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	<title>risques - RiskInsight</title>
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	<description>Le blog cybersécurité des consultants Wavestone</description>
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		<title>IA : Découvrez les 5 questions les plus fréquemment posées par nos clients ! </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Florian Pouchet]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 08 Nov 2023 11:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyberrisk Management & Strategy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’arrivée de l’intelligence artificielle générative (GenAI) dans le monde des entreprises marque un tournant dans l’histoire du numérique. Cela se manifeste par des outils novateurs comme ChatGPT d’OpenAI (qui a su s’implanter dans Bing sous le nom de « Bing Chat »,...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2023/11/ia-decouvrez-les-5-questions-les-plus-frequemment-posees-par-nos-clients/">IA : Découvrez les 5 questions les plus fréquemment posées par nos clients ! </a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p style="text-align: justify;">L’arrivée de l’intelligence artificielle générative (<em>GenAI</em>) dans le monde des entreprises marque un tournant dans l’histoire du numérique. Cela se manifeste par des outils novateurs comme ChatGPT d’OpenAI (qui a su s’implanter dans Bing sous le nom de « Bing Chat », exploitant le modèle de langage GPT-4) et Copilot de Microsoft 365. Ces technologies, qui étaient auparavant de simples sujets d’expérimentation et faisaient l’actualité dans les médias, sont désormais au cœur des entreprises, redéfinissant les workflows et dessinant la trajectoire future de secteurs entiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien qu’il y ait eu des avancées significatives en la matière, il existe également des défis. Par exemple, des données sensibles de Samsung ont été exposées sur ChatGPT par des employés (l’intégralité du code source d’un programme de téléchargement d’une base de données)<a href="#_ftn1" name="_ftnref1">[1]</a>. Pour ne rien arranger, ChatGPT [OpenAI], a subi une faille de sécurité qui a touché plus de 100 000 utilisateurs entre juin 2022 et mai 2023, et les informations d’identification compromises sont désormais échangées sur le <em>Dark Web</em><a href="#_ftn2" name="_ftnref2">[2]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, il n’est par surprenant qu’il y ait à la fois de l’enthousiasme et de la prudence à l’égard du potentiel de l’IA générative. Compte tenu de ces complexités, il est compréhensible que de nombreuses personnes soient confrontées à la difficulté de déterminer l’approche optimale de l’IA. Dans cette optique, cet article cherche à répondre aux questions les plus posées par nos clients.</p>
<p> </p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #9e189e;"><span style="color: #6c29ab;">Question </span><span style="color: #643d87;"><span style="color: #6c29ab;">1 : L’IA</span> <span style="color: #6c29ab;">générative n’est-elle qu’un effet de mode</span> <span style="color: #6c29ab;">? </span></span></span></h2>
<p style="text-align: justify;">L’IA est un ensemble de théories et de techniques mises en œuvre afin de créer des machines capables de simuler les fonctions cognitives de l’intelligence humaine (vision, écriture, mouvement…). Un sous-domaine de l’IA, particulièrement intéressant, est « l’IA générative ». Elle peut être définie comme une discipline utilisant des algorithmes avancés, notamment les réseaux de neurones artificiels, pour <strong>générer de manière autonome du contenu, </strong>qu’il s’agisse de textes, d’images ou de musique. Au-delà du <em>chatbot</em> bancaire qui répondant à vos interrogations, l’IA générative ne se limite pas à reproduire nos capacités de manière impressionnante, elle les améliore dans certains cas.</p>
<p style="text-align: justify;">Notre observation du marché indique que : la portée de l’IA générative est large et profonde. Elle contribue à divers domaines tels que la création de contenu, l’analyse de données, la prise de décision, le support client et même la cybersécurité (par exemple, en identifiant des structures de données anormales pour contrer les menaces). Nous avons identifié trois domaines dans lesquels l’IA générative est particulièrement utile.</p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;"><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-21789" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/11/Photo-1.png" alt="" width="605" height="338" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/11/Photo-1.png 605w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/11/Photo-1-342x191.png 342w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/11/Photo-1-71x39.png 71w" sizes="(max-width: 605px) 100vw, 605px" /></p>
<h3> </h3>
<h3>Personnalisation du marketing et de l’expérience client</h3>
<p style="text-align: justify;">L’IA générative permet de mieux comprendre les comportements et les préférences des clients. En analysant les modèles de données, elle permet aux entreprises d’élaborer des messages et des visuels sur mesure, améliorant ainsi l’engagement et garantissant des interactions personnalisées.</p>
<h3>Solutions no-code et amélioration du support client</h3>
<p style="text-align: justify;">Dans un monde numérique en constante évolution, les concepts de solutions no-code et d’amélioration du service client sont de plus en plus mis en avant. Bouygues Telecom est un bon exemple d’entreprise exploitant des outils avancés. Ils analysent activement les interactions vocales enregistrées lors de conversations entre les conseillers et les clients, dans le but d’améliorer la relation client<a href="#_ftn3" name="_ftnref3">[3]</a>. Dans le même registre, Tesla utilise l’outil d’IA « <a href="https://www.youtube.com/watch?v=1mP5e5-dujg">Air AI </a>» pour une interaction fluide avec les clients, qui permet de gérer les appels commerciaux avec des clients potentiels, allant même jusqu’à programmer des essais de conduite.  </p>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne la programmation, une expérience intéressante menée par l’un de nos clients se démarque. Impliquant 50 développeurs, le test a révélé que 25% des suggestions de code générées par l’IA ont été acceptées, entraînant une augmentation de 10% de la productivité. Cependant, il est encore tôt pour conclure sur l’efficacité réelle de l’IA générative en matière de programmation, mais les premiers résultats sont prometteurs et devraient s’améliorer. De plus, le problème lié aux droits de propriété intellectuel concernant le code généré par l’IA demeure un sujet de discussion.</p>
<h3>Veille documentaire et outil de recherche</h3>
<p style="text-align: justify;">L’utilisation de l’IA en tant qu’outil de recherche peut permettre de gagner des heures de travail, notamment dans les domaines où les corpus réglementaires et documentaires sont vastes (ex : secteur financier). Chez Wavestone, nous avons développé en interne, deux outils d’IA. Le premier, CISO GPT, permet aux utilisateurs de poser des questions spécifiques sur la sécurité dans leur langue maternelle. Une fois la question posée, l’outil parcourt la documentation afin d’extraire et de présenter les informations pertinentes. Le second outil, la bibliothèque de références GPT, fournit des CV d’employés de Wavestone ainsi que des références relatives à des missions antérieures pour la rédaction de propositions commerciales.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, bien que des outils comme ChatGPT (qui utilise des données provenant de bases de données publiques) soient indéniablement bénéfiques, c’est lorsque les entreprises exploitent leurs propres données qu’elles peuvent changer la donne. Pour cela, les entreprises doivent intégrer des capacités d’IA générative en interne ou mettre en place des systèmes assurant la protection de leurs données (comme des solutions cloud telles qu’Azure OpenAI ou des modèles propriétaires). <strong>Selon nous, l’IA générative vaut plus que le simple buzz qui l’entoure et est destinée à s’installer durablement.</strong> Il existe de réelles applications commerciales et une véritable valeur ajoutée, mais également des risques de sécurité. Votre entreprise doit initier cette dynamique pour pouvoir mettre en œuvre des projets d’IA générative de manière sécurisée.</p>
<p> </p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #6c29ab;">Question 2 : Quelle est la réaction du marché à l’utilisation de ChatGPT ?</span></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour approfondir le point de vue de ceux qui sont en première ligne en matière de cybersécurité, nous avons demandé aux CISO de nos clients leur avis sur les implications et les opportunités de l’IA générative. Par conséquent, le graphique ci-dessous illustre les opinions des CISO sur le sujet.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-21791" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/11/Photo-2.png" alt="" width="605" height="305" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/11/Photo-2.png 605w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/11/Photo-2-379x191.png 379w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/11/Photo-2-71x36.png 71w" sizes="(max-width: 605px) 100vw, 605px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Selon notre enquête, les retours des CISO peuvent être regroupés en trois catégories distinctes :</p>
<h3>Les pragmatiques (65%)</h3>
<p style="text-align: justify;">La plupart de nos répondants reconnaissent les risques potentiels de fuite de données avec ChatGPT, mais les assimilent aux risques rencontrés sur les forums ou lors d’échanges sur des plateformes telles que Stack Overflow (pour les développeurs). Ils estiment que le risque de fuites de données n’a pas changé de manière significative avec ChatGPT. Cependant, le buzz actuel justifie des campagnes de sensibilisation dédiées pour souligner l’importance de ne pas utiliser des données spécifiques à l’entreprise ou des données sensibles.</p>
<h3>Les visionnaires (25%)</h3>
<p style="text-align: justify;">Un quart des personnes interrogées considère ChatGPT comme un outil révolutionnaire. Ils ont constaté son adoption dans des départements tels que la communication et les services juridiques. Ils ont pris des mesures proactives pour comprendre son utilisation (quelles données, quel cas d’usage) et ont ensuite établi un ensemble de lignes directrices. Il s’agit d’une approche plus collaborative pour définir un cadre d’utilisation.</p>
<h3>Les sceptiques (10%)</h3>
<p style="text-align: justify;">Une partie du marché émet des réserves concernant ChatGPT. Pour eux, il s’agit d’un outil trop facile à utiliser à mauvais escient, qui fait l’objet d’une attention médiatique excessive et qui comporte des risques inhérents selon divers secteurs d’activité. Ainsi, en fonction de votre activité, cela peut être pertinent lorsque vous jugez que le risque de fuite de données et de perte de propriété intellectuelle est trop élevé par rapport aux bénéfices potentiels.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #9e189e;"><span style="color: #6c29ab;">Question</span> <span style="color: #6c29ab;">3 : Quels sont les risques liés à l’IA générative</span> <span style="color: #6c29ab;">? </span></span></h2>
<p style="text-align: justify;">En évaluant les différents points de vue sur l’IA générative au sein des organisations, nous avons classé les préoccupations en quatre catégories distinctes de risques, du moins grave <span style="color: #000000;">au</span> plus critique :</p>
<h3>Altération et dénaturation du contenu</h3>
<p style="text-align: justify;">Les organisations utilisant l’IA générative doivent protéger l’intégrité de leurs systèmes intégrés. Lorsque l’IA est manipulée de manière malveillante, cela peut conduire à la déformation de contenu authentique, conduisant à la désinformation. Cela peut produire des résultats biaisés, ce qui nuit à la fiabilité et à l’efficacité des solutions basées sur l’IA. Plus spécifiquement, pour les grands modèles de langage (<em>Large Language Models</em> – LLM) comme l’IA générative, il existe une préoccupation notable concernant l’injection d’invite (<em>prompt injection</em>). Pour atténuer cela, les organisations devraient :</p>
<ol style="text-align: justify;">
<li>Développer un système de classification des entrées (<em>inputs</em>) malveillantes qui évalue la légitimité de l’entrée d’un utilisateur, en veillant à ce que seuls les prompts légitimes soient traités.</li>
<li>Limiter la taille et modifier le format des entrées utilisateur. En ajustant ces paramètres, les chances de réussite de l’injection d’invite sont considérablement réduites.</li>
</ol>
<h3>Menaces de tromperie et de manipulation</h3>
<p style="text-align: justify;">Même si une organisation décide d’interdire l’utilisation de l’IA générative, elle doit rester vigilante face à l’augmentation potentielle de l’hameçonnage, des escroqueries et des attaques de type « <em>deepfake</em> ». Bien que ces menaces existent depuis un certain temps dans le domaine de la cybersécurité, l’introduction de l’IA générative intensifie leur fréquence et leur sophistication.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce potentiel est clairement illustré par une série d’exemples frappants. Ainsi, Deutsche Telekom a publié une <a href="https://www.youtube.com/watch?v=F4WZ_k0vUDM">vidéo</a> de sensibilisation montrant la capacité de l’IA générative à vieillir l’image d’une jeune fille à partir de photos/vidéos disponibles sur les réseaux sociaux.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, HeyGen est un logiciel d’IA générative capable de doubler des <a href="https://www.youtube.com/watch?v=gQYm_aia5No">vidéos</a> dans plusieurs langues tout en conservant la voix originale. Il est désormais possible d’entendre Donald Trump s’exprimer en français ou Charles de Gaulle converser en portugais.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces exemples illustrent clairement comment les attaquants peuvent exploiter ces outils pour imiter la voix d’un PDG, élaborer des emails d’hameçonnage convaincants ou créer des vidéos « <em>deepfake</em> » d’un réalisme saisissant, ce qui intensifie les défis en matière de détection et de défense.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour plus d’informations sur l’utilisation de l’IA générative par les cybercriminels, consultez <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2023/10/lindustrialisation-de-lia-par-les-cybercriminels-faut-il-vraiment-sinquieter/">l’article</a> dédié sur RiskInsight.</p>
<h3>Confidentialité des données et protection de la vie privée</h3>
<p style="text-align: justify;">Si les organisations décident d’autoriser l’utilisation de l’IA générative, elles doivent être conscientes que les immenses capacités de traitement de données offertes par cette technologie peuvent engendrer des risques non négligeables en matière de confidentialité et de protection de la vie privée. Ces modèles, bien qu’excellents dans la génération de contenu, sont susceptibles de divulguer des données d’entraînement sensibles ou de reproduire des contenus soumis au droit d’auteur.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, en ce qui concerne la protection des données personnelles, si l’on se réfère à la politique de confidentialité de ChatGPT, le chatbot est susceptible de collecter des informations comme les détails du compte, les données d’identification provenant de votre appareil ou navigateur, ainsi que les informations saisies dans le chatbot (qui pourraient être utilisées pour entraîner l’IA générative)<a href="#_ftn4" name="_ftnref4">[4]</a>. Selon l’article 3(a) des conditions générales d’Open AI, les entrées et sorties (<em>inputs/outputs</em>), appartiennent à l’utilisateur. Cependant, étant donné que ces données sont stockées et enregistrées par OpenAI, des préoccupations émergent quant à la propriété intellectuelle et aux éventuelles fuites de données (comme mentionné supra dans le cas de Samsung). Ces risques peuvent nuire considérablement à la réputation et à l’activité d’une organisation.</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pour ces raisons qu’OpenAI a mis en place l’abonnement ChatGPT Business, proposant un contrôle accru sur les données de l’organisation (avec, par exemple, le chiffrement AES-256 pour les données au repos, TLS 1.2+ pour les données en transit, l’authentification SSO SAML et une console d’administration dédiée)<a href="#_ftn5" name="_ftnref5">[5]</a>. Mais en réalité, tout dépend de la confiance que vous accordez à votre fournisseur et du respect des engagements contractuels. De plus, il existe aussi la possibilité de développer ou de former des modèles d’IA internes en utilisant les données de l’organisation pour une solution adaptée aux besoins spécifiques.</p>
<h3>Vulnérabilités des modèles et attaques</h3>
<p style="text-align: justify;">Alors que de plus en plus d’organisations utilisent des modèles d’apprentissage automatique, il est essentiel de comprendre que ces modèles ne sont pas infaillibles. Ils peuvent être confrontés à des menaces qui affectent leur fiabilité, leur précision ou leur confidentialité, comme cela sera expliqué dans la section suivante.  </p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #6c29ab;">Question 4 : Comment un modèle d’IA peut-il être attaqué ?</span></h2>
<p style="text-align: justify;">L’IA introduit des complexités supplémentaires qui s’ajoutent aux vulnérabilités existantes du réseau et de l’infrastructure. Il est crucial de noter que ces complexités ne sont pas spécifiques à l’IA générative, mais qu’elles sont présentes dans divers modèles d’IA. Comprendre ces modèles d’attaque est essentiel pour renforcer les défenses et garantir le déploiement sécurisé de l’IA. Il existe trois principaux modèles d’attaque (liste non exhaustive) :</p>
<p style="text-align: justify;">Pour des informations détaillées sur les vulnérabilités des grands modèles de langage et de l’IA générative, référez-vous au <a href="https://owasp.org/www-project-top-10-for-large-language-model-applications/assets/PDF/OWASP-Top-10-for-LLMs-2023-v05.pdf">“OWASP Top 10 for LLM”</a> de l’Open Web Application Security Project (OWASP).</p>
<h3>Attaques par évasion</h3>
<p style="text-align: justify;">Ces attaques ciblent l’IA en manipulant les entrées des algorithmes d’apprentissage automatique afin d’introduire des perturbations mineures qui entraînent des modifications significatives des sorties. De telles manipulations peuvent amener le modèle d’IA à classer de manière inexacte ou à ignorer certaines entrées. Un exemple classique serait de modifier des panneaux de signalisation pour tromper les voitures autonomes (identifier un panneau « stop » comme un panneau « priorité »). Cependant, les attaques par évasion peuvent également s’appliquer à la reconnaissance faciale. Une personne pourrait utiliser des motifs de maquillage subtils, des autocollants placés de manière stratégique, des lunettes spéciales ou des conditions d’éclairage spécifiques pour tromper le système, entraînant une mauvaise identification.</p>
<p style="text-align: justify;">En outre, les attaques par évasion ne se limitent pas à la manipulation visuelle. Dans les systèmes de commande vocale, les attaquants peuvent intégrer des commandes malveillantes dans du contenu audio ordinaire, de manière à ce qu’elles soient imperceptibles pour les humains mais reconnaissables par les assistants vocaux. Par exemple, des chercheurs ont démontré l’existence de techniques audio contradictoires ciblant des systèmes de reconnaissance vocale utilisés dans des enceintes intelligentes, telles qu’Alexa d’Amazon. Ainsi, une chanson ou une publicité apparemment ordinaire pourrait contenir une commande dissimulée ordonnant à l’assistant vocal d’effectuer un achat non autorisé ou de divulguer des informations personnelles, le tout à l’insu de l’utilisateur<a href="#_ftn6" name="_ftnref6">[6]</a>.</p>
<h3>Empoisonnement</h3>
<p style="text-align: justify;">L’empoisonnement est un type d’attaque dans lequel l’attaquant modifie les données ou le modèle pour influencer le comportement de l’algorithme d’apprentissage automatique (par exemple, pour saboter ses résultats ou insérer une porte dérobée). C’est comme si l’attaquant conditionnait l’algorithme en fonction de ses motivations. Ces attaques sont également appelées : attaques causatives.</p>
<p style="text-align: justify;">Conformément à cette définition, les attaquants utilisent des attaques par empoisonnement pour orienter un algorithme d’apprentissage automatique vers un résultat souhaité. Ils introduisent des échantillons malveillants dans l’ensemble des données d’apprentissage, ce qui conduit l’algorithme à se comporter de manière imprévisible. Un exemple connu est celui du chatbot de Microsoft, TAY, qui a été dévoilé sur Twitter en 2016. Conçu pour imiter les adolescents américains et converser avec eux, il s’est rapidement mis à agir comme un activiste d’extrême droite<a href="#_ftn7" name="_ftnref7">[7]</a>. Cela souligne le fait que, dans leurs premières phases d’apprentissage, les systèmes d’IA sont sensibles aux données qu’ils rencontrent. Les utilisateurs de 4Chan ont intentionnellement empoisonné les données de TAY avec leur humour et leurs conversations controversées.</p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, l’empoisonnement des données peut également être involontaire et résulter de préjugés inhérents aux sources de données ou de préjugés inconscients de ceux qui organisent les ensembles de données. Cela s’est manifesté lorsque les premières technologies de reconnaissance faciale ont eu des difficultés à identifier les teints de peau plus foncés. Il est donc nécessaire de disposer de données d’entraînement diversifiées et non-biaisées pour se prémunir contre les distorsions délibérées ou involontaires des données.</p>
<p style="text-align: justify;">Enfin, la prolifération en ligne d’algorithmes d’IA en open source, tels que ceux présents sur des plateformes comme Hugging Face, présente un autre risque. Les acteurs malveillants pourraient modifier et empoisonner ces algorithmes pour favoriser des biais spécifiques, conduisant des développeurs peu méfiants à intégrer par inadvertance des algorithmes corrompus dans leurs projets, perpétuant ainsi les biais ou les intentions malveillantes.</p>
<h3>Attaque oracle</h3>
<p style="text-align: justify;">Ce type d’attaque consiste à tester/sonder un modèle avec une série d’entrées soigneusement conçues, tout en analysant les sorties. Grâce à l’application de diverses stratégies d’optimisation et à des requêtes répétées, les attaquants peuvent déduire des informations confidentielles, mettant ainsi en péril la vie privée des utilisateurs, la sécurité globale du système où les règles de fonctionnement internes.</p>
<p style="text-align: justify;">Un exemple pertinent est celui du <em>chatbot</em> Bing de Microsoft, alimenté par l’IA. Peu après son lancement, un étudiant de Stanford, Kevin Liu, a exploité le <em>chatbot</em> à l’aide d’une attaque par injection d’invite, l’amenant à révéler ses directives internes et son nom de code « Sidney », alors que l’une des règles fondamentales du système était de ne jamais révéler ce type d’informations<a href="#_ftn8" name="_ftnref8">[8]</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Un précédent <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2023/06/attaquer-une-ia-un-exemple-concret/">article</a> de RiskInsight présentait un exemple d’attaque oracle et par évasion, ainsi que d’autres types d’attaques qui, bien que non spécifiques à l’IA, représentent néanmoins un risque important pour ces technologies.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #6c29ab;">Question 5 : Quel est l’état de la réglementation ? Comment l’IA générative est-elle réglementée ? </span></h2>
<p style="text-align: justify;">Depuis notre <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2022/06/lintelligence-artificielle-bientot-reglementee/">article</a> de 2022, il y a eu des <span style="color: #000000;">développements</span> significatifs dans la réglementation de l’IA à travers le monde.</p>
<h3 style="text-align: justify;">L’Union Européenne (UE)</h3>
<p style="text-align: justify;">L’objectif de la stratégie numérique de l’UE est de réguler l’IA, en garantissant son développement innovant et son utilisation, tout en assurant la sécurité et les droits fondamentaux des individus et des entreprises vis-à-vis de l’IA. Le 14 juin 2023, le Parlement européen a adopté et amendé la proposition de règlement sur l’Intelligence Artificielle, qui catégorise les risques liés à l’IA en quatre niveaux distincts : inacceptable, élevé, limité et minimal<a href="#_ftn9" name="_ftnref9">[9]</a>.</p>
<p><img decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-21793" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/11/Photo-3.png" alt="" width="605" height="301" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/11/Photo-3.png 605w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/11/Photo-3-384x191.png 384w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/11/Photo-3-71x35.png 71w" sizes="(max-width: 605px) 100vw, 605px" /></p>
<h3 style="text-align: justify;">États-Unis</h3>
<p style="text-align: justify;">Le Bureau de la politique scientifique et technologique de la Maison Blanche, guidé par les perspectives de diverses parties prenantes, a présenté le « <em>Blueprint for an AI Bill of Rights</em> »<a href="#_ftn10" name="_ftnref10">[10]</a>. Bien que non contraignant, ce document souligne l’engagement en faveur des droits civiques et des valeurs démocratiques dans la gouvernance et le déploiement de l’IA.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Chine</h3>
<p style="text-align: justify;">Compte tenu des préoccupations croissantes en matière d’IA, l’administration chinoise du cyberespace a proposé des mesures administratives pour les services d’intelligence artificielle générative. Visant à protéger les intérêts nationaux et à préserver les droits des utilisateurs, ces mesures offrent une approche holistique de la gouvernance de l’IA. Elles ont pour but d’atténuer les risques potentiels associés aux services d’intelligence artificielle générative, tels que la diffusion de fausses informations, les violations de la vie privée, les atteintes à la propriété intellectuelle et la discrimination. Toutefois, la portée territoriale de ces mesures pourrait poser problème aux fournisseurs étrangers de services d’IA en Chine<a href="#_ftn11" name="_ftnref11">[11]</a>.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Royaume-Uni</h3>
<p style="text-align: justify;">Le Royaume-Uni emprunte une voie distincte, en mettant l’accent sur une approche pro-innovation dans sa stratégie nationale en matière d’IA. Le Département pour la Science, l’Innovation et la Technologie a publié un livre blanc intitulé « <em>AI Regulation: A Pro-Innovation Approach</em> », axé sur le développement par le biais de réglementations minimales et d’investissements accrus dans l’IA. Le cadre britannique ne prescrit pas de règles ou de niveaux de risque à des secteurs ou technologies spécifiques. Il se focalise plutôt sur la réglementation des résultats générés par l’IA dans des applications précises. Cette approche est guidée par cinq principes fondamentaux : la sûreté &amp; la sécurité, la transparence, l’équité, la responsabilité &amp; la gouvernance, et la contestabilité &amp; la réparation<a href="#_ftn12" name="_ftnref12">[12]</a>.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Cadres de référence</h3>
<p style="text-align: justify;">Au-delà des règlementations formelles, plusieurs documents d’orientation existent, tels que le cadre de gestion des risques associés à l’IA du NIST et la norme ISO/IEC 23894. Ces textes fournissent des recommandations pour la gestion des risques liés à l’IA, se concentrant sur des critères destinés à instaurer la confiance dans les algorithmes. En fin de compte, l’enjeu ne se limite pas à la cybersécurité, il s’agit aussi et surtout de confiance.</p>
<p> </p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-21795" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/11/Photo-4.png" alt="" width="605" height="340" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/11/Photo-4.png 605w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/11/Photo-4-340x191.png 340w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2023/11/Photo-4-69x39.png 69w" sizes="auto, (max-width: 605px) 100vw, 605px" /></p>
<p> </p>
<p style="text-align: justify;">Avec un paysage réglementaire aussi vaste, les organisations peuvent se sentir dépassées. Pour les aider, nous suggérons de se concentrer sur des considérations clés lors de l’intégration de l’IA dans leurs opérations, afin d’établir une feuille de route pour atteindre la conformité.</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><strong>Identifier tous les systèmes d’IA existants</strong> au sein de l’organisation et établir une procédure ou un protocole pour identifier les nouvelles initiatives en matière d’IA.</li>
<li><strong>Évaluer les systèmes</strong> en utilisant des critères dérivés de cadres de référence, tels que le NIST.</li>
<li><strong>Classer les systèmes d’IA selon la classification du règlement sur l’IA</strong> de l’UE (inacceptable, élevé, limité, minimal).</li>
<li><strong>Déterminer l’approche de gestion des risques</strong> adaptée à chaque catégorie.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<h2 style="text-align: justify;"><span style="color: #6c29ab;">Question bonus : Cela étant dit, que puis-je faire maintenant ? </span></h2>
<p style="text-align: justify;">À mesure que le paysage numérique évolue, Wavestone met l’accent sur une approche globale de l’intégration de l’IA générative. Nous préconisons qu’un déploiement d’IA fasse l’objet d’une analyse de sensibilité rigoureuse, allant de l’interdiction pure et simple à une mise en œuvre guidée et une conformité stricte. Pour les systèmes classés à haut risque, il est primordial d’appliquer une analyse de risque détaillée basée sur les normes établies par l’ENISA et le NIST. Bien que l’IA introduise une couche sophistiquée, les principes fondamentaux de l’hygiène informatique ne doivent jamais être négligés. Nous recommandons l’approche suivante :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li><span style="color: #9e189e;"><strong><em><span style="color: #6c29ab;">Piloter &amp; Valider</span> <span style="color: #6c29ab;">:</span></em> </strong></span>commencez par évaluer le potentiel de transformation de l’IA générative dans votre contexte organisationnel. De plus, il est essentiel de comprendre les outils à votre disposition, de s’orienter parmi les diverses options disponibles et de prendre des décisions éclairées en fonction des besoins spécifiques et des cas d’utilisation.</li>
<li><span style="color: #6c29ab;"><strong><em>Perspective Stratégique </em>:</strong></span> Selon notre enquête auprès des CISO de nos clients, déterminez le niveau idéal d’adoption de l’IA pour votre entreprise. Vos aspirations correspondent-elles aux repères d’adoption de 10%, 65% ou 25% ?</li>
<li><span style="color: #6c29ab;"><strong><em>Atténuation des Risques :</em> </strong></span>Ancrez votre stratégie dans une évaluation des risques approfondie, en adéquation avec le niveau d’adoption de l’IA que vous envisagez.</li>
<li><span style="color: #6c29ab;"><strong><em>Élaboration de Politiques :</em> </strong></span>Basez-vous sur votre analyse avantages-risques pour élaborer des politiques d’IA solides et agiles.</li>
<li><span style="color: #6c29ab;"><strong><em>Apprentissage Continu &amp; Vigilance Réglementaire :</em></strong> </span>Maintenez un engagement constant pour rester au fait de l’évolution du paysage réglementaire, et tenez-vous informé des derniers outils, méthodes d’attaque et stratégies de défense.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref1" name="_ftn1">[1]</a> <a href="https://www.rfi.fr/fr/technologies/20230409-des-donn%C3%A9es-sensibles-de-samsung-divulgu%C3%A9s-sur-chatgpt-par-des-employ%C3%A9s">Des données sensibles de Samsung divulgués sur ChatGPT par des employés (rfi.fr)</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref2" name="_ftn2">[2]</a> <a href="https://www.phonandroid.com/chatgpt-100-000-comptes-pirates-se-retrouvent-en-vente-sur-le-dark-web.html">https://www.phonandroid.com/chatgpt-100-000-comptes-pirates-se-retrouvent-en-vente-sur-le-dark-web.html</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref3" name="_ftn3">[3]</a> <a href="https://www.cio-online.com/actualites/lire-bouygues-telecom-mise-sur-l-ia-generative-pour-transformer-sa-relation-client-14869.html">Bouygues Telecom mise sur l&rsquo;IA générative pour transformer sa relation client (cio-online.com)</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref4" name="_ftn4">[4]</a> <a href="https://www.bitdefender.fr/blog/hotforsecurity/quelles-donnees-chat-gpt-collecte-a-votre-sujet-et-pourquoi-est-ce-important-pour-votre-confidentialite-numerique/">Quelles données Chat GPT collecte à votre sujet et pourquoi est-ce important pour votre vie privée en ligne ? (bitdefender.fr)</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref5" name="_ftn5">[5]</a> <a href="https://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-openai-lance-un-chatgpt-plus-securise-pour-les-entreprises-91387.html">OpenAI lance un ChatGPT plus sécurisé pour les entreprises &#8211; Le Monde Informatique</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref6" name="_ftn6">[6]</a> <a href="https://ieeexplore.ieee.org/document/8747397">Selective Audio Adversarial Example in Evasion Attack on Speech Recognition System | IEEE Journals &amp; Magazine | IEEE Xplore</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref7" name="_ftn7">[7]</a> <a href="https://www.washingtonpost.com/news/the-intersect/wp/2016/03/25/not-just-tay-a-recent-history-of-the-internets-racist-bots/">Not just Tay: A recent history of the Internet’s racist bots &#8211; The Washington Post</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref8" name="_ftn8">[8]</a> <a href="https://www.phonandroid.com/microsoft-comment-un-etudiant-a-oblige-lia-de-bing-a-reveler-ses-secrets.html">Microsoft : comment un étudiant a obligé l&rsquo;IA de Bing à révéler ses secrets (phonandroid.com)</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref9" name="_ftn9">[9]</a> <a href="https://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/BRIE/2021/698792/EPRS_BRI(2021)698792_EN.pdf">Artificial intelligence act (europa.eu)</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref10" name="_ftn10">[10]</a> <a href="https://www.whitehouse.gov/wp-content/uploads/2022/10/Blueprint-for-an-AI-Bill-of-Rights.pdf">https://www.whitehouse.gov/wp-content/uploads/2022/10/Blueprint-for-an-AI-Bill-of-Rights.pdf</a></p>
<p style="text-align: left;"><a href="#_ftnref11" name="_ftn11">[11] </a><a href="https://www.china-briefing.com/news/china-to-regulate-deep-synthesis-deep-fake-technology-starting-january-2023/">https://www.china-briefing.com/news/china-to-regulate-deep-synthesis-deep-fake-technology-starting-january-2023/</a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="#_ftnref12" name="_ftn12">[12]</a> <a href="https://www.gov.uk/government/publications/ai-regulation-a-pro-innovation-approach/white-paper">A pro-innovation approach to AI regulation &#8211; GOV.UK (www.gov.uk)</a></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2023/11/ia-decouvrez-les-5-questions-les-plus-frequemment-posees-par-nos-clients/">IA : Découvrez les 5 questions les plus fréquemment posées par nos clients ! </a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Cybersécurité à l&#8217;heure du deepfake &#8211; Comment agir face à de fausses informations de plus en plus crédibles ? (2/2)</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/04/cybersecurite-a-lheure-du-deepfake-2-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Carole Meyziat]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2020 09:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyberrisk Management & Strategy]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Identity]]></category>
		<category><![CDATA[deepfakes]]></category>
		<category><![CDATA[médias]]></category>
		<category><![CDATA[risques]]></category>
		<category><![CDATA[stratégie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Nous avons vu dans la première partie de l’article les risques que présentent les deepfakes pour les entreprises. Dans cette partie, nous allons traiter des stratégies pour s’en prémunir et des actions concrètes à mettre en place dès maintenant pour...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/04/cybersecurite-a-lheure-du-deepfake-2-2/">Cybersécurité à l&rsquo;heure du deepfake &#8211; Comment agir face à de fausses informations de plus en plus crédibles ? (2/2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Nous avons vu dans la <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/04/cybersecurite-a-lheure-du-deepfake-1-2/">première partie de l’article</a> les risques que présentent les deepfakes pour les entreprises. Dans cette partie, nous allons traiter des stratégies pour s’en prémunir et des actions concrètes à mettre en place dès maintenant pour réduire les risques que présentent les deepfakes.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Différentes stratégies pour se prémunir des deepfakes</h2>
<p>En parallèle du cadre légal, les organisations publiques et privées s’organisent pour proposer des solutions permettant de détecter et d’empêcher la diffusion malveillante de <em>deepfakes.</em> On peut distinguer <strong>quatre stratégies pour s’en prémunir</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>1/ La détection d’imperfections</h3>
<p>Détecter les <em>deepfakes</em> par leurs imperfections est l’une des principales méthodes existantes. Certaines <strong>irrégularités</strong> restent présentes dans les contenus générés, comme le manque de clignements des yeux et de synchronisation entre les lèvres et la voix, les distorsions du visage et des accessoires (branches de lunettes), ou encore l’inexactitude du contexte (météo, localisation).</p>
<p><strong>Les <em>deepfakes </em>sont cependant construits pour apprendre de leurs erreurs</strong> et générer un contenu de plus en plus proche de l’original, rendant les imperfections moins perceptibles. Les outils utilisant cette stratégie de détection des <em>deepfakes</em> peuvent être efficaces mais nécessitent d’être sans cesse améliorés pour <strong>détecter des anomalies de plus en plus légères</strong>.</p>
<p>On peut citer dans cette catégorie de protection <em>Assembler</em>, un outil à destination des journalistes développé par Jigsaw (branche d’Alphabet, maison-mère de Google). Il permet de vérifier l’authenticité des contenus en les analysant via cinq détecteurs dont les anomalies de motifs et de couleurs, les zones copiées et collées, et les caractéristiques connues d’algorithmes de <em>deepfakes</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>2/ Le <em>screening</em> et l’analyse comparative</h3>
<p>Comparer les contenus à une <strong>base de données de vrais</strong> ou en <strong>cherchant des contenus similaires</strong> sur les moteurs de recherche pour voir s’ils n’ont pas été manipulés (par exemple, en trouvant la même vidéo avec un visage différent) est une autre stratégie permettant de se prémunir des <em>deepfakes.</em></p>
<p>En 2020, la <em>AI Foundation </em>devrait rendre disponible un plug-in, <em>Reality Defender, </em>à intégrer aux navigateurs et à insérer à terme aux réseaux sociaux. Celui-ci permettra de détecter les manipulations des contenus, ciblant dans un premier temps les politiciens. Les utilisateurs seront amenés à régler la sensibilité de cet outil, selon les manipulations qu’ils voudront détecter ou non pour ne pas être notifiés à chaque manipulations de média, notamment pour les manipulations les plus courantes (retouches d’une photo de la page Web faite sur Photoshop par exemple).</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>3/ Le tatouage numérique (<em>watermarking)</em></h3>
<p>Une troisième méthode consiste à marquer les contenus d’un tatouage numérique pour <strong>faciliter le processus d’authentification</strong> en en renseignant la source et en suivant les manipulations réalisées sur ces contenus.</p>
<p>Une équipe de l’Université de New York travaille sur un projet de recherche de création d’un appareil photo embarquant une technologie de <em>watermarking</em> destinée à marquer les contenus photographiés, afin non seulement d’authentifier la photographie d’origine, mais aussi de marquer et suivre toutes les modifications opérées sur la photographie pendant son cycle de vie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>4/ L’implication du facteur humain</h3>
<p>Impliquer les utilisateurs dans le processus de détection permet à la fois de <strong>mitiger les impacts</strong> des <em>deepfakes</em> en faisant prendre conscience que l’altération des contenus accédés est possible, et de <strong>réduire leur occurrence</strong> en leur permettant de reporter leurs suspicions de <em>deepfakes</em>.</p>
<p>Le plugin<em> Reality Defender </em>déjà évoqué offrira la possibilité aux utilisateurs de signaler les contenus qu’ils jugent faux pour en informer les autres utilisateurs – qui en plus de l’analyse réalisée par l’outil verront si les contenus ont été signalés par d’autres utilisateurs, offrant un second niveau de signalisation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Des <strong>initiatives portées par des coopérations d’acteurs multisectoriels</strong> <strong>combinent ces quatre stratégies</strong> pour une efficacité maximale contre les <em>deepfakes. </em>Certaines sont déjà utilisées ou testées par des journalistes. C’est le cas de InVID, initiative développée dans le cadre du programme de l’Union Européenne Horizon 2020 de financement de la recherche et de l’innovation, utilisé par l’Agence France-Presse.</p>
<p>Des solutions et stratégies émergent donc, le marché se construit, et de nouvelles solutions innovantes devraient apparaitre très prochainement avec les résultats du <em>Deepfake Detection Challenge. </em>Ce concours anti-<em>deepfake</em> a été lancé par Facebook à l’approche des élections présidentielles américaines, et plus de 2600 équipes s’y sont inscrites. Résultats le 22 avril !</p>
<p>Ci-dessous un tableau présentant des exemples d’initiatives combinant différentes stratégies pour se prémunir des <em>deepfakes.</em></p>
<figure id="post-13002 media-13002" class="align-center"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-13002" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/04/DEEPFAKES.png" alt="" width="1149" height="630" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/04/DEEPFAKES.png 1149w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/04/DEEPFAKES-348x191.png 348w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/04/DEEPFAKES-71x39.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/04/DEEPFAKES-768x421.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1149px) 100vw, 1149px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Différents moyens pour protéger son activité</h2>
<p>Le risque présenté par les <em>deepfakes</em> pour les entreprises est bien réel et voici quelques actions clés à lancer pour s’en protéger et mitiger ses impacts dès maintenant.</p>
<ul>
<li><strong>Evaluer son exposition : </strong>Les cas d’usage des <em>deepfakes</em> et le <em>worst-case scenario </em>de leur utilisation doivent être déterminés sur les <strong>périmètres de l’entreprise,</strong> en considérant les risques de fraude et de déstabilisation, et en identifiant la ou les stratégies de sécurité adaptées.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Sensibiliser : </strong>Les collaborateurs doivent être sensibilisés à la <strong>détection</strong> des <em>deepfakes</em> (pour éviter les cas de fraudes) mais aussi à la <strong>limitation des contenus partagés</strong> sur les réseaux sociaux pouvant être réutilisés pour produire des <em>deepfakes</em> (pour éviter la déstabilisation). A l’image des campagnes de faux phishing, cette sensibilisation porte à la fois sur la détection des défauts techniques (forme) des <em>deepfakes</em> (bien qu’elles seront amenées à disparaître avec le perfectionnement des techniques), mais surtout sur la détection du caractère suspect des informations (fond), invitant à la méfiance, au recoupement des informations et à la notification de suspicions aux équipes compétentes (que faire si je vois une vidéo suspecte de mon responsable communication sur les réseaux sociaux pendant le week-end ? Que faire si je reçois un message vocal de mon chef me demandant de réaliser une opération ponctuelle un peu hors de mon périmètre ?).</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Adapter ses processus de vérification :</strong> Les <strong>plans anti-fraude</strong> existants peuvent être repensés pour s’appliquer aux <em>deepfakes</em>. Par exemple, pour une fraude au président via <em>deepfakes</em>, une des recommandations est de proposer à son interlocuteur de raccrocher et le rappeler (si possible sur un numéro déjà connu, et après des vérifications internes). Pour les <strong>scénarios de fraudes les plus sensibles</strong>, ces processus de réactions doivent être <strong>définis très finement</strong> et les collaborateurs concernés régulièrement <strong>formés aux réflexes à adopter</strong>. Des outils tels que définis précédemment peuvent également être utilisés pour vérifier tout ou partie des médias consommés par les collaborateurs.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Protéger ses contenus : </strong>Les contenus représentant des collaborateurs partagés en interne et en externe par l’entreprise peuvent être <strong>contrôlés pour éviter qu’ils ne soient réutilisés pour produire des <em>deepfakes</em></strong>. Les entreprises peuvent limiter la <strong>diversité</strong> des données potentiellement utilisables par des personnes malintentionnées (angles de vues des personnes et types de médias) et jouer sur la <strong>qualité numérique</strong> (définition) des contenus partagés. En effet, plus les attaquants bénéficient de contenus divers et de bonne qualité représentant des collaborateurs, plus il est facile de les réutiliser pour générer des <em>deepfakes</em>. De plus, les entreprises peuvent limiter leurs moyens de communication à une <strong>chaine officielle, des réseaux sociaux vérifiés et leurs sites web officiels</strong> – ce qui crée des habitudes de consommation de contenus par l’audience, qui verra sa méfiance éveillée par toute diffusion sortant de ces habitudes.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong>Anticiper les crises : </strong>Les besoins de communications en cas d’<strong>incident avéré</strong> lié aux <em>deepfakes </em>doivent être prévus, et la gestion du cas du <em>deepfake</em> doit intégrer les scénarios de communications « génériques » adressés dans les plans de communication de crise<em>.</em></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-12959 media-12959" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-12959 aligncenter" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/04/Image-2-1.png" alt="" width="1506" height="734" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/04/Image-2-1.png 1506w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/04/Image-2-1-392x191.png 392w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/04/Image-2-1-71x35.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/04/Image-2-1-768x374.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1506px) 100vw, 1506px" /></figure>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/04/cybersecurite-a-lheure-du-deepfake-2-2/">Cybersécurité à l&rsquo;heure du deepfake &#8211; Comment agir face à de fausses informations de plus en plus crédibles ? (2/2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les enjeux de Cybersécurité autour de la Smart City (2/2)</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/03/enjeux-cybersecurite-smart-city-2-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Hervé Guillou-Hely]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2020 10:46:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cloud & Next-Gen IT Security]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[architecture]]></category>
		<category><![CDATA[changement]]></category>
		<category><![CDATA[données]]></category>
		<category><![CDATA[enjeux]]></category>
		<category><![CDATA[IoT]]></category>
		<category><![CDATA[protection des données]]></category>
		<category><![CDATA[risques]]></category>
		<category><![CDATA[smart city]]></category>
		<category><![CDATA[SOC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans un précédent article, nous avons vu que la Smart City induisait un changement de paradigme qui, associé aux fortes attentes du grand public sur la sécurité de ses données, nécessitait d’adapter l’approche d’un tel projet. En effet, à mesure...</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/03/enjeux-cybersecurite-smart-city-2-2/">Les enjeux de Cybersécurité autour de la Smart City (2/2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Dans un précédent <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/02/enjeux-cybersecurite-smart-city-1-2/">article</a>, nous avons vu que la Smart City induisait un changement de paradigme qui, associé aux fortes attentes du grand public sur la sécurité de ses données, nécessitait d’adapter l’approche d’un tel projet. En effet, à mesure que la Smart City se développe, l’activité urbaine devient de plus en plus dépendante de ses services, accroissant d’une part ses besoins de sécurité, mais aussi l’intérêt que lui porte les cyber attaquants. Fort de ces constats, l’enjeu sera donc d’identifier quelle démarche mettre en œuvre pour prendre en compte les risques cybersécurité et, à défaut de les supprimer totalement, les réduire. C’est l’objet de ce second article.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-12847 media-12847" class="align-none"></figure>
<h2>Penser un projet Smart City avec la cybersécurité</h2>
<p>Il est fondamental d’intégrer les aspects cybersécurité dès le démarrage d’un projet Smart City. En effet, le réaliser plus tard dans le projet pourra s’avérer plus complexe et couteux, avec le risque de ne pas en traiter / pouvoir traiter tous les risques.</p>
<p>Ceci nécessite de <strong>repenser l’organisation du projet vis-à-vis de la donnée</strong> et de <strong>la gouvernance de la sécurité</strong> : les principes de sécurité doivent être définis à l’échelle globale du projet et pris en compte par chacun des sous projets composant la Smart City, en fonction de leurs contraintes. Cela est d’autant plus vrai que les Smart Cities impliquent un grand nombre d’acteurs aux cœurs de métier, aux moyens et à la maturité cybersécurité différents. Une vision globale et partagée est indispensable pour s’assurer que chaque élément traite la donnée avec le niveau de sécurité adéquat.</p>
<p>Il convient ensuite de <strong>définir les grands principes d’architecture et d’interopérabilité</strong>, selon les contraintes inhérentes à la Smart City, liées à l’Edge Computing et au déploiement d’objets en milieu hostile. La résilience du système doit être au cœur des exigences de sécurité, la chute ou la compromission d’un élément ne devant pas entrainer la chute de la totalité du système.</p>
<p>A cet effet, des <strong>standards</strong> communs doivent être adoptés, en s’appuyant sur des frameworks spécifiques comme ETSI ou OneM2M. Ces derniers augmentent les chances de maintenir des systèmes interopérables évolutifs. Plus généralement, le NIST ou la norme ISO 27002 sont des référentiels de cybersécurité éprouvés sur lesquels il serait intéressant de s’appuyer.</p>
<p>Le mode de développement doit être <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2019/12/cybersecurity-transformation-agile/">agile</a>, en intégrant une vision sur le long terme pour anticiper les nouveaux cas d’usage, et en jalonnant court afin de délivrer rapidement les premiers services. <strong>La cybersécurité doit être incluse dans les processus de développement</strong>, par la définition d’<em>Evil User Stories</em>, permettant d’identifier et de prendre en compte les risques à chaque évolution des services ou du SI, et par la nomination d’experts cybersécurité dans un rôle de support et de validation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-12849 aligncenter" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-1-1.png" alt="" width="1034" height="338" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-1-1.png 1467w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-1-1-437x143.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-1-1-71x23.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-1-1-768x251.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1034px) 100vw, 1034px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La définition et le maintien d’un niveau de sécurité satisfaisant passera plus que jamais par l’intégration rigoureuse de la sécurité dans toutes les phases du projet, cela pouvant induire des investissements humain et technologique plus importants mais nécessaires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Protéger les données critiques et régulées</h2>
<p>Etant donnée la propension de la Smart City à collecter et traiter de grandes quantités de données, leur protection passera en premier lieu par <strong>l’identification des données et des actifs critiques</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-12851 media-12851" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-12851 aligncenter" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-2-1.png" alt="" width="1350" height="665" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-2-1.png 1350w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-2-1-388x191.png 388w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-2-1-71x35.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-2-1-768x378.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1350px) 100vw, 1350px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p>La majorité des services proposés par la Smart City sont à destination des citoyens. Par conséquent, des données identifiantes et ainsi potentiellement sensibles vont être collectées. Par ailleurs, une perte de disponibilité ou d’intégrité de certains services pourront avoir de graves répercussions étant donné que certaines composantes du SI ont une prise directe sur le monde physique. L<strong>es Smart Cities n’échappent pas aux réglementations</strong>, notamment au Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD), mais aussi selon les usages au Référentiel Général de Sécurité (RGS), à la Loi de Programmation Militaire (LPM) ou à la directive européenne Network and Information Security (NIS), dont les exigences en matière de protection des données devront être intégrées dans les programmes.</p>
<p>Des niveaux de classification de la sensibilité de la donnée doivent donc être formalisés afin de permettre la priorisation des actions et la mise en place de cadres de traitement des données critiques adaptés tels que le chiffrement et l’anonymisation.</p>
<p>Le problème de l’accès aux données devra aussi être posé. Les acteurs de la Smart City sont nombreux et il sera nécessaire de segmenter la « vision » qu’ils pourront avoir du SI. Cela passera par une phase préalable de définition des profils d’habilitations, nécessaires au respect du principe de moindre privilège, associée à une revue régulière de leurs affectations afin de s’assurer qu’elles soient toujours légitimes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Opérer sur des environnements de confiance</h2>
<figure id="post-12853 media-12853" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-12853 aligncenter" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-4-1.png" alt="" width="1133" height="141" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-4-1.png 1133w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-4-1-437x54.png 437w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-4-1-71x9.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-4-1-768x96.png 768w" sizes="auto, (max-width: 1133px) 100vw, 1133px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le projet Smart City s’appuiera nécessairement sur <strong>différents socles techniques et organisationnels</strong>. Si ces socles sont au Système d’Information ce que les fondations sont à une maison, il est aisé de comprendre qu’il sera difficile de bâtir quoi que ce soit si cette base est fragile.</p>
<p>Comme toujours, ces socles techniques doivent être couverts par les mesures fondamentales de la sécurité : mise en place de bulles de confiance, durcissement des systèmes, patch management, sécurisation des comptes à privilèges et de leur usage, etc.</p>
<p>Par ailleurs, un système d’information à la surface d’attaque aussi large que celui de la Smart City devra nécessairement rompre avec le modèle de sécurité traditionnel dit « château-fort », en jouant davantage sur des aspects de cloisonnement et de contrôle d’accès à la donnée elle-même. La conformité des actifs au sein du système d’information devra être évaluée continuellement en s’appuyant sur des référentiels de configuration et de durcissement communs. Les systèmes et applications exposés doivent faire l’objet de contrôles et audits, particulièrement pendant la phase de développement, mais aussi pendant la phase d’exploitation.</p>
<p>Par ailleurs, la continuité et la reprise d’activité devront être au cœur de la stratégie de sécurité. Des plans devront être formalisés, mais aussi testés, incluant à la fois les considérations techniques comme la résilience des différents systèmes, incluant la capacité à restaurer des systèmes indépendamment des autres, mais aussi organisationnelles par la réalisation d’exercices de gestion de crise.</p>
<p>Enfin, la Smart City impliquant un grand nombre d’acteurs, toutes les parties prenantes devraient garantir la mise en œuvre de moyens significatifs dans la protection des systèmes d’information impliqués et se conformer aux exigences de la politique de sécurité du projet. Pour cela, ils devront être engagés contractuellement, à minima par l’inclusion d’exigences de sécurité dans les contrats, mais aussi par la formalisation et la mise en œuvre de plans d’assurance sécurité, notamment pour les prestataires les plus critiques. Des contrôles réguliers pourront être commandités afin de s’assurer du maintien du niveau de sécurité dans le temps et adresser les futurs scénarios de risque.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Détecter, réagir et partager</h2>
<p>La Smart City ne peut se passer d’un <strong>service de détection et de traitement des incidents de sécurité</strong>.</p>
<p>Il conviendra de collecter les traces de l’activité sur les systèmes et rechercher les signaux faibles. Face au nombre important d’évènements à traiter, il sera indispensable de définir les risques dont on souhaite se prémunir et de s’appuyer sur des solutions de corrélation afin de faciliter ces recherches. L’utilisation d’outils d’automatisation permettra d’effectuer un premier tri des faux positifs, facilitant le travail des analystes dans la qualification des alertes de sécurité.</p>
<p>La construction du service de détection et de réaction pourra se faire en s’appuyant sur les référentiels PDIS et PRIS. On pourra au besoin recourir à des fournisseurs externes qualifiés sur ces deux services.</p>
<p>Le recours à des <strong>services de Cyber Threat Intelligence</strong> apportera un gain important d’efficacité dans la création et l’enrichissement des règles de détection du SOC. En effet, il sera ainsi possible d’adopter une posture de détection proactive en effectuant une veille sur les attaques ayant ciblé des Smart Cities et des modes opératoires utilisés. Ceci présentera également l’avantage d’améliorer l’efficacité du service de réaction par l’économie d’un temps d’investigation précieux.</p>
<p>Enfin, le processus de traitement des incidents de sécurité significatifs et majeurs ne pourra se faire sans la formalisation d’une <strong>cellule de gestion de crise</strong>, composée d’acteurs aux rôles bien définis et formés à cet exercice. Un point d’attention particulier sera porté sur le dispositif de communication externe, la « gravité » d’une crise dépendant autant de l’événement qui en est à l’origine que de la perception qu’en a le monde extérieur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<figure id="post-12855 media-12855" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-full wp-image-12855 aligncenter" src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-3-1.png" alt="" width="918" height="495" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-3-1.png 918w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-3-1-354x191.png 354w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-3-1-71x39.png 71w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2020/03/Image-3-1-768x414.png 768w" sizes="auto, (max-width: 918px) 100vw, 918px" /></figure>
<p>&nbsp;</p>
<p>En conclusion, et comme nous l’avons vu au travers de ces deux articles, la Smart City est une évolution qui s’impose d’elle-même dans une époque où se mêlent à la fois des enjeux démographiques, écologiques et économiques. Ses promesses sont séduisantes, mais le cadre de mise en œuvre peut susciter certaines craintes.</p>
<p>Comme pour n’importe quelle transformation numérique, la garantie d’un niveau de sécurité en adéquation avec les enjeux du projet passera nécessairement par l’identification des failles et des risques de sécurité qu’elle engendre.</p>
<p><strong>A l’ère des cyberguerres et des cybermenaces</strong>, la Smart City devrait être considérée comme un Fournisseur de Service Numérique, au sens de la directive NIS, et être protégée par les mesures de sécurité adaptées à ce statut.</p>
<p>La proposition de services sécurisés, respectueux des données de leurs usagers est une condition <em>sine qua none</em> au succès d’un projet Smart City, dont les bénéfices n’auront d’égal que l’ampleur de l’impact d’une cyberattaque réussie.</p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2020/03/enjeux-cybersecurite-smart-city-2-2/">Les enjeux de Cybersécurité autour de la Smart City (2/2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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		<title>L’homologation de sécurité, clé de voute de la mise en conformité LPM</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2018/01/homologation-de-securite-cle-de-voute-de-la-mise-en-conformite-lpm/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Fr@Nc0isLuqu3t]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jan 2018 17:38:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Digital Compliance]]></category>
		<category><![CDATA[analyse de risques]]></category>
		<category><![CDATA[ANSSI]]></category>
		<category><![CDATA[audit]]></category>
		<category><![CDATA[Homologation]]></category>
		<category><![CDATA[LPM]]></category>
		<category><![CDATA[risques]]></category>
		<category><![CDATA[sectoral regulations]]></category>
		<category><![CDATA[SIIV]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L&#8217;homologation, une démarche de maîtrise des risques sur le SI Dans le contexte de la Loi de Programmation Militaire (LPM), l’homologation est une procédure obligatoire qui s’applique aux Opérateurs d’Importance Vitale (OIV). Elle permet de maîtriser les enjeux et le...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h2>L&rsquo;homologation, une démarche de maîtrise des risques sur le SI</h2>
<p>Dans le contexte de la Loi de Programmation Militaire (LPM), l’homologation est une procédure obligatoire qui s’applique aux Opérateurs d’Importance Vitale (OIV). Elle permet de maîtriser les enjeux et le niveau de sécurité de <em>c</em><strong>haque Système d’Information d’Importance Vitale (SIIV).</strong></p>
<p>L’homologation est au cœur de la stratégie de mise en conformité LPM, car elle permet de <strong>décliner de manière concrète et opérationnelle les règles de la LPM </strong>tout en réduisant les risques de sécurité.</p>
<p>L’Agence Nationale de la Sécurité des Systèmes d’Information (ANSSI) a décrit dans <a href="https://www.ssi.gouv.fr/uploads/2014/06/guide_homologation_de_securite_en_9_etapes.pdf">un guide</a> les grandes étapes de l’homologation. Ainsi les étapes majeures d’une homologation sont :</p>
<ul>
<li>La définition de la stratégie d’homologation (document de cadrage décrivant les détails de réalisation de l’homologation)</li>
<li>La réalisation d’une analyse de risques sur le SIIV</li>
<li>La conduite d’un audit d’homologation</li>
<li>La décision d’homologation</li>
<li>Le suivi a posteriori de l’homologation</li>
</ul>
<p><strong>Cette décision doit être prise par l’autorité d’homologation (AH),</strong> personne morale portant la responsabilité de l’homologation pour un SIIV. Elle est aidée par la commission d’homologation, groupe d’experts internes chargé de préparer la décision d’homologation.</p>
<p>Les informations nécessaires à la prise de décision sont regroupées dans le dossier d’homologation. Cela permet à la commission d’homologation d’attester la connaissance du niveau de sécurité et d’accepter les risques résiduels. In fine, la commission d’homologation atteste que le niveau de risque est maîtrisé.</p>
<h2>Une démarche à éprouver au plus vite sur les SIIV existants</h2>
<h3>Rétro-homologation : comment homologuer les SIIV déjà en service ?</h3>
<p>Dans le cadre d’un SIIV déjà existant, le paradigme de l’homologation est différent, même si les objectifs restent les mêmes. L’analyse de l’existant constitue le point de départ de l’homologation, et la réalisation <strong>d’un audit à blanc (ou l’utilisation d’un rapport d’audit précédent)</strong> sert d’accélérateur dans la collecte d’information et dans l’identification des risques.</p>
<p>A l’inverse, les mesures de sécurité devront être appliquées sur un historique parfois lourd à transformer. Des <strong>mesures compensatoires </strong>doivent dès lors être identifiées, priorisées et mises en œuvre</p>
<p>Cette homologation a posteriori, ou rétro-homologation, doit permettre <strong>au métier d’assurer une prise en compte exhaustive des risques, et de prioriser les actions</strong> pour réduire les risques à un niveau acceptable, en mobilisant les budgets adéquats.</p>
<p>Même s’il est important de définir une procédure d’homologation en capacité de traiter les nouveaux SIIV à venir, <strong>ce sont surtout les SIIV existants qui occupent les OIV à l’heure actuelle,</strong> et la rétro-homologation est prioritaire.</p>
<h3>Adopter une approche projet <em>test &amp; learn</em></h3>
<p>Afin de définir et déployer une procédure d’homologation sur son périmètre LPM, l’OIV peut <strong>définir un pilote initial,</strong> pour roder et perfectionner le processus, avant de l’industrialiser sur l’ensemble des SIIV.</p>
<p>L’objectif de cette phase pilote est de<strong> confronter la méthodologie à la réalité terrain</strong>, dans une optique de validation de la démarche et des étapes définies (procédures, interlocuteurs à solliciter, etc.). Cette approche fait ressortir <strong>les points de difficultés </strong>(SI d’administration, cloisonnement, patch management, …), et permet d’apporter <strong>un plan de remédiation concret et réalisable.</strong></p>
<p>Le choix du SIIV pilote est primordial pour pouvoir <strong>anticiper les problématiques qui vont être rencontrées.</strong> Ainsi, il est préférable de choisir un SIIV pilote représentatif de l’ensemble des autres SIIV (taille moyenne, interactions limitées, etc.).</p>
<h3>Démontrer la sécurité apportée par la LPM</h3>
<p>Au sein des différents chantiers et projets engendrés par la LPM, celui de l’homologation permet de <strong>concrétiser le renforcement effectif de la sécurité</strong>. Non seulement en <strong>mettant en visibilité</strong> la sécurité de manière interne à un haut niveau (DG, autorité d’homologation) et de manière externe (ANSSI, État), mais également en <strong>mesurant la réduction des risques</strong> exigée (analyse de risques) et réalisée (audit).</p>
<p>La réalisation de l’homologation permet de <em>c</em><strong>ommuniquer sur les risques réels,</strong> d’identifier, de sensibiliser et de <strong>responsabiliser les acteurs concernés</strong> (en particulier la Direction au travers du rôle de l’autorité d’homologation).</p>
<p>L’ensemble des actions de mise en conformité LPM est regroupé dans le <strong>dossier d’homologation,</strong> et porte une réalité pratique. On y retrouve notamment les constats de sécurité, les points bloquants et un aperçu du degré de complexité de la mise en conformité.</p>
<p>Le dossier d’homologation doit être <strong>à la disposition de l’ANSSI.</strong> À ce titre, il constitue la vitrine de l’OIV vis-à-vis de la l’ANSSI pour la LPM, et gagne à ne pas être bâclé ! Il doit démontrer les acquis de sécurité et la validation concrète des réponses théoriques de mise en conformité.</p>
<h2>Assurer le maintien de la sécurité dans le temps</h2>
<h3>Créer une dynamique d&rsquo;homologation</h3>
<p>Une homologation ne s’arrête pas lorsque la décision d’homologation est prononcée et le système mis en production. Cette étape ne marque que le commencement du management des risques. Il s’agit par la suite d’animer, de mettre en visibilité et d’assurer un contrôle permanent de la sécurité. L’arrêté précise que l’homologation doit être renouvelée au minimum <strong>tous les 3 ans,</strong> où lors <strong>d’évolutions majeures sur le SIIV, qui remettent en cause le contexte sécurité du SIIV</strong> tel que décrit dans l’analyse de risques.</p>
<p>Pour les SIIV existants, il est donc nécessaire de mettre en place un processus pour contrôler et détecter les évolutions du contexte de sécurité du SIIV. Cela doit notamment s’appuyer sur une organisation, par exemple avec <strong>un acteur en charge de détecter et d’évaluer ces évolutions de contexte.</strong> Il peut notamment établir une <strong>liste d’événements déclencheurs </strong>(par exemple : changement d’exposition du SIIV, arrivée de prestataires, évolution fonctionnelle du SIIV, modification d’infrastructure ou de gestion opérationnelle) qui servira de base à l’évaluation du besoin de renouvellement.</p>
<p>La mise en place du comité de gouvernance de l’homologation permet d’assurer une <strong>animation du processus d’homologation.</strong> La mise à jour de la méthodologie d’Intégration de la Sécurité dans les Projets permet de capter les nouveaux projets, d’y appliquer le management des risques dès le début du projet et d’anticiper la mise en conformité d’un SIIV.</p>
<h3>Poser un cadre clair et compréhensible pour les propriétaires applicatifs</h3>
<p>Les propriétaires applicatifs représentent des acteurs clés dans le maintien de la sécurité et de l’homologation dans le temps. Non seulement car ils possèdent une bonne vision de leur SIIV, mais également car ils en perçoivent les évolutions. S’ils ont « peur » de la LPM, cela peut amener à une mauvaise implémentation de la sécurité. Au contraire, une <strong>bonne compréhension des enjeux </strong>de la LPM, de l’homologation et de l’amélioration continue est bénéfique pour la sécurité du SIIV.</p>
<p>Il est recommandé de prêter une attention particulière sur<strong> l’accompagnement et la sensibilisation des propriétaires applicatifs à la sécurité</strong> en général, et à l’homologation en particulier. Dans une démarche gagnant-gagnant, il faut embarquer et fédérer les propriétaires applicatifs pour bonifier la sécurité dans le temps.</p>
<h2>L&rsquo;homologation de sécurité, une démarche permettant d&rsquo;approfondir la maîtrise des risques dans la durée</h2>
<p>Au-delà de la contrainte réglementaire pure, la LPM doit être considérée comme un formidable accélérateur permettant <strong>d’approfondir la maitrise des risques au sein de l’Opérateur d’Importance Vitale,</strong> depuis les équipes opérationnelles, les propriétaires applicatifs et jusqu’à la Direction.</p>
<p>Après une première étape de mise à niveau et de mesures de réduction des risques sur les SIIV existants, l’enjeu de l’homologation est d’assurer le maintien dans le temps du niveau de sécurité sur le périmètre des SIIV. A ce titre, il est nécessaire <strong>d’animer dans le temps les différentes instances,</strong> afin de conserver la dynamique initiale.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Les « Fintech », quelle appréhension des risques à l’heure de la révolution digitale ?</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2017/06/fintech-apprehension-risques-heure-revolution-digitale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[B3noitL4diEu]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 08 Jun 2017 12:08:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cyber for Financial Services]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersecurity & Digital Trust]]></category>
		<category><![CDATA[Banque]]></category>
		<category><![CDATA[blockchain]]></category>
		<category><![CDATA[financial services cyber]]></category>
		<category><![CDATA[risques]]></category>
		<category><![CDATA[technologies]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le phénomène Fintech est en pleine croissance, dans le monde et également en France où de nombreuses start-ups se font remarquer. En Juin 2015 l’association France Fintech  a été créée dans le but de fédérer et promouvoir l’activité des différents...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h1></h1>
<p>Le phénomène <em>Fintech</em> est en pleine croissance, dans le monde et également en France où de nombreuses start-ups se font remarquer. En Juin 2015 l’association <a href="http://www.francefintech.org/">France Fintech </a> a été créée dans le but de fédérer et promouvoir l’activité des différents acteurs du secteur en les mettant en relation avec les clients, investisseurs, pouvoirs publics ainsi qu’avec l’écosystème bancaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Un marché en pleine croissance</h2>
<p>A l’échelle mondiale, <strong>les investissements dans le secteur des <em>Fintech</em> ont été multipliés par 10 entre 2010 et 2015 pour atteindre 22 Milliards de dollars</strong>. Le montant des investissements réalisés sur l’année 2016 sont <a href="https://letstalkpayments.com/global-fintech-funding-36-bn-2016/%20">quant à eux estimés à 36 Milliards de dollars</a>, constituant une large augmentation suite à l’arrivée de <a href="https://www.bbva.com/en/news/economy/computerstudies-sciences-and-development/bbva-increases-fintech-fund-250m/">plusieurs acteurs financiers majeurs souhaitant prendre leur part dans ce marché plus que prometteur</a>.</p>
<figure id="post-9784 media-9784" class="align-none"><img loading="lazy" decoding="async" class="aligncenter wp-image-9784 " src="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/06/Fintech.png" alt="" width="521" height="300" srcset="https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/06/Fintech.png 782w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/06/Fintech-120x70.png 120w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/06/Fintech-332x191.png 332w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/06/Fintech-768x442.png 768w, https://www.riskinsight-wavestone.com/wp-content/uploads/2017/06/Fintech-68x39.png 68w" sizes="auto, (max-width: 521px) 100vw, 521px" /></figure>
<p style="text-align: center;"><em>Source : Visual Capitalist</em></p>
<p><em> </em></p>
<p><strong>La commission Européenne a par ailleurs adopté en Octobre 2015 la directive <em>PSD2</em></strong><em>, </em>offrant un cadre légal promouvant l’utilisation de solutions innovantes et disruptives pour les services bancaires et de paiement. En effet cette nouvelle directive a fait évoluer la définition d’une « institution de paiement » en la rendant plus souple et permettant à de nouveaux tiers d’accéder au marché des services bancaires, représentant une réelle opportunité pour les acteurs de la <em>Fintech</em>.</p>
<p>Cette directive s’applique depuis le 1<sup>er</sup> Janvier 2016 à tous les pays de l’Union Européenne et a considérablement modifié le rôle de ces nouveaux entrants dans le paysage bancaire. En effet, <strong>cette nouvelle réglementation impose aux banques de s’ouvrir à ces nouveaux entrants</strong> en développant des API permettant aux <em>Fintech</em> d’interagir avec leurs applications bancaires et d’avoir accès à certaines de leurs données client. Ce nouveau contexte perçu initialement comme une menace pour les institutions financières historiques s’est transformé en opportunité pour les banques qui ont accéléré leur processus de digitalisation.</p>
<p>Effectivement, la stratégie de transformation digitale des institutions bancaires a embrassé ce changement et <strong>de grandes banques n’ont pas hésité à créer des partenariats ou acquérir des start-ups de la <em>Fintech</em></strong>, à l’exemple de la Société Générale qui a racheté Fiduceo ou de la BNP qui s’est associée avec le projet de Xavier Niel, Station F, le plus grand campus de start-up du monde situé à Paris. La disruption constatée de l’industrie bancaire par les <em>Fintech</em> vient à la fois de l’évolution et de la simplification des services aux clients grâce à une expérience utilisateur et une flexibilité améliorées mais également des nouvelles technologies qui vont être le support de ces services novateurs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Les Smartphones : Pilier des <em>Fintech</em></h2>
<p>L’évolution des <em>Fintech</em> a été propulsée ces dernières années grâce à deux facteurs majeurs qui ont été les catalyseurs du développement de ce secteur.</p>
<p>D’une part, la crise financière de 2008 : les marchés s’effondrent, les grandes banques d’investissement font faillite. Les investisseurs ne font plus confiance aux grandes institutions financières qui accusent les pertes ; un certain nombre d’entre eux préfèrent alors se tourner vers les entreprises digitales et prometteuses de la <em>Silicon Valley.</em></p>
<p>Second facteur : l’année 2008 a également été l’année de création de la <em>Blockchain</em>, c’est aussi l’année de l’avènement des Smartphones, suite la révolution initiée par Apple en 2007 avec la sortie de l’iPhone. Les solutions proposées par les <em>Fintech</em> se voulant disruptives et basées sur la flexibilité et la simplicité d’utilisation, leur croissance s’est vu boostée par la généralisation des smartphones, devenus indispensables au quotidien. L’expansion des <em>Fintech</em> a donc été favorisée par le gain de maturité des smartphones et des applications qu’ils hébergent ce qui leur a permis de développer et diffuser leurs services au plus proche des utilisateurs.</p>
<p>Le smartphone est également un vecteur majeur de la transformation des moyens de paiement, consenti comme un des secteurs à être le plus remodelé par les <em>Fintech</em>. Le Smartphone est à la fois le terminal permettant d’accéder aux services mais devient également un moyen de paiement matériel avec les puces NFC, au même titre qu’une carte bancaire. Des applications telle que Lydia permettent également aux utilisateurs de transférer de l’argent gratuitement à leurs contacts sans avoir à passer par le traditionnel virement bancaire.</p>
<p>La sécurité des Smartphone est donc primordiale pour protéger les fonds des utilisateurs, ce qui n’est pas une mince affaire. Dès le lancement de <em>Apple Pay</em> sur I’iPhone, des vulnérabilités dans la conception de la fonction <a href="http://info.rippleshot.com/blog/apple-pay-and-fraud-what-you-need-to-know">avaient engendré un taux de 6% d’opérations frauduleuse en 2016</a> car il était possible d’utiliser n’importe quel numéro de carte sans le CVV et sans vérification d’identité de l’utilisateur pour effectuer des paiements.</p>
<p>Cependant, <strong>la sécurisation des <em>Fintech</em> ne peut reposer uniquement sur celle des smartphones et doit prendre en compte l&rsquo;ensemble des maillons de la chaîne</strong> : depuis la conception du service jusqu’au data center où l’entreprise héberge ses infrastructures.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>La maîtrise des technologies et la sécurité des terminaux : facteurs de risques majeurs</h2>
<p>La programmation, les infrastructures utilisées et le terminal de l’utilisateur sont autant d’éléments critiques pour la fiabilité, la robustesse, la sécurité et l’intégrité d’un service financier. Chacun de ces éléments possède des faiblesses particulières qu’il est important de sécuriser avec des moyens appropriés qui répondent à la fois aux réglementations référentes ainsi qu’aux risques externes et internes. Les principales failles identifiées pour les éléments sur lesquels se reposent les services des <em>Fintech </em>sont les suivantes :</p>
<h3>1) Les Terminaux</h3>
<p>Comme évoqué précédemment, la majorité des services financiers proposés par les <em>Fintech</em> sont accessibles par les utilisateurs depuis leurs propres terminaux (PC, tablettes, smartphones…). <strong>La sécurité des opérations réalisées est donc fortement dépendante du niveau de sécurité du terminal utilisé</strong>. En 2016, il s’est avéré que les smartphones au même titre que les ordinateurs étaient la cible de malwares de type cheval de Troie permettant de récupérer les identifiants de connexion des utilisateurs sur les pages d’accueil de leur banque en ligne. Cette faiblesse intrinsèque au système d’exploitation du Smartphone n’est généralement détectée que trop tard et est alors déjà exploitée par les attaquants. En ce qui concernent les <em>Fintech</em>, la solution la plus utilisée afin de se prémunir contre les opérations frauduleuses suite au vol d’identifiants de connexions est l’authentification à facteurs multiples. Cette méthode déjà largement utilisée par les entreprises est maintenant de plus en plus répandue aux particuliers pour se connecter à une application sensible en ligne. Les seconds facteurs sont généralement un code envoyé par SMS ou générés par une application dédiée ou encore une authentification biométrique grâce aux capteurs d’empreintes intégrés dans les smartphones. Cependant même une identification à deux facteurs avec envoi d’un code par SMS peut être inefficace face à des attaquants déterminés qui pourraient intercepter les SMS s’ils compromettent le smartphone au préalable.</p>
<p>Les fabricants œuvrent donc à la sécurisation de leur terminaux mobiles et en font même une priorité avec des mise à jour de sécurité régulières ayant pour but de couvrir les vulnérabilités qui sont détectés. <strong>Chaque faille découverte dans le système d’exploitation d’un terminal est largement médiatisée et pourrait avoir un impact significatif sur les ventes dans ce marché très compétitif où une sensibilisation naissante pour la sécurité chez les clients peut influer sur l’achat final</strong>. Les smartphones récents sont donc généralement considérés comme étant moins vulnérables qu’un ordinateur portable vieillissant.</p>
<h3>2) La programmation</h3>
<p>Le cas du fond d’investissement participatif et mutualisé <a href="https://www.nextinpact.com/news/100336-the-dao-pirate-derobe-50-millions-dollars-contre-attaque-se-prepare.htm"><em>The DAO</em></a> <em>,</em> basé sur la <em>Blockchain</em> « Ethereum », réseau utilisant une monnaie cryptographique décentralisée, est un exemple intéressant pour illustrer comment une erreur de programmation peut mener à une importante perte financière. En effet une erreur présente dans le code permettant de réaliser de fausses transactions a résulté au détournement de 50 Millions de dollars appartenant aux différents « actionnaires » de <em>The DAO</em>.</p>
<p>Ce risque de piratage via une faille de programmations est omniprésent pour les entreprises développant des applications et autres services web. <strong>Il est cependant possible de limiter les risques dus à ces failles de programmation en réalisant des audits sur les codes sources et en utilisant des scanners de vulnérabilités sur les applications</strong>.</p>
<p>En 2016 le chercheur <a href="https://www.nextinpact.com/news/102672-n26-corrige-plusieurs-failles-securite-neo-banques-en-question.htm">Vincent Haupert a réussi à pirater l’application mobile de la néo-banque allemande 100% en ligne N26 </a> sans compromettre le smartphone mais en se basant sur des faiblesses dans l’architecture de l’application. Il a pu en prendre le contrôle total et effectuer des transactions illicites. A la suite de cette découverte la banque a lancé une campagne de « Bug Bounty », opération visant à rémunérer les personnes qui signaleraient des failles de sécurité. De nombreuses entreprises telles que les GAFA, mais également de taille plus modeste, ont déjà eu recours à ce type de campagne pour détecter de potentielles failles au sein de leurs produits.</p>
<p><strong>Les <em>Fintech</em> doivent donc mettre la sécurité au cœur de leurs préoccupations pour le développement de leurs services est donc en l’intégrant dès la conception</strong>. D’autant plus, le secteur financier est la cible privilégiée pour les attaquants qui cherchent à exploiter toutes les failles qu’ils peuvent identifier afin de détourner des montants importants. Les <em>Fintech</em> se développant en accéléré, la course à la croissance prime parfois sur la sécurisation des produits.</p>
<h3>3) Les infrastructures</h3>
<p>Telles Treezor et Mangopay, <strong>certaines start-ups choisissent de déléguer l’hébergement de leurs applicatifs et de leurs données à des fournisseurs Cloud pour se concentrer sur leurs cœurs de métiers</strong>. Mais le Cloud n’est pas infaillible, par exemple, le 28 Février 2016, des milliers de sites internet et d’applications web appartenant à différentes grandes entreprises dont Apple ont été inaccessibles et ce dans le monde entier, suite à une panne du Cloud <a href="https://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/0211840294834-une-panne-du-cloud-damazon-a-impacte-une-centaine-de-milliers-de-sites-web-2068800.php"><em>Amazon</em></a>.</p>
<p>Le choix des fournisseurs pour les services Cloud en <em>IaaS</em> et <em>PaaS</em> n’est donc pas à négliger pour les entreprises fournissant des services sensibles telles que les <em>Fintech. </em>Ces dernières sont soumises à de nombreuses réglementations bancaires comme la norme <em>PCI DSS</em> pour la protection des données de comptes ou bien européennes avec la <em>GDPR </em>(Règlement général pour la protection des données) qui entrera en vigueur en Mai 2018 et exposera les entreprises à des sanctions financières très dissuasives (jusqu’à 4% du CA mondial).</p>
<p>Les entreprises doivent donc pouvoir s’assurer que le niveau de sécurité ainsi que les processus associés mis en place par leurs fournisseurs sont conformes à ces réglementations auxquelles elles sont assujetties. Dans le but d’aider les entreprises à aborder la décentralisation de leurs infrastructures, l’ANSSI a sorti fin 2016 son référentiel visant à certifier les prestataires Cloud de confiance avec le label Franco-Allemand : <em>European Secure Cloud</em>.</p>
<p>Dans le contexte plus spécifique de la <em>Fintech, </em>l’ANSSI s’est également invitée autour de la table pour apporter ses recommandations. En effet l’ANSSI est devenue partenaire du <em>Forum FinTech </em>créé par l’Autorité des marchés financiers (AMF) et l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR). Ce forum a pour but de favoriser l’émergence de ces nouveaux acteurs du secteur financier en évaluant les enjeux associés à leur développant aussi bien qu’il s’agisse de risques ou d’opportunités.</p>
<p><strong>Les agences nationales, conscientes des challenges liés à la transformation du secteur financier, œuvrent dans le but d’apporter plus de transparence aux entreprises vis-à-vis de leur écosystème global mais également pour la cybersécurité</strong>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Des risques bien difficiles à couvrir pour les Fintech</h2>
<p>Ainsi, les risques cybers omniprésents pour toute entreprise, sont d’autant plus critiques pour les <em>Fintech. </em>Les infections virales et autres cryptolockers, les attaques d’applications web et le <em>DDoS (Distributed Denial of Service) </em>pour ne citer que les plus fréquents, peuvent impacter aussi bien les terminaux, les applications ainsi que les infrastructures comme détaillé ci-dessus.</p>
<p>La lutte contre ces risques, inévitables pour une entreprise dont les applications sont exposées sur Internet, nécessite des compétences en sécurité spécifiques ainsi que la mise en place de plans de réponse à incident afin de garantir l’intégrité et la qualité des services. Pour répondre à ces challenges, les banques disposent de moyens considérables tels que des équipes assurant une supervision continue des infrastructures digitales et investissent plusieurs dizaines de millions d’euros par an uniquement afin d’assurer leur cybersécurité. A l’heure actuelle, les <em>Fintech</em> ne sont pas toujours en mesure de mettre en place des moyens financiers et humains comparables, cependant leur avantage réside dans l’agilité et le peu d’historique et d’obsolescence de leurs infrastructures permettant de mettre en place des moyens de sécurité efficaces plus rapidement et à moindre coût. De plus <strong>la collaboration de plus en plus intime entre les grands acteurs historiques et les <em>Fintech </em>leur permet de bénéficier de leur maturité en termes de sécurité</strong>, tout l’enjeu étant de trouver l’équilibre entre sécurité et flexibilité, un des facteurs du succès des <em>Fintech.</em></p>
<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2017/06/fintech-apprehension-risques-heure-revolution-digitale/">Les « Fintech », quelle appréhension des risques à l’heure de la révolution digitale ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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		<title>Les comités spécialisés : articles 104 et 105 de l’arrêté du 3 novembre 2014</title>
		<link>https://www.riskinsight-wavestone.com/2015/03/les-comites-specialises-articles-104-et-105-de-larrete-du-3-novembre-2014/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[L@etiti@Poitevien]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2015 16:00:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Métiers - Banque]]></category>
		<category><![CDATA[comités de direction]]></category>
		<category><![CDATA[comités spécialisés]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernance]]></category>
		<category><![CDATA[Règlementation]]></category>
		<category><![CDATA[risques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La substitution du règlement 97-02 par l’arrêté du 3 novembre 2014 L’arrêté du 3 novembre 2014 sur le contrôle interne abroge le règlement n°97-02 du CRBF. S’il reprend en grande partie la totalité des dispositions du précédent règlement en matière...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<h2>La substitution du règlement 97-02 par l’arrêté du 3 novembre 2014</h2>
<p>L’arrêté du 3 novembre 2014 sur le contrôle interne abroge le règlement n°97-02 du CRBF. S’il reprend en grande partie la totalité des dispositions du précédent règlement en matière de contrôle interne, les principales modifications concernent notamment la gouvernance et plus précisément la mise en place de comités spécialisés.</p>
<p>Jusque-là restée à la seule discrétion des établissements, l’ordonnance n° 2014-158 du 20 février 2014 a donné une base légale à la constitution de tels comités par les établissements d’« une importance significative ». Ainsi, une nouvelle sous-section 4 est introduite à la section relative à la gouvernance des établissements de crédit et des sociétés de financement du Code monétaire et financier.</p>
<p>L’ordonnance a laissé le soin à un arrêté de préciser le critère d’établissement d’« importance significative ». C’est chose faite aux articles 104 et 105 de l’arrêté du 3 novembre 2014. Aussi, tout établissement dont le total de bilan social ou consolidé est supérieur à 5 milliards d&rsquo;euros doit constituer un comité des risques, un comité des nominations et un comité des rémunérations. Le règlement 97-02 faisait déjà référence aux comités de risque et de rémunération.</p>
<p>Le régime juridique de ces comités est posé aux articles L511-89 et suivants du Code monétaire et financier.</p>
<h2>La mise en place obligatoire des comités de direction</h2>
<p>Dans la pratique française de la gouvernance, l’instauration de tels comités satellites aux organes de direction correspond à une simple modalité de fonctionnement de ces organes. Il s’agit, en effet, de comités de support remplissant essentiellement une fonction de conseil.</p>
<p>Ainsi, le comité des rémunérations a en charge de préparer les décisions concernant les rémunérations, de contrôler directement la rémunération du responsable de la fonction de gestion des risques et, le cas échéant, du responsable de la conformité. Il procède également à un examen annuel des principes de rémunération de l’entreprise, des rémunérations, indemnités et avantages accordés aux mandataires sociaux ainsi que de la politique de rémunération des salariés dont les activités professionnelles ont une incidence significative sur le profil de risque de l’entreprise.</p>
<p>Le comité de nomination, pour sa part, évalue les connaissances et compétences des membres des organes de direction, fixe un objectif de parité entre hommes et femmes à atteindre, examine les politiques relatives à la sélection des directeurs généraux et des personnes responsables de la conformité et de la fonction de gestion des risques. De plus, il s’assure de l’équilibre des pouvoirs entre les différents membres des organes de direction.</p>
<p>Le comité des risques a pour mission de conseiller et d’assister les conseils d’administration, les conseils de surveillance et tous les autres organes exerçant des fonctions semblables dans l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie de l’établissement en matière de risque.</p>
<p>La constitution d’un comité d’audit reste une obligation. Ses missions concernant le dispositif du contrôle interne sont transférées au comité des risques. Le comité d’audit a dès lors pour unique fonction de garantir la fiabilité de l’information financière.</p>
<h2>Le caractère consultatif affirmé des comités</h2>
<p>Les comités restent dépositaires d’une délégation de pouvoirs par les organes de direction. Ils sont constitués par ces organes qui fixent leur composition à partir des membres des conseils d’administration, des conseils de surveillance ou de tout autre organe exerçant des fonctions de surveillance équivalentes. Néanmoins, les membres des comités spécialisés ne doivent pas exercer de fonction de direction au sein de l’établissement. L’absence d’indépendance qui les caractérise renforce leur nature consultative. Toutefois, ils peuvent recourir à des experts externes pour les conseiller dans leurs missions.</p>
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<p>Cet article <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com/2015/03/les-comites-specialises-articles-104-et-105-de-larrete-du-3-novembre-2014/">Les comités spécialisés : articles 104 et 105 de l’arrêté du 3 novembre 2014</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.riskinsight-wavestone.com">RiskInsight</a>.</p>
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