situation</h2>
<p style="text-align: justify;">Après la phase de collecte, viendra ensuite l’heure de l’analyse des résultats. Notre retour d’expérience montre qu’il est efficace de combiner plusieurs vues pour donner du sens et obtenir de l’engagement. Les classiques rosaces de conformité à l’ISO ou au NIST sont évidemment des incontournables mais s’avèrent souvent peu efficaces : trop d’axes, trop d’éléments mélangés qui donnent finalement toujours des notes moyennes.</p>
<p style="text-align: justify;">Comme évoqué dans le billet précédent, deux indicateurs feront mouche au début de l’échange : le budget dédié à la cybersécurité et les effectifs mobilisés sur la cybersécurité. L’indicateur de budget est toujours délicat à manipuler (forte variation annuelle et méthode de comptabilisation non homogène), nous préférons souvent utiliser celui des effectifs plus stables et plus fiables). Ensuite, il est selon nous efficace de dérouler l’analyse sur 3 axes :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Le 1<sup>er</sup>, c’est <strong>la résistance de l’organisation aux dernières attaques connues</strong>. Elément clairement le plus efficace en debriefing avec le comité exécutif, il permet aussi d’attirer l’attention au début de la restitution. Pour réaliser cette vue, nous utilisons les retours opérationnels du CERT-W pour savoir quelles sont les dernières méthodes d’attaques des cybercriminels et nous réalisons une analyse des mesures qui sont concernées.</li>
<li>Le 2<sup>ème</sup>, c’est <strong>la posture face au marché</strong>, en croisant le niveau de conformité par rapport aux référentiels internationaux (type : « je vise 75% de conformité à l’ISO ») avec l’écart à la moyenne du marché pour l’organisation concernée (« sur la sécurité du poste de travail, je suis 3 points en dessous du marché. Sur la sécurité physique, je suis 2 points au-dessus »). Croiser ces deux axes permet d’identifier les zones prioritaires (celles où vous êtes en dessous des standards internationaux mais aussi en dessous du marché) de celles où il ne faut pas s’acharner (tout le marché est en dessous des référentiels internationaux, mais vous êtes au-dessus de la moyenne du marché).</li>
<li>Le 3<sup>ème</sup>, c’est une <strong>vue orientée « acteurs » de la transformation</strong>, organisée par les grandes entités qui seront en charge de la transformation (par exemple : au sein de la DSI, le réseau, les postes de travail, les serveurs, au sein de la direction des risques…). Cette vue est très utile pour conclure l’échange car elle met dans l’action et permet de montrer qui va devoir le plus s’investir.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr, ces différentes vues peuvent être segmentées en fonction des pays ou des grandes unités organisationnelles pour refléter d’éventuelles disparités ou attentes de la direction.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette phase de restitution, notre retour d’expérience montre que les comités exécutifs sont de plus en plus sensibles aux sujets liés à la cybersécurité et vont poser des questions très précises et concrètes. Il faut donc s’armer de preuves et d’éléments factuels concernant l’organisation. Avoir à disposition des résultats d’audits récents, de chiffres concrets sur la durée requise pour réussir une intrusion voire même des vidéos de démonstration d’attaques peut faire basculer un comité exécutif qui prendra conscience du risque.</p>
<h2>Entamer dès maintenant l&rsquo;étape 3: la transformation de l&rsquo;organisation</h2>
<p style="text-align: justify;">Décrire la situation, les difficultés et les axes de progression ne doit pas être une fin en soi. Il faut préparer des premiers arguments sur la conduite du changement. Qui doit porter la transformation ? Quelles sont les volumes financiers à prévoir ? Quel planning envisager ? Quel reporting effectuer ? Et surtout quel sponsor dans le comité exécutif pour suivre ce sujet ! Sans être une partie formelle de la restitution, amener ces éléments à la fin de l’échange permet de préparer l’étape suivante et de collecter des premières orientations.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces questions sont évidemment très dépendantes de l’organisation mais nous voyons des tendances se dessiner. Aujourd’hui, c’est majoritairement le RSSI au sein de la DSI qui porte la transformation, souvent épaulé par un directeur de programme expérimenté connaissant bien la structure. Concernant les budgets, pour des programmes de remédiation majeurs, les sommes oscillent dans le secteur financier entre 200 et 800 millions d’euros, et dans l’industrie entre 50 et 100 millions. Ces sommes sont engagées usuellement sur des programmes de 2 ou 3 ans et sont suivies par le comité exécutif à l’échelle trimestrielle au lancement puis un rythme semestriel peut être pérenniser.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour conclure la session, le plus important reste de <strong>définir la prochaine étape.</strong> Même si toutes ces restitutions n’amènent pas le lancement de programme d’investissement immédiatement, il peut être utile d’évoquer que la revue des risques prend en compte ces résultats ou proposer la réalisation d’un benchmark à nouveau l’année suivante.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le SOC est mort d’ennui, de fatigue, de mauvais positionnement ? Découvrez comment le réanimer !</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/09/le-soc-est-mort-dennui-de-fatigue-de-mauvais-positionnement-decouvrez-comment-le-reanimer/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Benoît Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2020 12:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Ethical Hacking & Incident Response]]></category>
		<category><![CDATA[amélioration continue]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[How-to]]></category>
		<category><![CDATA[objectifs]]></category>
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		<category><![CDATA[SOC]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A l’heure où le SI internalisé n’est plus qu’un lointain souvenir laissant place à une démultiplication de services externes hébergeant les données, la mission du SOC reste toujours la même : détecter les incidents de cybersécurité pour réagir au plus vite....</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>A l’heure où le SI internalisé n’est plus qu’un lointain souvenir laissant place à une démultiplication de services externes hébergeant les données, la mission du SOC reste toujours la même : détecter les incidents de cybersécurité pour réagir au plus vite. Mais comment faire de la détection dans un SI où les frontières ne sont plus définies ? Mission Impossible ? Pas si sûr…</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-14125 media-14125" class="align-none"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-full wp-image-14125 aligncenter" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/Image-0.png" alt="" width="823" height="463" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/Image-0.png 823w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/Image-0-340x191.png 340w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/Image-0-69x39.png 69w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/Image-0-768x432.png 768w" sizes="(max-width: 823px) 100vw, 823px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il y a 15 ans, lors de nos premiers travaux sur la mise en place de SOC chez nos clients, la définition d’une feuille de route était simple : mise en place d’un outillage puis collecte et analyse des logs des équipements de sécurité et des actifs critiques/exposés.</p>
<p>Cependant, de nouveaux enjeux liés à la décentralisation du SI, à l’évolution d’une menace toujours plus évoluée et également à la crise que nous traversons (généralisation du télétravail, baisse des budgets de cybersécurité…) doivent nous faire prendre conscience que le SOC doit se réinventer !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Impliquer (vraiment) tout le monde !</h2>
<p>En refaisant l’histoire par le début, le SOC est géré par une population SSI qui a donc mis en place des mécanismes de surveillance sur des équipements SSI avec des use-cases SSI. Le résultat est mitigé, cela fonctionne plus ou moins bien et les chiffres de <a href="https://www.wavestone.com/fr/insight/cyberattaques-france/">notre benchmark CERT</a> sont là pour en attester : 167 jours en moyenne pour détecter un incident !</p>
<p>Les premières stratégies de détection étaient bien évidemment définies, challengées et validées par la filière SSI. Elles avaient pour objectif d’étendre de plus en plus le périmètre de surveillance via la collecte de toujours plus de logs (pares-feux, WAF…) et la mise en place de nouveaux équipements de surveillance (SIEM, sondes…).</p>
<p>Ce premier constat s’est fatalement retrouvé dans la majorité de nos conclusions d’audits de SOC : <strong>les objectifs sont mal définis et non alignés avec les attentes des clients du SOC (RSSI, DSI, métiers), entrainant une perte de confiance et de crédibilité.</strong></p>
<p>Des exemples frappants permettent d’expliquer ce sentiment : manque de SLAs, périmètre mal défini, reporting trop bruts, non contextualisés et contenant des informations erronées…</p>
<p>Si vous ne voulez pas redéfinir une nouvelle fois votre stratégie SOC de manière peut-être partiale, l’organisation d’un séminaire est le bon exercice pour établir un nouveau point de départ. Toutes les parties prenantes doivent être présentes (équipes sécurité, DSI, clients du SOC…) et le but est d’adresser les principales problématiques :</p>
<ul>
<li><strong>Redéfinition des objectifs</strong> : concentrer la surveillance sur des périmètres beaucoup plus restreints et faisables tant techniquement qu’humainement</li>
<li><strong>Clarification de la gouvernance</strong> : redéfinir le positionnement et le rôle du SOC dans l’organisation</li>
<li><strong>Refonte du reporting</strong> : partager les incompréhensions et les irritants des clients afin de remonter le bon niveau d’information</li>
</ul>
<p>Nous avons pu constater que cette étape, indispensable au renouveau du SOC, permet de fédérer tout un ecosystème autour d’une cible commune.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Privilégier la qualité à la quantité !</h2>
<p>Paradoxalement, bien que la surface d’attaque du SI ait augmenté de manière significative, la priorité est bien de restreindre le périmètre de surveillance pour se concentrer sur ce qui a réellement de la valeur.</p>
<p>Premièrement, dès lors que le périmètre fonctionnel de surveillance a été redéfini et validé par tous, la mission du SOC est de traduire techniquement ces nouveaux objectifs en scénarios de détection dans les outils. Pas besoin de réinventer la roue car de nouveaux Framework tels que <a href="https://attack.mitre.org/">MITRE ATT&amp;CK</a> permettent maintenant de recenser et matérialiser de manière claire les différents types d’attaques (techniques utilisées, exemples/références et suggestions pour la détection). L’objectif n’est bien évidemment pas de pouvoir couvrir toutes les techniques utilisables (330 au total) mais de prioriser les efforts sur ce qui permettra d’atteindre les objectifs.</p>
<p>De plus, un constat RH a également été remonté dans la plupart de nos audits : <strong>les équipes manquent de motivation, recul et autonomie pour apporter de la plus-value dans les opérations</strong>.</p>
<p>Ce constat entraine un fort turn-over car certaines tâches sont jugées peu intéressantes. L’objectif est de concentrer l’effort humain sur ce qui apporte réellement de la valeur ajoutée. Nous avons accompagné de nombreux clients dans l’implémentation d’outils de type SOAR (Security Orchestration, Automation and Response) permettant d’automatiser les tâches répétitives des équipes en charge de l’analyse et de la réaction. Ces outils sont extrêmement efficaces pour automatiser le traitement des attaques courantes, très rébarbatives (ransomware, phishing…) qui représentent une grande part des alertes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-14127 media-14127" class="align-none"></figure>
<figure id="post-14139 media-14139" class="align-none"><img decoding="async" class="size-full wp-image-14139 aligncenter" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/09/Image-1.png" alt="" width="823" height="463" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/09/Image-1.png 823w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/09/Image-1-340x191.png 340w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/09/Image-1-69x39.png 69w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/09/Image-1-768x432.png 768w" sizes="(max-width: 823px) 100vw, 823px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une fois ces mesures en place, les équipes peuvent alors être mobilisées sur des activités ayant une plus forte valeur ajoutée telles que la mise en place des tâches d’automatisation, les activités de Threat Hunting…</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Et maintenant… s’améliorer et se challenger en continu !</h2>
<p>Dès lors que toutes les fondations sont mises en place pour donner un nouveau souffle à son SOC, comment fait-on pour rester à la page ?</p>
<p>La réponse à cette question aurait été complexe il y a encore 5 ans mais de nombreux standards reconnus permettent dorénavant de pouvoir évaluer la maturité de son SOC dans une logique d’amélioration continue. SOC CMM est le parfait exemple car ce référentiel permet de pouvoir s’auto-évaluer à partir d’un ensemble de questions précises adressant toutes les problématiques en termes d’outillages et d’organisation. Cette méthodologie nous a permis d’accompagner des clients sur de nombreuses comparaisons avant/après.</p>
<p>Les opérations de Red Team ou Purple Team sont également d’excellents moyens permettant de challenger les dispositifs mis en place par rapport aux objectifs définis. Ces exercices permettent de mettre en avant des exemples concrets de vulnérabilités ainsi que des recommandations précises pour y remédier. De plus, le Framework MITRE ATT&amp;CK peut être utilisé pour consolider les tests effectués par type d’attaque, ainsi que leurs résultats.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-14141 media-14141" class="align-none"><img decoding="async" class="size-full wp-image-14141 aligncenter" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/09/Image-2.png" alt="" width="1432" height="805" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/09/Image-2.png 1432w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/09/Image-2-340x191.png 340w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/09/Image-2-69x39.png 69w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/09/Image-2-768x432.png 768w" sizes="(max-width: 1432px) 100vw, 1432px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ces différentes initiatives ne permettent pas de traiter l’exhaustivité des problématiques que rencontrent le SOC actuellement mais permettent de souligner nos principaux constats : <strong>un SOC isolé, des outils mal configurés et des équipes démobilisées</strong>.</p>
<p>L’exercice de redéfinition d’une stratégie SOC est une formidable opportunité permettant de remobiliser tout un ecosystème sous une même bannière. Cette initiative permet de redonner du sens à la fois aux équipes opérationnelles mais également à toutes les parties prenantes de l’activité du SOC… Bref, il n’y a plus qu’à !</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/09/le-soc-est-mort-dennui-de-fatigue-de-mauvais-positionnement-decouvrez-comment-le-reanimer/">Le SOC est mort d’ennui, de fatigue, de mauvais positionnement ? Découvrez comment le réanimer !</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment tirer parti d&#8217;une opération Red Team ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/08/comment-tirer-parti-dune-operation-red-team/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rémi Escourrou]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Aug 2020 12:03:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Ethical Hacking & Incident Response]]></category>
		<category><![CDATA[attaque]]></category>
		<category><![CDATA[blue team]]></category>
		<category><![CDATA[CISO]]></category>
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		<category><![CDATA[red team]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie de défense]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur les 40 incidents majeurs gérés par le CERT-Wavestone l’année dernière, seulement 26% des incidents de sécurité ont été identifiés par le service de détection cyber de l’organisation (le SOC dans la plupart des cas). C’est donc assez logiquement que l’ANSSI évoquait une faiblesse collective...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/08/comment-tirer-parti-dune-operation-red-team/">Comment tirer parti d&rsquo;une opération Red Team ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Sur les <a href="https://www.wavestone.com/app/uploads/2019/10/2019-Security-incident-response-benchmark-Wavestone.pdf" target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer">40 incidents majeurs gérés</a> par le <a href="https://fr.wavestone.com/fr/offre/cybersecurite-confiance-numerique/cert-w/" target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer">CERT-Wavestone</a> l’année dernière, seulement 26% des incidents de sécurité ont été identifiés par le service de détection cyber de l’organisation (le SOC dans la plupart des cas). C’est donc assez logiquement que l’ANSSI évoquait <strong>une faiblesse collective sur la détection</strong> aux dernières Assises de la Sécurité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="slate-resizable-image-embed slate-image-embed__resize-full-width">
<figure id="post-14724 media-14724" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-14724 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/1595335008859.png" alt="" width="866" height="542" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/1595335008859.png 866w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/1595335008859-305x191.png 305w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/1595335008859-62x39.png 62w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/1595335008859-768x481.png 768w" sizes="auto, (max-width: 866px) 100vw, 866px" /></figure>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;">Mais comment <strong>renforcer la détection</strong> d’une intrusion dans son entreprise ? Les tests d’intrusion permettent d’évaluer le niveau de protection/durcissement sur un périmètre précis et encadré, qui ne représentent pas forcement la réalité vécue lors de nos réponses à incidents. Les exercices de gestion de crise permettent quant à eux d’améliorer la réaction… L’opération Red Team peut être un bon élément de réponse, permettant ainsi d’évaluer (et donc d’améliorer) de bout en bout le système d’informations ainsi que les <strong>capacités de détection</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’est-ce qu’une opération Red Team ? C’est <strong>tout simplement une attaque réaliste mais sans les effets négatifs</strong>. L’objectif est de déterminer, aujourd’hui, quelles sont les actions malveillantes qu’un groupe d’attaquants peut réaliser sur mon entreprise et à quel moment suis-je capable de les détecter ?</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cet article, nous verrons quelles sont les étapes clefs d’une telle opération et comment s’assurer d’en récolter les fruits.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>ETAPE 1 : DEFINIR L’EQUIPE CŒUR ET IDENTIFIER LE TROPHEE</h2>
<p>Définir une équipe de contrôle restreinte est primordiale pour limiter la fuite d’informations vers la Blue Team (équipe de détection, i.e. SOC), fluidifier les communications et faciliter la prise de décision par le client. L’équipe de contrôle devra donc être séparée clairement de la Blue Team. <strong>Souvent le choix se porte vers le CISO ou un représentant du COMEX</strong>, avec qui il faudra fixer les limites du périmètre et du mode opératoire (les plus larges possibles), pour éviter tout incident malencontreux !</p>
<blockquote><p><em>« That’s out of scope » &#8211; Said no attacker ever</em></p></blockquote>
<p style="text-align: justify;">Ensuite, une particularité d’une opération Red Team est de définir un « trophée », c’est la cible de l’opération. En effet, un attaquant est souvent <strong>motivé par un objectif </strong>(gain, destruction, espionnage, …) et il convient de calquer les objectifs de la Red Team dessus. La Red Team a en général déjà quelques bonnes idées mais les meilleurs trophées (i.e l’impact le plus fort lors de la restitution) sont étroitement liées aux <strong>enjeux business</strong> de l’entreprise ainsi que son <strong>actualité</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">La cible doit être les scénarios qui font le plus froid dans le dos des dirigeants : une prise de contrôle à distance de l’infrastructure SWIFT ? Une compromission des terminaux de paiement ? La fuite de la liste des clients VIP ? Les positions prises ces derniers mois à l’étranger ? Les idées peuvent être nombreuses, mais il est nécessaire de <strong>se restreindre à une cible ou deux</strong> pour garder en visibilité ce qui est le plus critique. Il sera toujours possible d’identifier un autre trophée pour la prochaine opération : il est même conseillé de modifier les trophées d’une année sur l’autre afin de tester des pans de système d’information différents.</p>
<p style="text-align: justify;">Lors de nos dernières interventions, des COMEX portent leur choix sur <strong>des scénarios ayant déjà eu lieu lors de réelles cyberattaques</strong> qu’ils avaient subies. Cela leur permet aussi d’évaluer l’efficacité des nouveaux moyens de sécurité mis en œuvre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>ETAPE 2 : PREPARER ET LANCER L’ASSAUT EN MELANT EFFICACITE ET FURTIVITE</h2>
<p style="text-align: justify;">La crédibilité de l’attaque est un des facteurs clef du succès de l’opération, notamment pour la phase de restitution. Une fois le trophée arrêté : nous construisons <strong>une démarche basée sur les techniques utilisées par les groupes d’attaquants</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est à ce moment que les retours terrains sont particulièrement utiles ! Chez Wavestone, nous nous appuyons fortement sur notre équipe de réponse à incident (CERT-W) et sa <strong>capacité de Threat Intelligence </strong>pour identifier les dernières tendances, sur le <strong>savoir-faire technique</strong> de notre équipe d’audit ainsi que la <strong>créativité</strong> de notre équipe CTF (Capture The Flag).</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, la Red Team utilisera <strong>l’ensemble des moyens possibles et nécessaires</strong> afin de pénétrer sur le SI (campagne de phishing, phishing téléphonique, intrusion physique, compromission de composants exposés sur internet…) et ensuite rebondir vers le trophée. Cette phase est la plus <strong>créative</strong> et passionnante pour les auditeurs (comme pour les attaquants), et peut potentiellement durer plusieurs semaines, à l’image des cyberattaques les plus médiatisées.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, le maître-mot doit rester : « furtivité » ! En effet, la moindre détection par la Blue Team peut totalement faire échouer ou reculer l’opération. Une attention particulière doit être portée sur des <strong>outils et infrastructures d’attaque sur mesure</strong> pour <strong>ne pas affoler les systèmes de détection</strong>. Pour le premier point, nous avons développé en interne l’<a href="https://github.com/wavestone-cdt/abaddon" target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer">outil Abaddon</a>, désormais open-source, et permettant de construire et déployer en quelques clics les infrastructures nécessaires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="slate-resizable-image-embed slate-image-embed__resize-full-width" style="text-align: justify;">
<figure id="post-14727 media-14727" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-14727 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/0-8-1.png" alt="" width="1272" height="709" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/0-8-1.png 1272w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/0-8-1-343x191.png 343w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/0-8-1-71x39.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/0-8-1-768x428.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1272px) 100vw, 1272px" /></figure>
</div>
</div>
<div>
<p style="text-align: justify;"><strong>Deux questions </strong>reviennent systématiquement concernant le déroulement d’une opération Red Team.</p>
<p style="text-align: justify;">La première « Que faire <strong>en cas de détection</strong> ? ». Qu’une action se fasse détecter peut arriver au cours d’une opération Red Team : une bonne règle de corrélation du SIEM, un utilisateur averti qui partage un comportement anormal, etc.. Tout d’abord, dans l’organisation de base <strong>l’équipe de contrôle doit superviser les incidents</strong> au sein du SOC afin d’éviter une « sur-escalade » en crise d’un incident en relation avec le Red Team. La cellule de contrôle pourra ainsi demander un <strong>rapport à la Blue Team</strong> (résumé, comportement détecté, timeline des actions, actions de remédiation, …) et définir ensuite le <strong>scénario de reprise</strong> avec la Red Team : ne pas tenir compte de la détection car elle est trop ancienne, repartir de l’avant dernier asset compromis qui n’a pas été détecté, etc. De plus, le travail deviendra plus compliqué pour la Red Team qui devra par exemple changer totalement son infrastructure C2 et dorénavant réussir à tromper une Blue Team en alerte.</p>
<p style="text-align: justify;">La seconde « Si les <strong>le(s) trophée(s) sont obtenues très rapidement</strong>, que faire ?». Imaginons le pire des scénarios : l’administrateur applicatif du trophée se fait piégé par un mail de phishing et nous permet de prendre le contrôle complet de l’application dès le début de l’opération (Tout le monde peut faire une erreur). Le point sera <strong>partagé avec l’équipe de contrôle</strong> et la marche à suivre sera définie conjointement : ajouter des trophées pour tester la robustesse d’un autre périmètre, repartir de zéro et identifier un autre chemin de compromission, … Cet exemple un peu caricatural est là pour rappeler que l’objectif d’une opération Red Team est <strong>d’améliorer durablement le niveau de sécurité</strong> via l’entrainement de la Blue Team et non juste l’obtention d’un trophée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>ETAPE 3 : RESTITUER UNE REPONSE CLAIRE SUR UN RISQUE METIER CRITIQUE</h2>
<p style="text-align: justify;">L’objectif reste d’apporter aux commanditaires une <strong>vision claire</strong> sur l’état de sécurité réel de leur SI, sur les scénarios d’attaque permettant d’accéder à leurs ressources critiques (identifiées comme « trophées » de l’opération), ainsi que sur leurs capacités de détection. Tout simplement, l’opération Red Team doit permettre de répondre à la question « Le trophée est-il accessible et avec quel niveau d’expertise ? ». Il faut cependant retenir que l’opération Red Team va mettre en <strong>valeur un chemin exploitable</strong> qui ne sera peut-être pas le seul, ni le plus simple.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, nous restituons aux parties prenantes (CISO, SOC, COMEX…) avec une synthèse haut-niveau afin de présenter les conclusions de l’opération Red Team, le scénario d’attaque suivi et les chantiers les plus prioritaires. Les résultats sont généralement comparés à des <strong>profils type d’attaquants</strong> (Maze, REvil/Sodinoki…) sur le référentiel <a href="https://attack.mitre.org/" target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer">MITRE ATT&amp;CK</a> pour être plus parlants.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="slate-resizable-image-embed slate-image-embed__resize-full-width">
<figure id="post-14729 media-14729" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-14729 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/0-9.png" alt="" width="1170" height="229" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/0-9.png 1170w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/0-9-437x86.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/0-9-71x14.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/08/0-9-768x150.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1170px) 100vw, 1170px" /></figure>
</div>
<p style="text-align: justify;">Dans un second temps, il faudra évidemment <strong>restituer en détails à la Blue Team</strong> les étapes techniques de l’opération, en vue de définir des axes de progrès sur la détection.</p>
<blockquote><p><em>“If we win, we lose » Said a good red teamer</em></p></blockquote>
</div>
<div id="ember1736" class="ember-view" style="text-align: justify;">
<div class="reader-article-content" dir="ltr">
<p>Cette seconde phase est fondamentale pour que l’opération ait la plus-value escomptée : <strong>pédagogie</strong> et <strong>clarté</strong> sont de mises pour faire passer les bons messages ! N’hésitons pas à faire <strong>des ateliers complémentaires</strong> pour expliquer les problèmes soulevés par l’opération et trouver ensemble des solutions pour y remédier. Une <strong>interprétation conjointe des constats</strong> entre la Blue Team et la Red Team permet de prendre du recul sur les vulnérabilités et identifier des <strong>actions d’amélioration concrètes.</strong></p>
</div>
</div>
<div id="ember1736" class="ember-view">
<div class="reader-article-content" dir="ltr">
<p style="text-align: justify;">L’opération Red Team ne doit pas se réduire à corriger quelques vulnérabilités sur le SI mais permettre d’obtenir le <strong>niveau de sécurité effectif</strong> (et cela même s’il n’est pas exhaustif, car un Red Team ne sera jamais un audit).</p>
<p style="text-align: justify;">En quelques mots, une opération Red Team permet de <strong>tester à grande échelle sa stratégie de défense</strong> et <strong>d’entrainer</strong> (améliorer) son <strong>équipe de défense</strong>. Le caractère très concret des trophées permet une <strong>compréhension</strong> et une prise de conscience du risque cyber des <strong>décideurs</strong>.</p>
</div>
</div>
<div class="reader-flag-content__wrapper mb4 clear-both" data-ember-action="" data-ember-action-1737="1737"></div>
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]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Comment migrer son environnement de travail sereinement vers Office 365</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/07/comment-migrer-son-environnement-de-travail-sereinement-vers-office-365/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[GEneviEveLardon]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2020 13:10:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cloud & Next-Gen IT Security]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Azure AD]]></category>
		<category><![CDATA[Cloud]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Workplace]]></category>
		<category><![CDATA[How-to]]></category>
		<category><![CDATA[Microsoft]]></category>
		<category><![CDATA[Migration]]></category>
		<category><![CDATA[Office 365]]></category>
		<category><![CDATA[protection des données]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les récents événements ont montré que le télétravail n’est plus un luxe pour les collaborateurs, mais une nécessité pour assurer les activités des organisations. Pour celles qui n’ont pas encore franchi le pas (principalement les ETI et le secteur public),...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les récents événements ont montré que le télétravail n’est plus un luxe pour les collaborateurs, mais une nécessité pour assurer les activités des organisations.</p>
<p>Pour celles qui n’ont pas encore franchi le pas (principalement les ETI et le secteur public), il est <strong>essentiel de démarrer au plus vite une réflexion autour des plateformes de collaboration et de communication Cloud</strong>. Ceci, afin de pouvoir assurer une continuité du service en cas de <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2017/03/choisir-outil-de-gestion-de-crise/" target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer">force majeure</a> (cyberattaque, catastrophe naturelle ou même pandémie), voire même d&rsquo;envisager une migration plus conséquente.</p>
<p>Pour cette plateforme de <em>Digital Workplace</em>, <strong>une étroite collaboration entre équipe sécurité et workplace</strong> <strong>sera un prérequis</strong> !</p>
<p>Dans cet article, je souhaiterais vous faire part de quelques retours d’expérience concernant le déploiement d’Office 365, la solution de Microsoft qui tend à s’imposer chez les entreprises que nous accompagnons.</p>
<p>Il existe de nombreuses documentations intéressantes sur le sujet sur Internet (« Top 10 des bonnes pratiques » ou « 3 bonnes raisons de raccorder l’application <em>xxx </em>pour assurer votre sécurité… »). Microsoft résume une partie de ces bonnes pratiques dans ces deux articles :</p>
<ul>
<li><a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/microsoft-365/security/office-365-security/security-roadmap?view=o365-worldwide" target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer">Feuille de route sécurité Microsoft : 30, 90 jours et au-delà</a></li>
<li><a href="https://docs.microsoft.com/fr-fr/microsoft-365/admin/security-and-compliance/secure-your-business-data?view=o365-worldwide" target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer">10 principales façons de sécuriser les données Office 365</a></li>
</ul>
<p>Aujourd’hui, je ne veux pas refaire ici une liste non-exhaustive de ces bonnes pratiques mais plutôt vous rappeler <strong>six</strong> <strong>points d&rsquo;attention lors d&rsquo;une ouverture d’un tel service</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>1/ <strong>Construire le standard de sécurité, pilier de la future relation entre les équipes sécurité et workplace</strong></h2>
<p>Comme pour tout projet de ce type, il faut commencer par évaluer le <strong>potentiel</strong> <strong>du service</strong> et voir comment il pourra répondre au besoin initial, via l’élaboration d’un <em>business case</em>. Les possibilités offertes par Office 365 sont multiples : bureautique, messagerie instantanée ou email, visualisation de données développement d’applications sans code, etc.</p>
<p>Côté équipes sécurité, deux choix se présentent : s’opposer à cette migration en raison des risques liés au Cloud américain ou accompagner la réflexion pour créer des nouveaux usages sécurisés.</p>
<p>Dans une grande majorité des cas, le second choix est préféré. Il débute alors une <strong>relation tripartite</strong>, entre les équipes workplace, la sécurité, les architectes, dont l’objectif sera de <strong>construire un service pour les utilisateurs</strong>. Un résultat de cette étape pourra être <strong>l’élaboration d’un standard de sécurité</strong>, issue d’une analyse de risques, définissant les services utilisés et avec la configuration associée.</p>
<p>Parmi les questions à traiter, on retrouve généralement les trois thématiques suivantes :</p>
<ul>
<li>Quels usages offrir à en situation de <strong>mobilité</strong> ? Moyennant quelle <strong>authentification</strong> ?</li>
<li>Quels nouveaux services proposer avec les possibilités <strong>d’intégration avec les API</strong> ?</li>
<li>Comment partager des documents avec des <strong>utilisateurs externes</strong> ?</li>
</ul>
<p>La tendance actuelle consiste à apporter des réponses avec une approche « <a href="https://www.wavestone.com/app/uploads/2017/07/generation-cybersecurity-model.pdf" target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer"><em>Zéro trust </em></a>». <strong>Tout écart au standard de sécurité défini devra être détecté</strong>, grâce à la mise en place de tableaux de bord et de la supervision. L’adage « La confiance n’exclut pas le contrôle » n’aura jamais eu autant de sens.</p>
<p>Cette réflexion pourra même être l’occasion de se <strong>reposer des questions fondamentales</strong> afin de poser des <strong>bases cohérentes</strong> pour l’environnement de travail. Par exemple, pourquoi laisser l’email, un système vieux de 30 ans, ouvert à tout va et bloquer à l’externe ma messagerie Teams et mes partages SharePoint ? L’amélioration de l’expérience utilisateur ne pourra se faire qu’avec <strong>l’uniformisation des pratiques de sécurité</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="slate-resizable-image-embed slate-image-embed__resize-full-width">
<figure id="post-14701 media-14701" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-14701 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/07/0-5.png" alt="" width="1566" height="868" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/07/0-5.png 1566w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/07/0-5-345x191.png 345w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/07/0-5-71x39.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/07/0-5-768x426.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/07/0-5-1536x851.png 1536w" sizes="auto, (max-width: 1566px) 100vw, 1566px" /></figure>
</div>
<div></div>
<h2>2/ La protection des données, un sujet avec le vent en poupe</h2>
<p>En parallèle de la construction du service, vient le sujet des données qui seront utilisées dans le tenant. Pour le coup, deux questions simples doivent trouver des réponses (souvent complexes).</p>
<h3> Comment protéger mes données ?</h3>
<p>Aujourd’hui, les stratégies de protection des données non structurées reposent sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2018/02/classification-incontournable-protection-donnees/" target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer">une base commune</a> : le <strong>rattachement d’une donnée à un niveau de sensibilité</strong>. Cette correspondance entraine des mesures de protection à mettre en place :</p>
<ul>
<li>Chiffrement avec des clés maîtrisées par le CSP ou l’organisation ;</li>
<li>Restriction des droits (ou DRM) ;</li>
<li>Accès conditionnel avec authentification multi-facteurs ;</li>
<li>Data Leakage Protection (ou DLP).</li>
</ul>
<p>Afin de ne pas surprotéger les données et ainsi, éviter de d’amoindrir l’expérience utilisateur, le chiffrement et la restriction des droits peuvent être réservées aux données les plus critiques. Les autres données resteront tout de même maîtrisées grâce à des mesures plus classiques, comme le chiffrement bout en bout et le contrôle du niveau d’exposition.</p>
<p>Un facteur clé pour un tel projet, sera d’en faire un véritable projet d’entreprise, avec un <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/06/programme-sensibilisation-interne-wavestone-1-2/" target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer">programme de sensibilisation</a> complet dédié à la classification.</p>
<blockquote><p>Le chiffrement et la restriction des droits peuvent être réservées aux données les plus critiques.</p></blockquote>
<h3>Comment rester conforme avec la réglementation ?</h3>
<p>Une organisation peut être soumise à des réglementations locales, liées à ses implémentations, et sectorielles, en fonction de ses activités.</p>
<p>Ces réglementations et directives imposent dans certains cas de véritables obstacles qu’il convient de lever dès le début du projet : <strong>rétention</strong> des données, <strong>archivage légal</strong>, <strong>géolocalisation</strong>, <strong>enquête judiciaire</strong>, <strong>demandes liées à des données à caractère personnel</strong>.</p>
<p>Prenons un exemple concret : la Russie. Avec la loi sur les données à caractère personnel de 2015, l’autorité de régulation nationale impose de conserver la source (appelée base primaire) des données de ses citoyens sur le sol russe. En pratique, cela revient à dire que l’Active Directory (base primaire des identités de l’entreprise) de l’entité russe doit rester Russie. De là, les informations pourront être synchronisées avec la GAL (Global Access List) et Azure Active Directory.</p>
<p>Le <a href="https://docs.microsoft.com/en-us/microsoft-365/compliance/offering-home?view=o365-worldwide" target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer">Trust Center de Microsoft</a> sera très utile pour cette étape.</p>
<h3> L’épineuse question de la gestion du stock</h3>
<p>Que faire des données déjà existantes ? Il s’agit d’une problématique complexe, en particulier si l’ouverture d’une solution de collaboration Cloud est liée au décommissionnement des serveurs de fichiers existants.</p>
<p>Tout d’abord, il y a une <strong>question technique</strong>. Est-ce que le réseau de l’entreprise sera capable de supporter des migrations massives de .pst et de documents ? En particulier, il ne sera pas nécessairement utile de migrer des données qui ne seront pas conforme avec la politique de rétention.</p>
<p>Ensuite, les données historiques peuvent avoir une <strong>sensibilité hétérogène </strong>et être soumises à <strong>diverses réglementation</strong>. Un <strong>arbitrage sera nécessaire</strong>, afin d’arbitrer entre un maintien des données en local, une acceptation du risque et un projet large de classification avant ou après migration.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>3/ Le Target Operating Model, garant du maintien de la sécurité dans le temps</h2>
<p>Le modèle opérationnel d’un service comme Office 365 définit les responsabilités des acteurs (administrateurs, supports, etc.) et les principes de gestion des objets. Il est complémentaire au standard de sécurité évoqué précédemment, en apportant une vision plus opérationnelle.</p>
<p>Le TOM doit être rédigé préalablement à l&rsquo;ouverture du service, et mis à jour régulièrement. Il doit inclure à minima<em> </em>les sujets suivants.</p>
<div></div>
<div class="slate-resizable-image-embed slate-image-embed__resize-full-width"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-14703 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/07/0-6.png" alt="" width="1517" height="306" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/07/0-6.png 1517w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/07/0-6-437x88.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/07/0-6-71x14.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/07/0-6-768x155.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1517px) 100vw, 1517px" /></div>
<div></div>
<h3><strong> Un modèle d’administration</strong></h3>
<p>Microsoft propose par défaut une cinquantaine de rôles d’administration, sans compter les rôles RBAC des services (ex : Exchange et Intune). Une utilisation pertinente de ces rôles et de rôles personnalisés permettra d’éviter d’avoir <strong>trop d’Administrateurs Généraux</strong> et de suivre le principe du moindre privilège. L’implémentation d’accès <em>Just-in-Time</em> permettra de plus de suivre <strong>l’usage réel des rôles</strong>, tout en renforçant la sécurité.</p>
<h3>Une communauté mi-architecture / mi-sécurité</h3>
<p>Comme toute plateforme SaaS, Microsoft fait évoluer régulièrement les fonctionnalités de sa suite collaborative. La mission de cette communauté sera de faire de la veille sur les tendances, afin de maîtriser les nouveaux usages et de garder le contrôle sur le tenant en tenant compte des évolutions.</p>
<h3>Le cycle de vie des identités et des espaces partagés</h3>
<p>Une gestion laissée libre des espaces partagés (Teams, SharePoint) peut entrainer une explosion du nombre d’espaces ne respectant pas le standard de sécurité. Les rapports des éditeurs de solution de Data Discovery sont assez frappants. Pour éviter cela, il est nécessaire de fixer un <strong>cycle de vie des espaces partagés</strong>. Ces règles peuvent inclure une convention de nommage, des politiques de rétention, une durée de vie, des principes quant à la gestion des droits.</p>
<p>La mise en place d’un portail unique pour la création de ces espaces permettra d’implémenter ces bonnes pratiques, tout en favorisant l’expérience utilisateur.</p>
<blockquote><p>Les rapports des éditeurs de solution de Data Discovery sont assez frappants en ce qui concerne l&rsquo;exposition des données en raison du manque de gouvernance.</p></blockquote>
<p>De même, un cycle de vie pour les <strong>objets Azure AD</strong> (incluant utilisateurs invités, groupes de sécurité, groupes Office 365 et applications) doit être défini et outillé. Voici deux exemples qui méritent d’être traités : la délégation des API est laissé ouverte et laisse la porte à des fuites de données massives ; les utilisateurs invités à collaborer ne sont jamais supprimés. Pour cela, deux stratégies sont possibles :</p>
<ol>
<li>Création d’un <em>Custom Automation Engine</em> décorrélé de l’IAM, via une application maison développée en PowerShell ;</li>
<li>Intégration d’un connecteur Powershell / Graph API à la solution IAM en place afin de présenter une gestion complète des objets en faisant abstraction de leur hébergement direct.</li>
</ol>
<p>&nbsp;</p>
<h2>4/ A<strong>bordez le sujet de l’identité des utilisateurs avec un regard neuf</strong></h2>
<p>Pilier fondateur du SaaS, le <strong>sujet de l’identité doit être abordé avec un œil neuf</strong> afin de considérer toutes les possibilités et les risques des fournisseurs d’identités (ou IdP) SaaS. En particulier, il est <strong>impensable en 2020 de considérer Azure Active Directory comme un simple Contrôleur de domaine</strong> dans le Cloud.</p>
<p>Trois approches sont possibles pour la source des identités accédant à Office 365.</p>
<h3>La dissociation des identités, un quick-win mais compliqué d’un point de vue utilisateur</h3>
<p>Il est possible de dissocier les identités local et Cloud si l’AD local n&rsquo;est plus disponible ou pour décorréler l&rsquo;espace de travail Cloud du SI historique. Ce scénario n&rsquo;est évidemment pas en faveur d&rsquo;une expérience optimale, mais peut-être un atout précieux en cas de crise ou de compromission avérée du SI.</p>
<h3>L’utilisation de l’identité locale dans le Cloud, une stratégie classique</h3>
<p>Afin de concilier sécurité et expérience utilisateur, il est nécessaire d&rsquo;utiliser la même identité entre les applications historiques et ce nouveau service. Pour cela, trois scénarios techniques sont disponibles :</p>
<ul>
<li><strong>Fédération des identités</strong> : Cette solution historique est très largement utilisée par les grandes entreprises françaises frileuses à l&rsquo;idée d&rsquo;héberger les mots de passe dans le Cloud et souhaitant avoir du SSO ;</li>
<li><strong>Synchronisation des Hash des mots de passe</strong> (<em>Password Hash Sync</em> en anglais ou PHS) : Cette solution, recommandée par Microsoft et par l&rsquo;équivalent britannique de l&rsquo;ANSSI, est implémentée une grande majorité des clients de Microsoft. Cette solution peut également être utilisée en tant que dispositif de secours lorsque le service de fédération n&rsquo;est plus disponible ;</li>
<li><strong>Authentification directe</strong> <em>(Password Through Authentication</em> ou PTA) : Cette solution apporte la meilleure expérience utilisateur mais a l’inconvénient de faire transiter le mot de passe par Azure AD.</li>
</ul>
<h3>Migrer son référentiel d’identité dans le Cloud, une vision à plus long terme</h3>
<p>Avant ou après migration, il pourra être opportun d&rsquo;envisager de migrer complètement la source des identités dans le Cloud (qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;Azure AD ou d&rsquo;une solution tierce), afin de profiter des nouvelles possibilités. Il reste aujourd’hui plusieurs prérequis devant être levés, comme la gestion des imprimantes, des GPO et des terminaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>5/ Ouvrir progressivement les services, pour favoriser une adoption maîtrisée</strong></h2>
<p>Il est toujours <strong>plus facile d&rsquo;ouvrir un nouveau service que de revenir en arrière pour des raisons de sécurité</strong>. Ouvrir massivement les différents services de la suite collaborative a l’avantage d‘offrir un maximum de cas d’usages, mais peut provoquer plusieurs effets de bords.</p>
<p>Tout d’abord, les <strong>services non officiellement supportés</strong> et laissés à la main des utilisateurs à des fins de tests représentent un risque certain. Ils doivent être configurés et durcis. Dans certains cas, il peut même être préférable de désactiver les licences correspondantes.</p>
<p>Ensuite, un lancement maîtrisé des outils permettra de <strong>maîtriser les coûts</strong> pendant les premiers mois ou années de la transition. En effet, les licences Microsoft représentant une certaine charge, il est possible d’optimiser les licences non utilisées.</p>
<p>La <strong>conduite du changement</strong> est également un aspect clé à considérer ; pour favoriser l’expérience utilisateur certes, mais également pour favoriser sécurité des données. Il est essentiel d’avoir une feuille de route et un parcours utilisateur clairement définis. Une adoption accompagnée permettra de poser les bases d’une gouvernance propre des espaces partagés et des données (tant en termes d’exposition que de protection).</p>
<p>Il sera utile d’envisager de créer une <strong>communauté d’évangélistes et d’utilisateurs</strong> afin de conserver une dynamique dans l’adoption des nouvelles fonctionnalités apportées par Microsoft. Un système de <em>uservoice</em> pourrait être un atout ; l’idéal étant d’être à l’écoute des besoins des utilisateurs et prioriser en fonction les prochaines ouvertures.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>6/ Les licences, nerf de la guerre d’Office 365 et de la sécurité</h2>
<p>Les solutions SaaS sont généralement soumises à un modèle de licences facturées mensuellement. Le choix des licences Microsoft 365 doit être le fruit une réflexion globale. Il ne peut rester l’apanage des équipes workplace, et être déterminé par le seul besoin de collaboration et de communication.</p>
<p>En effet, le choix du niveau de <em>licensing</em> conditionnera la <strong>stratégie de sécurisation du tenant</strong>. Ce choix aura plus largement des impacts sur la <strong>stratégie de sécurisation de l’environnement de travail</strong>.</p>
<blockquote><p>Microsoft se positionne de plus en plus comme <em>challenger</em> des fournisseurs de solutions sécurité, étant le seul à proposer une suite aussi complète.</p></blockquote>
<p>Le <em>licensing</em> des options sécurité est à traiter dès le début du projet, et à chaque renouvellement. Il sera moins onéreux d’inclure un paquet de licences dès le départ que de commander en urgence des licences AAD P1 pour en urgence du MFA.</p>
<p>Dans cette stratégie à définir, il pourra être opportun de cibler des <em>personae</em> pour <strong>adapter les exigences de sécurité</strong> à leur profil (VIP, admin, population médicale, etc.), via une approche par les risques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Cette démarche, présentée ici pour Office 365, peut être généralisée à tout service SaaS (Solution as a Service), voire service IaaS (Infrastructure as a Service) ou PaaS (Platform as a Service).</em></p>
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		<title>La Cyber-Résilience, une opportunité pour rapprocher la cybersécurité et les métiers</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/06/la-cyber-resilience-une-opportunite-pour-rapprocher-la-cybersecurite-et-les-metiers/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Garin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2020 09:00:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cloud & Next-Gen IT Security]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[continuité d'activité]]></category>
		<category><![CDATA[cyber]]></category>
		<category><![CDATA[cyberresilience]]></category>
		<category><![CDATA[How-to]]></category>
		<category><![CDATA[méthode ARM]]></category>
		<category><![CDATA[pilotage de programme]]></category>
		<category><![CDATA[plan de continuité d'activité]]></category>
		<category><![CDATA[relation DSI / Métiers]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le moins que l’on puisse dire est que la cyber-résilience est un concept à la mode. Le nombre de demandes client sur le sujet a explosé cette année : études de cadrage, structuration de Programmes, définition de stratégies, etc. Les grands...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le moins que l’on puisse dire est que la cyber-résilience est un concept à la mode. Le nombre de demandes client sur le sujet a explosé cette année : études de cadrage, structuration de Programmes, définition de stratégies, etc. Les grands comptes multiplient les initiatives en ce moment. Paradoxalement, <strong>la définition et le périmètre d’application de la cyber-résilience restent encore flous pour la plupart des entreprises</strong> (par exemple, la cybersécurité est-elle incluse dans la cyber-résilience ?). Cet article vise à éclairer le débat en donnant quelques conseils qui ont fait leurs preuves sur le terrain.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>L&rsquo;identification et la cartographie des processus clés</h2>
<p>Commençons par une définition du régulateur : <strong>la Banque Centrale Européenne définit la cyber-résilience comme la capacité à se protéger et à reprendre rapidement les activités en cas de succès d’une cyber-attaque</strong>. Cette définition a amené de nombreuses entreprises à adopter une vision à 360° sur le sujet (prévention, gestion de crise, reconstruction, continuité d’activité, etc.) à travers le prisme d’une cyberattaque concrète sur les processus clefs de l’entreprise. La nouveauté réside surtout dans le fait de centrer toute l’analyse sur les chaines métier critiques, encore faut-il les connaitre. L<strong>’identification et la cartographie des processus clés représentent souvent la partie la plus complexe d’un Programme de cyber-résilience.</strong> Et il n’y a malheureusement pas de méthode systématique : liste établie par la Direction des risques, décision du Directeur des opérations, recyclage des analyses d’impact sur l’activité, critères établis lors d’audits régulateurs, etc. Une chose est certaine, cette liste ne peut être établie par l’équipe cybersécurité dans son coin et nécessite d’impliquer les métiers au plus tôt dans la démarche.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Analyser la cyber-résilience d’une chaine métier : la méthode A.R.M.</h2>
<p>La cyber-résilience d’une chaine métier peut être « améliorée » en agissant sur plusieurs paramètres : 1/ l’évitement de l’attaque, 2/ la reconstruction rapide, 3/ le maintien d’activité métier pendant l’attaque. Par conséquent d<strong>e nombreuses entreprises ont structuré leur Programme de cyber-résilience autour des indicateurs A (AVOID), R (RECOVER) et M (MAINTAIN)</strong>, permettant de cibler une menace à la fois. Bien évidemment, la plupart des initiatives actuelles travaillent sur des scénarios Ransomware (Ryuk, Maze, Sodinokibi, etc.).</p>
<h3><span style="color: #000000;">A – AVOID [Eviter la cyber-attaque]</span></h3>
<p>Il s’agit tout d’abord d’évaluer le niveau de résistance des chaines métier face aux menaces cyber redoutées. Le Framework ATT&amp;CK est de plus en plus souvent utilisé ici et cet indicateur peut tout simplement correspondre au <strong>pourcentage de techniques utilisées par l’attaquant contre lesquelles la chaine métier est protégée</strong> (par exemple : la chaine est protégée contre 60% des techniques d’attaque utilisées par les groupes ransomware du moment). Le niveau d’assurance exigé diffère d’une entreprise à l’autre : même si la plupart des entreprises travaillent encore via auto-déclaration, il est possible d’intégrer dans la démarche une revue de preuves ou des audits Redteam pour fiabiliser les résultats.</p>
<h3><span style="color: #000000;">R – RECOVER [Savoir reconstruire vite]</span></h3>
<p>Il s’agit ensuite d’évaluer le <strong>temps de reconstruction de la chaine métier en cas d’attaque</strong> (par exemple : la chaîne peut être remontée en 9h après une attaque de type ransomware). Ce temps peut évidemment être différent d’une attaque à l’autre : destruction souvent restreinte aux systèmes Microsoft, possibilité d’utiliser les sauvegardes ou non, vérifications d’intégrité nécessaires après reconstruction, etc. Cela nécessite une analyse fine des impacts de chaque attaque étudiée. Attention, lors de la cartographie, <strong>il faut considérer la reconstruction de TOUS les assets impactés par l’attaque. </strong>On constate souvent que quelques assets spécifiques peuvent doubler ou tripler le délai de reconstruction global. Ici aussi, le niveau d’assurance exigé diffère d’une entreprise à l’autre : il est possible de travailler sur papier, mais le test de reconstruction réel est clairement la meilleure option pour se rassurer.</p>
<h3><span style="color: #000000;">R – MAINTAIN [Maintenir l’activité métier]</span></h3>
<p>Il s’agit enfin d’évaluer les capacités du métier à travailler en dégradé avant le retour à la normale. C’est un indicateur purement métier, évidemment différent d’un secteur et d’une chaîne à l’autre : il peut s’agir de transactions, de réception de colis ou d&rsquo;un nombre de passagers en fonction du secteur et de la chaine choisie. Pour le calculer, il est nécessaire de travailler avec le métier sur <strong>l’hypothèse d’une indisponibilité long-terme de la chaine critique et d’évaluer le pourcentage de l’activité pouvant être délivrée d&rsquo;une autre manière</strong>. Pour comprendre l’approche de manière théorique, et volontairement provocatrice : un processus métier vulnérable à une attaque cyber, mais dont l’activité peut être maintenue sans SI pendant quelques jours, nécessite-t-il réellement d’augmenter les investissements en cybersécurité ? C’est le type de sujet qu’un Programme de cyber-résilience doit permettre d’arbitrer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-13217 media-13217" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-13217 aligncenter" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/Image-1-2.png" alt="" width="1014" height="554" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/Image-1-2.png 1014w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/Image-1-2-350x191.png 350w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/Image-1-2-71x39.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/Image-1-2-768x420.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1014px) 100vw, 1014px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p>La plupart des stratégies et Programmes de cyber-résilience sur le marché embarquent évidemment cette phase récurrente d’évaluation, en ajoutant au fil des années des menaces cyber et des chaines métier à analyser. Elles <strong>pilotent en parallèle un ensemble de projets de cybersécurité, IT et métiers permettant d’augmenter le niveau de résilience</strong>. Les Programmes les plus matures maintiennent également des catalogues de solutions permettant d’accélérer la démarche et d’améliorer le scoring des différents métiers (coffres-forts de données, sauvegardes standardisées, partenariats de place, solutions de repli métier mutualisées, etc.).</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-13219 media-13219" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-13219 aligncenter" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/Image-2.png" alt="" width="1018" height="532" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/Image-2.png 1018w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/Image-2-365x191.png 365w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/Image-2-71x37.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/Image-2-768x401.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1018px) 100vw, 1018px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous l’avons vu, <strong>une stratégie de cyber-résilience embarque de multiples compétences</strong> : la filière cybersécurité pour sélectionner les menaces et évaluer la robustesse des chaines, les métiers pour choisir les chaines critiques et travailler sur la continuité d’activité, l’IT et le Plan de Continuité d’Activité (PCA) pour la gestion de crise et l’évaluation des capacités de reconstruction. <strong>La meilleure solution est d&rsquo;héberger ce type de Programme directement au niveau de la Direction des Opérations, </strong>afin d’influer sur toutes ces filières. Or, en réalité, ces Programmes se structurent plutôt actuellement au niveau au niveau du RSSI ou de la Direction des Risques. La clé dans ce cas est de déployer une gouvernance efficace qui permette à toutes les parties-prenantes de rester dans leur domaine d’expertise.</p>
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		<title>Comment conduire un atelier Cybersécurité agile ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/06/comment-conduire-un-atelier-cybersecurite-agile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Vincent Nguyen]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2020 07:41:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cloud & Next-Gen IT Security]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[How-to]]></category>
		<category><![CDATA[Projet Agile]]></category>
		<category><![CDATA[Transformation]]></category>
		<category><![CDATA[user stories]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous vous en parlions dans un précédent article, la transformation numérique agile est en marche et ce nouveau modèle impose de totalement revoir sa manière d’intégrer la sécurité dans les projets. Nous allons découvrir dans cet article comment conduire un...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/06/comment-conduire-un-atelier-cybersecurite-agile/">Comment conduire un atelier Cybersécurité agile ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Nous vous en parlions dans <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2019/12/cybersecurity-transformation-agile/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">un précédent article</a>, la transformation numérique agile est en marche et ce nouveau modèle impose de totalement revoir sa manière d’intégrer la sécurité dans les projets. Nous allons découvrir dans cet article comment conduire un atelier Cybersécurité agile, permettant de définir les <em>Evil User Stories (EUS) </em>et<em> Security Stories</em>. Trouvez ci-dessous un bref rappel des notions fondamentales pour comprendre la suite.</p>
<figure id="post-12288 media-12288" class="align-center"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-12288 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2019/12/Diapositive2_rognee.png" alt="Atelier Cybersécurité Agile : les Evil User Stories et les Security User Stories" width="1032" height="502" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2019/12/Diapositive2_rognee.png 1032w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2019/12/Diapositive2_rognee-393x191.png 393w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2019/12/Diapositive2_rognee-768x374.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2019/12/Diapositive2_rognee-71x35.png 71w" sizes="auto, (max-width: 1032px) 100vw, 1032px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h2>L’atelier EUS &amp; Security Stories : Qui, quand, où ?</h2>
<p>Tout d’abord, nous ne pouvons que vous conseiller d’impliquer dans cet atelier les habituels acteurs des cérémonies agiles :</p>
<ul>
<li><strong>Le <em>Product Owner</em> (PO)</strong> en sa qualité de représentant des besoins métiers</li>
<li><strong>Le <em>Coach</em> Agile</strong> en sa qualité de garant du respect de la méthode</li>
<li><strong>Les référents techniques</strong> du projet (architecte, développeurs, testeurs…)</li>
</ul>
<p>Pour apporter un œil cybersécurité, il est important de compter sur la présence du <strong><em>Security Champion</em></strong> de l’équipe projet. Si aucun n’est disponible, un membre de l’équipe du RSSI peut le remplacer et aura « l’état d’esprit » Cybersécurité pour vous aiguiller et mener l’atelier à bien.</p>
<p>Ensuite, on se demande souvent à quel moment ces ateliers doivent être conduits… Pour tout vous avouer, il n’y a pas de règle à ce sujet, car cela dépendra des exigences sécurité de chaque release ! Toutefois, notre premier conseil à ce sujet est de <strong>synchroniser leur fréquence avec celle de revue du backlog produit</strong>. Ainsi, il vous suffit de prolonger les ateliers où vous travaillez sur les <em>User Stories</em> d’environ 50% pour vous consacrer à cette étude sécurité avec déjà tous les bons acteurs présents et mobilisés.</p>
<p>Enfin, où réaliser l’atelier ? Idéalement dans la continuité de votre atelier précédent, dans une salle avec un tableau ou un projecteur permettant de partager un écran et la possibilité d’annoter les schémas assez facilement (post-its, feutres pour tableau blanc…). Néanmoins, il est également tout à fait envisageable de le faire en ligne ! Chez Wavestone, nous utilisons régulièrement des solutions comme <a href="https://www.mural.co/"><em>Mural</em> </a>ou <a href="https://stormboard.com/"><em>Stormboard</em> </a>à cet usage. Faites-vous la main sur une solution de ce genre et vous verrez si c’est jouable !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Déroulement de l’atelier</h2>
<p>Tout d’abord, il est souvent nécessaire que le <em>Security Champion</em> mène la barque dans les premiers ateliers. Mais l’idée est de se coordonner avec le Coach Agile et travailler de concert pour que les référents techniques puissent petit à petit prendre en main la méthodologie et se l’approprier.</p>
<p>Quand nous formons nos clients sur le sujet, nous prenons souvent un cas d’usage, fictif mais concret et réaliste ! WaveCare est une application médicale avec de nombreuses fonctionnalités innovantes telles que :</p>
<ul>
<li>Consultation des disponibilités de praticiens près de chez vous</li>
<li>Transmission en temps réel de vos données de santé grâce à votre montre connectée</li>
<li>Réalisation de consultations à distance en Visio (conférence Skype)</li>
<li>Réception de l’ordonnance après le RDV en format dématérialisé</li>
</ul>
<p>Pour cette démonstration, intéressons-nous à deux composants en particulier : le schéma descriptif de <strong>la fonctionnalité permettant à un patient de rechercher et réserver un créneau </strong>dans l’agenda de son médecin et le schéma d’architecture générale.</p>
<figure id="post-13190 media-13190" class="align-center"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-13190 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_feature_1.jpg" alt="Schéma descriptif de la fonctionnalité &quot;Recherche et réservation d'un créneau par un patient&quot;" width="1040" height="720" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_feature_1.jpg 1040w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_feature_1-276x191.jpg 276w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_feature_1-56x39.jpg 56w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_feature_1-768x532.jpg 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_feature_1-245x170.jpg 245w" sizes="auto, (max-width: 1040px) 100vw, 1040px" /></figure>
<p style="text-align: center;">&#8211;</p>
<figure id="post-13186 media-13186" class="align-center"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-13186 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_archi_1.jpg" alt="Schéma descriptif de l'architecture de la solution" width="1040" height="720" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_archi_1.jpg 1040w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_archi_1-276x191.jpg 276w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_archi_1-56x39.jpg 56w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_archi_1-768x532.jpg 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_archi_1-245x170.jpg 245w" sizes="auto, (max-width: 1040px) 100vw, 1040px" /></figure>
<h2></h2>
<h3><span style="color: #000000;">Etape 1 : Construire les scénarios de risque</span></h3>
<p>Les premières questions à se poser sont « Où-suis-je vulnérable ? », « Comment et par où peut-on m’attaquer ? ». Le référent sécurité (<em>Security Champion</em>) et les développeurs vont devoir essayer de répondre à ces questions ! Ici, c’est donc un mélange de connaissances en sécurité applicative et en développement qui va permettre d’identifier les vulnérabilités exploitables. Nous pouvons déjà noter un aspect intéressant de l’approche : elle fonctionne aussi bien sur l’aspect infrastructure qu’applicatif !</p>
<p>Un conseil que nous pouvons déjà vous donner : encouragez les développeurs à s’approprier l’approche et à être force de proposition, c’est un excellent levier pour les sensibiliser à la sécurité ! Pour le référent sécurité, son rôle doit majoritairement être de modérer l’échange et challenger les propositions des développeurs. Cette posture peut en plus vous permettre d’identifier des potentiels <em>Security Champions</em>, ne lésinez pas à la conserver !</p>
<p>Appliquons donc ce que nous venons de nous dire à notre exemple, dans les figures ci-dessous.</p>
<figure id="post-13192 media-13192" class="align-center"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-13192 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_feature_2.jpg" alt="Schéma descriptif de la fonctionnalité &quot;Recherche et réservation d'un créneau par un patient&quot; avec les scénarios de risque " width="1040" height="720" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_feature_2.jpg 1040w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_feature_2-276x191.jpg 276w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_feature_2-56x39.jpg 56w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_feature_2-768x532.jpg 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_feature_2-245x170.jpg 245w" sizes="auto, (max-width: 1040px) 100vw, 1040px" /></figure>
<p style="text-align: center;">&#8211;</p>
<figure id="post-13188 media-13188" class="align-center"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-13188 size-full" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_archi_2.jpg" alt="Schéma descriptif de l'architecture de la solution avec les scénarios de risque" width="1040" height="720" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_archi_2.jpg 1040w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_archi_2-276x191.jpg 276w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_archi_2-56x39.jpg 56w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_archi_2-768x532.jpg 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/RI_HT_Atelier_ESU_archi_2-245x170.jpg 245w" sizes="auto, (max-width: 1040px) 100vw, 1040px" /></figure>
<p>Et voilà, on peut finalement identifier assez rapidement quelques points d’attention ! Si nous voulons détailler le scénario « <strong>Injection de code</strong> » du schéma d’architecture globale, nous pouvons par exemple le reformuler comme cela : « <strong>En tant qu&rsquo;attaquant, je veux injecter du code malveillant dans les champs de saisie non sécurisés de l’application</strong> ». Vous voyez, cette terminaison est très proche de celle d’une <em>User Story</em> classique, mais l’angle est bien celui de l’attaquant !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Etape 2 : Evaluer les impacts métiers des scénarios</span></h3>
<p>La seconde phase va être clef pour s’assurer d’utiliser l’énergie de l’équipe au bon endroit. C’est à ce moment que le <em>Product Owner</em> entre en jeu ! Avec le <em>Security Champion</em>, il va mener les débats pour qualifier l’impact que peut avoir chaque vulnérabilité.</p>
<p>Pourquoi le PO est-il décisif sur cette étape ? Toute simplement car <strong>c’est lui qui connaît le mieux à la fois la réalité métier du projet et l’importance de chaque fonctionnalité</strong>. Il s’agira de bien l’orienter, avec des questions comme « Est-ce grave si les données envoyées à ce moment par le patient sont volées ? », « Quelle est la gravité du vol du compte de l’utilisateur ? », etc.</p>
<p>Ensuite, il vous faudra donner une note pour prioriser chaque scénario. Deux choix s’offrent alors à vous. Le premier est d’utiliser une vue risque cyber classique, avec un niveau de probabilité et d’impact. Personnellement, je vous recommande plutôt d’utiliser un système de point ou la suite de Fibonacci, comme pour une US classique, c’est franchement plus simple et instinctif !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3><span style="color: #000000;">Etape 3 : Définir et prioriser les Security Stories</span></h3>
<p>La prochaine étape consistera à construire des <em>Security Stories</em> basées sur chacun des scénarios.</p>
<p>Au tour du <em>Security Champion</em> et des développeurs de remonter sur scène ! Pour continuer sur l’exemple précédent, voici une <em>Security Story</em> que nous pouvons rédiger : « <strong>En tant que développeur, je veux m&rsquo;assurer que les attaques par injection de code sont évitées </strong>». Concrètement, elle nous fera ajouter au <em>backlog</em> du produit des actions comme l’échappement des caractères spéciaux, le filtrage des entrées utilisateurs ou encore l’usage de l’attribut HttpOnly pour éviter le vol des cookies de session.</p>
<p>Evidemment, pour chacune des <em>Security Stories</em>, il peut s’avérer que les mesures de sécurité à mettre en œuvre le sont déjà. Dans le cas contraire, le <em>Security Champion</em> se charge de prioriser les mesures de sécurité techniques, au regard de la couverture des risques induits, à l’échelle de l’entreprise et pas uniquement du métier. Pour les mesures de sécurité n’étant pas uniquement techniques, c’est au <em>Product Owner</em> de les prioriser, au regard des risques business et des moyens de l’équipe.</p>
<p>Et voilà, vous pouvez maintenant démarrer votre sprint plus sereinement !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Et pour vous aider, préparez et adaptez le matériel à votre contexte !</h2>
<p>Pour rendre les ateliers plus simples et ludiques, nous avons conçus un jeu de cartes génériques, constitué de cartes ayant chacune deux faces :</p>
<ul>
<li><strong>Recto : </strong>les <em>Evil User Stories</em>, elles décrivent de façon très pédagogique ce qui peut mal se passer, en utilisant quelles vulnérabilités (ex : élévation de privilèges sur un serveur Web, attaque par force brute, XSS, …)</li>
<li><strong>Verso :</strong> les <em>Security Stories</em> décrivent les mesures de sécurité à implémenter pour s’assurer que <em>l’Evil User Story</em> ne se produit pas (ex : utilisation d’un algorithme de chiffrement robuste AES 256/512, …).</li>
</ul>
<p>Ces cartes sont vraiment utiles pour vous lancer ! Pour de meilleurs résultats, vous pouvez même choisir de <strong>les adapter à votre contexte d’entreprise</strong>. Utilisez vos politiques de sécurité et intégrez vos exigences sur le chiffrement, la complexité des mots de passe, etc. Suivant les besoins de sécurité du projet, vous pouvez aussi calquer de exigences liées à des certifications (HDS) ou des directives (LPM, NIS).</p>
<p><strong>Retrouvez le jeu de carte disponible gratuitement <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/Securite-Agilite-Jeu-de-cartes_VF.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ici</a></strong> (et en anglais <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/Security-Agility-Card-game_EN.pdf" target="_blank" rel="noopener noreferrer">ici</a>)et n’hésitez pas nous faire vos retours pour que nous continuions à l’améliorer !</p>
<p>Également, un atelier qui se déroule avec fluidité est toujours plus productif ! N’oubliez pas de <strong>préparer les supports en amont</strong> : schémas d’architecture du projet (flux et classification des données), listing et détail des prochaines <em>User Stories</em> à développer…</p>
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		<title>Créer une relation de confiance avec son comité exécutif : première étape, la sensibilisation !</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/06/creer-une-relation-de-confiance-avec-son-comite-executif-premiere-etape-la-sensibilisation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Gérôme Billois]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 11:00:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyberrisk Management & Strategy]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[COMEX]]></category>
		<category><![CDATA[How-to]]></category>
		<category><![CDATA[maturité]]></category>
		<category><![CDATA[sensibilisation]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le sujet de la cybersécurité requiert une implication à tous les niveaux de l’entreprise, mais aussi et surtout avec le comité exécutif ! Evidemment le management doit montrer l’exemple mais c’est aussi ce comité qui va décider des investissements majeurs...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Le sujet de la cybersécurité requiert une implication à tous les niveaux de l’entreprise, mais aussi et surtout avec le comité exécutif ! Evidemment le management doit montrer l’exemple mais c’est aussi ce comité qui va décider des investissements majeurs et qui saura déverrouiller les situations les plus complexes dans l’entreprise. C’est donc un enjeu clé pour tous les responsables cybersécurité que de créer une relation de confiance pérenne avec son COMEX ! Mais c’est aussi un exercice à haut risque, qui nécessite une approche graduée et de la constance dans les engagements.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir réalisé plusieurs dizaines d’interventions auprès de comité exécutif, de comités d’audit ou de conseil d’administration, je souhaitais partager avec vous les étapes essentielles pour faire progresser la relation dans la durée. La première phase de ce voyage devra permettre de créer un premier contact et à sensibiliser le comité exécutif aux enjeux de cybersécurité. Première étape, la sensibilisation ! L’objectif pour ces séances est souvent d’arriver à attirer l’attention pour pouvoir déclencher une réflexion plus approfondie dans l’organisation. Nous verrons plus tard les étapes suivantes : présenter un bilan, obtenir un budget, suivre la progression du niveau de sécurité…</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: justify;">Un pré-requis essentiel, savoir d’où l’on part et avec qui l&rsquo;on va échanger !</h2>
<p style="text-align: justify;">Cela peut apparaitre comme un poncif, mais cet élément est certainement le plus important avant d’aller rencontrer un comité exécutif ou un conseil d’administration. Grâce à sa large couverture médiatique, le sujet de la cybersécurité est souvent déjà présent dans l’esprit des exécutifs. Mais leur degré de connaissance du numérique et leur niveau d’appétence pour le sujet peuvent changer complètement la manière d’aborder le sujet. Faudra-t-il être très didactique (en allant jusqu’à réexpliquer le principe de données, d’applications, si si) ou alors faudra-t-il tout de suite aborder des points complexes comme les dernières attaques observées et leurs méthodologies ? Vous seriez surpris de voir la diversité des niveaux entre les entreprises, mais aussi au sein d’un même COMEX. Et il est nécessaire d’intéresser chacun des acteurs, au prix d’avoir des commentaires peu amènes pendant l’intervention.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit donc de bien préparer cette première réunion en échangeant avec d’autres membres du COMEX, leurs adjoints ou avec des personnes familières de cette enceinte pour déterminer le ton à adopter et le niveau du discours à tenir. Evidemment, les règles de fonctionnement devront aussi être connues : est-il courant que les questions soient posées au fil de l’eau ? Peut-on interpeller un membre ? Doit-on évoquer dès le début les sujets relatifs à l’entreprise ? Prévoyez de déminer le terrain en amont ! Et même s’il n’y a pas de recette parfaite, je vous livre ci-dessous les éléments que j’utilise le plus souvent pour faire de ces rencontres des moments utiles et efficaces.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: justify;">Pour commencer, attirer l’attention en dévoilant les coulisses d’une attaque</h2>
<p style="text-align: justify;">Les sujets s’enchaînent rapidement durant les COMEX, les directeurs réfléchissent très très vite, il faut donc très rapidement être dans le concret et donner de la matière à réflexion, du vécu. L’élément que je trouve le plus efficace consiste à présenter une attaque récente, parue dans la presse ou ayant touché le secteur, et en décrypter les enjeux et les coulisses : quelle temporalité ? quelle motivation pour les attaquants ? quelles faiblesses dans l’entreprise ? quelle réaction en interne ? publique ? avec les autorités ? Cela aura pour effet de projeter mentalement les directeurs concernés dans leur rôle s’ils vivaient la même chose. Nous avons la chance <a href="https://www.wavestone.com/app/uploads/2019/10/2019-Security-incident-response-benchmark-Wavestone.pdf" target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer">chez Wavestone de gérer fréquemment des grandes crises cyber et nous utilisons ces éléments</a>, à la fois sous forme de benchmark mais aussi en les anonymisant ou en accord avec les victimes, pour donner un sens très concret à nos retours d’expérience.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: justify;">Enchaîner avec une généralisation sur la cybercriminalité</h2>
<p style="text-align: justify;">Une attaque, c’est bien mais ça n’explique pas tout ! Il s’agit après avoir zoomé sur un cas de le généraliser en expliquant quels sont les ressorts du fonctionnement de la cybercriminalité. Nous analysons alors les motivations des groupes criminels, leurs organisations, mais aussi et peut être surtout comment ils gagent de l’argent !</p>
<div class="slate-resizable-image-embed slate-image-embed__resize-left" style="text-align: justify;">
<figure id="post-14710 media-14710" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-14710 alignleft" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/0-3-327x191.jpg" alt="" width="327" height="191" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/0-3-327x191.jpg 327w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/0-3-67x39.jpg 67w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/0-3-120x70.jpg 120w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/0-3.jpg 390w" sizes="auto, (max-width: 327px) 100vw, 327px" /></figure>
</div>
<div></div>
<div style="text-align: justify;">Pour un COMEX savoir que c’est une attaque DDoS ou un ransomware qui a fait des dégâts n’a que peu d’intérêt, il faut surtout leur montrer que les activités cybercriminelles sont rentables, voire très rentables. Nous avons calculé le ROI de plusieurs types d’attaques et je peux vous dire que quand vous expliquez une attaque à 600% de rentabilité comme un ransomware, les yeux des directeurs sont grands ouverts. Nous mettons alors en lumière très concrètement pourquoi leur structure pourrait être attaquée et surtout quelle quantité d’argent gagnerait les criminels. Cela met souvent un terme à la question « mais pourquoi serions-nous visés par une attaque ? Nous ne sommes pas connus/nous sommes petits/nous ne faisons rien de stratégique…».</div>
<div></div>
<div style="text-align: justify;">
<h2>Expliquer concrètement où en est l’entreprise</h2>
<p>C’est le bon moment pour présenter la posture IT de l’entreprise et son organisation actuelle en terme de sécurité. Il s’agit alors de la présenter simplement, avec des images claires et parlantes : <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2016/05/levolution-modele-de-securite-chateau-fort-a-laeroport/" target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer">êtes-vous plutôt dans un modèle « château fort » à l’ancienne</a> ? Ou avez-vous déjà ouvert vos portes suite à la transformation numérique et avez-vous adopter un modèle porche de l’aéroport ou la sécurité est renforcée plus on va vers des systèmes critiques ? Cela permettra de concrétiser la situation.</p>
<p>Après cette phase de mobilisation et d’explication, vient naturellement la phase d’interrogation par les membres du comité exécutif. « Mais alors nous, nous en sommes ou face à ce risque de cyberattaque ? ». Face à cette question, soit vous avez la chance d’avoir <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/05/comment-evaluer-efficacement-sa-maturite-en-cybersecurite/" target="_blank" rel="nofollow noopener noreferrer">un bilan de maturité fin et vous pouvez tout de suite le présenter</a>, soit vous pouvez amener des premiers éléments qualitatifs voire quantitatifs partiels et expliquer qu’aujourd’hui vous avez besoin d’avoir plus de visibilité. Les éléments qui parlent sont les derniers rapports d’audits, les derniers incidents, des éléments budgétaires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-14712 media-14712" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-14712 alignright" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/0-4-248x191.jpg" alt="" width="248" height="191" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/0-4-248x191.jpg 248w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/0-4-51x39.jpg 51w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/0-4-156x121.jpg 156w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/0-4-155x120.jpg 155w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/06/0-4.jpg 598w" sizes="auto, (max-width: 248px) 100vw, 248px" /></figure>
</div>
<p style="text-align: justify;">S’il est difficile au début de la démarche de parler budget et de se comparer car les données manquent, il est possible d’utiliser un indicateur simple et efficace, celui de vos effectifs dédiés à la cybersécurité. Nous disposons d’une base de données sur ce point et nous pouvons rapidement montrer à un COMEX où il en est rien que par sa mobilisation sur le plan RH. C’est simple et efficace pour les convaincre !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: justify;">Ne pas repartir bredouille</h2>
<p style="text-align: justify;">Le risque majeur de cette sensibilisation, c’est que tout se passe bien mais que rien ne bouge ! En effet, vous pouvez avoir un message positif, « merci et rendez-vous dans un an pour une mise à jour », vous serez content mais vous n’aurez pas débloqué pour autant la situation. Il faut alors bien préparer l’étape d’après en indiquant dès cette présentation les principaux points de faiblesses ou de force ressenti et de quelle manière vous souhaiteriez les évaluer de manière plus précise.</p>
<p style="text-align: justify;">En effet la deuxième étape est souvent la réalisation d’un bilan de maturité dédié pour bien savoir comment se positionner ! Si à ce moment, la réunion s’est déroulé, le COMEX intrigué et intéressé par le sujet voudra en savoir plus et donnera un accord de principe. Attention cela ne sera peut-être pas directement un budget, il vous renverra certainement vers le DSI ou le directeur des risques pour l’obtenir, mais vous aurez avec leur accord un levier formidable pour passer à l’étape d’après ! Rendez-vous au prochain épisode.</p>
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		<title>Définir une stratégie cybersécurité dans une grande entreprise – Retours d’expérience</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/05/definir-une-strategie-cybersecurite-dans-une-grande-entreprise-retours-dexperience/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Garin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 May 2020 15:04:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyberrisk Management & Strategy]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[How-to]]></category>
		<category><![CDATA[management]]></category>
		<category><![CDATA[retour d'expérience]]></category>
		<category><![CDATA[schéma directeur SSI]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le schéma directeur SSI est la mission de conseil par excellence ! En 15 ans de conseil, pas un seul mois sans un appel d’offres sur ce sujet de la part d’un grand compte. Certes, le nom n’est pas toujours le même :...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/05/definir-une-strategie-cybersecurite-dans-une-grande-entreprise-retours-dexperience/">Définir une stratégie cybersécurité dans une grande entreprise – Retours d’expérience</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong>Le schéma directeur SSI est la mission de conseil par excellence !</strong> En 15 ans de conseil, pas un seul mois sans un appel d’offres sur ce sujet de la part d’un grand compte. Certes, le nom n’est pas toujours le même : schéma directeur, modèle de sécurité, plan d’actions, feuille de route… mais sur le fond il s’agit toujours de fixer un ensemble de chantiers permettant de converger vers une cible de sécurité à 3-4 ans, partagée et compréhensible par le top management. 15 ans de schémas directeurs, c’est 15 ans d’introductions à base d’accélération de la menace, de durcissement des régulations, d’accompagnement des transformations… les raisons pour établir une stratégie cyber sont toujours globalement les mêmes <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Mais c’est bien le seul point commun entre une stratégie 2005 et une stratégie 2020 ! <strong>La méthode pour concevoir un schéma directeur cyber a très largement évolué</strong>, et c’est ce que nous allons tenter d’expliquer dans cet article, sur la base de retours terrain concrets.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Il y a 10-15 ans, la vie était simple.</h2>
<div class="slate-resizable-image-embed slate-image-embed__resize-right" style="text-align: justify;">
<figure id="post-14715 media-14715" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-14715 alignright" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/1589783496376-340x191.jpg" alt="" width="340" height="191" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/1589783496376-340x191.jpg 340w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/1589783496376-69x39.jpg 69w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/1589783496376-768x432.jpg 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/1589783496376.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 340px) 100vw, 340px" /></figure>
</div>
<p style="text-align: justify;">Un schéma directeur pouvait se construire en quelques entretiens avec le RSSI et son équipe, « à dire d’experts ». Pour apporter une logique, <strong>on se basait sur un modèle imagé type château fort ou aéroport</strong> qui servait de (bon) prétexte à la mise en place des fondamentaux et permettait d’expliquer les choix&#8230; Les attaques semblaient encore lointaines, la cyber était moins dispersée qu’aujourd’hui et tous les schémas directeurs se ressemblaient plus ou moins (une manière plus élégante de dire que tout le monde partait à peu près de zéro). Rappelez-vous, c’était la grande époque des PKI, des premiers SOC, du cloisonnement Datacenter, des débats IDS vs IPS, du BYOD… pour ne citer que ces sujets. Bien sûr, les chantiers étaient in fine justifiés par une couverture de risques (fraude, fuite d’information, propagation de malware…), mais soyons honnêtes : cette justification était souvent effectuée a posteriori, pour rassurer. Avec un peu de recul, ces stratégies cyber ont surtout eu un vrai <strong>rôle de sensibilisation / formation du top management</strong>, progressivement impliqué dans les choix et les discussions.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>En 2020, le contexte a beaucoup changé.</strong> Le simple « dire d’expert » ne suffit plus : certains grands comptes investissent désormais des centaines de millions d’euros par an pour la cybersécurité, et <strong>les comités exécutifs exigent davantage de preuves quant à l’efficacité de la stratégie déployée.</strong> D’autant plus que les « fondamentaux » (patching, bastion…) sont désormais complétés par un arsenal de mesures toutes plus spécifiques les unes que les autres qui interrogent sur la pertinence d’une stratégie unique, pour une grande entreprise. Il est clair par exemple qu’entre une banque de détail focalisée sur la fuite de données client, et une banque d’investissement craignant surtout des indisponibilités sur certaines chaines de trading… les priorités sont différentes. La crise actuelle risque très certainement de renforcer cette tendance : <strong>les stratégies doivent désormais s’adapter beaucoup plus finement aux métiers.</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: justify;">Une stratégie pragmatique et agile, alignée sur les priorités business</h2>
<p style="text-align: justify;">Les premiers mois de travail sont toujours consacrés à la méthode qui amènera rigueur et crédibilité auprès du management et des régulateurs. Très concrètement, il s’agit de définir le Framework cyber de l’entreprise et une méthode permettant à chaque entité de définir son Target Profile (cible à atteindre sur le Framework). <strong>Terminée la stratégie trop monolithique, place à une stratégie différenciée par entité !</strong></p>
<div class="slate-resizable-image-embed slate-image-embed__resize-right" style="text-align: justify;">
<figure id="post-14717 media-14717" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-14717 alignright" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-5-340x191.jpg" alt="" width="340" height="191" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-5-340x191.jpg 340w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-5-69x39.jpg 69w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-5-768x432.jpg 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-5.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 340px) 100vw, 340px" /></figure>
</div>
<p style="text-align: justify;">Les grandes entreprises ne se posent plus trop de questions sur le Framework : <strong>NIST et ses 110 contrôles s’impose définitivement comme le leader du marché.</strong> Les 5 fonctions (protect, detect…) sont très parlantes auprès du management, le rythme de mise à jour (3 ans) est acceptable… et surtout sa popularité favorise le Benchmark. Mais après tout, peu importe le Framework retenu : ISO ou CIS peuvent très bien faire l’affaire… l’essentiel est de se caler sur une référence du marché. Notons que la plupart des entreprises ne se privent pas de préciser les contrôles pour les rendre plus pragmatiques : EDR, SOAR, sécurité AD, anti-fraude… le Framework agit tout simplement comme une bibliothèque de contrôles potentiels sur laquelle l’entreprise va s’appuyer pour établir sa stratégie.</p>
<p style="text-align: justify;">Il est maintenant temps de définir la cible à atteindre sur le Framework ! Dans les grandes entreprises, <strong>le Groupe impose souvent un premier niveau de sécurité pour tous, correspondant à la poursuite des fondamentaux</strong> : SOC, bastion, patching… La plupart des attaques systémiques exploitent encore ces faiblesses, et le risque de propagation inter-entités doit être géré de manière transverse. Cette cible commune est assez similaire d’une entreprise à l’autre, et est en général établie à partir de benchmarks fournis par le marché du conseil. Plus challenging, <strong>chaque entité est ensuite amenée à définir sa propre cible</strong>, selon ses enjeux propres. Attention, la mécanique de mapping et de pondération entre les contrôles du Framework et la cartographie des risques peut s’avérer complexe… ce n’est pas pour rien que certaines start-ups comme Citalid se positionnent sur ce marché. <strong>La clé est souvent de sortir de la filière cyber et travailler conjointement avec la Direction des Risques !</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ça y est… le plus dur est fait : le Framework est construit et les entités ont défini leur cible. Il s’agit maintenant de prendre du recul pour identifier les grands projets à lancer et rendre la stratégie compréhensible par tous !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: justify;">Les incontournables du moment : sécurité de l’AD et IAM</h2>
<div class="slate-resizable-image-embed slate-image-embed__resize-left" style="text-align: justify;">
<figure id="post-14719 media-14719" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-14719 alignleft" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-6-368x191.jpg" alt="" width="368" height="191" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-6-368x191.jpg 368w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-6-71x37.jpg 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-6-768x399.jpg 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/0-6.jpg 780w" sizes="auto, (max-width: 368px) 100vw, 368px" /></figure>
</div>
<p style="text-align: justify;">Les chiffres issus des stratégies cyber des grandes entreprises françaises ont de quoi donner le tournis : <strong>10-20M d’investissement en moyenne par an dans le secteur de l’industrie, et jusqu’à 100-150M par an pour les Services Financiers.</strong> Chaque stratégie est différente – c’est tout l’objet de l’approche par les risques – mais les retours d’expérience récents montrent que les budgets s’équilibrent plutôt équitablement entre 4 natures de chantiers : <strong>1. Les fondations sécurité</strong> (patching, sensibilisation, sécurité des admins…) <strong>2. La protection des environnements sensibles</strong> (LPM, sécurité AD, data protection…) <strong>3. La convergence zero-trust</strong> (inventaires, IAM, risk-based authentification, conformité…) <strong>4. La cyber-résilience </strong>(détection, gestion de crise, reconstruction, continuité métier…). Il y a quelques années, le SOC et la LPM ressortaient définitivement comme les sujets les plus prioritaires. Ils sont aujourd’hui très largement concurrencés par la sécurité de l’Active Directory et l’IAM… Il suffit de se pencher sur les modes opératoires des attaques récentes pour obtenir une explication à cette tendance.</p>
<p style="text-align: justify;">Nous en sommes tous convaincus : une stratégie cyber est un outil essentiel pour donner le cap, fédérer les actions et impliquer le management. Mais pas seulement ! <strong>Établir un schéma directeur pluriannuel est une formidable opportunité pour embarquer les équipes autour d’un objectif commun.</strong> Certaines filières sécurité sont passées de quelques dizaines de personnes, à plusieurs centaines voire milliers en l’espace de quelques années, et de nombreux employés sont actuellement en quête de sens (cela fera probablement l’objet d’un prochain blogpost). Je ne peux que vous recommander de profiter de ce « moment » qu’est la création de la stratégie pour <strong>créer une aspiration, un enthousiasme, un vrai esprit d’équipe dans la filière</strong>… c’est le moment idéal : multipliez les groupes de travail, impliquez un maximum de collaborateurs, adoptez une démarche transparente, faites challenger les équipes par le top management… bref, <strong>transformez cette construction de stratégie un événement de filière !</strong> Vous verrez, c’est encore plus sympa comme çà <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/05/definir-une-strategie-cybersecurite-dans-une-grande-entreprise-retours-dexperience/">Définir une stratégie cybersécurité dans une grande entreprise – Retours d’expérience</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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		<title>Comment évaluer efficacement sa maturité en cybersécurité ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/05/comment-evaluer-efficacement-sa-maturite-en-cybersecurite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Anthony GUIEU]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 May 2020 12:34:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyberrisk Management & Strategy]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion des risques]]></category>
		<category><![CDATA[How-to]]></category>
		<category><![CDATA[ISO27k]]></category>
		<category><![CDATA[Maturité SSI]]></category>
		<category><![CDATA[NIST]]></category>
		<category><![CDATA[REX]]></category>
		<category><![CDATA[Roadmap]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Analyser le retour sur investissement de son programme de cybersécurité, reprioriser son budget, comparer son niveau de sécurité par rapport aux autres acteurs du secteur ou aux référentiels de cybersécurité (ISO27001/2, NIST…), mesurer son exposition aux attaques récentes… Les RSSI...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/05/comment-evaluer-efficacement-sa-maturite-en-cybersecurite/">Comment évaluer efficacement sa maturité en cybersécurité ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Analyser le retour sur investissement de son programme de cybersécurité, reprioriser son <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/04/la-cyber-nechappera-pas-a-la-reduction-des-couts-2/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">budget</a>, comparer son niveau de sécurité par rapport aux autres acteurs du secteur ou aux référentiels de cybersécurité (ISO27001/2, NIST…), mesurer son exposition aux attaques récentes… Les RSSI nous sollicitent souvent pour <strong>évaluer leur maturité en matière de cybersécurité</strong>.</p>
<p>Mais ces projets ne sont pas uniquement à l’initiative des RSSI ! Le lancement de tels projets peut également émaner de comités exécutifs, désirant <strong>une vision à 360° de la sécurité de leur organisation</strong> pour mieux évaluer le risque auquel ils sont confrontés.</p>
<p>Quels sont les facteurs clés de succès et qu’avons-nous observé sur le terrain ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Etape 1 : savoir qui va être le destinataire de l’évaluation et quelles sont ses attentes</strong></h2>
<p>Les évaluations peuvent être d’un <strong>niveau de profondeur</strong> radicalement différent ! D’une interview haut niveau avec le RSSI d’une organisation à une évaluation en profondeur des mécanismes et processus sécurité de toutes les filières d’un groupe multinational, chacun peut mettre le curseur où il le désire et avancer pas-à-pas.</p>
<p>Notre premier conseil est de <strong>garder en tête les objectifs de votre évaluation</strong> : cela vous permettra de vous orienter vers les bons référentiels de cybersécurité (NIST, ISO 27001/2…) et surtout de définir avec cohérence la profondeur de l’évaluation. Voulez-vous uniquement mesurer le niveau de maturité de votre filière SSI ou également son efficacité ? Des processus sécurité parfaitement documentés et une certification ISO 27001 peuvent malheureusement masquer des problèmes de terrain qui vous exposent à des vulnérabilités… Il peut être judicieux de combiner un test technique (<em>pentest</em>, <em>red team</em>…) à l’évaluation pour éviter <strong>le piège des indicateurs pastèques </strong>!</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-13103 media-13103" class="align-center"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-13103" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/Maturite_1.jpg" alt="" width="593" height="289" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/Maturite_1.jpg 1026w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/Maturite_1-393x191.jpg 393w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/Maturite_1-71x35.jpg 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/Maturite_1-768x374.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 593px) 100vw, 593px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Etape 2 : trouver et mobiliser les bons interlocuteurs au bon niveau, facile à dire&#8230;</strong></h2>
<p>La prochaine difficulté que vous pouvez rencontrer dans votre évaluation est de réussir à rencontrer les bons sachants. D’expérience, nous vous conseillons de confirmer et figer aussi tôt que possible la liste des interlocuteurs.</p>
<p>En toute logique, cette liste dépendra fortement de la granularité de l’analyse (<em>figure ci-dessus</em>) mais également de l’organisation de l’entreprise ! Par exemple, les interlocuteurs diffèrent si les effectifs sécurité sont au niveau groupe et fonctionnent comme un centre de service ou alors s’ils sont fondus dans chaque entité et service.</p>
<p>Ainsi, si vous désirez avoir dans un premier temps une estimation haut niveau, il peut suffire d’échanger pendant une demi-journée avec le RSSI, qui dispose généralement d’une vision globale et suffisante du sujet.</p>
<p>Le second stade d’analyse peut être atteint en recueillant des informations auprès de l’ensemble des acteurs cybersécurité (SOC, CSIRT…) à l’échelle du groupe. Dans cet ensemble, il peut être intéressant de rencontrer une grande partie des effectifs cybersécurité présents dans des équipes de la DSI (Cloud…).</p>
<p>Enfin, quand l’évaluation doit être poussée et exhaustive, il devient nécessaire d’élargir la liste des interlocuteurs à l’ensemble des entités concernées. Evidemment, il faut s’attendre à une charge de travail en aval d’autant plus grande, ne lésinez pas sur la préparation et l’utilisation d’outil pour vous en sortir ! C’est peut-être également le bon moment pour réfléchir au format de restitution : présentiel, distanciel, stratégique, opérationnel…</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Etape 3 : L’outillage, trouver l’équilibre entre trop et pas assez</strong></h2>
<p>Place maintenant au choix des outils, un des principaux challenges de l’évaluation auquel vous devez faire face. Au plus elle sera complète, au plus elle nécessitera un outillage pour simplifier et assurer la cohérence de l’ensemble. En effet, pour les grandes évaluations,<strong> la consolidation et la restitution des résultats font partie des grandes difficultés rencontrées</strong> ! En particulier les principaux outils ne prennent pas en compte la complexité organisationnelle des grands groupes ou encore l’efficacité des moyens octroyés. C’est pour ces raisons que nous avons choisi de notre côté de développer un outillage particulier.</p>
<p>Un bon outil vous permettra également de vous positionner vis-à-vis de vos concurrents et de comprendre votre exposition aux tendances d’attaques actuelles, des points auxquels votre COMEX est particulièrement sensible et vous permettant de légitimer l’évaluation.</p>
<p>C’est parti, c’est l’heure de mettre les mains dans le cambouis pour démarrer la collecte des informations ! En définitive, une phase assez classique, en totalité faisable à distance, ce qui est utile dans la situation actuelle. Soyez conscient et transparent sur les limites de l’exercice : les personnes questionnées auront parfois l’impression que l’évaluation est trop théorique et c’est normal, suivant ses objectifs. Durant cette phase, il faudra également savoir jongler entre les différents imprévus car il n’est pas rare d’avoir des interlocuteurs finalement absents pendant de longues durées, des périmètres ajoutés, des changements de méthodologie … Mettons un point d’honneur à rester agile.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Etape 4 : restituer au bon niveau pour agir, tout est une question de vue !</strong></h2>
<p>La bonne habitude à garder, est de franchement adapter chaque support de restitution à chaque personne. Entre les synthèses managériales où on parlera sans trop de détail des tendances, de ce qui va bien, ce qui ne va pas bien et c’est tout, et de l’autre côté les présentations pour les équipes techniques où il ne faudra pas lésiner sur la description des risques de compromission, adapter le discours est donc l’enjeu essentiel pour réussir à faire passer les bons messages.</p>
<p>Usuellement, nous démarrons la restitution par le positionnement de l’organisation évaluée sur l’angle du budget et des effectifs dédiés à la cybersécurité. Ces points très concrets permettent d’attirer l’attention et de pouvoir ensuite analyser la situation selon 4 vues différentes :</p>
<ul>
<li>Conformité globale par rapport aux référentiels de cybersécurité (ISO/NIST)</li>
<li>Evaluation du niveau de maturité des différentes entités évaluées comparé à celui du secteur et du marché</li>
<li>Quantification de l’effort à fournir sur chacune des thématiques pour atteindre le niveau du marché et/ou le niveau demandé par les référentiels de cybersécurités</li>
<li>Evaluation du niveau de robustesse de l’organisation face aux dernières cyberattaques connues.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-13105 media-13105" class="align-center"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-13105" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/Maturite_2.png" alt="" width="504" height="143" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/Maturite_2.png 703w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/Maturite_2-437x124.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/Maturite_2-71x20.png 71w" sizes="auto, (max-width: 504px) 100vw, 504px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-13107 media-13107" class="align-center"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-13107" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/Maturite_3.png" alt="" width="356" height="149" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/Maturite_3.png 521w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/Maturite_3-437x183.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/05/Maturite_3-71x30.png 71w" sizes="auto, (max-width: 356px) 100vw, 356px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p>La restitution va souvent se focaliser avec la direction générale sur des sujets d’organisation et de gouvernance. Toutefois, il arrive d’avoir de sacrées surprises ! Dans des contextes d’entreprises déjà touchées par de violentes cyberattaques, nous avons déjà eu des questions étonnamment précises et techniques par des membres du COMEX, demandant par exemple « Comment est sécurisé mon Active Directory ? » ou des précisions sur les algorithmes de chiffrement… Assez étonnant !</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2><strong>Lancez-vous</strong></h2>
<p>Comme mentionné plus tôt, l’évaluation de maturité est un formidable moyen pour <strong>mesurer l’efficacité et l’avancement de votre <a href="https://www.linkedin.com/pulse/d%C3%A9finir-une-strat%C3%A9gie-cybers%C3%A9curit%C3%A9-dans-grande-entreprise-garin/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">roadmap cybersécurité</a></strong> ! Ainsi, même si vous ne voulez pas tout de suite franchir le cap d’une évaluation impliquant tous les éléments SSI de votre entreprise et sollicitant des dizaines d’équipe, <strong>nous vous conseillons de vous familiariser avec l’approche</strong> et son utilité en démarrant sur un périmètre et une profondeur plus modeste !</p>
<p>Chez Wavestone, fort de ces différents retours d’expérience, nous avons construit le <strong>W-Cyber-Benchmark</strong>, remplissant ces usages et contenant déjà l’évaluation de plusieurs dizaines de clients. On comprend que vous ne croyez pas sur parole, <a href="https://www.wavestone.com/fr/contact/?Type=Renseignement-commercial-metier&amp;AoE=Cybersecurite-confiance-numerique" target="_blank" rel="noopener noreferrer">alors n’hésitez pas à nous contacter pour en discuter</a> !</p>
<h2></h2>
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		<title>Organiser un exercice de crise cyber dans une grande entreprise</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/05/organiser-un-exercice-de-crise-cyber-dans-une-grande-entreprise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Matthieu Garin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2020 12:00:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Ethical Hacking & Incident Response]]></category>
		<category><![CDATA[COMEX]]></category>
		<category><![CDATA[Cyberattaque]]></category>
		<category><![CDATA[Exercice de crise]]></category>
		<category><![CDATA[Gestion de crise]]></category>
		<category><![CDATA[How-to]]></category>
		<category><![CDATA[REX]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Evaluer l’intégration de la Cyber dans le dispositif de crise, améliorer les interactions entre les différentes cellules, tester la capacité de la filière SSI à se faire comprendre du top management… les raisons sont nombreuses pour organiser un exercice de...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/05/organiser-un-exercice-de-crise-cyber-dans-une-grande-entreprise/">Organiser un exercice de crise cyber dans une grande entreprise</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Evaluer l’intégration de la Cyber dans le dispositif de crise, améliorer les interactions entre les différentes cellules, tester la capacité de la filière SSI à se faire comprendre du top management… <b>les raisons sont nombreuses pour organiser un exercice de crise Cyber.</b></p>
<p>Pour ma part, je pense avoir participé à une bonne dizaine de simulations au cours de l’année dernière… mais attention : on ne parle pas toujours de la même chose ! Du simple test de processus sur table à l’entraînement du SOC/CERT jusqu’à l’exercice d’ampleur impliquant des dizaines de cellules de crise et des mois de préparation, les moyens alloués sont très disparates.</p>
<p><b>Cet article se focalise sur cette dernière catégorie : les exercices les plus ambitieux, les blockbusters du genre, l&rsquo;Armageddon de la fausse attaque Cyber !</b> <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Regardons de plus près comment réussir un tel exercice… et le rendre fun et mémorable !</p>
<h2>C&rsquo;est quoi un exercice de crise type ?</h2>
<p>S’il fallait donner quelques chiffres sur les plus grands exercices « type » organisés en France, je dirais : <strong>une journée d’exercice, 150 joueurs mobilisés, 10-12 cellules de crise sur plusieurs pays, 30 complices, 20 observateurs…</strong> et plus de 300 stimuli envoyés ! Clairement, réussir un tel événement nécessite à la fois un grand niveau de préparation et une équipe d’animation très solide le jour J pour la mise en scène finale.</p>
<p>Un enjeu clé : il n’y aura qu’une seule prise ! Il devient ainsi indispensable que TOUS les acteurs se prennent au jeu, que personne ne s’ennuie ou n’ait le sentiment d&rsquo;être inutile, et enfin que le scénario embarque tous les participants. Imaginez la scène : personne n’a envie de mobiliser plusieurs heures des membres du COMEX pour entendre des « <em>pas très crédible</em> » ou « <em>ça ne pourrait pas nous arriver dans la vraie vie</em> » pendant le débriefing. Des mois de travail gâchés ! Préparation et animation sont donc les maîtres-mots d’un exercice.</p>
<h1><strong>Six mois pour se préparer</strong></h1>
<h2>1/ Choisir le scénario d&rsquo;attaque</h2>
<p>Les premiers mois de travail sont toujours consacrés au scénario d’attaque. Ransomware, fraude ciblée, attaque de fournisseurs… le choix des armes est vaste ! Sur des exercices ambitieux, il n’est d’ailleurs pas rare de cumuler plusieurs attaques sur une seule et même crise : écran de fumée lancé par les attaquants, identification d’un second groupe pendant les investigations… on peut être créatif ! <strong>Quel que soit le scénario choisi, la clé est d’être le plus précis possible</strong> :</p>
<ul>
<li>Quelles sont les motivations des attaquants ?</li>
<li>Quel chemin d’attaque ont-ils emprunté ?</li>
<li>Quand a eu lieu la première intrusion ?</li>
</ul>
<p>L’exercice sera long… et il vaut mieux être préparé lorsque 150 joueurs se mettent à investiguer sur une attaque pendant plusieurs heures ! <em>Spear-phishing</em>, <em>waterholing</em>, compromission de code, élévation de privilèges… bien sûr les vulnérabilités utilisées par l’attaquant fictif ne sont pas réelles, mais elles doivent être plausibles et « validées » par des complices techniques tout au long de la préparation. De même pour les impacts métier, ils convient de les revoir avec les spécialistes métier : montant de fraude à partir duquel la situation devient critique, activités critiques à cibler en priorité, clients les plus sensibles… <strong>Le choix et l’implication des complices sont essentiels, et je vous recommande vivement de les intégrer le jour J dans la cellule d’animation.</strong> Ils peuvent vous être d’une aide précieuse, et cela leur fera plaisir !</p>
<h2>2/ Construire le script de l&rsquo;exercice</h2>
<p>Place ensuite à la construction du script, qui consiste à définir minute par minute les informations qui seront communiquées aux joueurs. Le calibrage du rythme de l’exercice est un point complexe : doit-on envoyer un nouveau <em>stimuli</em> toutes les 2 minutes ? Toutes les 10 minutes ? <strong>La tentation de vouloir imposer un rythme infernal est grande pour « maîtriser » le scénario mais attention à laisser suffisamment d’espace de réflexion aux cellules.</strong> Si le scénario est bien construit, il n’y aura pas de place pour l’ennui… il ne faut jamais sous-estimer la capacité des joueurs à se créer leurs propres problèmes pendant l’exercice !</p>
<p>Le démarrage de l’exercice est un autre point complexe : doit-on débuter directement sur une situation de crise (par exemple, activation d’un Ransomware) ou sur une simple alerte qui permettra de tester le processus de mobilisation générale ? Sur le terrain, c’est presque toujours cette deuxième option qui est choisie. Elle permet de mobiliser les équipes techniques (CERT, SOC, IT…) sur toute la durée de l’exercice, dès l’alerte, et <strong>d’inclure les cellules décisionnelles plutôt en seconde partie d’exercice</strong>. Essayez de réserver l’agenda des membres du COMEX une journée entière… vous comprendrez rapidement que c’est la meilleure solution !</p>
<h2>3/ Préparer les stimuli</h2>
<p>L’attaque est maintenant scénarisée, le script est prêt… il ne reste plus qu’à produire ces fameux stimuli qui seront envoyés aux joueurs tout au long de l’exercice. Rapports techniques, faux <em>tweets</em>, messages de clients inquiets… il s’agit d’anticiper et de produire tout ce qui peut être utile pour les joueurs.</p>
<p><strong>Pour captiver, n’hésitez pas à recourir à la vidéo.</strong> En effet, rien de plus marquant qu’un faux reportage BFM relayant l’attaque en cours (logo, plateau… plus c’est réel et mieux ce sera). Et pour encore plus de réalisme, pensez à inclure dans les vidéos des personnes « connues » dans l’entreprise (message du PDG, interview d’un patron d’usine…). Idem côté technique : la durée des exercices ne permet souvent pas aux joueurs d’effectuer eux-mêmes les investigations techniques, mais ils vont en demander beaucoup aux animateurs. Rapport d’analyse de <em>malware</em>, extraits de journaux applicatifs, liste d’adresses IP… <strong>tout doit être prêt au maximum pour éviter la panique !</strong></p>
<p>Comme indiqué en introduction, les exercices les plus ambitieux peuvent nécessiter la création de 300 <em>stimuli</em> pour tenir la journée et rester crédibles… cela représente beaucoup de travail !</p>
<h1><strong>Jour J : tout le monde en scène !</strong></h1>
<p>Le jour J : 5h du matin, RDV avec toute l’équipe d’animation et les observateurs pour les derniers réglages et le café. Quelques heures plus tard, les observateurs se dispatchent dans leurs cellules de crise et commencent le briefing des joueurs.</p>
<h2>Démarrer sur de bonnes bases</h2>
<p><strong>Attention : pour beaucoup de joueurs, cela risque d’être leur premier exercice</strong>. Le briefing est essentiel pour éviter par exemple que&#8230;</p>
<ol>
<li>Les joueurs appellent la police (la vraie…) en plein milieu de l’exercice</li>
<li>Les joueurs contactent une mailing list de 400 personnes sans préciser que c’est un exercice</li>
<li>De vrais clients soient appelés pour être rassurés</li>
<li>Un site de production soit neutralisé « par prévention »&#8230;</li>
</ol>
<p>Oui, oui… ce sont des histoires vécues ! <strong>Pour éviter de telles situations, il est indispensable de marteler les règles du jeu lors du briefing</strong> : les joueurs doivent évidemment communiquer entre eux… mais pour contacter les parties prenantes extérieures, ils doivent passer par la cellule d’animation. Les animateurs et complices regroupés dans la cellule se retrouvent ainsi au fil de la journée dans la peau d’un client, d’un expert technique, d’un DG ou d’un régulateur… au gré des sollicitations des joueurs. Plutôt unique comme expérience !</p>
<h2>S&rsquo;appuyer sur une cellule d&rsquo;animation efficace</h2>
<p>La suite des événements dépend de l’efficacité de la cellule d’animation. Un exercice réussi comporte son lot d’improvisation le jour J. Il faut savoir réajuster les <em>stimuli</em> en fonction des réactions des joueurs, réagir en direct lorsqu&rsquo;ils vous appellent, accélérer ou temporiser le rythme de l’exercice en fonction des informations transmises par les observateurs… bref, <strong>la partition n’est jamais figée et la cellule d’animation va être mise à rude épreuve le jour de l’exercice.</strong> Responsable des animateurs, PMO, responsable technique, responsable métier, gestion de la cellule appels… les plus grands exercices de crise disposent de cellules d’animation particulièrement professionnalisées. Imaginez : 150 joueurs qui envoient chacun un mail ou une question toutes les 5 minutes… cela représente tout de même une trentaine de réponses par minute…</p>
<p>Pour ma part, je préfère ne prendre aucun risque le jour J et <strong>recréer des équipes qui ont l’habitude de fonctionner ensemble </strong>et se connaissent par cœur… C’est la meilleure manière de gagner les précieuses secondes qui éviteront à la cellule d’animation de partir elle-même en crise !</p>
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